Un vœu aux deux sens possibles se tranche à la rigueur. Qui détourne les mots de son vœu n’est cru sans déliement que s’il est talmid ’hakham ; l’ignorant doit consulter. Qui a transgressé un vœu de Torah mezid (volontairement) doit d’abord observer l’interdit autant de jours qu’il a pris de liberté.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
דיני סתם נדרים והנודר בחרם. ובו ה' סעיפים:סתם נדרים להחמיר כיצד אמר פירות אלו כבשר מליח או כיין נסך שיש במשמעו מליח של קדשים או יין נסך לשמים שהוא נדר שהרי הוא מתפיס בדבר הנדור ויש עוד במשמע בשר מליח ויין נסך לעבודת כוכבים שאינו נדר שהרי הוא מתפיס בדבר האסור אנו תולין אותו להחמיר ואם הוא אומר שדעתו כבשר מליח ויין נסך של עבודת כוכבים נאמן ואין צריך שאלה ואפי' הוא עם הארץ ואם רוב אנשי המקום קורים לבשר מליח של קדשים בשר מליח סתם וליין נסך לשמים יין [נסך] סתם אינו נאמן:
Les vœux indéterminés se tranchent à la rigueur. Comment ? S’il a dit : « ces fruits sont pour moi comme de la viande salée » ou « comme du vin de libation » — propos qui peuvent viser la viande salée des sacrifices ou le vin de libation offert au Ciel, et alors c’est un vœu, car il rattache l’interdit à une chose vouée ; et qui peuvent aussi viser la viande salée et le vin de libation du culte idolâtre, et alors ce n’est pas un vœu, car il rattache l’interdit à une chose déjà interdite —, on tranche à la rigueur. S’il déclare que son intention était la viande salée et le vin de libation du culte idolâtre, on le croit et il n’a pas besoin de consulter un sage, même s’il est ignorant. Mais si la plupart des gens du lieu appellent simplement « viande salée » la viande salée des sacrifices, et simplement « vin de libation » le vin de libation offert au Ciel, on ne le croit pas.
נדר בחרם ואמר לא נדרתי אלא בחרמו של ים (פי' רשת שצדין בה דגים בים) בקרבן ואמר לא נדרתי אלא בקרבנות מלכים הרי עצמי קרבן ואמר לא נדרתי אלא בעצם שהנחתי להיות נודר בו קונם אשתי נהנית לי ואמר לא נדרתי אלא מאשתי הראשונה שגרשתי אם הוא תלמיד חכם נאמן ואינו צריך התרה ואם הוא עם הארץ צריך שאלה שלא ינהגו קלות ראש בנדרים ומיהו בחרטה סגי וא"צ לפתוח לו פתח ואם עבר על הנדר אין קונסין אותו לנהוג איסור כימים שעבר על הנדר ונהג בהם היתר אבל הנודר נדר גמור דאורייתא ועבר עליו (במזיד) קונסין אותו ואין מתירין לו אלא א"כ ינהוג איסור כימים שעבר עליו ונהג בו היתר ואם יש מכשול בדבר כגון שנדר בדבר שאינו יכול ליזהר בו כגון שאסר עליו כל הפירות שבעולם חוץ מדגן ועבר עליו מתירין לו מיד ואין קונסין אותו לנהוג איסור כימים שעבר עליו כדי שלא יבא לידי מכשול ויש מי שאומר שמ"מ יש להחמיר עליו שלא להתירו בחרטה אלא בפתח ומזה נלמוד למי שאסר על עצמו בשר ויין אם יעבור עבירה פלונית ועבר עליה ולא נזהר מבשר ויין ובא להתיר נדרו שמתירין לו מיד ואינו צריך לנהוג איסור כימים שנהג בהם היתר כיון שיש חשש מכשול בדבר: הגה מיהו אם נראה לחכם שיוכל לעמוד על עצמו ולא יעבור עוד אין מתירים לו עד שינהוג איסור כימים שנהג בהן היתר (מרדכי ריש שבועות שתים ובתשובת הרמב"ן סי' רכ"ה):
