שולחן ערוך, יורה דעה

Choulhan Aroukh — Yoré Déa, siman 246

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · Chacun est tenu de l'étude de la Torah, et comment on enseigne contre salaire
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Tout Israël doit fixer un temps d'étude jour et nuit. On partage le temps entre Torah écrite, Mishna et Talmud. La Torah orale ne s'enseigne contre salaire que par nécessité. Une femme n'est pas tenue d'étudier comme l'homme. Règles du maître et des élèves, priorité des questions, sainteté du beit hamidrash. L'étude pèse autant que toutes les mitsvot. Effort, nuit, interdiction de profiter de la Torah, exceptions pour le rav de la ville.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETChacun est tenu de l’étude de la Torah, et comment on enseigne contre salaire
À FAIRETout Israël
Pauvre ou riche, sain ou souffrant, jeune ou vieillard : se fixer un temps jour et nuit. Même le pauvre qui fait le tour des portes. En nécessité pressante, le Chema du matin et du soir suffit. Qui ne sait pas apprendre ou est trop préoccupé pourvoit à ceux qui étudient
REMACela lui est compté comme s’il étudiait. On peut convenir : l’un s’occupe de Torah, l’autre fournit la subsistance, ils partagent la récompense. On ne vend pas une part déjà acquise
À FAIREOrdre, durée, trois tiers
Étudier puis prendre femme ; si le penchant se renforce, femme d’abord. Jusqu’au jour de la mort : sans Torah, on oublie. Un tiers Écriture (24 livres), un tiers Mishna (orale et explication), un tiers Talmud (déduire et comparer). Au début ainsi ; une fois grandi : Écriture et orale à heures fixes, le reste au Talmud
REMASelon certains, le Talmud de Babylone acquitte le tout. N’étudier que Écriture, Mishna, Gemara et décisionnaires. Autres sciences à l’occasion, pas livres d’hérétiques ; pardès seulement après viande et vin (interdit et permis)
OUISalaire
Torah écrite : permis là où c’est l’usage. Torah orale : interdit, sauf s’il n’a pas trouvé d’enseignement gratuit — alors apprendre contre salaire, enseigner ensuite gratuitement. Usage d’aujourd’hui : permis s’il n’a pas de quoi vivre, ou salaire d’inactivité manifeste. Enseignements des scribes : permis
OUIFemme
Récompense moindre que l’homme, car non commandée. Torah orale à sa fille : comme la tiflout. Torah écrite : pas lekhathila ; si on l’enseigne, ce n’est pas tiflout
REMAElle est tenue des lois qui la concernent. Pas tenue d’enseigner à son fils ; si elle aide fils ou mari, elle partage la récompense
À ÉVITERIndignes et relâchement
N’enseigner pas à un élève indigne : le ramener d’abord au bien. N’étudier pas auprès d’un maître qui ne va pas dans la bonne voie, même grand sage. La Torah ne se tient pas dans le confort ; qui peut étudier et ne le fait pas méprise la parole de ה'
À FAIREEnseigner et interroger
Tous au même niveau (terre ou sièges), élèves en couronne. Répéter sans se fâcher ; l’élève redemande sans honte. Le timide n’apprend pas, l’irascible n’enseigne pas. S’ils se relâchent, le maître se fâche pour les aiguiser. On n’interroge pas debout et l’on ne répond pas debout. Pas dès l’entrée, ni à deux, ni hors sujet, ni plus de trois halakhot
REMACertains : se tenir debout pour une halakha. Un mamzer talmid hakham précède un kohen ignorant
OUIBeit hamidrash
On n’y dort pas. On n’y parle que Torah, même pas « réfua » à qui éternue. Sainteté plus grave que le beit haknesset. Si d’autres peuvent faire la mitsva, ne pas interrompre l’étude ; sinon la faire et revenir
REMATorah fixe, métier occasionnel. Vivre de ses mains est une grande qualité. Qui veut vivre de la tsedaka sans métier profane le Nom. Vieillard ou malade : peut tirer profit de sa Torah. Le rav de la ville a un entretien s’il en a besoin, pas un riche. Traitement du public permis ; cadeaux importants des particuliers interdits
À FAIRENuit et voix
Faire entendre sa voix : l’étude se tient ; à voix basse, on oublie. Prendre garde à toutes ses nuits. Maison sans Torah la nuit : le feu la dévore. Qui maintient la Torah dans la pauvreté la maintiendra dans la richesse
REMALe plus de la sagesse s’acquiert la nuit. Étude de nuit dès le quinze Av ; qui n’ajoute pas sera retranché. Siyoum : repas de mitsva. Interdit d’étudier dans les lieux souillés ; permis d’entrer au bain même au milieu d’une halakha non tranchée
Tout Israël se fixe un temps d’étude jour et nuit jusqu’à la mort ; qui ne peut pas étudier soutient ceux qui étudient. On partage l’étude en trois, on n’enseigne l’orale contre salaire que par nécessité, et le beit hamidrash n’est que pour la Torah. La Torah est l’occupation fixe ; la nuit et l’effort la font tenir.

