Étendue de l’interdit selon les formules (nourriture, bénéfice de la nourriture, bénéfice qui mène à la nourriture). Dette, famille, enseignement, visite du malade, lit et table, bain et pressoir loués, maison louée ou prêtée, détours par un tiers, don et hefker, écrit, sefer, braise et flamme, che’hita, chofar, source, loulav.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
דיני הנודר הנאה מחבירו. ובו י"ד סעיפים:ראובן שאסר נכסיו על שמעון או שאסר עצמו מנכסי שמעון הנאסר אסור לעבור על שדה האחר אפילו בבקעה בימות החמה שאין בני אדם מקפידים על דריסת רגל שבה ואסור לשאול ממנו כלים שבעולם ואם לא נדר ממנו אלא מאכל אינו אסור אלא לאכול משלו. אמר הנאת מאכלך עלי אסור לאכול משלו ואסור ללעוס חטים ליתן על גבי מכתו אבל לשאול ממנו נפה וכברה מותר אמר הנאה המביאה לידי מאכל עלי אסור לאכול משלו ומותר ללעוס חטים וליתן על גבי מכתו ואסור ליהנות בכל דבר שמשכירין כיוצא בו ומה שאין משכירין כיוצא בו מותר אם אין בו שייכות מאכל אבל אם יש בו שייכות מאכל כגון נפה וכברה ואפילו שק להביא בו פירות וחמור להביא עליו פירות וכן סוס לרכוב עליו לבית המשתה וטבעת להראות בו בבית המשתה ולעבור דרך שדהו לבית המשתה אף על פי שאין משכירין כיוצא בו אסור וכן אסור לקנות לו צרכי סעודה וכן אסור לחמם ידיו בככר שלו: הגה קרדום שמבקעים בו עצים לבשל בו מאכל מקרי הנאה המביאה לידי מאכל אבל קרדום שמנכש בו מותר לשאול לו. (ב"י בשם רבינו ירוחם):
Réouven qui a interdit ses biens à Chimone, ou qui s’est interdit les biens de Chimone : l’interdit ne peut pas traverser le champ de l’autre, même une plaine en été, où les gens ne regardent pas au passage des pieds. Il lui est interdit d’emprunter de lui aucun ustensile au monde. S’il n’a fait vœu que de la nourriture, il n’est interdit que de manger de chez lui. S’il a dit : « le bénéfice de ta nourriture m’est interdit », il lui est interdit de manger de chez lui et de mâcher du blé pour le poser sur sa plaie ; mais emprunter de lui un tamis et un crible est permis. S’il a dit : « le bénéfice qui mène à la nourriture m’est interdit », il lui est interdit de manger de chez lui, et il est permis de mâcher du blé pour le poser sur sa plaie ; il lui est interdit de bénéficier de toute chose dont on loue l’équivalent, et ce dont on ne loue pas l’équivalent est permis s’il n’a pas de rapport avec la nourriture. Mais s’il a un rapport avec la nourriture — comme un tamis et un crible, et même un sac pour y apporter des fruits et un âne pour y transporter des fruits, de même un cheval pour monter à un banquet et une bague pour s’en parer au banquet, et passer par son champ pour aller au banquet —, même si l’on ne loue pas l’équivalent, c’est interdit. De même il est interdit de lui acheter les besoins d’un repas, et interdit de se chauffer les mains à son pain. (Rema : Une hache avec laquelle on fend du bois pour cuire un aliment s’appelle bénéfice qui mène à la nourriture ; mais une hache avec laquelle on sarcle, il est permis de la lui emprunter.)
