Hormis l’idolâtrie, les relations interdites et l’effusion de sang, on enfreint en secret plutôt que de mourir. En public, si l’idolâtre veut faire abandonner la religion, ou au temps du décret, on se laisse tuer même pour une lanière de soulier. Pour les trois fautes graves, on se laisse tuer même en secret et hors décret.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
על איזה עבירות יהרג ואל יעבור. ובו ג' סעיפים:כל העבירות שבתורה חוץ מעבודת כוכבים וגלוי עריות ושפיכת דמים אם אומרים לו לאדם שיעבור עליהם או יהרג אם הוא בצינעה יעבור ואל יהרג ואם ירצה להחמיר על עצמו וליהרג רשאי אם העובד כוכבי' מכוין להעבירו על דת: הגה ואם יוכל להציל עצמו בכל אשר לו צריך ליתן הכל ולא יעבור לא תעשה (ר"ן פרק לולב הגזול ורשב"א וראב"ד וריב"ש סימן שפ"ז) ובמקום שאמרו כל מי שיש בידו למחות ואינו מוחה הוא נתפס באותו עון מכל מקום בדבר שיש חשש סכנה אין צריך להוציא ממונו על זה. (מהרי"ו סימן קנ"ו) ואם הוא בפרהסיא דהיינו בפני עשרה מישראל חייב ליהרג ולא יעבור אם העובד כוכבים מכוין להעבירו על דת (אפילו על ערקתא דמסאנא) (ב"י) אבל אם אינו מכוין אלא להנאתו יעבור ואל יהרג ואם הוא שעת הגזיר') (על ישראל לבדם) (ב"י בשם נ"י) אפילו אערקתא דמסאנא (פירוש רצועת המנעל) יהרג ואל יעבור: הגה ודוקא אם רוצים להעבירו במצות לא תעשה אבל אם גזרו גזרה שלא לקיים מצות עשה אין צריך לקיימו ושיהרג (ר"ן פרק במה טומנין ונ"י פרק סורר ומורה) מיהו אם השעה צריכה לכך ורוצה ליהרג ולקיימו הרשות בידו (מהרי"ק שורש פ"ח בשם הר"ן) ובעבודת כוכבים ג"ע ש"ד אפילו בצינעה ושלא בשעת הגזרה ואפי' אין העובד כוכבים מכוין אלא להנאתו יהרג ועל יעבור: הגה ודוקא כשאומרים לו לעשות מעשה כגון שאומרים לאיש לגלות ערוה או שיהרג אבל אם אונסים לאשה לבא עליה או שרוצים להשליכו על התינוק להרגו או שהוא כבר מוקשה ורוצים לאנס אותו לערוה אין צריך ליהרג (ב"י בשם תוספות ור"ן פרק כ"ש) וכל איסור עבודת כוכבים וג"ע וש"ד אע"פ שאין בו מיתה רק לאו בעלמא צריך ליהרג ולא לעבור אבל אלאו דלפני עור לא תתן מכשול יעבור ואל יהרג (ר"ן פרק כ"ש ופרק בן סורר ומורה) ועובד כוכבים הבא על בת ישראל אינו בכלל גילוי עריות (ב"י בשם הרמב"ן והפוסקים הנ"ל) עובדי כוכבים שאמרו לישראל תנו לנו אחד מכם ונהרגנו לא יתנו להם אחד מהם (משנה פ' ח' דתרומות והרמב"ם פ"ה מהלכות יסודי התורה) אלא א"כ יחדוהו ואמרו תנו לנו פלוני (ב"י בשם רש"י ור"ן) ויש אומרים דאפילו בכה"ג אין למסרו אא"כ חייב מיתה כשבע בן בכרי (רמב"ם פ' הנזכר) וכן נשים שאמרו להן עובדי כוכבים תנו לנו אחת מכם ונטמא אותה יטמאו כולם ולא ימסרו נפש אחת מישראל כל מקום שנאמר יהרג ואל יעבור אם עבר ולא נהרג אע"פ שחלל השם מכ"מ נקרא אנוס ופטור ודוקא שלא יוכל לברוח אבל אם יכול לברוח ואינו עושה הרי הוא ככלב שב על קיאו ונקרא עובר במזיד (ב"י בשם הרמב"ם פ"ה דיסודי התורה) :
Toutes les fautes de la Torah, hormis l’idolâtrie, les relations interdites et l’effusion de sang : si l’on dit à un homme de les enfreindre ou d’être tué, s’il est en secret, qu’il enfreigne et ne se laisse pas tuer. S’il veut se montrer plus strict et se laisser tuer, il en a le droit, lorsque l’idolâtre a l’intention de le faire abandonner la religion. (Rema : S’il peut se sauver au prix de tous ses biens, il doit tout donner et ne pas enfreindre un interdit. Là où l’on a dit que quiconque peut protester et ne le fait pas est tenu pour coupable de cette faute, néanmoins, s’il y a un risque de danger, il n’est pas tenu de dépenser son argent pour cela.) S’il est en public, c’est-à-dire devant dix Juifs, il est tenu de se laisser tuer et de ne pas enfreindre, lorsque l’idolâtre a l’intention de le faire abandonner la religion, même pour une lanière de soulier. Mais si l’idolâtre n’a d’autre intention que son propre profit, qu’il enfreigne et ne se laisse pas tuer. S’il s’agit d’un temps de décret contre les seuls Israélites, même pour une lanière de soulier — c’est-à-dire la courroie de la chaussure — qu’il se laisse tuer et n’enfreigne pas. (Rema : Cela ne vaut que s’ils veulent lui faire enfreindre un commandement négatif. Mais s’ils ont décrété de ne pas accomplir un commandement positif, il n’est pas tenu de l’accomplir au prix de sa vie. Toutefois, si l’heure l’exige et