קיצור שלחן ערוך

Kitsour Choulhan Aroukh — Siman 88 (2/2)

Rabbi Chlomo Ganzfried
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Mais lorsqu'on n'a pas besoin de l'ustensile permis, il est interdit de le déplacer s'il y a sur lui un objet mouktse (écarté de tout usage à chabbat). C'est pourquoi il est interdit de prendre dans ses mains un enfant, même dans un domaine privé, s'il a dans sa main une pierre ou un autre objet mouktse.

אֲבָל בְּשֶׁאֵינוֹ צָרִיךְ לְהַכְּלִי הַמֻּתָּר, אָסוּר לְטַלְטְלוֹ אִם יֵשׁ עָלָיו דָּבָר מֻקְצֶה. וְלָכֵן אָסוּר לִטּוֹל בְּיָדָיו תִּינוֹק אֲפִלּוּ בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד, אִם יֵשׁ בְּיָדוֹ אֶבֶן אוֹ שְׁאָר דָּבָר מֻקְצֶה.

אַךְ אִם יֵשׁ לְהַתִּינוֹק גַּעְגּוּעִין שֶׁאִם לֹא יִטְלוּהוּ יֶחֱלֶה, וְגַם אִי אֶפְשָׁר לְהַשְׁלִיךְ מִיָּדוֹ הָאֶבֶן וְכַדּוֹמֶה, מִפְּנֵי שֶׁיִּצְעַק וְיִבְכֶּה, אָז מֻתָּר לִטְּלוֹ עַל יָדָיו בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד, וְאִם יֵשׁ בִּידֵי הַתִּינוֹק אֵיזֶה מַטְבֵּעַ, אָסוּר אֲפִלּוּ לֶאֱחֹז בְּיָדוֹ וְהוּא מְהַלֵּךְ בְּרַגְלָיו, וַאֲפִלּוּ בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד, וַאֲפִלּוּ יֵשׁ לוֹ גַּעְגּוּעִין, מִשּׁוּם דְּאִכָּא לְמֵיחָשׁ, שֶׁמָּא יִפֹּוֹל הַמַּטְבֵּעַ מִידֵי הַתִּינוֹק וְזֶה יִשְׁכַּח שֶׁהַיּוֹם שַׁבָּת וְיַגְבִּיהוֹ, וְנִמְצָא מְטַלְטֵל מֻקְצֶה בְּטִלְטוּל גָּמוּר. וְאָסוּר אֲפִלּוּ בִּמְקוֹם סַכָּנַת חֹלִי, כֵּיוָן שֶׁאֵין שָׁם שׁוּם סַכָּנַת נֶפֶשׁ אִם לֹא יִטְלֶנּוּ (ש"ט ש"י שי"א).

Mais lorsqu'on n'a pas besoin de l'ustensile permis, il est interdit de le déplacer s'il y a sur lui un objet mouktse (écarté de tout usage à chabbat). C'est pourquoi il est interdit de prendre dans ses mains un enfant, même dans un domaine privé, s'il a dans sa main une pierre ou un autre objet mouktse.

Cependant, si l'enfant est pris d'un tel attachement que, si on ne le prenait pas, il tomberait malade, et qu'il est en outre impossible de faire tomber de sa main la pierre ou ce qui lui ressemble, parce qu'il crierait et pleurerait, alors il est permis de le prendre sur ses bras dans un domaine privé. Et si l'enfant a dans les mains quelque pièce de monnaie, il est interdit même de le tenir par la main alors qu'il marche de ses pieds, et même dans un domaine privé, et même s'il est pris d'un tel attachement, parce qu'il y a lieu de craindre que la pièce ne tombe des mains de l'enfant et que l'adulte n'oublie que c'est aujourd'hui chabbat et la soulève, en sorte qu'il se trouverait déplacer du mouktse d'un déplacement complet.

Et cela est interdit même en cas de danger de maladie, puisqu'il n'y a là aucun danger pour la vie si on ne le prend pas (simanim 309, 310, 311).

