שולחן ערוך, יורה דעה

Choulhan Aroukh — Yoré Déa, siman 185

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · Femme qui a dit « je suis impure » puis « je suis pure »
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Créance de la femme sur sa tevila et sa pureté ; emetla ; présomption par les vêtements de nida ; comment se retirer si elle se déclare impure pendant les rapports.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

OUIFemme présumée impure vue par ses voisines avec ses vêtements de nida
À FAIRELa considérer comme certainement impure.
OUIElle dit "je suis impure" puis se rétracte et dit "je suis pure"
À FAIRELa croire uniquement si elle donne une emetla (prétexte plausible, ex: fatigue) et vient se coucher.
À ÉVITERLa croire si elle se rétracte sans emetla après le temps d'une parole.
OUIElle se déclare impure pendant les rapports
À ÉVITERSe retirer aussitôt en érection, car la sortie est un plaisir.
À FAIREEnfoncer les ongles des pieds en terre et attendre que le membre meure avant de se retirer.

Glossaire

nida
femme en impureté menstruelle
emetla
prétexte plausible
ketem
tache
karet
retranchement
shogeg
par erreur
oness
contrainte
vesset
cycle habituel

דין אשה שאמרה טמאה אני ואחר כך אמרה טהורה אני. ובו ד' סעיפים: האשה שהיא בחזקת טמאה אסור לו לבא עליה עד שתאמר לו טבלתי: הגה ומאחר שעברו ימים שאפשר לה למנות ולטבול (ב"י) נאמנת אפילו רואה בגדיה מלוכלכים בדם נאמנת לומר בשוק טבחים עברתי או נתעסקתי בצפור וכדומה לזה (ב"י בשם הרא"ש ורבינו ירוחם):

La femme qui est présumée impure : il est interdit de s’unir à elle jusqu’à ce qu’elle lui dise : « je me suis immergée ». (Rema : Une fois passés les jours où il lui est possible de compter et de s’immerger, elle est crue. Même s’il voit ses vêtements souillés de sang, elle est crue à dire : « j’ai traversé le marché des bouchers », ou « je me suis occupée d’un oiseau », et ce qui y ressemble.)

ואם הוחזקה נדה בשכנותיה שראוה לובשת בגדים המיוחדים לימי נדותה, חשובה כודאי טמאה:

Si elle a été établie nida (femme en impureté menstruelle) auprès de ses voisines, qui l’ont vue porter les vêtements réservés à ses jours de nida, on la tient pour certainement impure.

אמרה לבעלה טמאה אני ואחר כך אמרה טהורה אני אינה נאמנת (אם הוא לאחר כדי דבור) (ב"י בשם רבינו ירוחם) ואם נתנה אמתלא לדבריה כגון שאומרת שלא אמרה לו כן תחלה אלא מפני שלא היה בה כח לסבול תשמיש או טענה אחרת כיוצא בזה נאמנת: הגה ומכל מקום מי שרוצה להחמיר על עצמו שלא להאמין לה מדת חסידות הוא (ב"י) אבל מדינא נאמנת אפי' בשתיקה אח"כ רק שהיא באה ושוכבת אצל בעלה והוא יודע ומכיר שמה שאמרה תחלה טמאה אני עשתה מחמת קטטה שהיה לו עמה (מהרי"ו סי' כ"ב) וכדומה לזה: אבל אם ראוה לובשת בגדים המיוחדים לימי נדותה ואח"כ אמרה טהורה אני אע"פ שנתנה אמתלא לדבריה אינה נאמנת (אמרה פלוני חכם טהר לי כתם והחכם אומר שהיא משקרת החכם נאמן וטמאה היא) (ר"ן בשם הרמב"ן ורבינו ירוחם):

