שולחן ערוך, יורה דעה

Choulhan Aroukh — Yoré Déa, siman 230

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · On délie serments et vœux, même prononcés avec le Nom
En bref - de quoi parle ce chiour ?

On délie les vœux et serments qu’un homme prend pour lui-même, même avec mention du Nom. A priori, on ne consulte que dans la gêne ; on ne délie pas un vœu dont la déliaison a un relent de faute.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETDéliaison des serments prononcés avec le Nom
À FAIREVœu personnel invoquant le Nom
il est possible de délier ces serments pris envers soi-même
REMAConsultation a priori
on ne consulte pas a priori au sujet de son vœu, sinon dans la gêne
À ÉVITERVœu lié à une faute
tout vœu dont la déliaison a un relent de faute ne doit pas être délié
NONVente violant un serment
si l'on vend un objet après avoir juré de ne pas le faire, la vente n'est rien
Les serments personnels mentionnant le Nom peuvent être déliés, mais cela est déconseillé a priori et refusé si la déliaison s'apparente à une faute.

Glossaire

lekhathila
a priori
ndinoud avéra
relent de faute : soupçon ou apparence de faute dans le fait même de délier

מתירין שבועות ונדרים [*פי' שאדם עושה בינו לבין עצמו] אפילו נשבע בהזכרת השם (כן נהגו על פי ש"ס ופוסקים עיין בית יוסף) : הגה ומ"מ לא ישאל עליו לכתחלה אלא מדוחק ועיין לעיל סימן ר"ג (הגאונים וע"פ) כל נדר שיש בהתרתו נדנוד עבירה אין להתירו (הר"ד כהן וריב"ש סי' תל"ב) י"א כל מי שנשבע שלא לעשות איזה דבר כגון שנשבע שלא למכור חפץ פלוני ועבר ומכרו אין במכירתו כלום הואיל ועבר על שבועתו. (במרדכי הגהות דשבועות):

On délie les serments et les vœux — c’est-à-dire ceux qu’un homme prend entre lui et lui-même — même s’il a juré en mentionnant le Nom (ainsi en a-t-on usé d’après le Talmud et les décisionnaires). (Rema : Quoi qu’il en soit, on ne consultera pas à son sujet lekhathila (a priori), sinon dans la gêne ; voir plus haut siman 203. Tout vœu dont la déliaison a un relent de faute, on ne le délie pas. Certains disent : quiconque a juré de ne pas faire telle chose — par exemple de ne pas vendre tel objet — et qui a transgressé et l’a vendu, la vente n’est rien, puisqu’il a violé son serment.)