La challa hors Terre d’Israël ne communique pas l’interdit au mélange et peut se manger à la même table qu’un non-kohen. On peut l’annuler à la majorité et même manger avant de prélever. La challa de Terre d’Israël suit les règles de la terouma : seulement de ce qui est adjacent, et l’on ne mange pas avant le prélèvement.
חלת חוצה לארץ שמותרת לכהן טהור מקרי רשאי לאכלה עם זר על שלחן אחד לפי שאינה מדמעת (פירוש ענין דמוע הוא תרומה שנפלה בחולין) ואפילו נתערבה שוה בשוה: הגה ויש חולקין וסבירא להו דאוסרת תערובתה עד מאה ואחד אם הוא במינה ושלא במינה עד ס' (טור בשם ר"י וספר התרומה ורא"ש ורוקח סי' שנ"ט ומהרי"ו סמ"ח ור' שמשון) ואם חזרה ונתערבה בעיסה ואין ק"א לבטלה אם לא אכל העיסה ישאל לחכם עליה ויתיר לו כנדר דנשאלין על ההקדשות ויחזור ויטול חלה אחרת (תשובת מיימוני סוף הלכות זרעים וב"ה בשם א"ח) : ומותר לבטלה ברוב ואוכלה בימי טומאתו ויכולין ליתנה לכהן עם הארץ ואין בה משום כהן המסייע במתנותיו שהוא אסור ואם רצה לאכול תחילה ואחר כך יפריש החלה בח"ל מותר מפני שאין עיקרה אלא מדבריהם: הגה וצריך לשייר מעט יותר משיעור חלה שמפריש כדי שיהא שיריים בשעה שמפריש (ב"י בשם הרא"ש וסמ"ג ובהר"ן דביצה) ודוקא לעיסה שנתחייב עם חלה זו יכול לפטור שלא מן המוקף אבל עיסה שנילושה בפני עצמה אין מפרישין חלה מעיסה אחרת שלא מן המוקף (ב"י בשם סמ"ק וכל בו) : אבל חלת ארץ ישראל לא יאכל עד שיפריש ואינה ניטלת אלא מן המוקף (פי' ממה שהוא קרוב וסמוך) כתרומה ואינה ניטלת מן הטהור על הטמא לכתחלה וכל שבתרומה לא יתרום ואם תרם אינה תרומה כך בחלה וכל שבתרומה לא יתרום מזה על זה כך בחלה וכל שאינו אוכל תרומה אינו אוכל חלה וכל האוכל תרומה אוכל חלה:
La challa hors Terre d’Israël, qui est permise au kohen pur, celui-ci a le droit de la manger avec un étranger au sacerdoce à une même table, parce qu’elle ne « teint » pas le mélange — c’est-à-dire qu’elle ne communique pas l’interdit comme une terouma tombée dans du profane —, même si elle s’est mélangée à parts égales. (Rema : Certains contestent et tiennent qu’elle interdit son mélange jusqu’à cent un si c’est de la même espèce, et jusqu’à soixante si ce n’est pas de la même espèce. Si elle s’est de nouveau mélangée à de la pâte et qu’il n’y a pas cent un pour l’annuler : si l’on n’a pas encore mangé la pâte, on interroge un sage à son sujet, et il la lui permet comme un vœu, car l’on interroge sur les consécrations ; puis l’on prélève une autre challa.) Elle est permise à annuler à la majorité, et le kohen la mange durant ses jours d’impureté. On peut la donner à un kohen ignorant, et il n’y a pas en cela l’interdiction du kohen qui aide afin de recevoir ses dons. Si l’on veut manger d’abord, puis prélever la challa hors Terre d’Israël, c’est permis, parce que l’essentiel de son obligation n’est que de leurs paroles. (Rema : Il faut laisser un peu plus que la mesure de challa que l’on prélève, afin qu’il y ait un reste au moment où l’on prélève. Seulement pour une pâte qui s’est trouvée tenue avec cette challa-ci, on peut exempter autrement que de ce qui est adjacent. Mais une pâte pétrie à part : on ne prélève pas la challa d’une autre pâte autrement que de ce qui est adjacent.) Mais la challa de Terre d’Israël : on ne mange pas tant qu’on n’a pas prélevé, et elle ne se prend que de ce qui est adjacent — c’est-à-dire de ce qui est proche et attenant — comme la terouma. On ne la prend pas, a priori (lekhathila), du pur pour l’impur. Tout cas où, pour la terouma, on ne prélève pas, et si l’on a prélevé ce n’est pas terouma : il en va de même pour la challa. Tout cas où, pour la terouma, on ne prélève pas de ceci sur cela : il en va de même pour la challa. Quiconque ne mange pas la terouma ne mange pas la challa, et quiconque mange la terouma mange la challa.