שולחן ערוך, יורה דעה

Choulhan Aroukh — Yoré Déa, siman 212

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · Celui qui fait un vœu par la Torah
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Faire vœu « par cette Torah » ne vaut rien pour un talmid ’hakham ; l’ignorant doit néanmoins faire délier. Faire vœu par ce qui y est écrit, ou en la tenant en main, interdit. Un serment par la Torah exige toujours le déliement.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETCelui qui fait un vœu par la Torah
NONDésigner un sefer Torah
« Ces fruits me sont interdits comme ceci » en montrant un sefer Torah : il n’a rien dit
À FAIRETalmid ’hakham
Pas besoin de déliement
À FAIREIgnorant
Faire délier le vœu, afin qu’on ne prenne pas les vœux à la légère
OUIVœu par ce qui y est écrit
Interdit, car des interdits y sont écrits
OUIPrendre le sefer en main et faire vœu par elle
Comme s’il avait fait vœu par ce qui y est écrit
OUISerment par la Torah
Besoin de déliement dans tous les cas
Pointer un sefer Torah ne crée pas de vœu. Vouer par ce qui y est écrit, ou le tenir en main, rend interdit. Un serment par la Torah se délie toujours.

Glossaire

talmid ’hakham
érudit en Torah
am haarets
ignorant, non versé dans la Torah
déliement
hatara : annulation du vœu par un sage

הנודר בתורה כגון שאמר פירות אלו עלי כזו לא אמר כלום ואין צריך התרה אם הוא תלמיד חכם אבל אם הוא עם הארץ צריך התרה כדי שלא ינהגו קלות ראש בנדרים ואם נדר במה שכתוב בה אסור שהרי כתוב בה איסור נטלה בידו ונדר בה כמי שנדר במה שכתוב בה דמי (אבל הנשבע בתורה בכל ענין צריך התרה ועיין לקמן סימן רל"ז) . (ב"י לענין מעשה):

Celui qui fait un vœu par la Torah — par exemple : « Ces fruits me sont interdits comme ceci » en désignant un sefer Torah — n’a rien dit. S’il est talmid ’hakham (érudit), il n’a pas besoin de déliement ; s’il est ignorant, il doit faire délier le vœu, afin qu’on ne prenne pas les vœux à la légère. S’il a fait vœu par ce qui y est écrit, c’est interdit, car des interdits y sont écrits. S’il l’a prise en main et a fait vœu par elle, c’est comme s’il avait fait vœu par ce qui y est écrit. Mais celui qui jure par la Torah a besoin de déliement dans tous les cas.