Si elle a dit à son mari : « je suis impure », puis a dit : « je suis pure », elle n’est pas crue, si c’est après le temps d’une parole. Si elle a donné une emetla (prétexte plausible) à ses paroles, par exemple qu’elle ne lui a d’abord dit cela que parce qu’elle n’avait pas la force de supporter les rapports, ou une autre raison semblable, elle est crue. (Rema : Toutefois, qui veut se montrer rigoureux et ne pas la croire pratique une conduite de piété. Mais de par la loi elle est crue, même si ensuite elle se tait, pourvu qu’elle vienne se coucher auprès de son mari et qu’il sache et reconnaisse que ce qu’elle a d’abord dit « je suis impure », elle l’a fait à cause d’une querelle qu’il avait avec elle, et ce qui y ressemble.) Mais si on l’a vue porter les vêtements réservés à ses jours de nida, puis qu’elle a dit « je suis pure », même si elle a donné une emetla à ses paroles, elle n’est pas crue. Si elle a dit : « un tel savant m’a déclaré pur un ketem (tache) » et que le savant dit qu’elle ment, le savant est cru et elle est impure.

היה משמש עם הטהורה ואמרה לו נטמאתי ופירש מיד חייב כרת שיציאתו הנאה לו כביאתו כיצד יעשה נועץ צפרני רגליו בארץ ושוהה בלא דישה עד שימות האבר ופורש באבר מת: הגה וימלא פחד ורתת על העבירה שבאה לידו (ב"י בשם סמ"ג) ולא יסמוך עליה רק יסמוך על רגליו וידיו שלא יהנה ממנה ואם פירש ממנה בקשוי ובשוגג שלא ידע שאסור לפרוש ממנה יתענה מ' יום ואינן צריכין להיות רצופים רק כל שבוע שני ימים כגון שני וחמישי ובליל התענית אסור ביין ובשר ואם לא יוכל להתענות יפדה כל יום בממון שיתן לצדקה כפי ערך ממון שיש לו כי עשיר יתן יותר קצת מעני ויש להחמיר בתשובתו וכל המרבה לשוב זכות הוא לו (פסקי מהרא"י סי' ס') והאשה אינה צריכה כפרה ואם שמשה שלא בשעת וסתה ומצאה אחר התשמיש דם אפי' נמצא על עד שלו מקרי אונס אפי' לא בדקה תחילה ואינם צריכים כפרה לא הוא ולא היא (מרדכי והרא"ש כלל כ"ט בשם מהר"ם):

S’il avait des rapports avec celle qui était pure et qu’elle lui a dit : « je suis devenue impure », et qu’il s’est retiré aussitôt, il est passible de karet (retranchement), car sa sortie lui est un plaisir comme son entrée. Que fera-t-il ? Il enfonce les ongles de ses pieds en terre et demeure sans pousser jusqu’à ce que le membre meure, puis se retire avec le membre mort. (Rema : Qu’il soit rempli de crainte et de tremblement pour la faute qui lui est arrivée. Qu’il ne s’appuie pas sur elle, mais seulement sur ses pieds et ses mains, afin de n’avoir pas de plaisir d’elle. S’il s’est retiré en érection et shogeg (par erreur), sans savoir qu’il est interdit de se retirer d’elle, qu’il jeûne quarante jours ; ils n’ont pas besoin d’être suivis, seulement deux jours par semaine, par exemple lundi et jeudi ; et la veille du jeûne, vin et viande sont interdits. S’il ne peut jeûner, qu’il rachète chaque jour par de l’argent donné à la tsédaka, selon la mesure de sa fortune, car le riche donnera un peu plus que le pauvre. Qu’il soit rigoureux dans son retour ; quiconque multiplie le retour, c’est un mérite pour lui. La femme n’a pas besoin d’expiation. Si elle a eu des rapports hors du moment de son vesset (cycle habituel) et qu’elle a trouvé du sang après les rapports, même trouvé sur le linge de lui, cela s’appelle oness (contrainte), même si elle ne s’était pas examinée d’abord ; ni lui ni elle n’ont besoin d’expiation.)