Toute personne, même pauvre, doit donner la tsedaka ; le beit din peut y contraindre. On ne taxe pas les orphelins, sauf honneur ou quota déjà fixé. Les gabbaïm n'acceptent des femmes, esclaves et enfants qu'un don minime. On n'exige rien de qui se serre trop. On donne du meilleur.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
מי חייב בה ומי ראוי לקבלה. ובו ח' סעיפים:כל אדם חייב ליתן צדקה אפילו עני המתפרנס מן הצדקה חייב ליתן ממה שיתנו לו ומי שנותן פחות ממה שראוי (לו) ליתן בית דין היו כופין אותו ומכין אותו מכת מרדות עד שיתן מה שאמדוהו ליתן ויורדים לנכסיו בפניו ולוקחין ממנו מה שראוי לו ליתן:
Tout homme est tenu de donner la tsedaka, même le pauvre qui vit de la tsedaka doit donner de ce qu'on lui donne. Celui qui donne moins que ce qu'il lui convient de donner, le beit din le contraignait et le frappait de coups de rébellion (makkat mardout) jusqu'à ce qu'il donne ce qu'on a estimé qu'il doit donner ; on saisit ses biens en sa présence et l'on prend de lui ce qu'il lui convient de donner.
ממשכנים על הצדקה אפילו בערב שבת:
On prend un gage pour la tsedaka, même le vendredi.
יתומים אין פוסקין עליהם צדקה אפי' לפדיון שבויים אפילו יש להם ממון הרבה אא"כ פוסקין עליהם לכבודם כדי שיצא להם שם: הגה ודוקא צדקה שאין לה קצבה או שיש לה קצבה על נכסי יתומים ויכולין להמתין עד שיגדלו כגון שיש להם טבל ואינן צריכין לאכול עכשיו אבל אם צריכים לאכול עכשיו מעשרין ותורמין להם וה"ה בצדקה שיש לה קצבה כגון שהיו להם קרובים עניים והיה להם קצבה מאביהם כל שנה ושנה ואין להם לאכול רק זו או יחזרו על הפתחים ויהיה גנאי ליתומים האפוטרופוס שלהם נותן מנכסיהם הקצבה לקרוביהם (תשובת ר"י מינץ סימן א'):
On ne fixe pas de tsedaka à la charge des orphelins, même pour le rachat des captifs (pidyon shevouyim), même s'ils ont beaucoup d'argent — sauf si on la fixe à leur honneur, afin qu'ils s'en fassent un nom. (Rema : Cela ne vaut que pour une tsedaka sans quota fixé, ou pour une tsedaka à quota fixé sur les biens des orphelins lorsqu'on peut attendre qu'ils grandissent — par exemple s'ils ont du tevel et n'ont pas besoin d'en manger maintenant. Mais s'ils doivent en manger maintenant, on prélève pour eux la terouma et le maasser. Il en va de même d'une tsedaka à quota fixé : s'ils ont des parents pauvres à qui leur père versait chaque année une somme fixe, et qu'ils n'ont de quoi manger que cela, ou bien qu'ils devraient mendier de porte en porte, ce qui serait une honte pour les orphelins, leur tuteur verse alors de leurs biens cette somme fixe à leurs parents.)
גבאי צדקה אין מקבלין מהנשים ומהעבדים ומהתינוקות אלא דבר מועט אבל לא דבר גדול שחזקתו גזול או גנוב משל אחרים וכמה הוא דבר מועט. הכל לפי עושר הבעלים ועניותם והני מילי בסתמא אבל אם הבעל מוחה אפילו כל שהוא אסור לקבל מהם:
Les gabbaïm de tsedaka ne reçoivent des femmes, des esclaves et des petits enfants qu'une chose minime, et non une chose importante, car la présomption est qu'elle est volée ou dérobée à autrui. Quelle est une chose minime ? Tout selon la richesse ou la pauvreté des maîtres. Cela vaut dans le cas ordinaire ; mais si le mari s'y oppose, même le moindre don, il est interdit de le recevoir d'eux.
אם האשה השכירה מלמד לבנה אם ידע הבעל ושתיק ודאי ניחא ליה במה שעשתה אבל אם מוחה לאלתר אין במעשיה כלום (ואפי' אם נושאת ונותנת תוך הבית יוכל למחות בה) (ב"י בשם תשובת הרא"ש כלל י"ג):
Si la femme a embauché un maître d'enfants pour son fils : si le mari l'a su et s'est tu, cela lui agrée certainement ; mais s'il s'y oppose aussitôt, son acte est nul. Même si elle négocie et gère dans la maison, il peut s'y opposer.
בן שאוכל אצל אביו ועבד האוכל עם רבו נותן פרוסה לעני או לבנו של אוהבו ואינו חושש משום גזל שכך נהגו בעלי בתים:
Un fils qui mange chez son père, et un esclave qui mange avec son maître, donnent une tranche de pain au pauvre ou au fils de l'ami, sans craindre le vol : tel est l'usage des maîtres de maison.
אדם שוע שנותן צדקה יותר מהראוי לו או שמיצר לעצמו ונותן לגבאי כדי שלא יתבייש אסור לתובעו ולגבות ממנו צדקה והגבאי שמכלימו ושואל ממנו עתיד הקב"ה ליפרע ממנו:
Un homme généreux qui donne plus de tsedaka qu'il ne lui convient, ou qui se serre lui-même et donne au gabbaï afin de n'avoir pas honte : il est interdit de le réclamer et de prélever de lui la tsedaka. Le gabbaï qui l'humilie et lui en demande, le Saint béni soit-Il en tirera vengeance.
הרוצה לזכות לעצמו יכוף יצרו הרע וירחיב ידו וכל דבר שהוא לשם שמים יהיה מהטוב והיפה. אם בנה בית תפלה יהיה נאה מבית ישיבתו. האכיל רעב יאכיל מהטוב והמתוק שבשולחנו. כיסה ערום יכסה מהיפה שבכסותו. הקדיש דבר יקדיש מהיפה שבנכסיו וכן הוא אומר כל חלב לה':
Qui veut acquérir du mérite dompte son mauvais penchant et élargit sa main. Tout ce qui est pour le Nom du Ciel, qu'il soit du meilleur et du plus beau. S'il bâtit une maison de prière, qu'elle soit plus belle que sa demeure. S'il nourrit un affamé, qu'il le nourrisse du bon et du doux de sa table. S'il couvre un nu, qu'il le couvre du plus bel de ses habits. S'il consacre une chose, qu'il consacre le plus bel de ses biens. Ainsi est-il dit : « Toute graisse à ה'. »