שולחן ערוך, יורה דעה

Choulhan Aroukh — Yoré Déa, siman 191

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · Loi de la femme qui trouve du sang en urinant
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Sang mêlé à l'urine : en principe pur (plaie du rectum ou du rein). Rema : usages selon la posture et le récipient ; maladie douloureuse ; protocoles d'examen ; grains rouges des reins.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

OUISang sorti avec l'urine
la femme est pure car on l'attribue à une plaie du rectum ou du rein.
OUISelon l'usage
pure si elle urine assise et que le jet va au fond du bassin.
OUIImpure si elle urine debout ou si le sang coule sur le bord du bassin, le mekor pouvant ramener du sang.
OUIBassin commun à un homme et une femme
elle est pure dans tous les cas.
OUIDouleur en urinant
le sang est considéré comme venant d'une plaie, elle reste pure.
À FAIRESans douleur mais sujette au sang
s'examiner et introduire un tampon propre avant d'uriner.
OUIGrains rouges ou sable dans l'urine
pure, c'est une formation habituelle dans les reins.

Glossaire

mekor
source, utérus
vest
cycle menstruel
dilug
cycle par saut croissant
Harnwind
maladie urinaire douloureuse
chambre intérieure
le hadar, cavité utérine d'où vient le sang menstruel
tampon
mokh, bourre introduite pour l'examen

האשה שהשתינה מים ויצא דם עם מי רגליה בין שהשתינה והיא עומדת בין שהשתינה והיא יושבת הרי זו טהורה ואפילו הרגישה גופה ונזדעזעה אינה חוששת שהרגשת מי רגליה היא זו שאין מי רגליה מן החדר ודם זה דם מכה הוא בחלחולת או בכוליא: הגה וי"א דאין להתירה אלא ביושבת והשתינה אבל בעומדת אם מקלחת לתוך הספל ונמצא שם דם טהורה אבל אם שותתין על שפת הספל ונמצא שם דם טמאה דהואיל [והמקור] צר חוזרין למקור ומביאים דם (הטור בשם הרא"ש) וי"א דאפילו ביושבת אין להתיר אלא במקלחת ונמצא הדם תוך הספל אבל על שפת הספל טמאה ובעומדת בכל ענין טמאה (מרדכי ה"נ וב"י בשם הגהות מיימוני וש"ד וב"ז סימן ק"צ וכן משמע מתשובת הר"ן ומהר"מ בתשובות סימן תר"ל ואגודה והגהת ש"ד בשם מהר"ט) והכי נהוג. ודוקא כשנמצא הדם בספל שהיא משתנת שם לחוד דידוע שהוא ממנה אבל אם נמצא בספל שאיש ואשה מטילין שם מים טהורה בכל ענין (טור ופוסקים מהש"ס) וכל זה אם נמצא דם במקרה אבל אשה שרגילה לראות דם במי רגליה ומרגשת כאב בשעה שמטלת מים כגון החולי שקורין (הארי"ן ווינ"ד) נראה דיש להתיר בכל ענין דהא איכא ידים מוכיחות שיש לה מכה המכאיב אותה בהטלת מי רגליה וממנו הדם יוצא ואפילו אם מצאה דם אחר הטלת מי רגלים כשמקנחת עצמה טהורה דמאחר דמרגשת כאב ואינה מוצאה דם רק אחר הטלת מי רגלים ודאי דם מכה הוא (בהגהת ש"ד בשם מהרי"ל והוא בתשובת מהרי"ל סימן ר"ג שכ"כ בשם מהר"ש וב"י בשם אגור בשם מהר"ש) אך יש מחמירין שלא להתיר רק באשה שיש לה וסת להצריכ' בדיקה (דעת מהרי"ל שם) דהיינו קודם שתשתין תבדוק עצמה היטב בחורין ובסדקין ואם לא תמצא דם תכניס מוך נקי על המקור בפנים ותשתין ותקנח עצמה יפה ממי רגליה ותוציא המוך אם נקיה היא הוכחה גדולה דאין הדם מן המקור (שם ובמהרי"ו) והכי נהוג. ואם בדקה עצמה ג' פעמים בכהאי גוונא ומצאה המוך נקי מותרת אחר כך בלא בדיקה שלא בשעת וסתה דחזקה דדם מכה הוא מאחר שאינה מוצאה אותו רק אחר שהשתינה וכל זה דוקא שמרגשת כאב עם מי רגליה אבל אם אינה מרגשת כאב ובודקת עצמה אחר הטלת מים ומוצאה דם אם לא מצאה דם במי רגליה ודאי טמאה (כן משמע שם ובהגהות מיימוני ובמרדכי שם) אבל אם מצאה דם תוך מי רגליה וגם על העד שבדקה עצמה בו יש אומרים דהיא טמאה דלא התירו רק דם שנמצא תוך מי רגלים (מרדכי הלכות נדה) וי"א שהיא טהורה דדם שנמצא תולין שעדיין נשאר מתמצית מי רגלים (ב"י ממשמעות הרא"ש והר"ן) (ולפע"ד לא משמע מהרא"ש מידי) ויש להחמיר מיהו אינה צריכה לבדוק אחר זה ואפילו אם היתה רגילה לראות אם בדקה עצמה שלש פעמים ומצאה טהורה שוב אינה צריכה בדיקה (שם במרדכי) ואם אינה רגילה לראות רק לפרקים קובעת לה וסת אם הוא בדרך קבע בין וסת שוה בין וסת דילוגין (שם) ואם אינה מוצאה דם אח"כ כשבודקת עצמה רק קרטין קרטין כמו חול וחצץ אדום ונמצא כזה ג"כ במי רגליה ובשעת וסתה או לפעמים אחרים רואה דם ממש כשאר נשים ואינה מוצאת אותו חול רק אחר מי רגליה טהורה דאינו דם רק חול שדרכו להוולד בכליות (ב"י בשם תשובת הר"ן):

