Dès que la femme commence à ressentir les signes de l'accouchement, même si elle est dans le doute, on appelle pour elle une sage-femme, même depuis un endroit éloigné de plusieurs parsaot (parsa : mesure de distance de plusieurs kilomètres).
מִיָּד כְּשֶׁהִתְחִלָּה הָאִשָּׁה לְהַרְגִּישׁ סִימָנֵי לֵדָה, אֲפִלּוּ הִיא מְסֻפֶּקֶת, קוֹרְאִין לָהּ מְיַלֶּדֶת אֲפִלּוּ מִמָּקוֹם רָחוֹק כַּמָּה פַרְסָאוֹת.
Dès que la femme commence à ressentir les signes de l'accouchement, même si elle est dans le doute, on appelle pour elle une sage-femme, même depuis un endroit éloigné de plusieurs parsaot (parsa : mesure de distance de plusieurs kilomètres).
יוֹלֶדֶת הֲרֵי הִיא כְּחוֹלֶה שֶׁיֵּשׁ בּוֹ סַכָּנָה, וּמְחַלְּלִין עָלֶיהָ אֶת הַשַׁבָּת לְכָל מַה שֶּׁהִיא צְרִיכָה. אַךְ אִם אֶפְשָׁר לַעֲשׂוֹת עַל יְדֵי שִׁנּוּי אוֹ עַל יְדֵי אֵינוֹ יְהוּדִי, עוֹשִׂין.
וְנִקְרֵאת יוֹלֶדֶת מִשֶּׁתֵּשֵׁב עַל הַמַּשְׁבֵּר אוֹ מִשָּׁעָה שֶׁהַדָּם שׁוֹתֵת וְיוֹרֵד, אוֹ שֶׁאֵין בָּהּ כֹּחַ לָלֶכֶת בְּעַצְמָהּ. גַּם הַמַּפֶּלֶת לְאַחַר אַרְבָּעִים יוֹם מִטְבִילָתָהּ דִּינָהּ כְּיוֹלֶדֶת.
La femme qui accouche est comme un malade dont la vie est en danger, et on transgresse pour elle le chabbat pour tout ce dont elle a besoin. Toutefois, s'il est possible d'agir par un changement (en accomplissant l'acte d'une manière inhabituelle) ou par l'intermédiaire d'un non-Juif, on le fait ainsi.
Et elle est appelée yoledet (femme en couches) dès qu'elle s'assied sur le machber (siège d'accouchement), ou dès l'instant où le sang s'écoule et descend, ou bien lorsqu'elle n'a pas la force de marcher par elle-même. De même, celle qui avorte après quarante jours depuis son immersion, sa loi est celle d'une yoledet.
כָּל שְׁלשָׁה יָמִים הָרִאשׁוֹנִים, אֲפִלּוּ אוֹמֶרֶת שֶׁאֵינָהּ צְרִיכָה, מְחַלְּלִין עָלֶיהָ אֶת הַשַׁבָּת. וְאַחַר כָּךְ אִם אֵין בָּהּ חֳלִי אַחֵר, רַק צַעַר הַלֵּידָה, עַד שִׁבְעָה יָמִים, אִם אוֹמֶרֶת צְרִיכָה אָנִי, מְחַלְּלִין עָלֶיהָ.
וְאִם אוֹמֶרֶת שֶׁאֵינָהּ צְרִיכָה, אֵין מְחַלְּלִין. מוֹנִין יָמִים אֵלּוּ מִיּוֹם הַלֵּדָה וְלֹא מֵעֵת לְעֵת, כְּגוֹן אִם יָלְדָה בְּיוֹם רְבִיעִי לְעֵת עֶרֶב, הֲרֵי הִיא בְּיוֹם שַׁבָּת לְאַחַר שְׁלֹשָׁה.
