Qu'il s'habitue à se soulager le soir et le matin, car cela relève de la promptitude et de la propreté. S'il ne peut pas se soulager, qu'il marche quatre amot (coudées) et qu'il s'asseye jusqu'à ce qu'il se soulage, ou bien qu'il détourne sa pensée des autres choses.
יַרְגִּיל אֶת עַצְמוֹ לִפָּנוֹת עֶרֶב וָבֹקֶר שֶׁהוּא זְרִיזוּת וּנְקִיּוּת. אִם אֵינוֹ יָכוֹל לִפָּנוֹת, יֵלֵךְ אַרְבַּע אַמּוֹת וְיֵשֵׁב עַד שֶׁיִּפָּנֶה, אוֹ יַסִּיחַ דַּעְתּוֹ מִדְּבָרִים אֲחֵרִים.
הַמַּשְׁהֶה נְקָבָיו, עוֹבֵר מִשּׁוּם בַּל תְּשַׁקְּצוּ. וְאִם מַשְׁהֶה מִלְּהַטִּיל מַיִם בְּעֵת צָרְכּוֹ, עוֹבֵר גַּם מִשּׁוּם לֹא יִהְיֶה בְךָ עָקָר (סִימָן ב' ג').
Qu'il s'habitue à se soulager le soir et le matin, car cela relève de la promptitude et de la propreté. S'il ne peut pas se soulager, qu'il marche quatre amot (coudées) et qu'il s'asseye jusqu'à ce qu'il se soulage, ou bien qu'il détourne sa pensée des autres choses.
Celui qui retient ses besoins transgresse l'interdit de bal techaketsou (ne vous rendez pas abominables). Et s'il retient son urine au moment où il en a besoin, il transgresse aussi l'interdit de lo yihye vekha akar (il n'y aura pas chez toi d'homme stérile) (siman 2, 3).
יְהֵא צָנוּעַ בְּבֵית הַכִּסֵּא. לֹא יְגַלֶּה אֶת עַצְמוֹ, עַד שֶׁיֵּשֵׁב.
וְגַם אָז יְצַמְצֵם שֶׁלֹּא לְגַלּוֹת רַק מַה שֶּׁמֻּכְרָח לוֹ לְגַלּוֹת, שֶׁלֹּא לְטַנֵּף אֶת בְּגָדָיו. וְיִזָּהֵר בָּזֶה גַּם בַּלַּיְלָה כְּמוֹ בַּיּוֹם.
אִם נִפְנֶה בְּמָקוֹם מְגֻלֶּה שֶׁאֵין שָׁם מְחִיצוֹת, יְכַוֵּן שֶׁיְּהֵא פָּנָיו לְדָּרוֹם וַאֲחוֹרָיו לַצָּפוֹן אוֹ אִפְּכָא. אֲבָל בֵּין מִזְרָח לַמַּעֲרָב, אָסוּר.
וְאִם יֵשׁ מְחִיצָה, יָכוֹל לִפָּנוֹת בְּכָל עִנְיָן אִם אֲחוֹרָיו לְצַד הַמְּחִיצָה. וּלְהַשְׁתִּין, מֻתָּר בְּכָל עִנְיָן.
לֹא יִפָּנֶה בִּפְנֵי שׁוּם אָדָם. וַאֲפִלּוּ בִּפְנֵי נָכְרִי, אָסוּר.
אֲבָל לְהַשְׁתִּין, מֻתָּר אֲפִלּוּ בַּיּוֹם בִּפְנֵי רַבִּים אִם צָרִיךְ לְכָךְ, מִשּׁוּם דְּאִכָּא סַכָּנָה אִם יַעֲצֹר אֶת עַצְמוֹ. וּמִכָּל מָקוֹם יֵשׁ לוֹ לְהִסְתַּלֵּק לִצְדָדִים.
Qu'il soit pudique aux toilettes. Qu'il ne se découvre pas avant de s'être assis.
Et même alors, qu'il se limite à ne découvrir que ce qu'il lui est indispensable de découvrir, afin de ne pas salir ses vêtements. Et qu'il y prenne garde la nuit comme le jour.
S'il se soulage dans un endroit découvert où il n'y a pas de cloisons, qu'il fasse en sorte d'avoir le visage vers le sud et le dos vers le nord, ou l'inverse. Mais entre l'est et l'ouest, c'est interdit.
Et s'il y a une cloison, il peut se soulager de toute manière si son dos est du côté de la cloison. Et pour uriner, c'est permis de toute manière.
Qu'il ne se soulage pas en présence de quiconque, et même en présence d'un non-juif, c'est interdit. Mais uriner est permis, même de jour et en présence de plusieurs personnes, s'il en a besoin, parce qu'il y a danger s'il se retient.
Et en tout état de cause, il doit s'écarter sur le côté.
לֹא יִפָּנֶה בַּעֲמִידָה. וְלֹא יֶאֱנֹס לִדְחֹק עַצְמוֹ יוֹתֵר מִדַּאי, שֶׁלֹּא יְנַתֵּק שִׁנֵּי הַכַּרְכַּשְׁתָּא.
וְלֹא יְמַהֵר לָצֵאת מִבֵּית הַכִּסֵּא, עַד אֲשֶׁר בָּרוּר לוֹ שֶׁאֵינוֹ צָרִיךְ עוֹד. וּכְשֶׁמַּטִּיל מַיִם בַּעֲמִידָה, יַשְׁגִּיחַ שֶׁלֹּא יִנָּתְזוּ עַל מִנְעָלָיו וּבְגָדָיו.