S’il a voué par hérem, puis dit : « je n’ai voué que par le filet de mer » (le filet dont on pêche en mer) ; ou par korban, puis dit : « je n’ai voué que par les présents des rois » ; ou : « me voici moi-même korban », puis dit : « je n’ai voué que par un os que j’avais mis de côté pour m’en servir en vouant » ; ou : « konam, que ma femme ne tire pas profit de moi », puis dit : « je n’ai voué qu’au sujet de ma première femme, que j’ai répudiée » : s’il est talmid ’hakham (érudit), on le croit et il n’a pas besoin de déliement. S’il est ignorant, il doit consulter un sage, afin qu’on ne prenne pas les vœux à la légère. Toutefois le regret suffit, et l’on n’a pas à lui ouvrir un autre motif d’annulation. S’il a transgressé le vœu, on ne le pénalise pas en l’obligeant à observer l’interdit autant de jours qu’il a transgressé et pratiqué le permis. Mais celui qui a prononcé un vœu complet de Torah et l’a transgressé mezid (volontairement), on le pénalise : on ne le délie que s’il observe d’abord l’interdit autant de jours qu’il a transgressé et pratiqué le permis. S’il y a risque de chute, par exemple s’il a voué une chose dont il ne peut se garder — ainsi a-t-il interdit sur lui tous les fruits du monde sauf le blé, et il a transgressé —, on le délie aussitôt et on ne le pénalise pas à observer l’interdit ces jours-là, afin qu’il ne tombe pas dans la faute. Il y a qui disent qu’il faut néanmoins se montrer rigoureux et ne le délier que par une ouverture, non par le seul regret. On en apprend pour celui qui s’est interdit viande et vin s’il commet telle faute, l’a commise, ne s’est pas gardé de viande et de vin, et vient faire délier son vœu : on le délie aussitôt, sans l’obliger à observer l’interdit autant de jours qu’il a pratiqué le permis, puisqu’il y a crainte de chute. (Rema : Toutefois, s’il apparaît au sage que l’homme pourra se tenir et ne plus fauter, on ne le délie pas avant qu’il ait observé l’interdit autant de jours qu’il a pratiqué le permis.)
במה דברים אמורים שצריך לנהוג איסור כימים שנהג בהם היתר בימים מועטים אבל במרובים דיו ל' יום:
Ces paroles — qu’il doit observer l’interdit autant de jours qu’il a pratiqué le permis — ne concernent qu’un petit nombre de jours. S’ils sont nombreux, trente jours suffisent.
מי שעבר על נידוי אין צריך לנהוג איסור כימים שנהג בהם היתר מפני שנידוי הוא דרבנן:
Celui qui a transgressé un nidouï (mise au ban) n’a pas à observer l’interdit autant de jours qu’il a pratiqué le permis, car le nidouï n’est que de rabbanan.
נשבע שלא ישא אשה תוך ג' שנים ועבר ונשא אם אמר לשון שמשמעו שלא יעשה נישואין עמה הוה ליה כנשבע על הככר ואכלה דנשאל ומתירין לו אבל אם אמר לשון שמשמעו שלא תהיה אשתו אין מתירין לו עד שיגרשנה כימים שנהג בהם קלות ראש בנדרו. (וכבר נתבאר דבשלשים יום סגי) . (תשובת הרשב"א ותשובת הרמב"ן וריב"ש לענין הלכתא):
Celui qui a juré de ne pas prendre femme dans les trois ans, et qui a transgressé et s’est marié : s’il a employé un propos dont le sens est qu’il ne fera pas avec elle les rites du mariage, c’est comme celui qui a juré au sujet d’un pain et l’a mangé : on l’interroge et on le délie. Mais s’il a employé un propos dont le sens est qu’elle ne sera pas sa femme, on ne le délie pas avant qu’il l’ait répudiée autant de jours qu’il a pris son vœu à la légère. Trente jours suffisent, comme on l’a déjà exposé.