Comment le beau-père dote sa fille sans que le gendre interdit de bénéficier n’acquière les fruits : il faut préciser que l’argent est pour sa bouche, ses vêtements, ou ce qu’elle voudra.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
המודר מחתנו והוא רוצה לתת לבתו מעות כדי שתהא נהנית בהם ומוציאה אותם בחפציה הרי זה נותן לה ואומר לה הרי המעות הללו נתונים לך במתנה ובלבד שלא יהא לבעליך רשות בהן אלא יהיו למה שאת נותנת לתוך פיך או למה שתלבשי וכיוצא בזה ואפי' אמר על מנת שאין לבעליך רשות בהם אלא מה שתרצי עשי בהם לא קנה הבעל ומה שתרצה תעשה בהם אבל אם נתן לה מתנה ואמר לה על מנת שאין לבעליך רשות בהם ולא פירש שתהא המתנה הזאת לכך ולכך או למה שתרצה תעשה בהם הרי זה יקנה אותה הבעל לאכול פירותיה ודבר זה אסור שהרי הוא אסור בהניית חותנו ויש אומרים דאפי' באומר לה על מנת שאין לבעליך רשות בהם ומה שתרצי תעשי בהם קנה הבעל ואסור בהם:
Celui qui est interdit de son gendre, et veut donner à sa fille de l’argent pour qu’elle en bénéficie et le dépense à ses affaires : il lui donne et lui dit : voici, ces deniers te sont donnés en don, à condition que ton mari n’ait aucun droit dessus, mais qu’ils soient pour ce que tu mets dans ta bouche ou pour ce que tu porteras, et ainsi de suite. Même s’il a dit : à condition que ton mari n’ait aucun droit dessus, mais que tu en fasses ce que tu voudras — le mari n’acquiert pas, et elle en fait ce qu’elle veut. Mais s’il lui a donné un don et lui a dit : à condition que ton mari n’ait aucun droit dessus, sans préciser que ce don est pour telle et telle chose, ou pour qu’elle en fasse ce qu’elle veut — le mari l’acquiert pour en manger les fruits, et cela est interdit, car il est interdit de bénéficier de son beau-père. Certains disent que même en lui disant : à condition que ton mari n’ait aucun droit dessus et que tu en fasses ce que tu voudras, le mari acquiert, et c’est interdit.