Glossaire

pardès
verger ; étude occasionnelle des autres sciences, après la halakha
shekhar betala
salaire d'inactivité, compensation pour le temps laissé sans métier
tiflout
chose de faute, propos vains ou interdits
lekhathila
a priori
semikha
ordination rabbinique
qal vahomer
raisonnement a fortiori
guezéra chava
analogie verbale entre deux versets
mamzer
enfant né d'une union interdite par la Torah
réfua
souhait de santé à qui a éternué
keter Torah
couronne de la Torah, dignité de l'étude
bikourim
prémices, premiers fruits apportés au Temple

שחייב כל אדם בתלמוד תורה והיאך לומדים בשכר. ובו כ"ו סעיפים:כל איש ישראל חייב בתלמוד תורה בין עני בין עשיר בין שלם בגופו בין בעל יסורים בין בחור בין זקן גדול אפי' עני המחזר על הפתחים אפילו בעל אשה ובנים חייב לקבוע לו זמן לתלמוד תורה ביום ובלילה שנאמר והגית בו יומם ולילה. (ובשעת הדחק אפילו לא קרא רק ק"ש שחרית וערבית לא ימושו מפיך קרינן ביה) (הגהות מיימוני פ"א וסמ"ג עשין י"ב) ומי שא"א לו ללמוד מפני שאינו יודע כלל ללמוד או מפני הטרדות שיש לו יספיק לאחרים הלומדים: הגה ותחשב לו כאילו לומד בעצמו (טור) ויכול אדם להתנות עם חבירו שהוא יעסוק בתורה והוא ימציא לו פרנסה ויחלוק עמו בשכר אבל אם כבר עסק בתורה אינו יכול למכור לו חלקו בשביל ממון שיתן לו (תא"ו נתיב ב' מש"ס דסוטה):

Tout homme d'Israël est tenu de l'étude de la Torah, qu'il soit pauvre ou riche, sain de corps ou sujet aux souffrances, jeune homme ou vieillard. Même un pauvre qui fait le tour des portes, même s'il a femme et enfants, il est tenu de se fixer un temps pour l'étude de la Torah le jour et la nuit, ainsi qu'il est dit : « Tu le méditeras jour et nuit. » En cas de nécessité pressante, même s'il n'a lu que le Chema du matin et du soir, on applique à son sujet : « qu'ils ne s'écartent pas de ta bouche ». Celui qui ne peut pas étudier, parce qu'il ne sait pas du tout apprendre ou à cause des préoccupations qu'il a, pourvoira aux besoins de ceux qui étudient. (Rema : Cela lui est compté comme s'il étudiait lui-même. Un homme peut convenir avec son compagnon que celui-ci s'occupera de Torah et que lui lui fournira sa subsistance, et ils partageront la récompense. Mais s'il s'est déjà occupé de Torah, il ne peut pas lui vendre sa part contre de l'argent qu'il lui donnerait.)

ילמוד אדם תורה ואח"כ ישא אשה שאם ישא אשה תחילה א"א לו לעסוק בתורה מאחר שרחיים בצוארו ואם א"א לו בלא אשה מפני שיצרו מתגבר עליו ישא אשה תחילה:

Qu'un homme étudie la Torah, puis qu'il prenne femme. S'il prend femme d'abord, il ne pourra plus s'occuper de Torah, la meule au cou. S'il ne peut se passer de femme, parce que son penchant se renforce sur lui, qu'il prenne femme d'abord.

עד אימתי חייב ללמוד עד יום מותו שנאמר ופן יסורו מלבבך כל ימי חייך וכל זמן שלא יעסוק בתורה הוא שוכח:

Jusqu'à quand est-on tenu d'étudier ? Jusqu'au jour de sa mort, ainsi qu'il est dit : « De peur qu'ils ne s'écartent de ton cœur tous les jours de ta vie. » Tant qu'on ne s'occupe pas de Torah, on oublie.

