Tout commerce est interdit, qu'il s'agisse d'acheter ou de vendre. Seulement, s'il se présente à lui un profit important, il peut acheter et vendre discrètement, et il dépensera pour l'honneur du yom tov plus que ce qu'il avait l'intention de dépenser.
כָּל סְחוֹרָה, אֲסוּרָה, בֵּין לִקְנוֹת בֵּין לִמְכּוֹר. רַק אִם נִזְדַּמֵּן לוֹ רֶוַח מְרֻבֶּה יָכוֹל לִקְנֹת וְלִמְכֹּר בְּצִנְעָא, וְיוֹצִיא לִכְבוֹד יוֹם טוֹב יוֹתֵר מִמַּה שֶּׁהָיָה בְּדַעְתּוֹ לְהוֹצִיא.
Tout commerce est interdit, qu'il s'agisse d'acheter ou de vendre. Seulement, s'il se présente à lui un profit important, il peut acheter et vendre discrètement, et il dépensera pour l'honneur du yom tov plus que ce qu'il avait l'intention de dépenser.
אִם יֵשׁ לוֹ סְחוֹרָה, שֶׁיֵּשׁ לָחוּשׁ שֶׁאִם לֹא יִמְכְּרֶנָּהּ עַתָּה יַפְסִיד מִן הַקֶּרֶן, מֻתָּר לְמָכְרָהּ מִשּׁוּם דַּהֲוֵי דָּבָר הָאָבֵד, אֲבָל אִם אֵין לָחוּשׁ שֶׁיַּפְסִיד אֶלָּא שֶׁלֹּא יַרְוִיחַ אַחַר כָּךְ, אָסוּר לְמָכְרָהּ כִּי מְנִיעַת רֶוַח לֹא מִקְרִי הֶפְסֵד.
S'il possède une marchandise pour laquelle il y a lieu de craindre que, s'il ne la vend pas maintenant, il perdra sur le capital, il est permis de la vendre, parce que c'est un davar haaved (une chose qui risque d'être perdue). Mais s'il n'y a pas lieu de craindre une perte, seulement qu'il ne fera pas de profit par la suite, il est interdit de la vendre, car l'empêchement d'un gain n'est pas appelé perte.
אִם חַל יָרִיד, שֶׁהוּא יוֹם הַשּׁוּק הַבָּא לִפְרָקִים, אוֹ יוֹם הַשּׁוּק שֶׁבְּכָל שָׁבוּעַ, אֶלָּא שֶׁעַתָּה הוּא קוֹדֵם הַחֲגָאוֹת שֶׁמִּתְאַסְּפִין קוֹנִים הַרְבֵּה, מֻתָּר לִמְכֹּר דְּכֵיוָן שֶׁהוּא דָּבָר שֶׁאֵינוֹ תָּדִיר חַשְׁבִינָן גַּם מְנִיעַת הָרֶוַח כְּמוֹ הֶפְסֵד, אֲבָל בְּיוֹם הַשּׁוּק שֶׁבְּכָל שָׁבוּעַ אָסוּר, וּכְשֶׁבָּאִים לִפְעָמִים סוֹחֲרִים אוֹ סְפִינוֹת שֶׁמּוֹכְרִים בְּזוֹל אוֹ קוֹנִים בְּיֹקֶר מַה שֶּׁאֵינָם שָׁכִיחַ תָּמִיד, גַּם כֵּן מֻתָּר לִקְנֹת מֵהֶם וְלִמְכֹּר לָהֶם.
Si tombe une foire (yarid), c'est-à-dire le jour de marché qui ne vient que de temps en temps, ou bien le jour de marché de chaque semaine, mais qu'il se trouve maintenant avant les fêtes des non-juifs, si bien que de nombreux acheteurs s'y rassemblent, il est permis de vendre, car puisqu'il s'agit d'une chose qui n'est pas fréquente, nous considérons aussi l'empêchement du gain comme une perte. Mais le jour de marché de chaque semaine, c'est interdit.
Et lorsque viennent parfois des marchands ou des navires qui vendent à bas prix ou qui achètent à prix élevé, ce qui n'est pas habituel, il est également permis d'acheter chez eux et de leur vendre.
