Les gabbaïm ne se séparent pas au marché, évitent tout soupçon, changent et vendent à autrui seulement. On ne leur demande pas de comptes s'ils sont intègres. La tsedaka est un neder : on la donne aussitôt sous peine de bal te'a'her. On évite de vouer ; le gabbaï avance si la caisse manque. On ne verse pas toute sa tsedaka à un seul pauvre ; le gabbaï ne favorise pas ses proches.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
סדר גביית הצדקה ושלא לאחרה. ובו י"א סעיפים:גבאי צדקה אינם רשאים לפרוש זה מזה בשוק אלא כדי (שיראו זה את זה (טור) כגון) שיהא זה פורש לשער וזה פורש לחנות וגובים מצא הגבאי מעות בשוק לא יתנם לתוך כיסו אלא לתוך ארנקי של צדקה וכשיגיע לביתו יטלם היה הגבאי נושה בחברו מנה ופרעו בשוק לא יתנם לתוך כיסו אלא לתוך ארנקי של צדקה וכשיגיע לביתו יטלם ולא ימנה מעות הקופה שנים שנים אלא אחד אחד מפני החשד שנא' והייתם נקיים מה' ומישראל (ל' רמב"ם פ"ט מהל' מ"ע):
Les gabbaïm de tsedaka n'ont pas le droit de s'écarter l'un de l'autre au marché, sinon assez pour qu'ils se voient l'un l'autre : par exemple l'un se dirige vers une porte et l'autre vers une boutique, et ils perçoivent. Si le gabbaï trouve de l'argent au marché, il ne le mettra pas dans sa poche mais dans la bourse de tsedaka ; une fois arrivé chez lui, il le prendra. Si le gabbaï avait une créance d'une mine sur son prochain et que celui-ci le remboursa au marché, il ne le mettra pas dans sa poche mais dans la bourse de tsedaka ; une fois arrivé chez lui, il le prendra. On ne compte pas l'argent de la koupa deux par deux, mais un par un, à cause du soupçon, ainsi qu'il est dit : « Vous serez innocents envers ה' et envers Israël. »
גבאי צדקה שאין להם עניים לחלק מצרפים המעות דינרים לאחרים אבל לא לעצמם וכן אם צריכים למכור מה שגבו מהתמחוי ימכרו לאחרים אבל לא לעצמם מפני החשד ואין מחשבין בצדקה עם גבאי צדקה ולא בהקדש עם הגזברים שנאמר ולא יחשבו את האנשים אשר יתנו את הכסף על ידם לתת לעושי המלאכה כי באמונה הם עושים (רמב"ם שם) : הגה ומ"מ כדי שיהיו נקיים מה' ומישראל טוב להם ליתן חשבון (טור) וכל זה בגבאים הכשרים אבל מי שאינו כשר או שנתמנה באלמות וחזקה צריך ליתן חשבון וה"ה בכל ממונים על הצבור (מהרי"ו סי' קע"ג) וכשרוצים הצבור יכולין לסלק הגבאי ולמנות אחר ואין כאן משום חשד וה"ה שאר ממונים (כל בו):
Des gabbaïm de tsedaka qui n'ont pas de pauvres à qui répartir changent les pièces contre des dinars auprès d'autrui, mais non auprès d'eux-mêmes. De même, s'ils doivent vendre ce qu'ils ont perçu du tamhoui, ils vendront à autrui et non à eux-mêmes, à cause du soupçon. On ne demande pas de comptes sur la tsedaka aux gabbaïm de tsedaka, ni sur le hekdech aux gizbarim, ainsi qu'il est dit : « On ne demandait pas de comptes aux hommes auxquels on remettait l'argent pour le donner aux ouvriers, car ils agissaient avec fidélité. » (Rema : Néanmoins, afin d'être innocents envers ה' et envers Israël, il est bon qu'ils rendent des comptes (Tour). Tout cela concerne des gabbaïm intègres ; mais celui qui n'est pas intègre, ou qui a été nommé par la violence et l'emprise, doit rendre des comptes. Il en est de même de tous les préposés du public (Mahariv, siman 173). Lorsque le public le veut, il peut révoquer le gabbaï et en nommer un autre, et il n'y a pas là de soupçon. Il en est de même des autres préposés.)
