שולחן ערוך, יורה דעה

Choulhan Aroukh — Yoré Déa, siman 269

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · Interdit des unions interdites chez les convertis, et leur statut pour le témoignage et la 'halitsa
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Le converti est comme un enfant qui vient de naître. La Torah permet les parentés d’avant le guiour ; les Sages interdisent la parenté maternelle. Témoignage permis entre frères convertis. Aptitude limitée au jugement et à la 'halitsa.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETInterdit des unions interdites chez les convertis, et leur statut pour le témoignage et la 'halitsa
À ÉVITERParenté maternelle
Les Sages interdisent au converti d'épouser sa mère ou sa sœur maternelle qui se sont converties.
OUIParenté paternelle
Il est permis d'épouser les parentes du côté du père, comme la femme de son frère paternel, la femme de son père ou sa sœur paternelle.
OUIMari et femme convertis ensemble
Ils doivent se séparer l'un de l'autre pendant trois mois pour distinguer l'origine d'une semence semée dans la sainteté de celle semée hors de la sainteté.
OUIParentés du second degré
Le converti n'est pas soumis aux décrets sur les parentés du second degré et peut épouser la mère de sa mère.
À FAIRETémoignage
Des frères maternels convertis peuvent témoigner l'un pour l'autre, car un converti est assimilé à un enfant qui vient de naître.
NONAptitude pour la 'halitsa
Un converti est inapte à la 'halitsa, même pour d'autres convertis, tant que son père et sa mère ne sont pas d'Israël.
Bien que le converti soit considéré comme un nouveau-né, la loi rabbinique maintient les interdits liés à la parenté maternelle pour préserver la sainteté, tout en levant ceux liés à la parenté paternelle.

Glossaire

arayot
unions interdites
she'er basar
parenté de chair
'halitsa
déchaussement, rite qui libère la belle-sœur veuve sans enfant
yiboum
mariage léviratique
shniyot
parentés du second degré, interdites par les Sages
get
acte de divorce
ger / guioret
converti / convertie

איסור עריות בגרים ודינן לענין עדות וחליצה. ובו י"א סעיפים:דין תורה שמותר לגר שישא אמו או אחותו מאמו שנתגיירו אבל חכמים אסרו דבר זה כדי שלא יאמרו באנו מקדושה חמורה לקדושה קלה וכן גר שבא על אמו או אחותו והיא בגיותה הרי זה כבא על ארמית:

D’après la Torah, il est permis au converti d’épouser sa mère ou sa sœur maternelle qui se sont converties. Mais les Sages ont interdit cela, afin qu’on ne dise pas : nous sommes passés d’une sainteté plus stricte à une sainteté plus légère. De même, un converti qui s’unit à sa mère ou à sa sœur alors qu’elle est encore non-juive, c’est comme s’il s’unissait à une Araméenne.

כיצד דין גרים בעריות של שאר בשר אם היה נשוי כשהוא עובד כוכבים לאמו או לאחותו מאמו ונתגיירו מפרישין אותם ואם היה נשוי לשאר עריות ונתגייר הוא ואשתו אין מפרישין אותם:

Comment s’applique le droit des convertis pour les unions interdites de parenté de chair ? S’il était marié, lorsqu’il était idolâtre, à sa mère ou à sa sœur maternelle, et qu’ils se sont convertis, on les sépare. S’il était marié à d’autres unions interdites, et qu’il s’est converti lui et sa femme, on ne les sépare pas.

עובד כוכבים אסור בשאר האם אחר שנתגייר מדברי סופרים ומותר בשאר האב אע"פ שיודע בודאי שזה שארו מאביו כגון תאומים שדבר ברור הוא שאביו של זה הוא אביו של זה אף על פי כן לא גזרו על שאר אביו לפיכך נושא הגר אשת אחיו מאביו ואשת אחי אביו ואשת אביו ואשת בנו אף על פי שנשאת לאחיו או לאחי אביו או לבנו אחר שנתגיירו וכן אחות אמו מאביה ואחותו מאביו ובתו שנתגיירו מותרות לו (ויש אוסרים באשת אביו) (טור בה"ג) אבל אינו נושא לא אחותו מאמו ולא אחות אמו מאמה ולא אשת אחיו מאמו שנשאה אחיו מאמו אחר שנתגיירה אבל אם נשאה אחיו כשהיה עובד כוכבים הרי זה מותרת לו:

