קיצור שלחן ערוך

Kitsour Choulhan Aroukh — Siman 59 (2/2)

Rabbi Chlomo Ganzfried
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Celui qui voit son compagnon après trente jours (voir le siman qui suit, seif 12), et que celui-ci lui est très cher, et à plus forte raison une personne qui lui est supérieure, comme son père ou son maître, et qu'il se réjouit de le voir, récite la berakha Chehehiyanou (qui nous a fait vivre), même si pendant ce laps de temps il a reçu de lui une lettre. Et s'il le voit après douze mois, il récite : Baroukh Ata ה' Elokenou...

הָרוֹאֶה אֶת חֲבֵרוֹ לְאַחַר שְׁלֹשִׁים יוֹם (עַיֵן סִימָן שֶׁאַחַר זֶה סָעִיף י"ב) וְהוּא חָבִיב עָלָיו מְאֹד, וּמִכָּל שֶׁכֵּן אָדָם שֶׁהוּא גָּדוֹל מִמֶּנּוּ, כְּגוֹן אָבִיו אוֹ רַבּוֹ, וְשָׂמֵחַ בִּרְאִיָּתוֹ, מְבָרֵךְ שֶׁהֱחֱיָנוּ, אַף עַל פִּי שֶׁבְּתוֹךְ הַזְּמָן קִבֵּל מִמֶּנּוּ מִכְתָּב. וְאִם רוֹאֵהוּ לְאַחַר שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ, מְבָרֵךְ בָּרוּךְ אַתָּה ה' אֱלֹקֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, מְחַיֵּה הַמֵּתִים, (מִפְּנֵי שֶׁנִּשְׁכַּח מִן הַלֵּב, כְּמוֹ שֶׁהַמֵּת נִשְׁכַּח לְאַחַר שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ, דִּכְתִיב נִשְׁכַּחְתִּי כְּמֵת מִלֵּב הָיִיתִי כִּכְלִי אוֹבֵד.

מַה כְּלִי מִי שֶׁאִבֵּד אוֹתוֹ וְלֹא מְצָאוֹ בְּתוֹךְ שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ מִתְיָאֵשׁ מִמֶּנּוּ, אַף הַמֵּת נִשְׁכָּח מִן הַלֵּב לְאַחַר שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ), וְאֵינוֹ מְבָרֵךְ שֶׁהֱחֱיָנוּ. אֲבָל אִם קִבֵּל מִמֶּנּוּ מִכְתָּב בְּתוֹךְ הַזְּמָן, אוֹ שֶׁשָּׁמַע בְּתוֹךְ הַזְּמָן מִשְּׁלוֹמוֹ, אֵינוֹ מְבָרֵךְ מְחַיֵּה הַמֵּתִים, אֶלָּא שֶׁהֱחֱיָנוּ.

וְאֵין חִלּוּק בֵּין זְכָרִים לִנְקֵבוֹת, דַּאֲפִלּוּ הָאִישׁ שֶׁהוּא רוֹאֶה אֶת אִשְׁתּוֹ אוֹ אִמּוֹ אוֹ אֲחוֹתוֹ אוֹ בִּתּוֹ, וְכֵן הָאִשָּׁה שֶׁהִיא רוֹאָה אֶת בַּעֲלָהּ אוֹ אָבִיהָ אוֹ אָחִיהָ אוֹ בְּנָהּ, מְבָרְכִין כֵּן.

Celui qui voit son compagnon après trente jours (voir le siman qui suit, seif 12), et que celui-ci lui est très cher, et à plus forte raison une personne qui lui est supérieure, comme son père ou son maître, et qu'il se réjouit de le voir, récite la berakha Chehehiyanou (qui nous a fait vivre), même si pendant ce laps de temps il a reçu de lui une lettre. Et s'il le voit après douze mois, il récite : Baroukh Ata ה' Elokenou Melekh haolam, mehaye hametim (Béni sois-Tu, ה' notre D-ieu, Roi du monde, qui fait revivre les morts), (parce qu'il a été oublié du cœur, comme le mort est oublié après douze mois, ainsi qu'il est écrit : 'J'ai été oublié du cœur comme un mort, je suis devenu comme un ustensile perdu' (Psaumes 31,13).

De même qu'un ustensile, celui qui l'a perdu et ne l'a pas retrouvé dans les douze mois y renonce, de même le mort est oublié du cœur après douze mois), et il ne récite pas Chehehiyanou. Mais s'il a reçu de lui une lettre pendant ce laps de temps, ou s'il a entendu pendant ce laps de temps des nouvelles de sa santé, il ne récite pas mehaye hametim, mais Chehehiyanou.

Et il n'y a pas de différence entre les hommes et les femmes, car même l'homme qui voit sa femme, ou sa mère, ou sa sœur, ou sa fille, et de même la femme qui voit son mari, ou son père, ou son frère, ou son fils, récitent ainsi.

חֲבֵרוֹ שֶׁלֹּא רָאָה אוֹתוֹ מֵעוֹלָם, אֶלָּא שֶׁעַל יְדֵי מִכְתָּבִים שֶׁהֵרִיצוּ מִזֶּה לָזֶה נַעֲשׂוּ אוֹהֲבִים, אִם רוֹאֵהוּ אַחַר כָּךְ, אֵינוֹ מְבָרֵךְ עַל רְאִיָּתוֹ, דְּכֵיוָן שֶׁלֹּא הִתְרָאוּ מֵעוֹלָם פָּנִים אֶל פָּנִים, אֵין הָאַהֲבָה גְּדוֹלָה כָּל כָּךְ, שֶׁיְהֵא שָׂמֵחַ בִּרְאִיָּתוֹ (רכ"ה). (דִּין הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב עַל שִׁנּוּי יַיִן, כָּתוּב בְּסִימָן מ"ט)

Son compagnon qu'il n'a jamais vu, mais avec lequel, par les lettres qu'ils se sont fait parvenir l'un à l'autre, ils sont devenus amis : s'il le voit par la suite, il ne récite pas de berakha sur le fait de le voir, car puisqu'ils ne se sont jamais vus face à face, l'amour n'est pas si grand au point qu'il se réjouisse de le voir (225). (La loi du Hatov vehametiv (Celui qui est bon et qui fait du bien) sur le changement de vin est écrite au siman 49.)