חייב אדם לשלש למודו שליש בתורה שבכתב דהיינו הארבעה ועשרים שליש במשנה דהיינו תורה שבעל פה ופי' תורה שבכתב בכלל זה שליש בתלמוד דהיינו שיבין וישכיל אחרית דבר מראשיתו ויוציא דבר מתוך דבר וידמה דבר לדבר וידון במדות שהתורה נדרשת בהם עד שידע היאך עיקר המצות והיאך יוצא האסור והמותר וכיוצא בזה דברים שלמד מפי השמועה כיצד היה בעל אומנות ועוסק במלאכתו ג' שעות ביום וט' בתורה קורא ג' מהם בתורה שבכתב ובג' תורה שבעל פה ובג' יבין דבר מתוך דבר במה דברים אמורים בתחילת לימודו של אדם אבל כשיגדיל בתורה ולא יהא צריך ללמוד תורה שבכתב ולא לעסוק תמיד בתורה שבעל פה יקרא בעתים מזומנים תורה שבכתב ודברי תורה שבעל פה כדי שלא ישכח דבר מדיני התורה ויפנה כל ימיו לתלמוד בלבד לפי רוחב לבו וישוב דעתו: הגה וי"א שבתלמוד בבלי שהוא בלול במקרא במשנה וגמרא אדם יוצא ידי חובתו בשביל הכל (טור בשם ר"ת וע"פ ע"ל סי' רמ"ה ס"ו) ואין לאדם ללמוד כי אם מקרא משנה וגמרא והפוסקים הנמשכים אחריהם ובזה יקנה העולם הזה והעוה"ב אבל לא בלמוד שאר החכמות (ריב"ש סי' מ"ה ותלמידי רשב"א) ומ"מ מותר ללמוד באקראי בשאר חכמות ובלבד שלא יהיו ספרי מינים וזהו נקרא בין החכמים טיול בפרדס ואין לאדם לטייל בפרדס רק לאחר שמלא כריסו בשר ויין והוא לידע איסור והיתר ודיני המצות (רמב"ם סוף מדע ס"פ ד' מהל' יסודי התורה):

L'homme est tenu de partager son étude en trois : un tiers en Torah écrite, c'est-à-dire les vingt-quatre livres ; un tiers en Mishna, c'est-à-dire la Torah orale — et l'explication de la Torah écrite en fait partie ; un tiers en Talmud, c'est-à-dire qu'il comprenne et saisisse la fin d'une chose à partir de son début, qu'il tire une chose d'une autre, qu'il compare une chose à une autre, et qu'il raisonne selon les règles par lesquelles la Torah s'interprète, jusqu'à savoir quel est le principe des mitsvot, comment sortent l'interdit et le permis, et choses semblables qu'il a apprises par tradition. Comment cela ? S'il avait un métier et s'occupait de son travail trois heures par jour et neuf heures de Torah : il lit trois d'entre elles en Torah écrite, trois en Torah orale, et trois il comprend une chose à partir d'une autre. Dans quel cas a-t-on dit cela ? Au début de l'étude de l'homme. Mais lorsqu'il a grandi dans la Torah et n'a plus besoin d'étudier la Torah écrite ni de s'occuper toujours de la Torah orale, il lira à des moments fixés la Torah écrite et les paroles de la Torah orale, afin de n'oublier aucune des lois de la Torah, et consacrera tous ses jours au seul Talmud, selon la largeur de son cœur et la stabilité de son esprit. (Rema : Certains disent que par le Talmud de Babylone, qui est mêlé d'Écriture, de Mishna et de Gemara, l'homme s'acquitte de tout. L'homme ne doit étudier que l'Écriture, la Mishna, la Gemara et les décisionnaires qui s'ensuivent ; par là il acquiert ce monde-ci et le monde à venir, mais non par l'étude des autres sciences. Toutefois il est permis d'étudier à l'occasion les autres sciences, pourvu que ce ne soient pas des livres d'hérétiques ; les Sages appellent cela se promener dans le pardès (le verger). On ne se promène dans le pardès qu'après s'être rempli l'estomac de viande et de vin, c'est-à-dire connaître l'interdit et le permis et les lois des mitsvot.)

מקום שנהגו ללמד תורה שבכתב בשכר מותר ללמד בשכר אבל תורה שבע"פ אסור ללמד בשכר לא מצא מי שילמדנו בחנם ילמוד בשכר ואע"פ שהוצרך ללמוד בשכר לא יאמר כשם שלמדתי בשכר כך אלמד בשכר אלא ילמד לאחרים בחנם ומה שנהגו האידנא ללמד הכל בשכר אם אין לו במה להתפרנס שרי ואפי' יש לו אם הוא שכר בטלה דמוכח שמניח כל עסקיו ומשאו ומתנו שרי (וכל חידושי סופרים דהיינו מה שנתקן מדרבנן מותר ליטול שכר ללמדו) (הגהות מיימוני פ"א):

Là où l'on a coutume d'enseigner la Torah écrite contre salaire, il est permis de l'enseigner contre salaire. Mais la Torah orale, il est interdit de l'enseigner contre salaire. S'il n'a pas trouvé qui l'enseigne gratuitement, qu'il apprenne contre salaire. Bien qu'il ait dû apprendre contre salaire, qu'il ne dise pas : « De même que j'ai appris contre salaire, j'enseignerai contre salaire » ; il enseignera aux autres gratuitement. Quant à l'usage d'aujourd'hui d'enseigner tout contre salaire : s'il n'a pas de quoi vivre, c'est permis. Même s'il a de quoi vivre, si c'est un salaire d'inactivité manifeste — il laisse toutes ses affaires et son commerce —, c'est permis. Tous les enseignements des scribes, c'est-à-dire ce que les Sages ont institué, il est permis de prendre un salaire pour les enseigner.