Un idolâtre, après s’être converti, est interdit dans la parenté du côté de la mère, de par les paroles des Scribes ; et il est permis dans la parenté du côté du père, même s’il sait avec certitude que c’est son parent par son père — par exemple des jumeaux, dont il est clair que le père de l’un est le père de l’autre : malgré cela, on n’a pas décrété sur la parenté paternelle. Par conséquent, le converti épouse la femme de son frère paternel, la femme du frère de son père, la femme de son père et la femme de son fils, même si elle a été épousée par son frère, par le frère de son père ou par son fils après qu’ils se soient convertis. De même, la sœur de sa mère du côté du père de celle-ci, sa sœur paternelle et sa fille qui se sont converties lui sont permises. (Rema : Il en est qui interdisent la femme de son père. Mais il n’épouse ni sa sœur maternelle, ni la sœur de sa mère du côté de la mère de celle-ci, ni la femme de son frère maternel que son frère maternel a épousée après s’être convertie. Toutefois, si son frère l’a épousée lorsqu’il était encore idolâtre, elle lui est permise.)

שני אחים תאומים שהיתה הורתן שלא בקדושה ולידתן בקדושה חייבים משום אשת אחיו אבל לא חולצין ולא מיבמין:

Deux frères jumeaux dont la conception eut lieu hors de la sainteté et la naissance dans la sainteté sont passibles de l’interdit de la femme du frère ; mais ils ne font ni 'halitsa ni yiboum.

הנושא גיורת ובתה הגיורת או שתי אחיות מן האם יושב עם אחת מהן ומגרש השניה:

Celui qui épouse une convertie et sa fille convertie, ou deux sœurs maternelles, demeure avec l’une d’elles et répudie la seconde.

נשא גיורת ומתה מותר לישא אמה או בתה שלא גזרו אלא בחייהן:

S’il a épousé une convertie et qu’elle est morte, il lui est permis d’épouser sa mère ou sa fille : on n’a décrété que de leur vivant.

מותר לאדם לישא שתי אחיות גיורות מן האב שלא גזרו משאר האב:

Il est permis à un homme d’épouser deux sœurs converties du côté du père : on n’a pas décrété pour la parenté paternelle.

השניות כולן לא גזרו עליהן בגרים לפיכך מותר הגר לישא אם אמו ונושא אדם גיורת ואם אמה או בת בת בתה וכן בשאר השניות:

On n’a décrété aucune des shniyot (parentés du second degré) pour les convertis. Par conséquent, le converti peut épouser la mère de sa mère ; et un homme épouse une convertie ainsi que la mère de sa mère, ou la fille de la fille de sa fille ; et de même pour les autres shniyot.

גר שנתגייר ואשתו עמו צריכים לפרוש זה מזה ג' חדשים להבחין בין זרע שנזרע בקדושה לזרע שנזרע שלא בקדושה ואם אינו רוצה לקיימה אינה צריכה גט אלא יוצאה ממנו בלא גט (נ"י פ' נושאין על האנוסה):

Un converti qui s’est converti, et sa femme avec lui, doivent se séparer l’un de l’autre trois mois, afin de distinguer entre une semence semée dans la sainteté et une semence semée hors de la sainteté. S’il ne veut pas la garder, elle n’a pas besoin de get (acte de divorce) : elle sort de chez lui sans get.

ולענין עדות אפי' אחים מן האם מעידים זה לזה דגר שנתגייר כקטן שנולד דמי:

Quant au témoignage, même des frères maternels témoignent l’un pour l’autre : car un converti qui s’est converti est assimilé à un enfant qui vient de naître.

לענין דין גר כשר לדון דיני ממונות והוא שתהא אמו מישראל אבל אם אין אמו מישראל פסול לדון את ישראל אבל לחבירו גר דן ולחליצה פסול אפילו לחליצת גרים עד שיהא אביו ואמו מישראל:

Quant au jugement, un converti est apte à juger les affaires pécuniaires, à condition que sa mère soit d’Israël. Mais si sa mère n’est pas d’Israël, il est inapte à juger un Israélite ; toutefois, il juge son prochain converti. Et pour la 'halitsa, il est inapte, même à la 'halitsa de convertis, tant que son père et sa mère ne sont pas d’Israël.