qu’il veut se laisser tuer pour l’accomplir, il en a le droit.) Pour l’idolâtrie, les relations interdites et l’effusion de sang, même en secret, même hors d’un temps de décret, et même si l’idolâtre n’a d’autre intention que son propre profit, qu’il se laisse tuer et n’enfreigne pas. (Rema : Cela ne vaut que lorsqu’on lui dit d’accomplir un acte, par exemple lorsqu’on dit à un homme d’avoir une relation interdite ou d’être tué. Mais si l’on contraint une femme à subir la relation, ou si l’on veut le jeter sur un enfant pour le tuer, ou s’il est déjà en érection et que l’on veut le forcer à une relation interdite, il n’est pas tenu de se laisser tuer. Tout interdit d’idolâtrie, de relations interdites et d’effusion de sang, même s’il n’entraîne pas la mort mais seulement un simple commandement négatif, exige qu’il se laisse tuer et n’enfreigne pas. Mais pour l’interdit de lifnei iver — « ne place pas d’obstacle devant un aveugle » —, qu’il enfreigne et ne se laisse pas tuer. Un idolâtre qui s’unit à une fille d’Israël n’entre pas dans la catégorie des relations interdites à ce titre. Des idolâtres qui ont dit à des Israélites : « Donnez-nous l’un de vous et nous le tuerons » — qu’on ne leur en livre aucun, à moins qu’ils n’aient désigné un homme nommément et dit : « Donnez-nous un tel. » Certains disent que même en ce cas on ne le livre pas, sauf s’il est passible de mort comme Shéva ben Bikhri. De même, des femmes à qui des idolâtres ont dit : « Donnez-nous l’une de vous et nous la souillerons » — qu’elles soient toutes souillées plutôt que de livrer une seule âme d’Israël. Partout où l’on a dit « qu’il se laisse tuer et n’enfreigne pas », s’il a enfreint et n’a pas été tué, bien qu’il ait profané le Nom, il est néanmoins appelé anos (contraint) et est quitte. Cela ne vaut que s’il ne pouvait pas fuir. Mais s’il peut fuir et ne le fait pas, il est comme un chien qui retourne à son vomi, et il est appelé fautif mezid (volontairement).)
אסור לאדם לומר שהוא עובד כוכבי' כדי שלא יהרגוהו אבל אם כדי שלא יכירוהו שהוא יהודי משנה מלבושו בשעת הגזר' מותר כיון שאינו אומר שהוא עובד כוכבי': הגה ואפי' לובש כלאים (נ"י פרק הגוזל בתרא) ואע"ג דאסור לומר שהוא עובד כוכבים מכ"מ יוכל לומר להם לשון דמשתמע לתרי אפין (נמוקי יוסף פ' הגוזל) והעובדי כוכבים יבינו שהוא אומר שהוא עובד כוכבי' והוא יכוין לדבר אחר וכן אם יוכל להטעותם שהם סוברים שהוא עובד כוכבים שרי (ת"ה סי' קצ"ז) וכן בדרך זה מי שלבו העלה טינא וחושק באשת איש אם תוכל אשתו לבא אליו ושיסבור שבא על הערוה שרי (שם בנ"י) וכל זה לא שרי רק במקום סכנה אבל שלא במקום סכנה כגון שילבש בגדי עובד כוכבים שלא יכירוהו שהוא יהודי ויעבור מכס או כדומה לזה אסור. (אשיר"י ונ"י פרק הגוזל בתרא ות"ה סימן קצ"ו ושאר פוסקים):
Il est interdit à un homme de dire qu’il est idolâtre afin qu’on ne le tue pas. Mais si, pour qu’on ne le reconnaisse pas comme Juif, il change son vêtement au temps du décret, c’est permis, puisqu’il ne dit pas qu’il est idolâtre. (Rema : Même s’il porte du kilayim. Bien qu’il soit interdit de dire qu’il est idolâtre, il peut toutefois leur dire une parole à double entente : les idolâtres comprendront qu’il dit être idolâtre, et lui visera autre chose. De même, s’il peut les tromper de sorte qu’ils croient qu’il est idolâtre, c’est permis. De même, par cette voie, celui dont le cœur s’est envenimé de désir et qui convoite une femme mariée : si son épouse peut venir à lui, et qu’il croie s’être uni à la femme interdite, c’est permis. Tout cela n’est permis qu’en lieu de danger. Mais hors d’un lieu de danger, par exemple revêtir les habits d’un idolâtre pour qu’on ne le reconnaisse pas comme Juif et passer un péage ou chose semblable, c’est interdit.)
מי שנתחייב מיתה מותר לברוח לבית עבודת כוכבים ולהציל את עצמו (וי"א דבשעת הגזרה אסור (כל בו) ועיין לעיל סימן ק"נ):
Celui qui est passible de mort a le droit de s’enfuir dans une maison d’idolâtrie pour se sauver. Certains interdisent au temps du décret. Voir plus haut siman 150.