אשה שלמדה תורה יש לה שכר אבל לא כשכר האיש מפני שאינה מצווה ועושה ואע"פ שיש לה שכר צוו חז"ל שלא ילמד אדם את בתו תורה מפני שרוב הנשים אין דעתן מכוונת להתלמד ומוציאות דברי תורה לדברי הבאי לפי עניות דעתן אמרו חכמים כל המלמד את בתו תורה כאילו מלמדה תיפלות (פי' דבר עבירה) בד"א תורה שבע"פ אבל תורה שבכתב לא ילמד אותה לכתחלה ואם מלמדה אינו כמלמד' תיפלות (רמב"ם וסמ"ג ולא כמקצת ספרי הטור) : הגה ומ"מ חייבת האשה ללמוד דינים השייכים לאשה (אגור בשם סמ"ג) ואשה אינה חייבת ללמד את בנה תורה ומ"מ אם עוזרת לבנה או לבעלה שיעסקו בתורה חולקת שכר בהדייהו (הגהות מיי' פ"א דת"ת וסמ"ג):

Une femme qui a étudié la Torah a une récompense, mais non comme la récompense de l'homme, parce qu'elle n'est pas commandée et [néanmoins] agit. Bien qu'elle ait une récompense, les Sages ont ordonné qu'un homme n'enseigne pas la Torah à sa fille, parce que la plupart des femmes n'ont pas l'esprit tourné vers l'étude et font des paroles de Torah des paroles vaines, selon la pauvreté de leur entendement. Les Sages ont dit : quiconque enseigne la Torah à sa fille, c'est comme s'il lui enseignait la tiflout (chose de faute). Dans quel cas a-t-on dit cela ? Pour la Torah orale. Mais la Torah écrite, on ne la lui enseignera pas a priori (lekhathila) ; et si on la lui enseigne, ce n'est pas comme si on lui enseignait la tiflout. (Rema : Toutefois la femme est tenue d'étudier les lois qui concernent la femme. Une femme n'est pas tenue d'enseigner la Torah à son fils ; toutefois si elle aide son fils ou son mari à s'occuper de Torah, elle partage la récompense avec eux.)

אין מלמדין תורה לתלמיד שאינו הגון אלא מחזירין אותו למוטב ומנהיגין אותו בדרך ישרה ובודקין אותו ואח"כ מכניסין אותו לבית המדרש ומלמדין אותו:

On n'enseigne pas la Torah à un élève qui n'est pas digne ; on le ramène d'abord au bien, on le conduit dans la voie droite, on l'examine, et ensuite on l'introduit au beit hamidrash et on lui enseigne.

הרב שאינו הולך בדרך טובה אע"פ שחכם גדול הוא וכל העם צריכים לו אין למדין ממנו עד שיחזור למוטב:

Le maître qui ne va pas dans la bonne voie, même s'il est un grand sage et que tout le peuple a besoin de lui : on n'étudie pas auprès de lui jusqu'à ce qu'il revienne au bien.

כיצד מלמדין הרב יושב בראש והתלמידים לפניו מוקפים כעטרה כדי שיהיו כולם רואים את הרב ושומעין דבריו ולא ישב הרב על הכסא ותלמידיו על הקרקע אלא או הכל על הארץ או הכל על הכסאות: הגה וי"א דוקא כשהגיעו התלמידים לכלל סמיכה (הר"ן פ"ב דמגילה) ורב הלומד על ידי מתורגמן ודיניו נתבארו בפנים ולא כתבן הרב כי אינן שכיחין:

Comment enseigne-t-on ? Le maître est assis en tête et les élèves devant lui, disposés en couronne, afin que tous voient le maître et entendent ses paroles. Que le maître ne soit pas assis sur un siège et ses élèves à terre : ou tous à terre, ou tous sur des sièges. (Rema : Certains disent : seulement lorsque les élèves ont atteint le degré de la semikha. Les lois du rav qui enseigne par interprète ont été exposées dans le Tour ; l'auteur ne les a pas reproduites, car elles ne sont pas fréquentes.)

