שולחן ערוך, יורה דעה

Choulhan Aroukh — Yoré Déa, siman 245

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · Tout homme est tenu d'enseigner à son fils et de former des élèves
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Mitsva d'enseigner la Torah à son fils, à son petit-fils et aux élèves ; priorité entre le père et le fils ; obligation de louer un maître ; âge d'entrée à l'école ; organisation de l'enseignement dans chaque ville ; discipline, horaires et Chabbat ; nombre d'élèves par maître ; déplacement et révocation du maître ; le célibataire et la femme n'enseignent pas aux petits ; concurrence entre maîtres et rabbins.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETTout homme est tenu d’enseigner la Torah à son fils et de former des élèves
À FAIREFils, petit-fils, élèves
Mitsva d’enseigner à son fils ; sinon il apprend lui-même. Aussi au fils de son fils, et tout sage enseigne aux élèves (appelés fils). Ordre : son fils, puis le petit-fils, puis le fils d’autrui
À FAIREManque de moyens
S’ils sont égaux, le père passe avant ; si le fils est perspicace et apprendra mieux, le fils passe. Qu’il n’interrompe pas sa propre étude. Louer un maître : tenu pour son fils, pas pour le fils d’autrui
REMAOn contraignait à louer pour son fils. Absent avec des biens : on l’avertit si possible, sinon on saisit et l’on loue. Dès 3 ans révolus, on lui enseigne les lettres de la Torah
À FAIREÂges et programme
Dès qu’il parle : תורה צוה לנו וגו' et le 1er verset de Chema ; peu à peu jusqu’à 6 ou 7 ans, puis chez les maîtres. École : 5 ans révolus (6 s’il est chétif) ; même s’il ne comprend pas, qu’il reste. Salaire : tenu jusqu’à toute la Torah écrite ; Mishna, Gemara, halakhot et aggadot contre salaire seulement s’il le peut
À FAIREMaîtres dans chaque ville
Herem puis destruction de la ville s’ils n’en installent pas — le monde subsiste par le souffle des petits de l’école. 25 enfants : un maître ; plus de 25 jusqu’à 40 : un assistant
REMAMême si un maître est déjà loué pour tous, on installe l’assistant et eux paient. Moins de 25 : débat s’il faut louer. Plus de 40 : deux maîtres. Le maître ne veille pas trop, ne jeûne pas, ne se restreint pas ni ne mange trop, sinon on le révoque
À ÉVITERInterrompre / frapper / négliger
Pas d’interruption sauf vendredi et veille de Yom Tov en fin de journée, même pas pour le Temple. Chabbat : seulement réviser, pas du nouveau. Coups : petite lanière, pas verges ni bâton. Maître qui sort, fait un autre travail ou se néglige : œuvre de ה' avec tromperie. N’installer qu’un craignant le Ciel, habile et exact
OUIChanger de maître
Vers un plus habile en lecture ou exactitude, même ville sans fleuve (pont solide seulement d’un bord à l’autre). Un meilleur révoque le premier. Préférer l’exact à celui qui lit beaucoup sans faire comprendre
NONQui n’enseigne pas aux petits
Homme sans femme (les mères amènent les fils) ; femme (les pères amènent les fils). La femme du maître reste chez elle
OUIConcurrence
Voisins et confrère à côté : on ne s’y oppose pas — ה' a voulu grandir la Torah
REMAUn sage digne peut enseigner dans la ville du rav, même s’il entame un peu sa subsistance. Un passant ne prend pas houppa, kiddoushin ni l’interdit-permis du titulaire ; il peut juger deux plaideurs et faire la houppa en versant le salaire au rav. On ne destituera pas le rav établi, ni son fils et petit-fils s’ils remplissent la place dans la crainte et sont un peu savants — sauf coutume d’un temps limité
Enseigner d’abord à son fils, puis au petit-fils, puis aux élèves. Louer un maître pour la Torah écrite, ouvrir une école dans chaque ville dès 5 ans, avec un maître craignant ה' et exact. On n’empêche pas un autre d’enseigner pour grandir la Torah.