וְאִם יָלְדָה בַּשַׁבָּת לְעֵת עֶרֶב, הֲרֵי הִיא בַּשַׁבָּת הַבָּאָה לְאַחַר שִׁבְעָה. וְאִם יֵשׁ קְצָת חֲֹשַֹש סַכָּנָה, שֶׁהָאִשָּׁה חֲלוּשָׁה בְּטִבְעָהּ, הַמֵּקֵל לִמְנוֹת יָמִים אֵלּוּ מֵעֵת לְעֵת לֹא הִפְסִיד.
Pendant tous les trois premiers jours, même si elle dit qu'elle n'en a pas besoin, on transgresse pour elle le chabbat. Et ensuite, si elle n'a pas d'autre maladie, mais seulement la douleur de l'accouchement, jusqu'à sept jours : si elle dit 'j'en ai besoin', on transgresse pour elle ; et si elle dit qu'elle n'en a pas besoin, on ne transgresse pas.
On compte ces jours depuis le jour de l'accouchement et non de moment à moment : par exemple, si elle a accouché le mercredi vers le soir, la voici, le jour de chabbat, après trois jours ; et si elle a accouché le chabbat vers le soir, la voici, le chabbat suivant, après sept jours. Et s'il y a un peu de crainte de danger, parce que la femme est faible par nature, celui qui est indulgent et compte ces jours de moment à moment n'a rien perdu.
לְאַחַר שִׁבְעָה יָמִים, אֲפִלּוּ אוֹמֶרֶת צְרִיכָה אָנִי, אֵין מְחַלְּלִין עָלֶיהָ, אֶלָּא הֲרֵי הִיא עַד שְׁלֹשִׁים יוֹם כְּחוֹלֶה שֶׁאֵין בּוֹ סַכָּנָה וְעוֹשִׂין כָּל צְרָכֶיהָ עַל יְדֵי אֵינוֹ יְהוּדִי. אֲבָל לְהַסִּיק עֲבוּרָהּ, מֻתָּר אֲפִלּוּ יִשְֹרָאֵל (כְּשֶׁלֹּא נִמְצָא אֵינוֹ יְהוּדִי בְּנָקֵל), וַאֲפִלּוּ בִּתְקוּפַת תַּמּוּז, מִשּׁוּם דְּיוֹלֶדֶת כָּל שְׁלֹשִׁים יוֹם מְסֻכֶּנֶת הִיא בַּצִּנָּה.
Après sept jours, même si elle dit 'j'en ai besoin', on ne transgresse pas pour elle, mais la voici, jusqu'à trente jours, comme un malade dont la vie n'est pas en danger, et on accomplit tous ses besoins par l'intermédiaire d'un non-Juif. Mais allumer le feu pour elle est permis même par un Juif (lorsqu'on ne trouve pas facilement de non-Juif), et même à la période de Tamouz, parce qu'une yoledet, durant tous les trente jours, est en danger à cause du froid.
הַוָּלָד שֶׁנּוֹלַד, מַרְחִיצִין אוֹתוֹ וְחוֹתְכִין אֶת טַבּוּרוֹ, וּמְיַשְּׁרִין אֵבָרָיו, וְעוֹשִׂין לוֹ כָּל צְרָכָיו. אַךְ אִם אֵינוֹ בֶּן קְיָמָא, כְּגוֹן שֶׁנּוֹלַד לִשְׁמוֹנָה חֳדָשִׁים, אֲסוּרִין לְטַלְטְלוֹ, אֶלָּא אִמּוֹ שׂוֹחָה עָלָיו וּמֵנִיקָתוֹ, מִפְּנֵי צַעַר הֶחָלָב הַמְצַעֵר אוֹתָהּ (של).
L'enfant qui est né, on le lave, on coupe son cordon ombilical, on redresse ses membres et on accomplit pour lui tous ses besoins. Toutefois, s'il n'est pas viable, par exemple s'il est né à huit mois, il est interdit de le déplacer ; mais sa mère se penche sur lui et l'allaite, en raison de la douleur du lait qui la fait souffrir (של).