שולחן ערוך, יורה דעה

Choulhan Aroukh — Yoré Déa, siman 354

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · Ville où il y a deux morts : lequel précède
En bref - de quoi parle ce chiour ?

On sort d’abord le premier mort. Exceptions : linat hamet, rang du défunt, femme avant l’homme. Pas de shura ni de consolations pour le premier tant que le second n’est pas sorti.

Glossaire

linat hamet
laisser le mort passer la nuit sans l’enterrer
hakham
sage d’un rang supérieur au talmid hakham
talmid hakham
érudit en Torah
am haarets
ignorant, non versé dans la Torah
nivoul
dégradation du corps
shura
rang formé après l’enterrement pour consoler les endeuillés
birkat avelim
bénédiction des endeuillés
tanhoumei avelim
consolations des endeuillés

עיר שיש בה שני מתים מוציאין את הראשון ואח"כ מוציאין השני ואם היו מלינים הראשון מוציאין השני חכם ות"ח מוציאין החכם ת"ח ועם הארץ מוציאין ת"ח איש ואשה מוציאין האשה מפני שקרובה לבי' הניוול הוציאו הראשון וקברוהו אין עומדין עליו בשורה ואין אומרים עליו ברכת אבלים ולא תנחומי אבלים עד שיוציאו השני הוציאו השני וקברוהו באים ועומדים בשורה מנחמים ופוטרים את הרבים ואין מנחמים שני אבלים כאחד אלא אם כן היה כבודם שוה וקילוסן שוה:

Dans une ville où il y a deux morts, on sort le premier puis le second. Si l’on devait laisser le premier passer la nuit — linat hamet (laisser le mort sans sépulture jusqu’au lendemain) —, on sort le second. Un hakham et un talmid hakham : on sort le hakham. Un talmid hakham et un am haarets (ignorant, non versé dans la Torah) : on sort le talmid hakham. Un homme et une femme : on sort la femme, car elle est plus proche du nivoul (dégradation du corps). Si l’on a déjà sorti le premier et qu’on l’a enterré, on ne se tient pas sur lui en shura (rang formé après l’enterrement pour consoler) et l’on ne dit pas sur lui birkat avelim (bénédiction des endeuillés) ni tanhoumei avelim (consolations des endeuillés) jusqu’à ce qu’on ait sorti le second. Une fois le second sorti et enterré, on vient, on se tient en shura, on console et l’on délie le public. On ne console pas deux endeuillés à la fois, sauf si leur honneur est égal et leur éloge égal.