Glossaire

herem
ban, mise au ban de la communauté
halakhot
lois, décisions pratiques
aggadot
enseignements non législatifs, récits et propos des Sages
houppa
dais nuptial, cérémonie de mariage
kiddoushin
acte de consécration du mariage

חייב כל אדם ללמד לבנו ולהעמיד תלמידים. ובו כ"ב סעיפים:מצות עשה על האיש ללמד את בנו תורה ואם לא למדו אביו חייב ללמד לעצמו (וע"ל סי' רמ"ג סעיף ו'):

C'est un commandement positif pour l'homme d'enseigner la Torah à son fils. Si son père ne la lui a pas enseignée, il est tenu de l'apprendre lui-même (voir plus haut siman 243 seif 6).

היה הוא צריך ללמוד ויש לו בן ללמוד ואין ידו משגת להספיק לשניהם אם שניהם שוים הוא קודם לבנו ואם בנו נבון ומשכיל מה שילמד יותר ממנו בנו קודמו ואף על פי כן לא יבטל הוא:

S'il a besoin lui-même d'étudier et qu'il a un fils à instruire, et que ses moyens ne suffisent pas à pourvoir aux deux : s'ils sont égaux, il passe avant son fils ; mais si son fils est intelligent et perspicace, et apprendra mieux que lui, le fils passe avant lui. Néanmoins, qu'il n'interrompe pas sa propre étude.

כשם שמצוה ללמד את בנו כך מצוה ללמד את בן בנו שנאמר והודעתם לבניך ולבני בניך ולא לבן בנו בלבד אלא מצוה על כל חכם מישראל ללמד לתלמידים שגם הם נקראים בנים אלא שמצוה להקדים בנו לבן בנו ובן בנו לבן חבירו:

De même qu'il est commandé d'enseigner à son fils, ainsi il est commandé d'enseigner au fils de son fils, ainsi qu'il est dit : « Vous les ferez connaître à vos fils et aux fils de vos fils. » Et non seulement au fils de son fils : c'est un commandement pour tout sage d'Israël d'enseigner aux élèves, car eux aussi sont appelés fils. Seulement, c'est un commandement de faire passer son fils avant le fils de son fils, et le fils de son fils avant le fils d'autrui.

חייב להשכיר מלמד לבנו ללמדו אבל לבן חבירו אינו חייב להשכיר: הגה והיו כופין ליה לשכור לבנו מלמד ואם אינו בעיר ויש לו נכסים אם אפשר לאודועי ליה מודיעים ליה ואם לאו יורדים לנכסיו ושוכרים מלמד לבנו (הגהות מיימוני פ"א דת"ת בשם הר"מ):

Il est tenu de louer un maître pour enseigner à son fils ; mais pour le fils d'autrui, il n'est pas tenu de le louer. (Rema : On le contraignait à louer un maître pour son fils. S'il n'est pas en ville et qu'il a des biens : s'il est possible de l'avertir, on l'avertit ; sinon, on saisit ses biens et l'on loue un maître pour son fils.)

מאימתי מתחיל ללמד לבנו משיתחיל לדבר מתחיל ללמדו תורה צוה לנו וגו' ופסוק ראשון מפרשת שמע ואח"כ מלמדו מעט מעט עד שיהא כבן ששה או כבן שבעה ואז מוליכו אצל מלמדי תינוקות:

À partir de quand commence-t-il à enseigner à son fils ? Dès qu'il commence à parler, il se met à lui enseigner תורה צוה לנו וגו' et le premier verset de la parasha de Chema. Ensuite, il lui enseigne peu à peu jusqu'à ce qu'il ait six ou sept ans ; alors il le conduit chez les maîtres d'enfants.

היה מנהג בעיר שלוקח מלמד תינוקות שכר חייב ללמדו בשכר עד שיקרא תורה שבכתב כולה ואינו חייב ללמדו בשכר משנה וגמרא והני מילי דלא אפשר דדחיקא ליה שעתא אבל אם אפשר ליה מצוה לאגמוריה משנה וגמרא הלכות ואגדות:

S'il était d'usage dans sa ville de prendre un maître d'enfants moyennant salaire, il est tenu de lui faire enseigner moyennant salaire jusqu'à ce qu'il lise toute la Torah écrite. Il n'est pas tenu de lui faire enseigner moyennant salaire la Mishna et la Gemara. Cela n'est dit que s'il n'est pas possible, parce que le moment est pressé pour lui ; mais s'il le peut, c'est un commandement de lui faire achever la Mishna, la Gemara, les halakhot et les aggadot.