המודר הנאה מחבירו יכול לפרוע חובו ואפילו אם היה לו משכון ביד המלוה ופרע זה בשבילו ונטל המשכון צריך להחזירו ללוה הנאסר (דעת רש"י וריב"ש ורמב"ם) ויכול לזון את אשתו ובניו ועבדיו ואפי' הכנענים אבל אסור לזון בהמתו בין טמאה בין טהורה ואסור ללמדו מקרא כיון שמותר ליטול שכר עליה והוא מלמדו חנם נמצא שמהנהו אבל מלמדו מדרש הלכות ואגדות והוא שלא יאמר הנאסר לאוסר שילמדנו והאידנא שמותר ליטול שכר אף על המדרש הכל אסור אבל ללמד את בנו אפי' מקרא מותר ומותר לשמשו בכוס של בית האבל ובכוס של בית המרחץ: הגה ויש חולקין ומתירין אפילו אמר לו שילמדנו (הרא"ש והטור) וה"ה בכל דבר מצוה ובלבד בדבר הצריך שליחות כגון לתרום תרומתו אסור להיות שלוחו. (ב"י בשם הרא"ש ורבינו ירוחם):
Celui qui est interdit de bénéficier de son prochain peut payer sa dette. Même s’il avait un gage entre les mains du prêteur, et que celui-ci a payé à sa place et a pris le gage, il doit le rendre à l’emprunteur interdit. Il peut nourrir sa femme, ses fils et ses esclaves, même les cananéens. Mais il est interdit de nourrir son bétail, impur ou pur. Il est interdit de lui enseigner le Mikra, puisqu’il est permis de prendre un salaire pour cela, et qu’il le lui enseigne gratis : il se trouve qu’il le fait bénéficier. Mais il lui enseigne Midrach, halakhot et aggadot, à condition que l’interdit ne dise pas à celui qui a interdit de le lui enseigner. De nos jours, puisqu’il est permis de prendre un salaire même pour le Midrach, tout est interdit. Mais enseigner à son fils, même le Mikra, est permis. Il est permis de le servir dans la coupe de la maison de deuil et dans la coupe de la maison de bain. (Rema : Certains contestent et permettent même s’il lui a dit de le lui enseigner. Il en est de même pour toute chose de mitsva, pourvu que ce ne soit pas une chose qui exige un envoyé : ainsi, prélever sa terouma, il lui est interdit d’être son envoyé.)
ראובן שאסר נכסיו על שמעון אסור להשיאו בתו קטנה או נערה לפי שעדיין היא ברשותו והרי מוסר לו שפחה לשמשו ואם נכסי שמעון אסורין עליו מותר לישא בתו אע"פ שפטרו מחיוב מזונותיה ומחזיר לו אבידתו בין שנכסי בעל אבידה אסורין למחזיר בין שנכסי מחזיר אסורין לבעל אבידה ובמקום שנוטלין שכר על החזרת אבידה אם נכסי בעל אבידה אסורין למחזיר אסור לו לקבלו אלא מחזיר לו בחנם ואם נכסי מחזיר אסורין על בעל אבידה אינו רשאי להחזיר לו בחנם ואם נכסי שניהם אסורין זה על זה אינו יכול לקבל השכר שאם כן הוא נהנה ולא להניחו שא"כ הוא מהנה אלא יפול השכר להקדש:
Réouven qui a interdit ses biens à Chimone : il lui est interdit de lui donner en mariage sa fille ketana ou naara, parce qu’elle est encore sous son autorité, et il se trouve qu’il lui remet une servante pour le servir. Si ce sont les biens de Chimone qui lui sont interdits, il lui est permis d’épouser sa fille, même s’il l’a déchargé de l’obligation de la nourrir. Il lui rend son objet perdu, que les biens du propriétaire de l’objet perdu soient interdits au rendeur, ou que les biens du rendeur soient interdits au propriétaire. Là où l’on prend un salaire pour la restitution d’un objet perdu : si les biens du propriétaire sont interdits au rendeur, il lui est interdit de le recevoir, et il le lui rend gratis ; si les biens du rendeur sont interdits au propriétaire, il n’a pas le droit de le lui rendre gratis ; si les biens des deux sont interdits l’un à l’autre, il ne peut ni recevoir le salaire — car alors il bénéficierait — ni le laisser sans salaire — car alors il ferait bénéficier — : le salaire tombe au hekdech.
