Quand on peut entrer dans une ville ou une cour où se tient une foire d’idolâtrie ; achats permis ou interdits selon que la taxe va aux idoles ; commerce avec un Juif revenu de cette foire.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
דיני יריד מעובדי כוכבים. ובו ה' סעיפים:עיר שעושים בה יריד ביום חגם והעובדי כוכבים מתקבצים מכמה מקומות והולכים שם לכבוד עבודת כוכבים מותר לילך חוצה לה ואסור ליכנס בתוכה היתה חוצה לה מותר ליכנס בתוכה ההולך ממקום למקום אסור לעבור בה אם הדרך מיוחד לה (דהיינו שאין עוברים מאותה עיר לעיר אחרת):
Une ville où l’on fait une foire (yarid) le jour de leur fête, et où les idolâtres se rassemblent de plusieurs lieux et s’y rendent en l’honneur de l’idolâtrie : il est permis d’aller hors d’elle, et il est interdit d’y entrer. Si la foire est hors de la ville, il est permis d’entrer dans la ville. Celui qui va d’un lieu à un autre a interdiction de la traverser si le chemin lui est propre (c’est-à-dire que l’on ne passe pas par là de cette ville à une autre ville).
בד"א באכסנאי אבל בן עיר מותר ואם הולך בשיירא מותר: הגה חצר של עבודת כוכבים י"א דדינו כעיר של עבודת כוכבים (טור בשם הרשב"א) ובזמן שאין העובדי כוכבים מתקבצים שם לתרפותן מותר ליכנס שם (טור בשם ר' יונה והרא"ש) וי"א דבכל ענין אסור אם אין דרך עובר בו למקום אחר אבל כשדרך עובר בו למקום אחר לכולי עלמא מותר וכן המנהג פשוט לילך דרך אותו חצר למקום אחר (רשב"א) ומ"מ מדת חסידות הוא להתרחק מלילך בו אם יש לו דרך אחרת קצר כמוהו (ד"ע וכן משמע בספר חסידים) ועיין לעיל סימן קמ"ב:
De quoi parle-t-on ? D’un voyageur de passage (akhsenai). Mais l’habitant de la ville a permission. S’il va en caravane, c’est permis. (Rema : Une cour d’idolâtrie : certains disent que sa loi est comme celle d’une ville d’idolâtrie. Quand les idolâtres ne s’y rassemblent pas pour leurs infamies, il est permis d’y entrer. D’autres disent qu’en tout état de cause c’est interdit s’il n’y a pas de chemin qui la traverse vers un autre lieu ; mais lorsqu’un chemin la traverse vers un autre lieu, tous conviennent que c’est permis, et telle est la coutume répandue d’emprunter cette cour pour aller ailleurs. Néanmoins, c’est une mesure de piété de s’en éloigner s’il a un autre chemin aussi court. Voir plus haut siman 142.)
הולכים ליריד של עובדי כוכבי' ולוקחים מהם בהמה עבדים ושפחות ובתים ושדות וכרמים וכותב ומעלה בערכאות שלהם בד"א בלוקח מבעל הבית שאינו נותן מכס אבל הלוקח שם מן התגר אסור מפני שהוא נותן מכס (ואף אם יניחו לו המכס אסור) (טור) והמכס לאלילים עבר ולקח בהמה נושר פרסותיה מהארכובה ולמטה ואם כסות וכלים לקח ירקבו לקח מעות וכלי מתכות יוליכם לים המלח לקח עבד לא מעלין ולא מורידין:
On va à la foire des idolâtres et l’on prend d’eux bête, esclaves et servantes, maisons, champs et vignes, et l’on rédige et l’on enregistre auprès de leurs tribunaux (arkaot). De quoi parle-t-on ? De celui qui achète à un maître de maison qui ne paie pas de taxe (mekhes). Mais celui qui achète là-bas au négociant (tagar), c’est interdit, parce qu’il paie la taxe — et même s’ils lui abandonnent la taxe, c’est interdit — et la taxe va aux idoles. S’il a transgressé et a acheté une bête, on en abat les sabots depuis le genou (arkova) vers le bas. S’il a pris vêtements et ustensiles, qu’ils pourrissent. S’il a pris des pièces et des objets de métal, qu’il les porte à la mer Morte. S’il a acheté un esclave, on ne le relève pas et on ne le précipite pas.
אם המכס הוא לכהנים ואוכלים ושותים אותו ואין קונים ממנו לא תקרובת אלילים ולא נוייה מותר. הגה וסתם יריד בזמן הזה מותר דסתמא לאו לעבודת כוכבים הוא. במקום שדרך עובדי כוכבים המוכרים לומר ועוד פשוט לאלוה מותר לקנות ממנו דאפשר שיתננו לעניי עובדי כוכבים (טור בשם ב"ה) אבל אם מפרש בהדיא לעבודת כוכבים שלו או שידוע שהוא לעבודת כוכבים או שאומר לקדש פלוני אסור לקנות ממנו (שם וכן פשוט בתוס' ובהגמי"י):
Si la taxe est destinée aux prêtres, qu’ils la mangent et la boivent, et qu’ils n’en achètent ni offrande (takrovet) aux idoles ni leurs ornements, c’est permis. (Rema : Une foire quelconque, de nos jours, est permise, car d’ordinaire elle n’est pas pour l’idolâtrie. Dans un lieu où les idolâtres vendeurs ont l’habitude de dire « et encore une pièce pour le dieu », il est permis d’acheter de lui, car il se peut qu’il la donne aux pauvres des idolâtres. Mais s’il précise explicitement que c’est pour son idolâtrie, ou s’il est connu que c’est pour l’idolâtrie, ou s’il dit « pour sanctifier un tel », il est interdit d’acheter de lui.)
ישראל ההולך ליריד שמוכרים שם אלילים וצרכיה אסור לישא וליתן עמו שאנו אומרים אלילים מכר ודמי אלילים ביד ישראל אסור: (אבל מותר לישא וליתן עם עובד כוכבים שהלך שם (טור):
Un Juif qui va à une foire où l’on vend des idoles et leurs accessoires : il est interdit de commercer avec lui, car nous disons qu’il a vendu des idoles et que l’argent des idoles est entre les mains du Juif, ce qui est interdit. Mais il est permis de commercer avec un idolâtre qui y est allé.