הרב שלימד ולא הבינו התלמידים לא יכעוס עליהם אלא שונה וחוזר הדבר כמה פעמים עד שיבינו עומק ההלכה ולא יאמר התלמיד הבנתי והוא לא הבין אלא שואל וחוזר ושואל כמה פעמים ואם יכעוס עליו רבו יאמר לו רבי תורה היא וללמוד אני צריך ודעתי קצרה:

Si le maître a enseigné et que les élèves n'ont pas compris, qu'il ne se fâche pas contre eux ; qu'il répète et revienne sur la chose plusieurs fois jusqu'à ce qu'ils comprennent la profondeur de la halakha. Que l'élève ne dise pas « j'ai compris » alors qu'il n'a pas compris ; qu'il demande et redemande plusieurs fois. Si son maître se fâche contre lui, qu'il lui dise : « Mon maître, c'est la Torah, et j'ai besoin d'apprendre, et mon entendement est court. »

ולא יהא התלמיד בוש מחבירו שלמד בפעם ראשונה או שניה והוא לא למד אפי' אחר כמה פעמים שאם נתבייש מדבר זה נמצא נכנס ויוצא לבית המדרש והוא לא למד כלום ועל כן אמרו לא הביישן למד ולא הקפדן מלמד בד"א שלא הבינו התלמידים הדבר מפני עמקו או מפני דעתן שהיא קצרה אבל אם ניכר לרב שהם מתרשלים בדברי תורה ומתרפים עליהם ולפיכך לא הבינו חייב לכעוס עליהם ולהכלימם בדברים כדי לחדדן ועל זה אמרו זרוק מרה בתלמידים לפיכך אין ראוי לרב לנהוג קלות ראש בפני התלמידים ולא לשחוק בפניהם ולא לאכול ולשתות עמהם כדי שתהא אימתו מוטלת עליהם וילמדו ממנו מהרה:

Que l'élève n'ait pas honte devant son compagnon qui a appris du premier ou du second coup, alors que lui n'a pas appris même après plusieurs fois. S'il a honte de cela, il entre et sort du beit hamidrash sans avoir rien appris. C'est pourquoi l'on a dit : le timide n'apprend pas, et l'irascible n'enseigne pas. Dans quel cas a-t-on dit cela ? Si les élèves n'ont pas compris la chose à cause de sa profondeur ou de la brièveté de leur entendement. Mais s'il est clair au maître qu'ils se relâchent dans les paroles de Torah et s'y amollissent, et que c'est pourquoi ils n'ont pas compris, il est tenu de se fâcher contre eux et de les confondre par des paroles, afin de les aiguiser. Sur cela on a dit : « Jette de l'amertume parmi les élèves. » C'est pourquoi il ne convient pas au maître de se conduire avec légèreté devant les élèves, ni de rire devant eux, ni de manger et de boire avec eux, afin que sa crainte pèse sur eux et qu'ils apprennent de lui promptement.

אין שואלין את הרב כשיכנס לבית המדרש מיד עד שתתישב דעתו עליו ואין התלמיד שואל כשיכנס עד [שיתיישב] וינוח ואין שואלים שנים כאחד ואין שואלים את הרב מענין אחר אלא מאותו ענין שהם עוסקים בו כדי שלא יתבייש ויש לרב להטעות את התלמידים בשאלותיו ובמעשים שעושה לפניהם כדי לחדדם וכדי שידע אם הם זוכרים מה שלומדים ואין צריך לומר שיש לו רשות לשאול אותם בענין אחר שאין עוסקים בו כדי לזרזם:

On n'interroge pas le maître dès qu'il entre au beit hamidrash, jusqu'à ce que son esprit se pose sur lui. L'élève n'interroge pas dès qu'il entre, jusqu'à ce qu'il se soit assis et se soit reposé. On n'interroge pas à deux à la fois. On n'interroge pas le maître sur un autre sujet que celui dont on s'occupe, afin qu'il n'ait pas honte. Le maître peut induire les élèves en erreur par ses questions et par les actes qu'il fait devant eux, afin de les aiguiser et de savoir s'ils se souviennent de ce qu'ils apprennent. Et il va sans dire qu'il a le droit de les interroger sur un autre sujet que celui dont ils s'occupent, afin de les stimuler.

אין שואלים מעומד ואין משיבים מעומד (וי"א כששואלים דבר הלכה צריך לעמוד) (תוספת פרק פסולי המוקדשין בשם הירושלמי) ולא מגבוה ולא מרחוק ולא מאחורי הזקנים ואין שואלים אלא בענין ואין שואלים אלא מיראה ולא ישאל בענין יותר מג' הלכות:

On n'interroge pas debout, et l'on ne répond pas debout. (Rema : Certains disent que lorsqu'on interroge sur une halakha, il faut se tenir debout. On n'interroge pas de haut, ni de loin, ni de derrière les anciens. On n'interroge que sur le sujet. On n'interroge que dans la crainte. Qu'on n'interroge pas sur plus de trois halakhot.)