מושיבין מלמדי תינוקות בכל עיר ועיר וכל עיר שאין בה מלמד תינוקות היו מחרימים אנשי העיר עד שיושיבו מלמד תינוקות ואם לא הושיבו מחריבין העיר שאין העולם מתקיים אלא בהבל פיהם של תינוקות של בית רבן (ועיין בחושן המשפט סימן קס"ג סעיף ג'):

On installe des maîtres d'enfants dans chaque ville. Toute ville qui n'a pas de maître d'enfants : on frappait les habitants d'un herem jusqu'à ce qu'ils installent un maître d'enfants. S'ils ne l'installaient pas, on détruisait la ville, car le monde ne subsiste que par le souffle de la bouche des petits enfants de l'école (voir Hochen Michpat siman 163 seif 3).

מכניסים התינוקות להתלמד בן חמש שנים שלימות ובפחות מכאן אין מכניסין אותן ואם הוא כחוש מכניסין אותו בן ו' שנים שלימות: הגה ומ"מ מיד שיהיה בן ג' שנים שלימות מלמדין אותו אותיות התורה כדי שירגיל עצמו לקרות בתורה (הרב אברבנאל בפירוש לאבות):

On fait entrer les petits enfants pour apprendre à cinq ans révolus ; en dessous de cela, on ne les fait pas entrer. S'il est chétif, on le fait entrer à six ans révolus. (Rema : Néanmoins, dès qu'il a trois ans révolus, on lui enseigne les lettres de la Torah afin qu'il s'habitue à lire dans la Torah.)

אפילו תינוק שאינו מבין לקרות לא יסלקוהו משם אלא ישב עם האחרים אולי יבין:

Même un petit enfant qui ne comprend pas à lire, qu'on ne l'écarte pas de là ; qu'il reste avec les autres, peut-être comprendra-t-il.

לא יכה אותו המלמד מכת אויב מוסר אכזרי לא בשוטים ולא במקל אלא ברצועה קטנה:

Que le maître ne le frappe pas de coups d'ennemi, châtiment cruel, ni de verges ni de bâton, mais d'une petite lanière.

יושב ומלמדם כל היום וקצת מהלילה כדי לחנכם ללמוד ביום ובלילה:

Il s'assoit et leur enseigne tout le jour et une partie de la nuit, afin de les habituer à étudier le jour et la nuit.

לא יבטלו התינוקות כלל חוץ מערב שבת וערב יום טוב בסוף היום:

Que les petits enfants n'interrompent pas du tout, excepté le vendredi et la veille de Yom Tov, en fin de journée.

אין מבטלין התינוקות אפי' לבנין בית המקדש:

On n'interrompt pas les petits enfants même pour la construction du Temple.

אין קורין לתינוקות בשבת מתחלה מה שלא למדו משום טורח שבת אבל מה שקראו פעם אחת שונים אותו להם בשבת:

On n'enseigne pas aux petits enfants, le Chabbat, pour la première fois ce qu'ils n'ont pas appris, à cause de la peine du Chabbat ; mais ce qu'ils ont déjà lu une fois, on le leur révise le Chabbat.

כ"ה תינוקות מספיק להם מלמד אחד היו יותר על כ"ה עד מ' מושיבין אחר לסייעו בלימודם: הגה ואפי' שכרו הקהל מלמד לכל תינוקות סתם הוא מושיב אחר לסייע בעדו והם יתנו לו שכרו (נ"י פ' לא יחפור) וי"א דאם אין בעיר כ"ה תינוקות אין בני העיר חייבים לשכור להם מלמד (הגהות מיי' פ"ב דת"ת ותוס' ור' ירוחם) וי"א דאפי' בפחות מזה חייבים (שם בנ"י) היו יותר מארבעים מעמידים שנים:

Vingt-cinq petits enfants : un seul maître leur suffit. S'ils étaient plus de vingt-cinq jusqu'à quarante, on en installe un autre pour l'assister dans leur enseignement. (Rema : Même si la communauté a loué un maître pour tous les petits enfants de façon générale, il installe un autre pour l'assister, et eux lui donneront son salaire. Certains disent que s'il n'y a pas dans la ville vingt-cinq petits enfants, les habitants de la ville ne sont pas tenus de leur louer un maître. Et certains disent que même en deçà de cela, ils sont tenus. S'ils étaient plus de quarante, on en établit deux.)

