שולחן ערוך, יורה דעה

Choulhan Aroukh — Yoré Déa, siman 358

Rabbi Yossef Karo · Rema : Rabbi Moche Isserles · Les porteurs de la mita sont dispensés de la lecture du Chema et de la tefila
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Porteurs et relais nécessaires à la mita sont dispensés du Chema. On n’emmène pas le mort à l’approche de l’heure du Chema. Porteurs attitrés : pas de sandales. Usages du cortège et arrêts avant Tsiddouk hadin.

Glossaire

mita
civière du mort
amot
coudées
Tsiddouk hadin
« justification du jugement », prière dite à l’inhumation

נושאי המטה פטורים מקריאת שמע ומתפלה. ובו ג' סעיפים:נושאי המטה וחלופיהן וחלופי חלופיהן בין אותם שהם לפני המטה בין אותם של אחריה מאחר שלמטה צורך בהם פטורים (מקריאת שמע) ושאר המלוין את המת שאין למטה צורך בהם חייבים (ועיין בא"ח סימן ע"ב):

Les porteurs de la mita (civière), ceux qui les relaient et ceux qui relaient ces derniers — qu’ils soient devant la mita ou derrière —, du moment que la mita a besoin d’eux, sont dispensés (de la lecture du Chema). Les autres qui accompagnent le mort et dont la mita n’a pas besoin sont tenus [de lire].

אין מוציאין את המת סמוך לק"ש כל שאין שהות להוציאו לקברו קודם שיגיע זמן קריאת שמע ואם התחילו להוציאו אין מפסיקין כדי לקרות: הגה ויש להמתין מלקברו עד שיוכלו לשער שכבר התפללו רוב הקהל ואין חילוק בזה בין ק"ש של שחרית לק"ש של ערבית ויש מקילין בשל ערבית הואיל וזמנה כל הלילה (מבואר בא"ח סימן ע"ב):

On n’emmène pas le mort à l’approche de [l’heure de] la lecture du Chema, tant qu’il n’y a pas le temps de l’emmener l’enterrer avant que n’arrive le temps de la lecture du Chema. Si l’on a déjà commencé à l’emmener, on n’interrompt pas pour lire. (Rema : On attendra pour l’enterrer jusqu’à ce qu’on puisse estimer que la majorité de la communauté a déjà prié. Il n’y a pas de différence en cela entre le Chema du matin et le Chema du soir. Certains sont indulgents pour celui du soir, puisque son temps s’étend toute la nuit.)

במקום שיש כתפים מיוחדים לשאת את המטה אסורי' בנעילת הסנדל שמא יפסיק סנדלו של אחד מהם ונמצא מתעכב מהמצוה: הגה יש מקומות שנהגו שהאבלים יוצאים ראשון מן הבית והקרובים והמטה אחריהם והרחוקים נותנין המת על המטה ולוקחים האבלים והקרובים המטה על כתפיהם ואחר כך שאר העם (כל בו) יש אומרים כשמגיעים עם המת לקברות מעמידים אותו כל ד' אמות קודם שנקבר (שם וב"ז) וכן נהגו האידנא להעמידו ב' ג' פעמים קודם שאומרים עליו צדוק הדין ובימים שאין אומרים צדוק הדין אין צריכים להעמיד אותו (מ"כ בשם מהרי"ל):

Là où il y a des porteurs désignés pour porter la mita, il leur est interdit de chausser des sandales, de peur que la sandale de l’un d’eux ne se détache et qu’il ne soit retardé dans la mitsva. (Rema : En certains lieux, on a coutume que les endeuillés sortent les premiers de la maison, les proches et la mita derrière eux ; les plus éloignés déposent le mort sur la mita, puis les endeuillés et les proches prennent la mita sur leurs épaules, et ensuite le reste du peuple. Certains disent que, lorsqu’on arrive avec le mort au cimetière, on l’arrête toutes les quatre amot (coudées) avant qu’il soit enterré. Ainsi a-t-on coutume aujourd’hui de l’arrêter deux ou trois fois avant de dire sur lui Tsiddouk hadin ; les jours où l’on ne dit pas Tsiddouk hadin, on n’a pas besoin de l’arrêter.)