הצדקה הרי היא בכלל הנדרים לפיכך האומר הרי עלי סלע לצדקה או הרי הסלע זו צדקה חייב ליתנה לעניים מיד ואם איחר עובר בבל תאחר שהרי בידו ליתן מיד ועניים מצויים הם ואם אין שם עניים מפריש ומניח עד שימצא עניים: הגה וכל זה בצדקה שיש בידו לחלקה בעצמו אבל כשנודרין צדקה בבית הכנסת ליתנה ליד גבאי או שאר צדקה שיש לו ליתן לגבאי אינו עובר עליה אע"ג דעניים מצויים אא"כ תבעו הגבאי ואז עובר עליה מיד אי קיימי עניים והגבאי היה מחלק להם מיד ואם אין ידוע לגבאי צריך הוא להודיע לגבאי מה שנדר כדי שיוכל לתבעו (מרדכי פ"ק דב"ב ופ"ק דר"ה) ולא מקרי עניים מצויים אלא עניים הצריכים לחלק להם אבל אם אין דרך לחלק להם מיד לא מקרי עניים מצויים (ג"ז במרדכי בב"ב) ואם אמר אתן סלע לצדקה לפלוני אינו עובר עד שיבא אותו עני אע"ג דשאר עניים מצויים (ג"ז שם) : ודוקא במפריש צדקה סתם אבל כל אדם יכול להפריש מעות לצדקה שיהיו מונחים אצלו ליתנם מעט על יד על יד כמו שיראה לו (טור בשם הרא"ש) וכן אם התנה בשעה שנדר בצדקה או התנדב אותה שיהיו הגבאים רשאים לשנותה ולצורפה בזהב הרי אלו מותרים (רמב"ם):
La tsedaka entre dans la catégorie des nedarim (vœux). C'est pourquoi celui qui dit : « Je m'impose un sela pour la tsedaka » ou « ce sela-ci est tsedaka » doit le donner aux pauvres aussitôt. S'il tarde, il transgresse « tu ne tarderas pas » (bal te'a'her), car il a le pouvoir de donner aussitôt et les pauvres sont présents. S'il n'y a pas de pauvres là, il met de côté et laisse jusqu'à ce qu'il trouve des pauvres. (Rema : Tout cela concerne une tsedaka qu'il peut répartir lui-même. Mais lorsqu'on voue de la tsedaka à la synagogue pour la remettre au gabbaï, ou toute autre tsedaka à remettre au gabbaï, on ne transgresse pas, même si des pauvres sont présents, à moins que le gabbaï n'ait réclamé ; alors on transgresse aussitôt, si des pauvres sont là et que le gabbaï leur répartissait aussitôt. Si le gabbaï ne sait pas, il faut l'informer de ce que l'on a voué, afin qu'il puisse réclamer (Mordekhai). On n'appelle « pauvres présents » que des pauvres à qui l'on a coutume de répartir aussitôt ; si l'on n'a pas coutume de leur répartir aussitôt, ils ne s'appellent pas pauvres présents. S'il a dit : « Je donnerai un sela de tsedaka à un tel », il ne transgresse pas avant que ce pauvre-là vienne, même si d'autres pauvres sont présents.) Et cela seulement lorsqu'on met de côté de la tsedaka sans précision ; mais chacun peut mettre de côté de l'argent pour la tsedaka, qui restera chez lui pour le donner peu à peu, selon ce qui lui semble (Tour au nom du Roch). De même, s'il a stipulé au moment du vœu ou du don que les gabbaïm puissent la changer et la convertir en or, cela est permis (Rambam).
צריך ליזהר מלידור ואם פוסקים צדקה וצריך לפסוק עמהם יאמר בלא נדר:
Il faut prendre garde de ne pas vouer. Si l'on fixe une tsedaka et qu'il faut s'engager avec eux, on dira : « sans neder ».
