Le kohen se souille pour un met mitsva. On observe l’avelout (deuil) pour les proches du sang et pour l’épouse apte mariée, y compris certains pour lesquels le kohen ne se souille pas. On n’observe pas le deuil pour un nouveau-né avant trente jours ni pour le nasi ; on observe un jour pour son maître.
טומאת כהן למת מצוה לנשיא ולרבו ועל איזה מת מתאבלין. ובו י"א סעיפים:מצוה להטמאות למת מצוה אפילו הוא כהן גדול ונזיר והולך לשחוט את פסחו ולמול את בנו ומצא מת מצוה הרי זה מיטמא לו:
C’est une mitsva de se souiller pour un met mitsva (mort sans personne pour l’ensevelir), même s’il est kohen gadol et nazir, et qu’il va immoler son Pessa’h et circoncire son fils : s’il trouve un met mitsva, il se souille pour lui.
אינו נקרא מת מצוה לענין זה אלא אם כן מצא ראשו ורובו ואם מצא ראשו ורובו חוץ מאבר אחד חוזר ליטמא בשביל אותו אבר:
On ne l’appelle met mitsva à cet égard que s’il en a trouvé la tête et la majeure partie. S’il a trouvé la tête et la majeure partie hormis un membre, il revient se souiller pour ce membre.
איזהו מת מצוה שמצאו בדרך או בעיר של עובדי כוכבים ואין לו קוברים וממקום שמצאו אינו יכול לקרות ישראל שיענהו ויבא ליטפל בו ולקוברו אסו' לו לזוז משם ולהניח את המת אפי' לילך לעיר להביא קוברי' אלא יטמא עצמו ויקברנו אבל אם היו ישראל קרובים למקום המת שהמוצא את המת קורא אותם והם עונים לו ובאים לקברו אין זה מת מצוה שיטמא עליו הכהן אלא קורא אותם והם קוברים באו בני העיר אם יש לו כל צרכו מושך את ידיו. (ל' רמב"ן בתה"א ורא"ש בהלכות טומאה) : הגה יש אומרים אם אינו מוצא שיקברוהו רק בשכר אינו חייב לשכור משלו אלא מטמא אם ירצה (נ"י פרק האשה רבה בשם ריטב"א) מת הנמצא ולא ידעינן אם עובד כוכבים אם ישראל הוא אזלינן בתר רובא הנמצאים שם אם יש שלא נוכל לומר כל קבוע כמחצה על מחצה (בית יוסף בשם תשוב' הרשב"א):
Quel est le met mitsva ? Celui qu’il a trouvé sur le chemin ou dans une ville de non-juifs, qui n’a personne pour l’enterrer, et depuis l’endroit où il l’a trouvé il ne peut appeler un Israélite qui lui réponde et vienne s’en occuper et l’enterrer. Il lui est alors interdit de s’éloigner et de laisser le mort, même pour aller en ville chercher des fossoyeurs : il se souille et l’enterre. Mais s’il y a des Israélites proches du lieu du mort, tels que celui qui l’a trouvé les appelle, qu’ils lui répondent et viennent l’enterrer, ce n’est pas un met mitsva pour lequel le kohen se souille : il les appelle et ils enterrent. Si les gens de la ville sont venus : s’il a tout le nécessaire, il se retire. (Rema : Certains disent que s’il ne trouve qui l’enterrent que contre salaire, il n’est pas tenu de payer de son bien : il se souille s’il le veut. Un mort trouvé, et l’on ne sait s’il est non-juif ou Israélite : on suit la majorité de ceux que l’on trouve là, s’il n’y a pas lieu de dire que tout fixe est comme moitié contre moitié.)
כל הקרובים שהכהן מיטמא להם שהם אביו ואמו ובנו ובתו ואחיו ואחותו מאביו הבתולה ואשתו מתאבלים עליהם ועוד הוסיפו עליהם אחיו מאמו ואחותו מאמו בין בתולה בין נשואה ואחותו נשואה מאביו שמתאבלים עליהם אף על פי שאין כהן מיטמא להם וכשם שהוא מתאבל על אשתו כך היא מתאבלת עליו ודוקא אשתו כשרה ונשואה אבל פסולה או ארוסה לא אבל בנו ובתו ואחיו ואחותו אפילו הם פסולים מתאבל עליהם חוץ מבנו ובתו ואחיו ואחותו משפחה וכותית שאינו מתאבל עליהם:
Tous les proches pour lesquels le kohen se souille — son père et sa mère, son fils et sa fille, son frère et sa sœur paternelle vierge, et son épouse — on observe sur eux l’avelout (deuil). On y a ajouté son frère maternel et sa sœur maternelle, vierge ou mariée, et sa sœur paternelle mariée : on observe le deuil sur eux bien que le kohen ne se souille pas pour eux. De même qu’il observe le deuil sur son épouse, elle l’observe sur lui ; uniquement une épouse apte et mariée, mais non une inapte ou une fiancée. Pour son fils et sa fille, son frère et sa sœur, même inaptes, il observe le deuil — hors son fils et sa fille, son frère et sa sœur nés d’une esclave ou d’une non-juive, pour lesquels il n’observe pas le deuil.