שנים ששאלו אחד שאל כענין ואחד שאל שלא כענין נזקקים לכענין מעשה ושאינו מעשה נזקקים למעשה הלכה ומדרש נזקקין להלכה מדרש ואגדה נזקקין למדרש אגדה וקל וחומר נזקקין לקל וחומר קל וחומר וגזרה שוה נזקקין לקל וחומר:

Si deux ont interrogé, l'un sur le sujet et l'autre hors sujet : on s'occupe de celui qui est sur le sujet. Un cas pratique et un cas qui n'est pas pratique : on s'occupe du cas pratique. Une halakha et un midrash : on s'occupe de la halakha. Un midrash et une aggada : on s'occupe du midrash. Une aggada et un qal vahomer : on s'occupe du qal vahomer. Un qal vahomer et une guezéra chava : on s'occupe du qal vahomer.

היו השואלים אחד חכם ואחד ת"ח נזקקין לחכם תלמיד חכם ועם הארץ נזקקין לת"ח שניהם חכמים שניהם תלמידים שניהם עמי הארץ שאלו שנים בשתי הלכות או בשתי שאלות שתי תשובות שני מעשים הרשות ביד המשיב למי שירצה יקדים. (ממזר ת"ח קודם לכהן עם הארץ) (לשון הטור בשם חז"ל):

Si les questionneurs sont l'un un sage et l'autre un talmid hakham : on s'occupe du sage. Un talmid hakham et un ignorant : on s'occupe du talmid hakham. Tous deux sages, tous deux élèves, tous deux ignorants, qui ont posé deux halakhot ou deux questions, deux réponses, deux cas : le répondant a le droit de précéder qui il veut. (Rema : Un mamzer talmid hakham précède un kohen ignorant.)

אין ישנים בבית המדרש וכל המתנמנם בבית המדרש חכמתו נעשית קרעים שנאמר וקרעים תלביש נומה:

On ne dort pas au beit hamidrash. Quiconque s'assoupit au beit hamidrash, sa sagesse se fait lambeaux, ainsi qu'il est dit : « Et des lambeaux vêtiront la somnolence. »

אין משיחין בבית המדרש אלא בדברי תורה אפילו מי שנתעטש אין אומרים לו רפואה בבית המדרש וקדושת בית המדרש חמורה מקדושת בית הכנסת:

On ne converse au beit hamidrash que de paroles de Torah. Même celui qui a éternué, on ne lui dit pas « réfua » au beit hamidrash. La sainteté du beit hamidrash est plus grave que celle du beit haknesset.

ת"ת שקול כנגד כל המצות היה לפניו עשיית מצוה ות"ת אם אפשר למצוה להעשות ע"י אחרים לא יפסיק תלמודו ואם לאו יעשה המצוה ויחזור לתורתו:

L'étude de la Torah pèse autant que toutes les mitsvot. S'il avait devant lui l'accomplissement d'une mitsva et l'étude de la Torah : si la mitsva peut être faite par d'autres, qu'il n'interrompe pas son étude ; sinon, qu'il fasse la mitsva et retourne à sa Torah.

תחלת דינו של אדם על ת"ת ואחר כך על שאר מעשיו:

Le début du jugement de l'homme porte sur l'étude de la Torah, puis sur ses autres actes.

לעולם יעסוק אדם בתורה אפי' שלא לשמה שמתוך שלא לשמה בא לשמה:

Que l'homme s'occupe toujours de Torah, même sans intention désintéressée, car de ce qui n'est pas désintéressé vient ce qui l'est.

