Le Chabbat n'interrompt pas l'avelout et compte dans les sept, car les choses en privé y restent en vigueur. Les choses en public cessent. Cas du disparu le Chabbat. Rema : bain et habits le vendredi si le 30 tombe le Chabbat.
דיני אבלות בשבת. ובו ב' סעיפים:שבת אינו מפסיק אבלות ועולה למנין שבעה שהרי קצת דיני אבלות נוהגים בו דהיינו דברים שבצינעא שהם תשמיש המטה ורחיצה אבל דברים שבפרהסיא (לא) דהיינו להסיר עטיפתו (ודוקא כשהוא מעוטף עטיפות ישמעאלים כמו שנתבאר לעיל סימן שפ"ו אבל קצת עטיפה שנוהגים בקצת מקומות כל ל' אין צריך להסיר בשבת הואיל ויש לו מנעלים ברגליו) (מהרי"ו סימן ה') וללבוש מנעליו ולזקוף המטה מכפייתה ושלא ללבוש בגד קרוע אלא מחליפו ואם אין לו להחליף מחזיר קרעו לאחריו ות"ת הוי דבר שבצינעא אבל לחזור הפרשה כיון שחייב אדם להשלים פרשיותיו עם הצבור הוי כקורא את שמע ומותר ואם קראו את האבל לעלות לתורה צריך לעלות שאם היה נמנע היה דבר של פרהסי' ורבינו תם היו קורים אותו בכל פעם שלישי ואירע בו אבלות ולא קראו החזן ועלה הוא מעצמו ואמר כיון שהורגל לקרותו שלישי בכל שבת הרואה שאינו עולה אומר שבשביל אבלות הוא נמנע והוי דברים של פרהסיא. (וכן אם הכהן אבל ואין כהן אחר בב"ה מותר לקרותו אבל בענין אחר אסור) (הגהות מיימוני פ"ג מה"א) :
Le Chabbat n'interrompt pas l'avelout (deuil) et compte dans le nombre des sept jours, car quelques lois de l'avelout y restent en vigueur, à savoir les choses en privé : les relations conjugales et le bain. Mais les choses en public, non : on ôte l'enveloppement de la tête — et cela seulement s'il est enveloppé à la manière des Ismaélites, comme il a été expliqué plus haut au siman 386 ; un léger enveloppement pratiqué en certains lieux pendant tous les trente jours, on n'a pas à l'ôter le Chabbat, puisqu'il a des chaussures aux pieds —, on chausse ses souliers, on redresse le lit de sa position renversée, et l'on ne porte pas un vêtement déchiré : on le change ; si l'on n'a pas de quoi changer, on reporte la déchirure par-derrière. L'étude de la Torah est une chose en privé. Mais réviser la parasha : puisque chacun doit achever ses parashiot avec le tsibbour, c'est comme lire le Chema, et c'est permis. Si l'on a appelé l'endeuillé à monter à la Torah, il doit monter : s'il s'en abstenait, ce serait une chose en public. Rabbenou Tam, qu'on appelait chaque fois en troisième, se trouva en deuil ; l'officiant ne l'appela pas ; il monta de lui-même et dit : puisqu'on avait l'habitude de l'appeler en troisième chaque Chabbat, qui le verrait ne pas monter dirait que c'est à cause de l'avelout, et ce serait des choses en public. (Rema : De même, si le kohen est endeuillé et qu'il n'y a pas d'autre kohen au beit haknesset, on peut l'appeler ; autrement, c'est interdit.)
גררתו חיה או הרגוהו לסטים ובשבת נתייאש מלבקש כיון דדברים שבצינעא נוהג בשבת עולה לו ליום אחד: הגה אם פגע יום ל' של אבלות בשבת ויום כ"ט בערב שבת מותר לו לרחוץ בערב שבת אף במקומות שנוהגים שלא לרחוץ כל ל' דהואיל ומדינא שרי לאחר שבעה אלא שנהגו להחמיר כל ל' בכהאי גוונא שרי משום כבוד שבת (הגהות מיימוני בשם מהר"ם פ"י ופ"ו די"ט) וה"ה כל כיוצא בזה כגון לחזור אל מקומו בליל שבת וללבוש בגדי שבת דהא נמי אינו אלא מנהג בעלמא (כן נראה מדברי מהר"ש) כמו שנתבאר לעיל סי' שפ"ט וש"צ ואע"פ שיש לחלק בין רחיצה שאסורה בשבת ובין דברים אלו שאפשר לו לעשות בשבת מ"מ אין נ"ל לחלק בכך :
Si une bête l'a traîné ou que des brigands l'ont tué, et que le Chabbat on a désespéré de le chercher : puisque les choses en privé s'observent le Chabbat, ce jour lui compte pour un jour. (Rema : Si le trentième jour de l'avelout tombe le Chabbat et le vingt-neuvième le vendredi, il lui est permis de se baigner le vendredi, même aux lieux où l'on a coutume de ne pas se baigner pendant tous les trente jours : car selon la stricte loi c'est permis après les sept, seulement on a pris l'habitude d'être rigoureux tous les trente ; dans un tel cas, c'est permis en l'honneur du Chabbat. Il en est de même de tout ce qui y ressemble, par exemple revenir à sa place le vendredi soir et porter les habits de Chabbat, car cela aussi n'est qu'un simple usage, comme il a été expliqué plus haut aux simanim 389 et 390. Bien que l'on puisse distinguer entre le bain, interdit le Chabbat, et ces choses-là, qu'il est possible de faire le Chabbat, je n'estime pas qu'il faille distinguer ainsi.)