שולחן ערוך, יורה דעה

Choulhan Aroukh — Yoré Déa, siman 339

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · Lois du gossess et du tsidouk hadin
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Le gossess est comme un vivant : interdiction d’accélérer la mort ou d’entamer les rites avant la sortie de l’âme ; ne pas le laisser mourir seul ; verser les eaux puisées du voisinage.

Glossaire

gossess
agonisant
tsidouk hadin
justification du jugement divin
avelout
deuil
mayim sheouvim
eaux puisées
Dayan emet
Juge de vérité

דיני הגוסס (ואמירת צידוק הדין) ומה הם הסימנים היפים [מהסימנים נשמטו בשו"ע ונמצאו בטור יו"ד ע"ש]. ובו ה' סעיפים:הגוסס הרי הוא כחי לכל דבריו אין קושרין לחייו ואין סכין אותו ואין מדיחין אותו ואין פוקקין את נקביו ואין שומטין הכר מתחתיו ואין נותנין אותו על גבי חול ולא על גבי חרסית ולא על גבי אדמה ואין נותנין על כריסו לא קערה ולא מגריפה ולא צלוחית של מים ולא גרגיר של מלח ואין משמיעין עליו עיירות ואין שוכרין חלילין ומקוננות ואין מעמצין עיניו עד שתצא נפשו וכל המעמץ עם יציאת הנפש ה"ז שופך דמים ואין קורעין ולא חולצין ולא מספידין עליו ולא מכניסין עמו ארון לבית עד שימות ואין פותחין עליו בצדוק הדין עד שתצא נפשו: הגה וי"א דאין חוצבין לו קבר אע"פ שאינו עמו בבית עד אחר שימות (ריב"ש סי' קי"ד) ואסור לחצוב שום קבר להיות פתוח עד למחר שלא יקברו בו המת באותו היום ויש סכנה בדבר (רבינו ירוחם בשם ר"י החסיד ז"ל) וכן אסור לגרום למת שימות מהרה כגון מי שהוא גוסס זמן ארוך ולא יוכל להפרד אסור להשמט הכר והכסת מתחתיו מכח שאומרים שיש נוצות מקצת עופות שגורמים זה וכן לא יזיזנו ממקומו וכן אסור לשום מפתחות ב"ה תחת ראשו כדי שיפרד אבל אם יש שם דבר שגורם עכוב יציאת הנפש כגון שיש סמוך לאותו בית קול דופק כגון חוטב עצים או שיש מלח על לשונו ואלו מעכבים יציאת הנפש מותר להסירו משם דאין בזה מעשה כלל אלא שמסיר המונע (הכל בהגהת אלפסי פ' אלו מגלחין):

Le gossess (agonisant) est comme un vivant à tous égards. On ne lui lie pas les mâchoires, on ne l’oint pas, on ne le lave pas, on ne bouche pas ses orifices, on ne retire pas l’oreiller de sous lui, on ne le couche pas sur du sable, ni sur de l’argile, ni sur de la terre. On ne pose sur son ventre ni plat, ni pelle, ni fiole d’eau, ni grain de sel. On n’annonce pas sa mort aux villes, on n’engage pas de joueurs de flûte ni de pleureuses, et on ne lui ferme pas les yeux avant que son âme soit sortie. Quiconque lui ferme les yeux au moment même de la sortie de l’âme est comme s’il versait le sang. On ne déchire pas les vêtements, on ne dénude pas l’épaule, on ne prononce pas d’oraison, et l’on n’introduit pas le cercueil dans la maison avec lui tant qu’il n’est pas mort. On n’entame pas le tsidouk hadin avant que son âme soit sortie. (Rema : Certains disent qu’on ne creuse pas de tombe pour lui, même si elle n’est pas dans la même maison, avant qu’il soit mort. Il est interdit de creuser une tombe et de la laisser ouverte jusqu’au lendemain, afin qu’on n’y enterre pas le mort le jour même ; il y a danger en cela. De même, il est interdit de faire mourir plus vite : si quelqu’un est gossess depuis longtemps et ne parvient pas à se séparer, il est interdit de retirer de sous lui l’oreiller et le traversin, sous prétexte que certaines plumes d’oiseaux en seraient la cause. On ne le déplace pas non plus. Il est également interdit de mettre sous sa tête les clés du beit haknesset pour qu’il se sépare. Mais s’il y a quelque chose qui retarde la sortie de l’âme — un bruit de coups près de la maison, comme un bûcheron, ou du sel sur sa langue — il est permis de l’écarter : ce n’est pas un acte, seulement la suppression d’un obstacle.)

מי שאמרו לו ראינו קרובך גוסס היום שלשה ימים צריך להתאבל עליו (דודאי כבר מת) :.

Celui à qui l’on a dit : « Nous avons vu aujourd’hui ton parent gossess », et que trois jours ont passé, doit observer l’avelout (deuil) sur lui, car à coup sûr il est déjà mort.

אומרים צידוק הדין עם יציאת נשמה וכשמגיע לדיין אמת קורע האבל:

On dit le tsidouk hadin au moment de la sortie de l’âme ; lorsque l’on parvient à Dayan emet, l’endeuillé déchire.

כיון שנטה אדם למות אין רשאין ליפרד ממנו כדי שלא תצא נפשו והוא יחידי. (ומצוה לעמוד על האדם בשעת יציאת נשמה שנאמר ויחי עוד לנצח לא יראה השחת כי יראה חכמים ימותו וגו') (תהלים מ"ט) (הגהות אלפסי שם):

Dès qu’un homme penche vers la mort, on n’a pas le droit de s’éloigner de lui, afin que son âme ne sorte pas tandis qu’il est seul. (C’est une mitsva de se tenir auprès de lui à l’heure de la sortie de l’âme, ainsi qu’il est dit : ויחי עוד לנצח לא יראה השחת כי יראה חכמים ימותו וגו'.)

מנהג לשפוך כל המים שאובים שבשכונת המת:

L’usage est de verser toutes les eaux puisées (mayim sheouvim) qui se trouvent dans le voisinage du mort.