אין דברי התורה מתקיימים במי שמתרפה עצמו עליהם ולא בלומדים מתוך עידון ומתוך אכילה ושתייה אלא במי שממית עצמו עליה ומצער גופו תמיד ולא יתן שנה לעיניו ותנומה לעפעפיו: הגה ולא יחשוב האדם לעסוק בתורה ולקנות עושר וכבוד עם הלמוד כי מי שמעלה מחשבה זו בלבו אינו זוכה לכתרה של תורה אלא יעשה תורתו קבע ומלאכתו עראי וימעט בעסק ויעסוק בתורה ויסיר תענוגי הזמן מלבו ויעשה מלאכה כל יום כדי חייו אם אין לו מה יאכל ושאר היום והלילה יעסוק בתורה ומעלה גדולה למי שמתפרנס ממעשה ידיו שנאמר יגיע כפיך כי תאכל וגו' כל המשים על לבו לעסוק בתורה ולא לעשות מלאכה להתפרנס מן הצדקה הרי זה מחלל השם ומבזה התורה שאסור ליהנות מדברי תורה וכל תורה שאין עמה מלאכה גוררת עון וסופו ללסטם הבריות (לשון הטור) וכל זה בבריא ויכול לעסוק במלאכתו או בדרך ארץ קצת ולהחיות עצמו (רבינו יונה ורבינו ירוחם נתיב ב' וכ"כ הרמ"ה) אבל זקן או חולה מותר ליהנות מתורתו ושיספקו לו (לכ"ע) ויש אומרים דאפילו בבריא מותר (בית יוסף בשם תשובת רשב"ץ) ולכן נהגו בכל מקומות ישראל שהרב של עיר יש לו הכנסה וספוק מאנשי העיר כדי שלא יצטרך לעסוק במלאכה בפני הבריות ויתבזה התורה בפני ההמון (אברבנאל בפירוש מסכת אבות) ודוקא חכם הצריך לזה אבל עשיר אסור ויש מקילין עוד לומר דמותר לחכם ולתלמידיו לקבל הספקות מן הנותנים כדי להחזיק ידי לומדי תורה שעל ידי זה יכולין לעסוק בתורה בריוח ומ"מ מי שאפשר לו להתפרנס היטב ממעשה ידיו ולעסוק בתורה מדת חסידות הוא ומתת אלהים היא אך אין זה מדת כל אדם שא"א לכל אדם לעסוק בתורה ולהחכים בה ולהתפרנס בעצמו (גם זה בתשובה הנזכרת) וכל זה דשרי היינו שנוטל פרס מן הצבור או הספקה קבועה אבל אין לו לקבל דורונות מן הבריות והא דאמרי' כל המביא דורון לחכם כאלו מקריב בכורים היינו בדורונות קטנים שכן דרך בני אדם להביא דורון קטן לאדם חשוב אפי' הוא עם הארץ (רבינו ירוחם בשם רבינו יונה) ושרי לתלמיד חכם למטעם מידי מהוראתו כדי לברר הוראתו אבל ליקח מתנה דבר חשוב ממה שהתיר אסור (הגהות אשיר"י פ"ק דעבודת כוכבים) ודאשתמש בתגא חלף (הג"מ וסמ"ג) וי"א דזהו המשתמש בשמות (שם בשם אבות דר' נתן) ומותר לצורבא מרבנן לאודועי נפשיה באתרא דלא ידעי ליה (בנדרים דף ס"ב וסמ"ג והג"מ שם ות' רשב"א סי' פ"ד) אם צריך הוא לכך:

Les paroles de Torah ne se maintiennent pas chez qui se relâche à leur sujet, ni chez ceux qui étudient dans le confort, dans le manger et le boire, mais chez qui se fait mourir pour elle et afflige son corps sans cesse, et ne donne pas de sommeil à ses yeux ni d'assoupissement à ses paupières. (Rema : Que l'homme ne pense pas s'occuper de Torah et acquérir richesse et honneur avec l'étude : quiconque laisse monter cette pensée dans son cœur n'obtient pas la couronne de la Torah. Qu'il fasse de sa Torah l'occupation fixe et de son métier l'occasionnel, qu'il réduise les affaires et s'occupe de Torah, qu'il ôte de son cœur les plaisirs du temps, et qu'il fasse chaque jour un travail pour sa vie s'il n'a pas de quoi manger, et le reste du jour et de la nuit qu'il s'occupe de Torah. C'est une grande qualité que de vivre du travail de ses mains, ainsi qu'il est dit : « Quand tu manges du labeur de tes mains... » Quiconque se met en tête de s'occuper de Torah et de ne pas faire de métier, pour vivre de la tsedaka, celui-là profane le Nom et méprise la Torah ; il est interdit de tirer profit des paroles de Torah. Toute Torah qui n'est pas accompagnée d'un métier entraîne la faute, et il finira par dépouiller les créatures. Tout cela vaut pour qui est bien portant et peut s'occuper de son métier ou d'un peu de conduite du monde et se faire vivre. Mais un vieillard ou un malade a le droit de tirer profit de sa Torah, et qu'on pourvoie à ses besoins, de l'avis de tous. Certains disent que même un bien portant le peut. Aussi a-t-on pris l'usage, partout en Israël, que le rav de la ville ait un revenu et un entretien de la part des gens de la ville, afin qu'il n'ait pas à s'occuper d'un métier devant les créatures et que la Torah ne soit pas méprisée devant la foule. Cela seulement pour un sage qui en a besoin ; mais un riche, c'est interdit. Certains sont encore plus indulgents et disent qu'il est permis au sage et à ses élèves de recevoir les fournitures de ceux qui donnent, afin de soutenir les mains de ceux qui étudient la Torah ; par là ils peuvent s'occuper de Torah à l'aise. Toutefois, qui peut bien vivre du travail de ses mains et s'occuper de Torah, c'est une vertu de piété et un don de ה' ; mais ce n'est pas la mesure de tout homme, car il n'est pas possible à tout homme de s'occuper de Torah, d'y devenir sage, et de se faire vivre lui-même. Tout ce qui est permis, c'est de prendre un traitement du public ou une fourniture fixe. Mais il ne doit pas recevoir de cadeaux des particuliers. Quant à ce qu'on dit : « Quiconque apporte un cadeau à un sage, c'est comme s'il offrait les prémices », cela vise les petits cadeaux, car ainsi est la manière des hommes d'apporter un petit cadeau à un homme important, même s'il est ignorant. Il est permis à un talmid hakham de goûter quelque chose de ce qu'il a autorisé par sa décision, afin d'éclaircir sa décision ; mais prendre en cadeau une chose importante de ce qu'il a permis, c'est interdit. « Qui s'est servi de la couronne, disparaît. » Certains disent que cela vise qui se sert des Noms. Il est permis à un jeune savant de se faire connaître dans un lieu où on ne le connaît pas, s'il en a besoin.)