ראובן שאסר הנאתו על שמעון וחלה שמעון יכול ראובן ליכנס לו לבקרו ובמקום שנותנין שכר למי שיושב אצל החולה לצוות לו לא ישב אצלו אלא מבקרו מעומד ואם אין דרך ליתן שכר לרופא יכול לרפאתו אפילו בידים אפי' אם יש רופא אחר שירפאנו אבל אם דרך ליתן שכר לרופא לא ירפאנו בחנם ולא ירפא לבהמתו ואפי' אם אין דרך ליתן שכר לרופא אבל יכול לומר לו סם פלוני יפה לה והוא יעשנה ואם אינו יודע לעשותו והיא תמות אם לא יעשנה מותר המדיר לעשותו ואם מת יכול להביא ארון ותכריכין ואם חלה בן שמעון יכול ראובן ליכנס לו ולישב עמו ולבקרו (מעומד) ואם נכסי שמעון אסורין על ראובן שהדירו שמעון מנכסיו וחלה שמעון נכנס ראובן לבקרו (ר"ן) אבל לא מיושב חלה בנו אינו נכנס כלל אלא שואל עליו בשוק ויכול ראובן להעיד לשמעון הנאסר בין עדות ממון בין עדות נפשות:
Réouven qui a interdit son bénéfice à Chimone, et Chimone est tombé malade : Réouven peut entrer le visiter. Là où l’on donne un salaire à celui qui s’assoit auprès du malade pour lui tenir compagnie, il ne s’assoira pas auprès de lui, mais le visite debout. S’il n’est pas d’usage de donner un salaire au médecin, il peut le soigner même de ses mains, même s’il y a un autre médecin qui le soignerait. Mais s’il est d’usage de donner un salaire au médecin, il ne le soignera pas gratis, et il ne soignera pas son bétail, même s’il n’est pas d’usage de donner un salaire au médecin. Mais il peut lui dire : tel remède lui est bon, et lui le préparera. S’il ne sait pas le préparer, et qu’elle mourrait s’il ne le préparait pas, il est permis à celui qui a interdit de le préparer. S’il est mort, il peut apporter le cercueil et les linceuls. Si le fils de Chimone est tombé malade, Réouven peut entrer chez lui, s’asseoir avec lui et le visiter (debout). Si ce sont les biens de Chimone qui sont interdits à Réouven — Chimone l’ayant interdit de ses biens — et que Chimone est tombé malade, Réouven entre le visiter, mais pas assis. Si c’est son fils qui est tombé malade, il n’entre pas du tout, mais s’informe de lui sur le marché. Réouven peut témoigner pour Chimone l’interdit, tant un témoignage de biens qu’un témoignage de vies.
ראובן שאסר הנאתו על שמעון יכול לישן (עמו) במטה קטנה בימות החמה אבל לא בימות הגשמים מפני שהוא מהנהו ובגדולה מותר בין בימות החמה בין בימות הגשמים ורוחץ עמו באמבטי גדולה אבל לא בקטנה מפני שמהנהו שמגביה עליו המים ומזיע עמו אף בקטנה ומיסב עמו במטה ואוכל עמו על השלחן אבל לא בקערה אחת שמא יאכל מחלקו ואם דרך שבעל הבית חוזר וממלא הקערה לאחר שאכלו כל מה שהיה בו מותר: הגה או שהיה מתחילה כל כך בקערה שהמותר חוזר לבעל הבית מותר (ב"י בשם הר"ן והראב"ד) : אם היו שניהם חופרים בכרם ביחד לא יחפור בשורה הקרובה לו מפני שמהנהו שמרפה הקרקע לפניו אבל ברחוק ממנו מותר ולא ימכור לו ולא יקנה ממנו ולא ישאילנו ולא ילונו ולא ישאל ולא ילוה ממנו:
Réouven qui a interdit son bénéfice à Chimone peut dormir (avec lui) dans un petit lit en été, mais pas en saison des pluies, parce qu’il le fait bénéficier. Dans un grand lit, c’est permis, été comme saison des pluies. Il se lave avec lui dans une grande baignoire, mais pas dans une petite, parce qu’il le fait bénéficier en lui élevant l’eau. Il transpire avec lui même dans une petite. Il s’accoude avec lui sur le lit et mange avec lui à table, mais pas dans un même plat, de peur qu’il ne mange de sa part. Si c’est l’usage que le maître de maison revienne remplir le plat après qu’on a mangé tout ce qu’il y avait, c’est permis. (Rema : Ou s’il y avait dès le départ dans le plat assez pour que le reste revienne au maître de maison, c’est permis.) S’ils creusaient tous deux ensemble dans une vigne, il ne creusera pas dans le rang proche de lui, parce qu’il le fait bénéficier en assouplissant la terre devant lui ; mais loin de lui, c’est permis. Il ne lui vendra pas et n’achètera pas de lui, ne lui prêtera pas d’objet et ne lui prêtera pas d’argent, n’empruntera pas d’objet et n’empruntera pas d’argent de lui.