הגר שנתגייר הוא ובניו או עבד שנשתחרר הוא ואמו אין מתאבלין זה על זה (והוא הדין גר שנתגייר עם אמו אין מתאבל עליהם) (סברת הרב מהמרדכי הל' שמחות ממעשה שבא לפני ר"י למאי דקי"ל אבילות יום ראשון דרבנן):
Le converti qui s’est converti, lui et ses fils, ou l’esclave affranchi, lui et sa mère : ils n’observent pas le deuil l’un sur l’autre. (Rema : De même, un converti qui s’est converti avec sa mère n’observe pas le deuil sur eux.)
כל מי שמתאבל עליו מתאבל עמו אם מת לו מת ודוקא בעודו בפניו אבל שלא בפניו אין צריך לנהוג אבלות חוץ מאשתו שאע"פ שמתאבל עליה אינו מתאבל עמה אלא על אביה או על אמה משום כבוד חמיו וחמותו אבל על אחיה ואחותה או בנה ובתה מאיש אחר אינו מתאבל עמה ומ"מ אינו יכול לכופה להתקשט אבל יכולה למזוג לו הכוס ולהציע לו המטה ולרחוץ פניו ידיו ורגליו וכן היא אינה מתאבלת עמו אלא כשמתו חמיה או חמותה אבל שאר קרוביו שמתו אינה מתאבלת עמו: הגה וי"א דהאידנא נוהגין להקל באבילות זה של המתאבלים עמו דאין זה אלא משום כבוד המתאבלים ועכשיו נהגו כולם למחול וכן נוהגין האידנא שלא להתאבל כלל עם המתאבלים (טור בשם הרא"ש והוא בפ' א"מ ורמב"ן בת"ה והגמי"י פ"א) וכל המחמיר בזה אינו אלא מן המתמיהים (הגהות מיימוני פ"ב) ומ"מ נהגו שכל קרובי המת הפסולים לו לעדות מראים קצת אבילות בעצמן כל שבוע הראשונה דהיינו עד אחר שבת הראשון שאינם רוחצים ואין משנים קצת בגדיהם כמו בשאר שבת (גדולי אושטריי"ך נהגו כך) ויש מקומות שנהגו עוד להחמיר בענינים אחרים והעיקר כמו שכתבתי וכל זה בשמועה קרובה או שהיה אצל המיתה אבל בשמועה רחוקה אין לאבילות זה מקום כלל (תמצא הכל מבואר בת"ה סימן רנ"א) מי שרוצה להחמיר על עצמו להתאבל על מי שאינו צריך או ללבוש שחורים על קרובו אין מוחין בידו (הרא"ש כלל כ'):
Quiconque observe le deuil sur quelqu’un observe aussi le deuil avec lui, si un mort lui survient ; uniquement tant qu’il est en sa présence. Hors de sa présence, il n’a pas à observer le deuil — sauf son épouse : bien qu’il observe le deuil sur elle, il n’observe le deuil avec elle que pour son père ou sa mère, par honneur de son beau-père et de sa belle-mère ; mais pour son frère et sa sœur, ou son fils et sa fille d’un autre homme, il n’observe pas le deuil avec elle. Néanmoins il ne peut la forcer à se parer ; elle peut toutefois lui verser la coupe, lui préparer le lit et lui laver le visage, les mains et les pieds. De même elle n’observe le deuil avec lui que lorsque meurent son beau-père ou sa belle-mère ; pour les autres proches à lui qui meurent, elle n’observe pas le deuil avec lui. (Rema : Certains disent qu’aujourd’hui l’on est indulgent pour ce deuil de ceux qui observent le deuil avec l’endeuillé : ce n’est que par honneur des endeuillés, et maintenant tous ont coutume d’y renoncer. Ainsi l’usage aujourd’hui est de n’observer aucun deuil avec les endeuillés. Quiconque est strict en cela n’est que de ceux qui étonnent. Néanmoins l’usage est que tous les proches du mort inaptes à témoigner pour lui montrent en eux un peu de deuil toute la première semaine, c’est-à-dire jusqu’après le premier Chabbat : ils ne se lavent pas et ne changent pas un peu leurs vêtements comme aux autres Chabbats. Il est des lieux où l’on a encore coutume d’être strict en d’autres matières ; le principal est comme je l’ai écrit. Tout cela vaut pour une nouvelle proche, ou s’il était présent à la mort ; pour une nouvelle lointaine, ce deuil n’a aucune place. Qui veut être strict pour soi et observer le deuil sur qui il n’y est pas tenu, ou porter le noir sur son proche : on ne l’en empêche pas.)