La femme qui a uriné et dont du sang est sorti avec l'urine, qu'elle ait uriné debout ou assise, est pure. Même si elle a senti son corps et a tremblé, elle ne s'en inquiète pas : c'est la sensation de l'urine. L'urine ne vient pas de la chambre intérieure, et ce sang est un sang de plaie dans le rectum ou dans le rein. (Rema : Certains ne la déclarent pure que si elle a uriné assise. Debout : si le jet va dans le bassin et qu'on y trouve du sang, elle est pure ; mais si cela s'écoule sur le bord du bassin et qu'on y trouve du sang, elle est impure, car le mekor (source, utérus) étant étroit, [l'urine] remonte vers le mekor et en ramène du sang. D'autres disent que même assise, on ne déclare pure que si le jet va dans le bassin et que le sang s'y trouve à l'intérieur ; sur le bord du bassin, elle est impure. Debout, elle est impure dans tous les cas. Tel est l'usage. Cela n'est que si le sang se trouve dans un bassin où elle seule urine, de sorte qu'on sait que c'est d'elle. S'il se trouve dans un bassin où un homme et une femme urinent, elle est pure dans tous les cas. Tout cela si le sang a été trouvé par hasard. Mais une femme qui a l'habitude de voir du sang dans son urine et qui ressent une douleur en urinant, comme la maladie appelée Harnwind, il y a lieu de la déclarer pure dans tous les cas : les indices montrent qu'elle a une plaie qui la fait souffrir en urinant et dont sort le sang. Même si elle trouve du sang après avoir uriné, en s'essuyant, elle est pure : puisqu'elle ressent une douleur et ne trouve du sang qu'après avoir uriné, c'est certainement un sang de plaie. Mais certains sont stricts et n'autorisent [cela] que pour une femme qui a un vest (cycle menstruel), en lui imposant un examen : avant d'uriner, qu'elle s'examine bien dans les cavités et les fentes ; si elle ne trouve pas de sang, qu'elle introduise un tampon propre sur le mekor à l'intérieur, qu'elle urine, qu'elle s'essuie bien de son urine et qu'elle retire le tampon. S'il est propre, c'est une forte preuve que le sang ne vient pas du mekor. Tel est l'usage. Si elle s'est examinée trois fois de cette manière et a trouvé le tampon propre, elle est ensuite permise sans examen hors du moment de son vest, car il y a présomption que c'est un sang de plaie, puisqu'elle ne le trouve qu'après avoir uriné. Tout cela uniquement si elle ressent une douleur avec l'urine. Mais si elle ne ressent pas de douleur et qu'en s'examinant après avoir uriné elle trouve du sang : si elle n'a pas trouvé de sang dans l'urine, elle est certainement impure. Mais si elle a trouvé du sang dans l'urine et aussi sur le chiffon d'examen : certains disent qu'elle est impure, car on n'a permis que le sang trouvé dans l'urine ; d'autres disent qu'elle est pure, car on attribue le sang trouvé [sur le chiffon] au reste de l'urine. Il faut être strict. Toutefois elle n'a plus besoin de s'examiner après cela ; même si elle avait l'habitude de voir [du sang], si elle s'est examinée trois fois et s'est trouvée pure, elle n'a plus besoin d'examen. Si elle n'a l'habitude de voir [du sang] que par intermittence, elle fixe un vest si c'est de façon régulière, que ce soit un vest égal ou un vest de dilug (cycle par saut). Si ensuite, en s'examinant, elle ne trouve pas de sang mais seulement des grains comme du sable et du gravier rouge, et qu'on trouve de même dans l'urine, et qu'au moment de son vest ou à d'autres moments elle voit du sang véritable comme les autres femmes, et qu'elle ne trouve ce sable qu'après l'urine : elle est pure, car ce n'est pas du sang mais du sable qui se forme habituellement dans les reins.)