שולחן ערוך, יורה דעה

Choulhan Aroukh — Yoré Déa, siman 171

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · Loi du non-juif qui a prêté avec ribbit et s’est ensuite converti
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Si un Israélite a emprunté à un non-juif avec ribbit et que le prêteur s’est converti : selon que la ribbit a été capitalisée avant ou après la conversion, on recouvre ou non la ribbit. Si c’est le débiteur non-juif qui s’est converti, l’Israélite recouvre aussi la ribbit due avant la conversion, afin que l’on ne dise pas qu’il s’est converti à cause de l’argent.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJET171 Loi du non-juif qui a prêté avec ribbit et s’est ensuite converti
OUIIsraélite emprunteur, prêteur non-juif converti : ribbit portée au compte AVANT la conversion → recouvre capital et ribbit ; APRÈS → capital seulement.
OUINon-juif emprunteur converti
même si la ribbit est portée au compte après la conversion, l’Israélite recouvre capital et ribbit.
À FAIRERecouvrer aussi, après conversion, toute la ribbit dont il s’était rendu débiteur quand il était non-juif — afin que l’on ne dise pas : « C’est à cause de son argent que celui-ci s’est converti. »
171 Loi du non-juif qui a prêté avec ribbit et s’est ensuite converti.

Glossaire

ribbit
intérêt
zakaf bemilvé
porter la ribbit au compte du prêt, la capitaliser
nitgayér
s’est converti au judaïsme

ישראל שלוה מעות מהעובד כוכבים ברבית וזקפן עליו במלוה ונתגייר אם עד שלא נתגייר זקפן עליו במלוה גובה קרן ורבית ואם משנתגייר זקפן עליו במלוה גובה הקרן ולא הרבית אבל עובד כוכבים שלוה מישראל ברבית וזקף עליו את הרבית במלוה אע"פ שזקפן עליו אחר שנתגייר גובה את הקרן ואת הרבית שלא יאמרו בשביל מעותיו נתגייר זה וגובה הישראל ממנו אחר שנתגייר כל מעות הרבית שנתחייב בהם כשהיה עובד כוכבים:

Un Israélite qui a emprunté de l’argent du non-juif avec ribbit (intérêt), que l’on a porté au compte du prêt, et que [le prêteur] s’est converti : si, avant qu’il se convertisse, on avait déjà porté [la ribbit] au compte du prêt, il recouvre le capital et la ribbit ; si c’est après qu’il s’est converti que l’on a porté [la ribbit] au compte du prêt, il recouvre le capital et non la ribbit. Mais un non-juif qui a emprunté d’un Israélite avec ribbit et a porté sur lui la ribbit au compte du prêt : même si on l’a portée au compte après qu’il se soit converti, [l’Israélite] recouvre le capital et la ribbit, afin que l’on ne dise pas : « C’est à cause de son argent que celui-ci s’est converti. » Et l’Israélite recouvre de lui, après qu’il se soit converti, tout l’argent de la ribbit dont il s’était rendu débiteur lorsqu’il était non-juif.