מֵת, אָסוּר לְטַלְטְלוֹ בְּשַׁבָּת. אֲבָל מֻתָּר לִשְׁמוֹט אֶת הַכַּר מִתַּחְתָּיו, שֶׁלֹּא יַסְרִיחַ, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יָזִיז בּוֹ שׁוּם אֵבֶר.

וְאִם הָיָה פִּיו נִפְתָּח וְהוֹלֵךְ, קוֹשֵׁר אֶת הַלֶּחִי בְּעִנְיָן שֶׁלֹּא יוֹסִיף לְהִפָּתֵחַ, אֲבָל לֹא כְּדֵי שֶׁיִּסָגֵר מַה שֶּׁכְּבָר נִּפְתַּח, שֶׁאִם כֵּן הָיָה מֵזִיז אֵבֶר (וְעַיֵּן לְקַמָּן סוֹף סִימָן קכ"ד).

Un mort, il est interdit de le déplacer à chabbat. Mais il est permis de retirer le coussin de dessous lui, afin qu'il ne se corrompe pas, à condition de ne remuer en lui aucun membre.

Et si sa bouche allait s'ouvrant de plus en plus, on attache la mâchoire de telle manière qu'elle ne s'ouvre pas davantage, mais non afin de refermer ce qui s'est déjà ouvert, car alors il remuerait un membre (et voir plus loin, fin du siman 124).

אִם נָפְלָה דְּלֵקָה וִירֵאִים שֶׁלֹּא יִשָּׂרֵף הַמֵּת, מֻתָּרִין לְטַלְטְלוֹ אַגַּב דְּבַר הֶתֵּר, דְּהַיְנוּ שֶׁמַּנִּיחִין עָלָיו אוֹ אֶצְלוֹ אֵיזֶה דְּבַר מַאֲכָל, וּמְטַלְטֵל שְׁנֵיהֶם בְּיָחַד. וְאִם אֵין דְּבַר מַאֲכָל, מַנִּיחִין עָלָיו אֵיזֶה כְּלִי אוֹ מַלְבּוּשׁ שֶׁמֻּתָּר בְּטִלְטוּל.

וְאִם גַּם זֶה אַיִן, אֲזַי מְטַלְטְלִין אוֹתוֹ לְבַדּוֹ. בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ אֵין מְטַלְטְלִין אוֹתוֹ אֶלָּא לְמָקוֹם שֶׁמֻּתָּרִין לְהוֹצִיא לְשָׁם.

אֲבָל לְמָקוֹם שֶׁאֲסוּרִין לְהוֹצִיא, אֵין לְהוֹצִיאוֹ כִּי אִם עַל יְדֵי אֵינוֹ יְהוּדִי (שי"א).

Si un incendie s'est déclaré et que l'on craint que le mort ne soit brûlé, il est permis de le déplacer par le biais d'un objet permis, c'est-à-dire que l'on pose sur lui ou auprès de lui quelque aliment, et l'on déplace les deux ensemble. Et s'il n'y a pas d'aliment, on pose sur lui quelque ustensile ou vêtement dont le déplacement est permis.

Et si cela non plus n'est pas disponible, alors on le déplace seul. Dans un cas comme dans l'autre, on ne le déplace que vers un endroit où il est permis de transporter.

Mais vers un endroit où il est interdit de transporter, on ne le fera sortir que par l'intermédiaire d'un non-Juif (siman 311).

כָּל דָּבָר מְטֻנָּף, כְּגוֹן רְעִי וְקִיא צוֹאָה, בֵּין שֶׁל אָדָם בֵּין שֶׁל תַּרְנְגוֹלִים, אִם הֵם בְּבַיִת אוֹ בֶּחָצֵר שֶׁיּוֹשְׁבִים שָׁם בְּנֵי אָדָם, מֻתָּר לְהוֹצִיאָם לָאַשְׁפָּה. וּכְשֶׁמּוֹצִיא גְּרָף שֶׁל רְעִי אוֹ עָבִיט שֶׁל מֵי רַגְלַיִם, כָּל זְמַן שֶׁהַכְּלִי עֲדַיִן בְּיָדוֹ, מֻתָּר לְהַחְזִירוֹ, כְּדִין כָּל מֻקְצֶה שֶׁבְּעוֹדוֹ בְּיָדוֹ, מֻתָּר לְטַלְטְלוֹ לְהַנִּיחוֹ בְּמָּקוֹם שֶׁיִּרְצֶה.

