Un usage d’interdire le permis, pris en sachant que c’était permis et pour toujours, vaut comme un vœu : il faut trois personnes et un regret. Qui veut un usage de piété le dira dès le début : pas comme un vœu, et pas pour toujours. L’acceptation d’une collectivité lie aussi les descendants et les nouveaux habitants.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
לעבור על מנהג צריך התרה. ובו ב' סעיפים:דברים המותרים והיודעים בהם שהם מותרים נהגו בהם איסור הוי כאילו קבלו עליהם בנדר ואסור להתירם בהם הלכך מי שרגיל להתענות תעניות שלפני ראש השנה ושבין ראש השנה ליום כיפורים ומי שרגיל שלא לאכול בשר ושלא לשתות יין מר"ח אב או מי"ז בתמוז ורוצה לחזור בו מחמת שאינו בריא צריך ג' שיתירו לו אם בשעה שהתחיל לנהוג היה דעתו לנהוג כן לעולם ונהג כן אפילו פעם אחת צריך התרה ויפתח בחרטה שמתחרט שנהג כן לשם נדר לפיכך הרוצה לנהוג בקצת דברים המותרים לסייג ופרישות יאמר בתחלת הנהגתו שאינו מקבל עליו כן בנדר וגם יאמר שאין בדעתו לנהוג כן אלא בפעם ההוא או בפעמים שירצה ולא לעולם אבל הנוהגים איסור בדברים המותרים מחמת שסוברים שהם אסורים לא הוי כאילו קבלום בנדר ויש מי שאומר שאם טועה ונהג איסור בדבר המותר נשאל ומתירים לו בשלשה כעין התרת נדרים ואם יודע שהוא מותר ונהג בו איסור אין מתירין לו אפי' כעין התרת נדרים דהוי כאילו קבלו על עצמו כאיסורים שאסרתן תורה שאין להם היתר לעולם (והמנהג כסברא הראשונה):
Des choses permises, et dont on sait qu’elles sont permises : si l’on a pris l’usage de les tenir pour interdites, c’est comme si on les avait prises sur soi par vœu, et il est interdit de les y autoriser. Dès lors, celui qui a l’habitude de jeûner les jeûnes d’avant Roch Hachana et ceux d’entre Roch Hachana et Yom Kippour, et celui qui a l’habitude de ne pas manger de viande et de ne pas boire de vin depuis Roch ‘Hodech Av ou depuis le 17 Tamouz, et qui veut y renoncer parce qu’il n’est pas en bonne santé, a besoin de trois qui le lui délieront. Si, au moment où il a commencé l’usage, son intention était de le tenir pour toujours, et qu’il l’a tenu même une seule fois, il faut une annulation ; on ouvre par le regret : qu’il regrette d’avoir tenu cet usage à titre de vœu. C’est pourquoi celui qui veut tenir, pour clôture et abstinence, certains usages sur des choses permises dira dès le début de son usage qu’il ne les prend pas sur soi par vœu, et dira aussi qu’il n’a pas l’intention de les tenir sinon cette fois-ci, ou les fois où il le voudra, et non pour toujours. Mais ceux qui tiennent pour interdit des choses permises parce qu’ils croient qu’elles sont interdites : ce n’est pas comme s’ils les avaient prises par vœu. Il y a qui dit : s’il s’est trompé et a tenu pour interdit une chose permise, on le consulte et on le délie à trois, à la manière de l’annulation des vœux ; mais s’il sait que c’est permis et qu’il en a fait un interdit, on ne le délie pas, même à la manière de l’annulation des vœux, car c’est comme s’il avait pris sur soi les interdits que la Torah a interdits, qui n’ont jamais de permission. L’usage suit le premier avis.
קבלת הרבים חלה עליהם ועל זרעם ואפילו בדברים שלא קבלו עליהם בני העיר בהסכמה אלא שנוהגין כן מעצמם לעשות גדר וסייג לתורה וכן הבאים מחוץ לעיר לדור שם הרי הם כאנשי העיר וחייבים לעשות כתקנתן ואף בדברים שהיו אסורים בהם בעירם מפני מנהגם ואין מנהג העיר שבאו לדור בה לאסור הותרו בהם אם אין דעתם לחזור:
La prise en charge d’une collectivité prend sur eux et sur leur descendance, même pour des choses que les gens de la ville n’ont pas prises par décision formelle, mais qu’ils tiennent d’eux-mêmes pour faire une haie et une clôture à la Torah. De même, ceux qui viennent de dehors pour habiter là sont comme les gens de la ville et doivent faire selon leurs règlements. Et même pour des choses qui leur étaient interdites dans leur ville à cause de leur usage, si l’usage de la ville où ils viennent habiter n’interdit pas, elles leur sont permises — s’ils n’ont pas l’intention de retourner.