המודר הנאה מחבירו ויש לו מרחץ ובית הבד מושכרים בעיר אם יש לו בהם תפיסת יד אסור אם אין לו בהם תפיסת יד מותר אבל אם אסרו עליו בפירוש חל האיסור גם עליו:
Celui qui est interdit de bénéficier de son prochain, et celui-ci a un bain et un pressoir loués dans la ville : s’il y a en eux une participation active, c’est interdit ; s’il n’y a pas en eux de participation active, c’est permis. Mais s’il les lui a interdits explicitement, l’interdit s’étend aussi à lui.
המשכיר בית לחבירו ואח"כ הדיר השוכר מנכסיו לא חל איסור על הבית שהשכיר לו ואם פירש הבית בפירוש יש אומרים שחלה האיסור גם עליו וי"א שאפי' אם פירשו בפירוש אינו יכול לאסרו בלשון קונם אם לא בלשון הקדש ממש ושוכר יכול לאסרו דהא פירותיו הם וממשכן דינו כמשכיר ובעל משכונא דינו כשוכר: הגה המשאיל בית לחבירו אין יכול לאסרו עליו כל זמן השאלה (הגהת מיי' פ"ו) והשואל יכול לאסרו על אחר כל זמן השאלה דכדידיה דמי (בית יוסף ס"ס זה בשם הרשב"א):
Celui qui loue une maison à son prochain, puis interdit le locataire de ses biens : l’interdit ne prend pas sur la maison qu’il lui a louée. S’il a précisé la maison explicitement, certains disent que l’interdit s’étend aussi à elle, et d’autres disent que même s’ils l’ont précisée explicitement, il ne peut pas l’interdire en langage de konam, seulement en langage de hekdech véritable. Le locataire peut l’interdire, car ce sont ses fruits. Le gage a le statut du bailleur, et le détenteur du gage a le statut du locataire. (Rema : Celui qui prête une maison à son prochain ne peut pas la lui interdire pendant tout le temps du prêt. L’emprunteur peut l’interdire à un autre pendant tout le temps du prêt, car elle est comme sienne.)
הנותן טבלא לאומן לצייר ואסרה על בעלה אחר שציירה קודם שפרעו מותרת. המודר הנאה מחבירו יכול המדיר לומר לחנוני פלוני מודר הנאה ממני ואיני יודע מה אעשה והחנוני נותן לו וחוזר ונוטל מהמדיר אם ירצה המדיר לפרעו (אבל אינו מחוייב לפרעו) וכן אם היה למודר בית לבנות גדר לגדור שדה לקצור יכול לומר לפועלים פלוני מודר הנאה ממני ואיני יודע מה אעשה הם עושים עמו ובאים ונוטלין שכר מהמדיר אם ירצה המדיר לפרעם וכן מותר לומר כל הזן לפלוני או עושה עמו אינו מפסיד אבל אסור לומר כל השומע קולי יזון לפלוני דכיון שהוא לשון ציווי הוי כשלוחו וכן אסור לומר לחבירו אם תזון לפלוני לא תפסיד דכיון שאומר כן ליחיד נראה כשלוחו:
Celui qui donne une tablette à un artisan pour la peindre, et l’interdit au propriétaire après l’avoir peinte, avant qu’on l’ait payé : elle est permise. Celui qui est interdit de bénéficier de son prochain : celui qui a interdit peut dire au marchand : un tel est interdit de bénéficier de moi et je ne sais que faire ; le marchand lui donne, puis reprend de celui qui a interdit, si celui qui a interdit veut le payer (mais il n’est pas tenu de le payer). De même, si l’interdit avait une maison à bâtir, une clôture à clôturer, un champ à moissonner, il peut dire aux ouvriers : un tel est interdit de bénéficier de moi et je ne sais que faire ; ils travaillent avec lui et viennent prendre leur salaire de celui qui a interdit, si celui qui a interdit veut les payer. De même, il est permis de dire : quiconque nourrit un tel, ou travaille avec lui, n’y perd pas. Mais il est interdit de dire : quiconque entend ma voix nourrira un tel, car c’est un langage d’ordre, et c’est comme s’il était son envoyé. De même, il est interdit de dire à son prochain : si tu nourris un tel, tu n’y perdras pas, car le dire à un seul a l’air d’en faire son envoyé.