ברית כרותה שכל הלומד בבית הכנסת לא במהרה הוא משכח וכל היגע בתלמודו בצנעה מחכים שנא' ואת צנועים חכמה וכל המשמיע קולו בשעת תלמודו מתקיים בידו אבל הקורא בלחש במהרה הוא שוכח:

Alliance est conclue : quiconque étudie au beit haknesset n'oublie pas de sitôt. Quiconque peine sur son étude en discrétion devient sage, ainsi qu'il est dit : « Aux discrets, la sagesse. » Quiconque fait entendre sa voix pendant son étude, elle se maintient en sa main ; mais qui lit à voix basse oublie de sitôt.

מי שרוצה לזכות בכתרה של תורה יזהר בכל לילותיו ולא יאבד אפי' אחת מהן בשינה באכילה ושתיה ושיחה וכיוצא בהם אלא בדברי חכמה ותלמוד תורה: הגה כי אין אדם לומד רוב חכמתו כי אם בלילה (לשון הטור מרמב"ם) ויש לאדם להתחיל ללמוד בלילה מט"ו באב ואילך ומאן דלא מוסיף יסיף (נ"י פרק יש נוחלין וש"ס ורמב"ם [*ליתא ברמב"ם] שם דף קכ"א ע"ב וסוף תענית ע"ש):

Qui veut mériter la couronne de la Torah prendra garde à toutes ses nuits, et n'en perdra pas même une au sommeil, au manger et au boire, à la conversation et choses semblables, mais aux paroles de sagesse et à l'étude de la Torah. (Rema : Car l'homme n'acquiert le plus de sa sagesse que la nuit. L'homme commencera à étudier la nuit à partir du quinze Av, et qui n'ajoute pas sera retranché.)

כל בית שאין דברי תורה נשמעים בו בלילה אש אוכלתו:

Toute maison où l'on n'entend pas de paroles de Torah la nuit, le feu la dévore.

כל שאפשר לו לעסוק בתורה ואינו עוסק או שקרא ושנה ופירש להבלי העולם והניח תלמודו וזנחו הרי זה בכלל כי דבר ה' בזה (ואסור לדבר בשיחת חולין (הגהות מיימוני פ"ד בשם חז"ל) ועיין בא"ח סימן ש"ז סעיף י"ז):

Quiconque peut s'occuper de Torah et ne s'en occupe pas, ou qui a lu et répété puis s'est retiré vers les vanités du monde, a abandonné son étude et l'a négligée : celui-là entre dans [le verset] « car il a méprisé la parole de ה' ». Il est interdit de parler propos profane (voir Ora'h 'Haïm siman 307 seif 17).

כל המבטל את התורה מעושר סופו לבטלה מעוני וכל המקיים את התורה מעוני סופו לקיימה מעושר: הגה כשמסיים מסכתא מצוה לשמוח ולעשות סעודה ונקראת סעודת מצוה (נ"י פ' יש נוחלין ומימרא דאביי פ' כל כתבי) ואסור לעסוק בדברי תורה במקומות המטונפים ולכן אמרו שאסור לתלמיד חכם לעמוד במקומות המטונפים מפני שלא יהרהר בדברי תורה (פשוט פ' מי שמתו) ומ"מ מותר ליכנס למרחץ אף מתוך הלכה שאינה פסוקה (ת"ה סי' ס"א) ולא חיישינן שיהרהר דבמרחץ שומר עצמו מהרהור תורה (סברת הרב דלא כמסקנת ת"ה שמגמגם בזה):

Quiconque interrompt la Torah dans la richesse finira par l'interrompre dans la pauvreté ; et quiconque maintient la Torah dans la pauvreté finira par la maintenir dans la richesse. (Rema : Quand on achève un traité, c'est une mitsva de se réjouir et de faire un repas ; on l'appelle repas de mitsva. Il est interdit de s'occuper de paroles de Torah dans les lieux souillés ; c'est pourquoi l'on a dit qu'il est interdit à un talmid hakham de se tenir dans les lieux souillés, afin qu'il n'en vienne pas à penser des paroles de Torah. Toutefois il est permis d'entrer au bain même au milieu d'une halakha non tranchée ; on ne craint pas qu'il y pense, car au bain il se garde de penser à la Torah.)