Interdiction de la joie et des repas de festin pendant les sept jours, les trente jours ou les douze mois ; exceptions pour les repas de mitsva sans joie, la berit mila et la ’houpa à la synagogue.
אבל אסור בכל מיני שמחה. ובו ג' סעיפים:אבל אסור בשמחה לפיכך לא יקח תינוק בחיקו כל שבעה שמא יבא לידי שחוק:
L’endeuillé est interdit de toute joie. Aussi ne prendra-t-il pas un petit enfant dans ses bras pendant les sept jours, de peur d’en venir à rire.
על כל המתים נכנס לבית המשתה לאחר שלשים יום על אביו ועל אמו לאחר י"ב חדש ואף אם השנה מעוברת מותר לאחר י"ב חדש ומיהו שמחת מריעות שהיה חייב לפרוע אותה מיד מותר לעשותה מיד אחר שבעה אבל אם אינו חייב לפרעה אסור ליכנס לה עד ל' ועל אביו ועל אמו אע"פ שחייב לפרעה אסור [עד] לאחר י"ב חדש: הגה ובחבורת מצוה כגון שמשיא יתום ויתומה לשם שמים ואם לא יאכל שם יתבטל המעשה מותר לאחר ל' אבל תוך ל' אסור לכל סעודת מצוה שבעולם (טור בשם הראב"ד) אבל סעודת מצוה דלית בה שמחה מותר ליכנס בה כגון פדיון הבן או סעודת ברית מילה מותר לאכול שם אפי' תוך שבעה ובלבד שלא יצא מפתח ביתו (ת"ה סי' רנ"א) ויש אוסרין בסעודת ברית מילה (מרדכי) והמנהג שלא לאכול בשום סעודה בעולם כל י"ב חדש אם הוא חוץ לביתו ובתוך הבית מקילין שאוכל בביתו בסעודת ברית מילה וכ"ש בשאר סעודות שאין בהם שמחה אבל בסעודת נישואין יש להחמיר כן נ"ל. אבל שהוא בעל ברית או מוהל ילבש בגדי שבת עד לאחר המילה ומותר ליכנס למילה לאכול שם אם הוא לאחר ל' אע"פ שאין המילה בביתו (ב"י בשם תשובת מהרי"ל):
Pour tout mort, on entre dans la maison de festin après trente jours ; pour son père et sa mère, après douze mois. Même si l’année comporte un mois intercalaire, il est permis après douze mois. Toutefois, une réjouissance d’amitié qu’il était tenu de rendre aussitôt, il lui est permis de l’accomplir dès après les sept jours. S’il n’était pas tenu de la rendre, il lui est interdit d’y entrer avant trente jours. Pour son père et sa mère, même s’il était tenu de la rendre, il est interdit d’y entrer avant la fin des douze mois. (Rema : Dans une réunion de mitsva — par exemple lorsqu’on marie un orphelin et une orpheline pour le Ciel, et que l’affaire serait annulée s’il n’y mangeait pas —, c’est permis après trente jours ; mais pendant les trente jours, tout repas de mitsva au monde lui est interdit. Un repas de mitsva où il n’y a pas de joie, il lui est permis d’y entrer : ainsi le pidyon haben ou le repas de berit mila ; il peut y manger même pendant les sept jours, à condition de ne pas sortir du seuil de sa maison. Certains interdisent le repas de berit mila. L’usage est de ne manger à aucun repas au monde, pendant les douze mois, hors de chez soi ; à la maison, on est indulgent : il mange chez lui au repas de berit mila, et à plus forte raison aux autres repas sans joie. Au repas de noces, il faut être rigoureux ; ainsi me paraît-il. L’endeuillé qui est maître de la berit (père ou sandek) ou mohel portera des habits de Chabbat jusqu’après la mila, et il lui est permis d’entrer à la mila pour y manger si c’est après trente jours, même si la mila n’a pas lieu chez lui.)