מוליכים הקטן ממלמד למלמד אחר שהוא מהיר ממנו בין במקרא בין בדקדוק במה דברים אמורים כשהיו שניהם בעיר אחת ואין נהר מפסיק ביניהם אבל מעיר לעיר או מצד הנהר לצדו באותה העיר אין מוליכים אותו אלא אם כן היה גשר בנין בריא שאינו ראוי ליפול מהרה:

On emmène le petit d'un maître à un autre maître plus habile que lui, que ce soit en lecture ou en exactitude. Dans quel cas a-t-on dit cela ? Lorsque tous deux étaient dans une même ville et qu'aucun fleuve ne les sépare. Mais d'une ville à une autre, ou d'un bord du fleuve à l'autre dans cette même ville, on ne l'y emmène pas, sauf s'il y avait un pont de construction solide, qui n'est pas susceptible de s'écrouler bientôt.

מלמד תינוקות שמניח התינוקות ויוצא או שעושה מלאכה אחרת עמהם או שמתרשל בתלמודו הרי זה בכלל ארור עושה מלאכת ה' רמיה לפיכך אין להושיב מלמד אלא בעל יראה מהיר לקרוא ולדקדק: הגה ואין למלמד לנעור בלילה יותר מדאי שלא יהיה עצל ביום ללמוד וכן לא יתענה או לעצור במאכל ומשתה או לאכול ולשתות יותר מדאי כי כל אלו הדברים גורמים שלא יוכל ללמד היטב וכל המשנה ידו על התחתונה ומסלקין ליה (מרדכי פ' האומנין מהירושלמי) ושאר דיני מלמד עיין בחושן המשפט סי' של"ד ושל"ה:

Un maître d'enfants qui laisse les petits enfants et sort, ou qui fait un autre travail avec eux, ou qui se néglige dans son enseignement, celui-ci entre dans [le verset] : « Maudit celui qui fait l'œuvre de ה' avec tromperie. » C'est pourquoi l'on n'installera comme maître qu'un homme craignant [le Ciel], habile à lire et à être exact. (Rema : Le maître ne doit pas veiller la nuit plus que de raison, afin de n'être pas paresseux le jour pour enseigner. De même, qu'il ne jeûne pas, qu'il ne se restreigne pas dans le manger et le boire, et qu'il ne mange et ne boive pas plus que de raison, car toutes ces choses font qu'il ne pourra pas bien enseigner. Quiconque change est en position de faiblesse, et on le révoque. Pour les autres lois du maître, voir Hochen Michpat siman 334 et 335.)

אם יש כאן מלמד שמלמד לתינוקות ובא אחר טוב ממנו מסלקין הראשון מפני השני:

S'il y a ici un maître qui enseigne aux petits enfants et qu'il en vient un autre meilleur que lui, on révoque le premier devant le second.

אם יש כאן שני מלמדים האחד קורא הרבה ואין מדקדק עמהם להבינם על נכון ואחד אינו קורא כל כך אלא שמדקדק עמהם להבינם לוקחין אותו שמדקדק יותר:

S'il y a ici deux maîtres, l'un qui lit beaucoup mais n'est pas exact avec eux pour leur faire bien comprendre, et l'un qui ne lit pas autant mais qui est exact avec eux pour leur faire comprendre : on prend celui qui est plus exact.

מי שאין לו אשה לא ילמד תינוקות מפני שאמותיהם מביאות בניהם ואין המלמד צריך שתהיה אשתו שרויה עמו בבית הספר אלא היא בביתה והוא מלמד במקומו:

Celui qui n'a pas de femme n'enseignera pas aux petits enfants, parce que leurs mères amènent leurs fils. Le maître n'a pas besoin que sa femme demeure avec lui à l'école : elle est chez elle, et lui enseigne à sa place.

לא תלמד אשה תינוקות מפני אביהם שמביאים בניהם:

Une femme n'enseignera pas aux petits enfants, à cause de leurs pères qui amènent leurs fils.

