Validité du séfer selon le scribe, et foi accordée au sofer qui se dédit après coup.
מי כשר לכתיבת ס"ת ואם אמר הסופר שלא כתב האזכרות לשמן. ובו ח' סעיפים:ס"ת שכתבו אפיקורוס ישרף כתבו כנעני יגנז נמצא ביד אפיקורוס ואינו יודע מי כתבו יגנז נמצא ביד כנעני ואינו יודע מי כתבו יש מי שמכשיר ויש אומרים יגנז וחייבין הצבור לקנותו ממנו בכדי דמיו או יותר מעט ולגנזו כדי שלא יזלזל בו ואם רצה להעלות בדמיו יותר מכדי דמיו הרבה מניחין אותו בידו ואם הוחזקו שבזזו כנענים ספרי ישראל תולים שאותם ספרים שלהם היו וקורין בהם:
Un séfer Torah écrit par un apikoros (hérétique) : on le brûle. Écrit par un Cananéen : on le met en gueniza (dépôt sacré). Trouvé en possession d’un apikoros, sans que l’on sache qui l’a écrit : on le met en gueniza. Trouvé en possession d’un Cananéen, sans que l’on sache qui l’a écrit : il y a qui le déclare casher, et il y a qui dit qu’on le met en gueniza. Le tsibbour est tenu de le lui acheter à sa valeur, ou un peu plus, et de le mettre en gueniza, afin qu’il n’en fasse pas peu de cas. S’il veut en faire monter le prix bien au-delà de sa valeur, on le lui laisse. Si l’on a établi que des Cananéens ont pillé des livres d’Israël, on présume que ces livres étaient aux Israélites, et l’on y lit.
גר שחזר לסורו מחמת יראה כשר לכתוב ס"ת:
Un ger (converti) qui est retourné à son ancienne religion par crainte est casher pour écrire un séfer Torah.
ס"ת שכתבו מסור עבד אשה קטן כותי ישראל מומר פסולין:
Un séfer Torah écrit par un mesor (délateur), un esclave, une femme, un mineur, un Kouti (Samaritain) ou un Israël mumar (apostat) est pasoul (invalide).
ס"ת שכתבו ממזר יש פוסלין (וה"ה גר תושב) (מרדכי סה"ק):
Un séfer Torah écrit par un mamzer (enfant né d’une union interdite) : il y a qui le déclare pasoul. (Rema : Il en va de même d’un ger toshav (résident).)
ס"ת שאמר הסופר לאחר שיצא מידו לא כתבתי האזכרות לשמן אינו נאמן לפסלו אבל נאמן הוא להפסיד כל שכרו ולמה אינו נאמן לפסלו שמא לא נתכוון אלא להפסיד על הלוקח או על זה ששכרו ודומה שאינו מפסיד באמירה זו אלא שכר האזכרות לפיכך אם אמר ספר תורה זה עורות שלו אינם מעובדים לשמן מתוך שנאמן להפסיד שכרו נאמן לפסלו שהכל יודעים שאם אין העורות מעובדין לשמן אין לו שכר כלל: הגה מיהו כשכר חומש בעלמא חייב לשלם לו דהא מכל מקום לא גרע מחומש (מרדכי פ' הניזקין):
Un séfer Torah dont le sofer (scribe) a dit, après qu’il est sorti de sa main : « Je n’ai pas écrit les azkarot (Noms divins) lishmah (dans l’intention prescrite) » : il n’est pas cru pour l’invalider, mais il est cru pour perdre tout son salaire. Pourquoi n’est-il pas cru pour l’invalider ? Peut-être n’a-t-il visé qu’à faire perdre à l’acheteur ou à celui qui l’a embauché ; et il semble que, par cette parole, il ne perde que le salaire des azkarot. C’est pourquoi, s’il a dit : « Les peaux de ce séfer Torah n’ont pas été préparées lishmah », du moment qu’il est cru pour perdre son salaire, il est cru pour l’invalider : car chacun sait que si les peaux ne sont pas préparées lishmah, il n’a aucun salaire. (Rema : Toutefois on lui devra le salaire d’un ‘houmash ordinaire, car en tout état de cause cela ne vaut pas moins qu’un ‘houmash.)