ליכנס לחופה שלא בשעת אכילה לשמוע הברכות יש מתירים ויש אוסרין אלא עומד חוץ לבית לשמוע הברכות: הגה אבל לא יכנס לבית כלל בשעה שעומדים שם במזמוטי חתן וכלה וכן נוהגים באשכנז (טור) ובמדינות אלו וכל זה בבית שעושין החתונה שאוכלין ושותין ושמחין שם אבל בחופה שעושין בבית הכנסת שמברכין שם ברכת אירוסין ונישואין ואין שם שמחה כלל מותר מיד אחר שבעה (הגהות מיימוני) ויש אוסרין עד שלשים (שם בשם ראבי"ה) וכן נראה לי ויש מקומות שמחמירין להיות האבל עומד כל י"ב חדש חוץ לבית הכנסת לשמוע הברכות (הגהות במהרי"ל) ומ"מ נראה דאבל יכול לברך ברכת אירוסין ונישואין תחת החופה שבבית הכנסת וכן יוכל להכניס חתן כדרך ארצנו ששני אנשים מכניסין החתן תחת החופה ויכול ללבוש קצת בגדי שבת בשעה שמכניסין ובלבד שיהא אחר ל' (ד"ע) וכן נוהגין. יש מתירין לאבל לאכול בסעודת נשואין או ברית מילה עם המשמשין ובלבד שלא יהא במקום שמחה כגון בבית אחר (כל בו וב"י בשם סמ"ק) ויש אוסרין (הגהות אשיר"י) וכן נוהגין רק שהאבל משמש שם אם ירצה ואוכל בביתו ממה ששולחין לו מן הסעודה יש מתירין לאבל לאכול באותה סעודה של דגים שעושים לאחר הנישואין כי מאחר שכבר פסקו לומר שהשמחה במעונו אית ליה היכר שאין שמחה באותה סעודה ושרי (בית יוסף בשם רוקח) יש אומרים דאסור לאכול בסעודה בלילה שביום המחרת מת אביו או אמו (בהגהות מנהגים בשם מהרי"ו):
Entrer sous la ’houpa hors du moment du repas, pour entendre les berakhot : certains l’autorisent, d’autres l’interdisent ; il se tient alors hors de la maison pour entendre les berakhot. (Rema : Il n’entrera pas du tout dans la maison tant qu’on s’y livre aux réjouissances du marié et de la mariée ; tel est l’usage en Achkenaz et dans ces contrées. Tout cela vise la maison où l’on fait la noce, où l’on mange, boit et se réjouit. Mais la ’houpa qu’on fait au beit haknesset, où l’on dit la berakha des eroussin et des nissouïn et où il n’y a nulle joie : c’est permis dès après les sept jours. Certains l’interdisent jusqu’à trente jours ; et ainsi me paraît-il. En certains lieux, on est rigoureux : l’endeuillé reste, tous les douze mois, hors du beit haknesset pour entendre les berakhot. Quoi qu’il en soit, il appert que l’endeuillé peut dire la berakha des eroussin et des nissouïn sous la ’houpa du beit haknesset, et qu’il peut aussi introduire le marié — selon l’usage de notre pays, où deux hommes introduisent le marié sous la ’houpa. Il peut revêtir quelques habits de Chabbat à ce moment, pourvu que ce soit après trente jours ; et ainsi est l’usage. Certains autorisent l’endeuillé à manger au repas de noces ou de berit mila avec les servants, pourvu qu’il ne soit pas au lieu de la joie, par exemple dans une autre maison. D’autres l’interdisent ; et tel est l’usage : l’endeuillé sert là-bas s’il le veut, et mange chez lui de ce qu’on lui envoie du repas. Certains autorisent l’endeuillé à manger à ce repas de poissons que l’on fait après les noces : dès lors qu’on a cessé de dire שהשמחה במעונו, il y a un signe distinctif qu’il n’y a pas de joie à ce repas, et c’est permis. Certains disent qu’il est interdit de manger à un repas, la nuit précédant le jour anniversaire de la mort de son père ou de sa mère.)