היו מהלכין בדרך ואין לו מה יאכל נותן לאחר לשם מתנה והלה מותר בה ואם אין עמהם אחר מניח על הסלע ואומר הרי הוא מופקר לכל מי שירצה והלה נוטל ואוכל במה דברים אמורים בנותן לאחר לשם מתנה בסתם אבל אם אמר לחבירו הסעודה נתונה לך במתנה ויבא פלוני שהוא אסור בהנייתי ויאכל עמכם בסעודה הרי זה אסור ולא עוד אלא אפי' נותן לו סתם וחזר ואמר לו רצונך שיבא פלוני ויאכל עמכם אם הוכיח סופו על תחלתו שלא נתן לו אלא על מנת שיבא פלוני ויאכל אסור כגון שהיתה סעודה גדולה והוא רוצה שיבא אביו או רבו וכיוצא בהם שהם אסורים בהנייתו לאכול מסעודתו שהרי סעודתו מוכחת עליו שלא גמר להקנות וכן כל כיוצא בזה:
S’ils marchaient en chemin et qu’il n’a rien à manger : il donne à un autre à titre de don, et celui-là en est permis. S’il n’y a personne d’autre avec eux, il pose sur le rocher et dit : voici, c’est hefker pour quiconque voudra ; l’autre prend et mange. De quoi parle-t-on ? Du cas où il donne à un autre à titre de don, sans préciser. Mais s’il a dit à son prochain : le repas t’est donné en don, et qu’un tel, à qui mon bénéfice est interdit, vienne manger avec vous au repas — cela est interdit. Bien plus : même s’il lui donne sans préciser, puis revient et lui dit : veux-tu qu’un tel vienne manger avec vous — si la fin prouve le début, qu’il ne lui a donné qu’à condition qu’un tel vienne manger, c’est interdit. Par exemple, c’était un grand repas et il veut que vienne son père ou son maître ou leurs semblables, à qui son bénéfice est interdit, manger de son repas : son repas même témoigne qu’il n’a pas achevé de transférer. Et ainsi de tout semblable.
מי שנשבע או נדר שלא ידבר עם חבירו יכול לכתוב לו כתב (או) לדבר עם אחר והוא שומע:
Celui qui s’est juré ou a fait vœu de ne pas parler avec son prochain peut lui écrire un écrit, ou parler avec un autre tandis que lui entend.
אם אסר ספרו על חבירו אסור לנאסר ללמוד בו:
S’il a interdit son sefer à son prochain, il est interdit à l’interdit d’y étudier.
המודר הנאה מחבירו אסור בגחלתו ומותר בשלהבתו המודר הנאה מחבירו תוקע לו תקיעה של מצוה: הגה המודר הנאה מחבירו מותר לשחוט לו בהמה בריאה אבל לא מסוכנת (כן משמע מב"י בשם אהל מועד):
Celui qui est interdit de bénéficier de son prochain est interdit de sa braise et permis de sa flamme. Celui qui est interdit de bénéficier de son prochain, on sonne pour lui une sonnerie de mitsva. (Rema : Celui qui est interdit de bénéficier de son prochain, il est permis de lui faire la che’hita (abattage rituel) d’une bête saine, mais pas d’une bête en danger.)
המודר הנאה משופר מותר לתקוע בו תקיעה של מצוה המודר הנאה ממעיין טובל בו טבילה של מצוה בימות הגשמים אבל לא בימות החמה. (כפול סי' רי"ז סכ"ו):
Celui qui est interdit de bénéficier d’un chofar, il est permis d’y sonner une sonnerie de mitsva. Celui qui est interdit de bénéficier d’une source s’y trempe d’une immersion de mitsva en saison des pluies, mais pas en été.
הנודר הנאה מחבירו ונתן לו לולב לצאת בו על מנת שיחזירנו ביום שני יצא אבל ביום ראשון לא יצא :
Celui qui a fait vœu de ne pas bénéficier de son prochain, et [celui-ci] lui a donné un loulav pour en sortir, à condition de le lui rendre le deuxième jour : il est quitte. Mais le premier jour, il n’est pas quitte.