אֲבָל לְאַחַר שֶׁהִנִּיחוֹ מִיָּדוֹ, אָסוּר לְטַלְטְלוֹ, מִשּׁוּם דְּמָאִיס טְפֵי (וְגָרַע מִשְׁאָר מֻקְצֶה מֵחֲמַת מִאוּס). וְאַךְ כְּשֶׁצְּרִיכִין לוֹ מִשּׁוּם כְּבוֹד הַבְּרִיּוֹת, מֻתָּר לְהַחְזִירוֹ (ש"ח).

וְכֵן אִם יָכוֹל לָתֵת בְּתוֹכוֹ מַיִם, שֶׁיִּהְיוּ רְאוּיִין לִשְׁתִּיַּת בְּהֵמָה, יָכוֹל לְהַחְזִירוֹ כָּךְ.

Toute chose répugnante, comme les excréments, le vomi et la fiente, que ce soit d'un homme ou de volailles, si elle se trouve dans une maison ou dans une cour où des gens se tiennent, il est permis de la porter au tas d'ordures. Et lorsqu'on sort un pot d'excréments (graf chel rei) ou un vase d'urine (avit chel me raglayim), tant que l'ustensile est encore dans sa main, il est permis de le remettre en place, selon la règle de tout mouktse : tant qu'il est encore dans sa main, il est permis de le déplacer pour le poser à l'endroit qu'il veut.

Mais après l'avoir posé hors de sa main, il est interdit de le déplacer, parce qu'il est trop répugnant (et il est plus grave que le reste du mouktse écarte à cause de la répugnance). Toutefois, lorsqu'on en a besoin en raison de la dignité des créatures (kevod habriyot), il est permis de le remettre en place (siman 308).

Et de même, s'il peut y mettre de l'eau qui soit propre à être bue par une bête, il peut le remettre ainsi.

מֻתָּר לִתֵּן כְּלִי תַּחַת הַדֶּלֶף בַּשַׁבָּת. וְאִם נִתְמַלֵּא, שׁוֹפְכוֹ וּמַחְזִירוֹ לִמְקוֹמוֹ, וְהוּא שֶׁיְהֵא הַדֶּלֶף רָאוּי לִרְחִיצַה.

אֲבָל אִם הַמַּיִם מְאוּסִים, אָסוּר לִתֵּן שָׁם כְּלִי, מִשּׁוּם דְּאֵין עוֹשִׂין גְּרָף שֶׁל רְעִי לְכַתְּחִלָּה. וְאִם עָבַר וּנְתָנוֹ וְהוּא בְּמָקוֹם דְּמָאִיס עָלָיו, מֻתָּר לְהוֹצִיאוֹ (דִין מֻקְּצָה בִּמְקוֹם הֶפְסֵד גָּדוֹל, עַיֵן לְעֵיל סִימָן פ"ה סָעִיף ד'.

וְדִינֵי מֻקְצֶה בְּיוֹם טוֹב וְדִין מֻקְצֶה מֵחֲמַת מִצְוָה, יְבֹאֲרוּ אִם יִרְצֶה הַשֵׁם בִמְקוֹמָם).

Il est permis de placer un ustensile sous une fuite d'eau à chabbat. Et s'il s'est rempli, on le vide et on le remet à sa place, à condition que l'eau de la fuite soit propre au lavage.

Mais si l'eau est répugnante, il est interdit de placer là un ustensile, parce qu'on ne fabrique pas d'emblée un pot d'excréments. Et si l'on a transgressé et qu'on l'y a placé, et qu'il se trouve dans un endroit où il lui est répugnant, il est permis de le faire sortir (pour la règle du mouktse en cas de grande perte, voir plus haut siman 85, seif 4.

Et les règles du mouktse à yom tov, ainsi que la règle du mouktse écarte à cause d'une mitsva, seront expliquées, si ה' le veut, en leur lieu).