אחד מבני החצר או מבני מבוי שביקש ליעשות מלמד תינוקות אין שכניו יכולים למחות בידו וכן מלמד תינוקות שבא חבירו ופתח בית ללמד תינוקות בצדו כדי שיבואו לו תינוקות אחרים או כדי שיבואו התינוקות שאצל זה לזה אין יכולים למחות בידו שנאמר ה' חפץ למען צדקו יגדיל תורה ויאדיר: הגה רב היושב בעיר ולומד לרבים יכול חכם אחר לבא וללמוד ג"כ שם אפילו מקפח קצת פרנסת הראשון כגון שהקהל קבלו הראשון עליהם לרב ונוטל פרס מהם על זה אפי' הכי יכול השני לבא לדור שם ולהחזיק רבנות בכל דבר כמו הראשון אם הוא גדול וראוי לכך (מהרי"ו סי' קנ"א ומהרא"י בפסקיו סי' קנ"ח ע"ש תשו' הגדולים) אבל אם בא חכם אכסנאי לעיר אין לו לקפח שכר הרב הדר שם לעשות חופות וקידושין וליטול השכר הבא מהם הואיל והוא פרס הרב הדר שם אבל מותר לעשות החופה ולתת השכר לרב הקבוע וכן מותר לו לדון בין שני בעלי דינין שבעיר הבאים לפניו לדון דדלמא הרב שבעיר אין ממוצע להם אבל אין לו להורות איסור והיתר או לדרוש לנהוג שררה באתריה דחבריה (מהרי"ק שורש ק"ע ומהר"ד בתשובה כ"ב) מי שהוחזק לרב בעיר אפי' החזיק בעצמו באיזה שררה אין להורידו מגדולתו אע"פ שבא לשם אחר גדול ממנו (ריב"ש סימן רע"א) אפילו בנו ובן בנו לעולם קודמים לאחרים כל זמן שממלאים מקום אבותיהם ביראה והם חכמים קצת (רמב"ם פ"א מהלכות מלכים) ובמקום שיש מנהג לקבל רב על זמן קצוב או שמנהג לבחור במי שירצו הרשות בידם (כל בו) אבל כל שקבלו הקהל עליהם וכל שכן אם עשו ברצון השררה אין לשום גדול בעולם להשתרר עליו ולהורידו (שם בריב"ש):

L'un des habitants de la cour ou de la ruelle qui a voulu se faire maître d'enfants : ses voisins ne peuvent pas s'y opposer. De même, un maître d'enfants dont un confrère est venu ouvrir une maison à côté pour enseigner aux petits enfants, afin que d'autres petits viennent à lui, ou afin que les petits qui sont chez celui-ci aillent chez celui-là : on ne peut pas s'y opposer, ainsi qu'il est dit : « ה' a voulu, pour sa justice, grandir la Torah et la fortifier. » (Rema : Un rav qui siège dans une ville et enseigne au public : un autre sage peut aussi venir enseigner là-bas, même s'il entame un peu la subsistance du premier — par exemple si la communauté a accepté le premier sur elle comme rav et qu'il reçoit d'eux une allocation pour cela ; malgré tout, le second peut venir habiter là et exercer la fonction rabbinique en toute chose comme le premier, s'il est grand et digne de cela. Mais si un sage de passage vient en ville, il n'a pas à entamer le salaire du rav qui y réside, en faisant des houppa et des kiddoushin et en prenant le salaire qui en vient, puisque c'est l'allocation du rav qui réside là. Mais il lui est permis de faire la houppa et de donner le salaire au rav titulaire. De même, il lui est permis de juger entre deux plaideurs de la ville qui viennent devant lui pour être jugés, car peut-être le rav de la ville n'est pas un tiers qui leur convient. Mais il n'a pas à statuer en interdit et permis, ni à prêcher pour exercer l'autorité dans le lieu de son confrère. Celui qui s'est établi comme rav dans une ville, même s'il s'est établi de lui-même dans quelque autorité, on ne le descendra pas de sa grandeur, bien qu'il y soit venu un autre plus grand que lui. Même son fils et le fils de son fils passent toujours avant les autres, tant qu'ils remplissent la place de leurs pères dans la crainte et qu'ils sont un peu savants. Dans un endroit où c'est la coutume d'accepter un rav pour un temps limité, ou la coutume de choisir qui l'on veut, ils en ont le droit. Mais dès que la communauté l'a accepté sur elle, et à plus forte raison si cela s'est fait avec l'assentiment de l'autorité, aucun grand au monde n'a à s'imposer sur lui et à le destituer.)