כשחסר בכיס של צדקה צריך הגבאי להלוות וכשימצא בכיס לאחר זמן נפרע ממנו ואין צריך ליטול רשות מהנותנים בכיס: הגה מי שמפריש מעשרותיו והלוה לעני משלו מפריש מעשר שלו ומחשב על זה שהלוה לעני ומעכב לעצמו מה שהפריש (ב"י בשם רש"י ס"פ כל הגט) ודוקא שהעני שהלוה לו עדיין חי אבל אם מת או נתעשר אין צריך לשלם שהרי עני היה באותה שעה ואין מפרישין עליו דאין מפרישין על האבוד ואין לחוש שמא נתעשר אלא בידוע (בהגהות מרדכי דב"ב ובסוף כל הגט בשם הירושלמי וסה"ת שער ס"ה):
Lorsque la bourse de tsedaka manque, le gabbaï doit avancer ; et lorsqu'il trouvera ensuite dans la bourse, il s'en remboursera. Il n'a pas besoin de prendre permission des donateurs de la bourse. (Rema : Qui prélève ses maasserot (dîmes) et a prêté à un pauvre de son bien : il prélève son maasser et l'impute sur ce qu'il a prêté au pauvre, et retient pour lui ce qu'il a prélevé (B.Y. au nom de Rachi). Et cela seulement si le pauvre à qui il a prêté est encore vivant ; mais s'il est mort ou s'est enrichi, il n'a pas à rembourser, car il était pauvre à ce moment-là, et l'on ne prélève pas sur ce qui est perdu. On ne craint pas qu'il se soit enrichi, sauf si c'est connu.)
הגבאי שאומר בעודו גבאי כך וכך הלויתי לכיס של צדקה נאמן בלא שבועה אך לא לאחר שסלקוהו:
Le gabbaï qui dit, tant qu'il est gabbaï : « J'ai avancé telle somme à la bourse de tsedaka », est cru sans serment ; mais non après qu'on l'a révoqué.
גבאי צדקה אם יחרפוהו העניים אין לו לחוש כי יותר זכותו גדול:
Si les pauvres insultent le gabbaï de tsedaka, qu'il n'en ait cure, car son mérite est d'autant plus grand.
עני שיש לו קרובים עשירים שיכולים לפרנסו אין גבאי העיר חייבים לפרנסו אע"ג דקרוביו ג"כ נותנים בכיס:
Un pauvre qui a des proches riches pouvant le nourrir : les gabbaïm de la ville ne sont pas tenus de le nourrir, même si ses proches donnent aussi à la bourse.
לא יתן אדם כל צדקותיו לעני אחד בלבד:
Que l'homme ne donne pas toutes ses tsedakot à un seul pauvre.
המחלק צדקה צריך ליזהר שלא ירבה לקרוביו יותר משאר בני אדם: הגה ודוקא גבאי אבל כל אחד מותר ליתן צדקה שלו או מעשר שלו למי שירצה מקרוביו והם קודמין כמו שנתבאר לעיל סי' רנ"א (מרדכי פ"ק דב"ב):
Qui répartit la tsedaka doit prendre garde de ne pas donner davantage à ses proches qu'aux autres gens. (Rema : Et cela seulement pour le gabbaï. Mais chacun a le droit de donner sa tsedaka ou son maasser à qui il veut parmi ses proches, et ils ont priorité, comme il a été exposé plus haut, siman 251 (Mordekhai).)
המניח מעות להרויח לתלמוד תורה וממנה אשתו עליהם לתת הריוח למי שתחפוץ אינה יכולה להפקידם ביד אחר אפי' הוא כרבי חנניה בן תרדיון אבל אם המתנדב מינה עליהם חבר עיר יכול החבר עיר להפקידם ביד אשתו:
Qui laisse de l'argent à faire fructifier pour le Talmud Torah et en prépose sa femme pour donner le profit à qui elle voudra : elle ne peut le déposer en main d'un autre, même s'il est comme Rabbi 'Hanania ben Teradyon. Mais si le donateur a nommé dessus un 'haver ir, le 'haver ir peut le déposer en main de sa femme.