אין מתאבלין עם הקרובים שמתאבלים עליהם אלא כשמתאבלים על הקורבה דשאר כגון בנו ואחיו שמתאבל על בן ובת שלהם אבל על קורבה דקדושין שלהם כגון שמתה אשת בנו או אשת אחיו או בעל בתו או בעל אחותו אינו מתאבל עליהם:
On n’observe le deuil avec les proches sur lesquels on observe le deuil que lorsqu’ils observent le deuil d’une parenté de sang, par exemple son fils ou son frère qui observent le deuil sur leur fils ou leur fille. Mais pour une parenté de mariage chez eux — par exemple si meurt la femme de son fils, la femme de son frère, le mari de sa fille ou le mari de sa sœur — on n’observe pas le deuil sur eux.
תינוק כל שלשים יום ויום שלשים בכלל אין מתאבלים עליו אפילו גמרו שערו וצפרניו ומשם ואילך מתאבל עליו אלא אם כן נודע שהוא בן ח' ואי קים ליה ביה שכלו לו חדשיו כגון שבעל ופירש ונולד חי לט' חדשים גמורי' אפי' מת ביום שנולד מתאבלים עליו (ספק בן ט' לראשון (או) בן ז' לאחרון שניהם מתאבלים עליו) (מרדכי הלכות אבלות והגהות מיימוני פ"א וב"י בשם התוספות):
Un enfant, tous les trente jours, le trentième jour compris : on n’observe pas le deuil sur lui, même si ses cheveux et ses ongles sont achevés. À partir de là, on observe le deuil sur lui, à moins qu’il soit connu qu’il est un enfant de huit mois. S’il est établi que ses mois sont accomplis — par exemple s’il a eu commerce avec sa femme puis s’en est séparé, et qu’un enfant vivant est né à neuf mois révolus — même s’il meurt le jour de sa naissance, on observe le deuil sur lui. (Rema : S’il y a doute s’il est fils de neuf mois du premier ou de sept mois du dernier, les deux observent le deuil sur lui.)
יש מי שאומר דתאומים שמת א' מהם תוך שלשים יום והשני חי ומת אחר ל' יום אין מתאבלין עליו:
Il y a qui dit que des jumeaux dont l’un est mort dans les trente jours et le second a vécu puis est mort après trente jours : on n’observe pas le deuil sur lui.
על רבו שלמדו חכמה נוהג דיני אנינות אלא שמברך ומזמן ומתאבל עליו בחליצת סנדל וכל דיני אבלות יום אחד: (וכתב הב"י בשם רבי שמחה שצריך לשנות מקומו בב"ה מיהו במקצת היום סגי):
Pour son maître qui lui a enseigné la sagesse, il observe les lois de l’aninout, sauf qu’il bénit et invite au zimoun ; et il observe sur lui le deuil par le retrait de la chaussure et toutes les lois du deuil, un jour. (Rema : Il faut changer de place au beit haknesset ; toutefois une partie du jour suffit.)
נשיא אף על פי שהכל מיטמאין לו אין מתאבלין עליו: הגה י"א דאין מתאבלין על בן הראשון או בן הבכור שמת לאדם (כל בו וריב"ש וב"י הביאו מי שנהג כך והם כתבו שהוא טעות) והמנהג הוא מנהג טעות אלא חייבים להתאבל עליהם ומ"מ נשתרבב המנהג בעירנו שאין אב ואם הולכין אחר בניהם הראשון לבית הקברות יש אומרים בשעת הדבר אין מתאבלין משום ביעתותא (תשובת מהרי"ל סימן נ') ושמעתי קצת נהגו כן:
Pour un nasi, bien que tous se souillent pour lui, on n’observe pas le deuil sur lui. (Rema : Certains disent qu’on n’observe pas le deuil sur le premier fils ou le fils aîné qui meurt à un homme ; c’est un usage erroné : on est tenu d’observer le deuil sur eux. Néanmoins l’usage s’est répandu dans notre ville que le père et la mère ne suivent pas leur premier fils au cimetière. Certains disent qu’au temps de l’épidémie on n’observe pas le deuil, par crainte ; j’ai ouï que quelques-uns en ont usé ainsi.)