וְכֵן מִי שֶׁצָּרִיךְ לִקְנֹת יַיִן בְּעֵת הַבָּצִיר, שֶׁיְהֵא לוֹ לְצָרְכֵי בֵּיתוֹ לִשְׁתֹּת כָּל הַשָּׁנָה וְאַחַר כָּךְ יִתְיַקֵּר הַיַּיִן מֻתָּר לוֹ לִקְנֹת בְּחֹל הַמּוֹעֵד, אֲבָל לְמַשָּׂא וּמַתָּן אָסוּר לִקְנֹת.
De même, celui qui a besoin d'acheter du vin au temps des vendanges, afin d'en avoir pour les besoins de sa maison et d'en boire toute l'année, et qu'ensuite le vin renchirira, il lui est permis d'acheter pendant hol hamoed (les jours intermédiaires de la fête). Mais pour le commerce, il est interdit d'acheter.
דְּבָרִים הַנִּצְרָכִים לַמּוֹעֵד, כְּגוֹן פֵּרוֹת וְתַבְלִין מוֹכְרִין כְּדַרְכָּן אֲפִלּוּ בְּפַרְהֶסְיָא, וְכֵיוָן שֶׁמֻּתָּרִין לִפְתֹּחַ הַחֲנוּת בִּשְׁבִיל יִשְֹרָאֵל מֻתָּרִין לִמְכֹּר גַּם לְאֵינוֹ יְהוּדִי.
Les choses nécessaires pour le moed (la fête), comme les fruits et les épices, on les vend à la manière habituelle, même publiquement. Et puisqu'il est permis d'ouvrir la boutique pour un juif, il est permis de vendre aussi à un non-juif.
לִתְבֹּעַ חוֹבוֹת, נָהֲגוּ לְהָקֵל אֲפִלּוּ מִיִשְֹרָאֵל, מִשּׁוּם דְּחוֹשְׁבִין לְדָבָר הָאָבֵד.
Pour réclamer des dettes, on a eu la coutume d'être indulgent, même envers un juif, parce que l'on considère cela comme un davar haaved.
לְהַלווֹת בְּרִבִּית לַגּוי הָרָגִיל אֶצְלוֹ, מֻתָּר, מִפְּנֵי דַּהֲוֵי דָבָר הָאָבֵד, שֶלֹא יַרְגִיל אֶת עַצְמוֹ אֵצֶל אַחֵר. וְאִם מַלְוֶה לַגּוֹי שֶאֵינוֹ רָגִיל אֶצְלוֹ, יוֹצִיא הָרִבִּית מִשָּבוּעַ אֶחָד לְשִׂמְחַת יוֹם טוֹב.
וְלִמְכֹּר סְחוֹרָה לְמִי שֶאֵינוֹ רָגִיל אֶצְלוֹ, אָסוּר, וְלָא מַהֲנֵי מַה שֶיּוֹסִיף לְשִׂמְחַת יוֹם טוֹב. אֲבָל לְמִי שֶרָגִיל אֶצְלוֹ, מֻתָּר, מִשׁוּם דַהֲוֵי דָבָר הָאָבֵד, שֶלֹּא יַרְגִּיל אֶת עַצְמוֹ אֵצֶל אֲחֵרִים (תקל"ט)
Prêter avec intérêt (ribit) à un non-juif qui a l'habitude de venir chez lui est permis, parce que c'est un davar haaved, afin qu'il ne prenne pas l'habitude d'aller chez un autre. Et s'il prête à un non-juif qui n'a pas l'habitude de venir chez lui, il dépensera l'intérêt d'une semaine pour la joie du yom tov.
Et vendre de la marchandise à celui qui n'a pas l'habitude de venir chez lui est interdit, et il ne sert à rien qu'il ajoute pour la joie du yom tov. Mais à celui qui a l'habitude de venir chez lui, c'est permis, parce que c'est un davar haaved, afin qu'il ne prenne pas l'habitude d'aller chez d'autres (siman 539).
חִלּוּף מַטְבְּעוֹת, אָסוּר (שם וּבְחַיֵּי אָדָם).
Changer des pièces de monnaie est interdit (ibid. et dans le Haye Adam).