וְיִזָּהֵר מְאֹד שֶׁלֹּא לֶאֱחֹז בְּיָדָיו בְּמִילָתוֹ (וְעַיֵּן לְקַמָּן סִימָן קנ"א) (סִימָן ג').
Qu'il ne se soulage pas debout. Et qu'il ne se force pas à se presser plus que de raison, afin de ne pas déchirer les dents du karkachta (le rectum).
Et qu'il ne se hâte pas de sortir des toilettes avant qu'il ne lui soit clair qu'il n'en a plus besoin. Et lorsqu'il urine debout, qu'il veille à ce que les gouttes ne jaillissent pas sur ses chaussures et sur ses vêtements.
Et qu'il prenne bien garde de ne pas tenir dans ses mains son membre circoncis (et voir plus loin siman 151) (siman 3).
בְּבֵית הַכִּסֵּא אָסוּר לְהַרְהֵר בְּדִבְרֵי תוֹרָה (כְּדִלְקַמָּן סִימָן ה' ס"ב). לָכֵן בִּהְיוֹתוֹ שָׁמָּה, טוֹב שֶׁיְּהַרְהֵר בַּעֲסָקָיו וּבְחֶשְׁבּוֹנוֹתָיו, שֶׁלֹּא יָבֹא לִידֵי הִרְהוּר תּוֹרָה אוֹ הִרְהוּר עֲבֵרָה חַס וְשָׁלוֹם.
וּבַשַׁבָּת שֶׁאֵין לְהַרְהֵר בַּעֲסָקָיו, יְהַרְהֵר בִּדְבָרִים נִפְלָאִים שֶׁרָאָה וְשָׁמַע וְכַדּוֹמֶה (סִימָן פ"ה).
Aux toilettes, il est interdit de penser à des paroles de Torah (comme il est dit plus loin, siman 5, seif 2). C'est pourquoi, lorsqu'il s'y trouve, il est bon qu'il pense à ses affaires et à ses comptes, afin qu'il n'en vienne pas à une pensée de Torah ou à une pensée de faute, à Dieu ne plaise.
Et le chabbat, où il n'y a pas lieu de penser à ses affaires, qu'il pense à des choses étonnantes qu'il a vues et entendues, et à ce qui leur ressemble (siman 85).
יִזָּהֵר לְקַנֵּחַ אֶת עַצְמוֹ יָפֶה. כִּי, אִם יֶשׁ לוֹ אֲפִלּוּ מַשֶּׁהוּ צוֹאָה בְּפִי הַטַּבַּעַת, אָסוּר לוֹ לוֹמַר שׁוּם דָּבָר שֶׁבִּקְדֻשָּׁה (כְּדִלְקַמָּן סִימָן ה' סָעִיף ג).
לֹא יְקַנַּח בְּיַד יָמִין, מִפְּנֵי שֶׁקּוֹשֵׁר בָּהּ הַתְּפִלִּין. וּמֵהַאי טַעְמָא אֵין לְקַנֵּחַ בְּאֶצְבַּע אֶמְצָעִית שֶׁל שְׂמֹאל שֶׁכּוֹרֵךְ עָלֶיהָ הָרְצוּעָה שֶׁל תְּפִלִּין.
וְאִטֵּר יָד, יְקַנַּח בִּשְׂמֹאל דִּידֵהּ שֶׁהִיא יָמִין שֶׁל כָּל אָדָם.
Qu'il veille à bien s'essuyer, car s'il a ne serait-ce qu'un peu d'excrément à l'orifice de l'anus, il lui est interdit de dire quoi que ce soit de saint (comme il est dit plus loin, siman 5, seif 3). Qu'il ne s'essuie pas de la main droite, parce que c'est avec elle qu'il noue les tefilin.
Et pour cette même raison, il ne faut pas s'essuyer avec le doigt du milieu de la main gauche, autour duquel on enroule la lanière des tefilin. Et le gaucher s'essuiera avec sa gauche à lui, qui est la droite de tout homme.
בְּכָל פַּעַם שֶׁנִּפְנֶה אוֹ שֶׁמַּטִיל מַיִם וַאֲפִלּוּ רַק טִפָּה אַחַת, יִרְחַץ יָדָיו בַּמַּיִם וִיבָרֵךְ בִּרְכַּת אֲשֶׁר יָצַר. אִם הִטִּיל מַיִם אוֹ נִפְנָה וְשָׁכַח מִלְּבָרֵךְ אֲשֶׁר יָצַר, וְאַחַר כָּךְ שׁוּב הִטִיל מַיִם אוֹ נִפְנָה וְנִזְכַּר שֶׁבָּרִאשׁוֹנָה לֹא בֵרַךְ, אֵינוֹ צָרִיךְ לְבָרֵךְ רַק פַּעַם אֶחָת.
וּמִי שֶׁשּׁוֹתֶה סַם הַמְשַׁלְשֵׁל וְיוֹדֵעַ שֶׁיִּצְטָרֵךְ לִפָּנוֹת כַּמָּה פְעָמִים, לֹא יְבָרֵךְ עַד לְאַחַר הַגְּמָר (סִימָן ז').
Chaque fois qu'il se soulage ou qu'il urine, même une seule goutte, qu'il se lave les mains dans l'eau et qu'il récite la berakha acher yatsar. S'il a uriné ou s'est soulagé et a oublié de réciter acher yatsar, puis a de nouveau uriné ou s'est soulagé et s'est souvenu qu'il n'avait pas béni la première fois, il n'a besoin de réciter la berakha qu'une seule fois.
Et celui qui boit un remède laxatif et sait qu'il devra se soulager plusieurs fois ne bénira qu'après avoir terminé (siman 7).