Toute femme dont il s'est détaché de sa matrice (mekor, source du sang) une goutte de sang, même la plus petite quantité, de quelque manière que ce soit, que ce soit par sa nature, comme il est habituel aux femmes de voir à des périodes connues, ou bien hors de son temps, et même s'il lui est survenu quelque accident (ones) à cause duquel du sang est sorti de sa matrice, la voici impure, nidda, jusqu'à ce qu'elle compte sept...
כָּל אִשָּׁה שֶנֶּעֶקְרָה מִּמְּקוֹרָהּ טִפַּת דָּם, אֲפִלּוּ כָּל שֶׁהִיא, יִהְיֶה בְאֵיזֶה אֹפֶן שֶׁיִהְיֶה, בֵּין בְּטִבְעָהּ, כְּדֶרֶךְ הַנָּשִׁים לִרְאוֹת בִּזְמַנִּים יְדוּעִים, אוֹ שֶׁלֹּא בִזְמַנָּה וַאֲפִלּוּ אֵרַע לָהּ אֵיזֶה אֹנֶס, אֲשֶׁר מֵחֲמַת זֶה יָצָא מִמְּקוֹרָהּ דָּם, הֲרֵי הִיא טְמֵאָה נִדָּה, עַד שֶׁתִּסְפֹּר שִׁבְעָה נְקִיִים וְתִטְבֹּל כָּרָאוּי. וְכָל הַבָּא עָלֶיהָ בְּטֻמְאָתָהּ, חַיַב כָּרֵת, וְכֵן הִיא חַיֶבֶת כָּרֵת.
וְעַל הַנְּגִיעָה דֶּרֶךְ חִבָּה, חַיָבִים מַלְקוּת.
Toute femme dont il s'est détaché de sa matrice (mekor, source du sang) une goutte de sang, même la plus petite quantité, de quelque manière que ce soit, que ce soit par sa nature, comme il est habituel aux femmes de voir à des périodes connues, ou bien hors de son temps, et même s'il lui est survenu quelque accident (ones) à cause duquel du sang est sorti de sa matrice, la voici impure, nidda, jusqu'à ce qu'elle compte sept jours propres (chiva nekiyim) et qu'elle s'immerge comme il convient. Et quiconque a des relations avec elle dans son impureté est passible de karet (retranchement), et elle aussi est passible de karet.
Et pour le contact fait par affection, ils sont passibles de flagellation.
אֲפִלּוּ לֹא הִרְגִּשָׁה שֶׁיָצָא דָם מִמְּקוֹרָהּ, אֶלָּא שֶׁמָּצְאָה כֶּתֶם דָּם בִּבְשָׂרָהּ, אוֹ בַּחֲלוּקָהּ אוֹ בִּסְדִינָהּ אוֹ בִּשְׁאָר מָקוֹם, וְאֵין לָהּ לִתְלוֹת שֶׁבָּא מִמָּקוֹם אַחֵר, אֶלָּא שֶׁבָּא מִמְּקוֹרָהּ, הֲרֵי הִיא טְמֵאָה. וְכָל אִשָּׁה שֶׁמָּצְאָה אֵיזֶה כֶּתֶם, אֲפִלּוּ אֵינוֹ אָדֹם מַמָּשׁ, אֶלָּא שֶׁאֵינוֹ לָבָן מַמָּשׁ, צְרִיכָה לַעֲשׂוֹת שְׁאֵלַת חָכָם, כִּי יֵשׁ בָּזֶה הַרְבֵּה חִלּוּקֵי דִינִים בְּעִנְיַן גַּדְלוּת וְקַטְנוּת הַכֶּתֶם, וְגַם בְּעִנְיַן הַתְּלִיָה, בַּמֶּה יְכוֹלִין לִתְלוֹתוֹ וּבַמָּה אֵין יְכוֹלִין לִתְלוֹתוֹ, וְגַם יֵשׁ חִלּוּק בְּאֵיזֶה זְמַן שֶמָּצְאָה אוֹתוֹ, אִם בְּיָמִים שֶׁהִיא טְהוֹרָה אוֹ בַּיָמִים הָרִאשׁוֹנִים מִשִּבְעָה נְקִיִּים.
Même si elle n'a pas senti que du sang est sorti de sa matrice, mais qu'elle a trouvé une tache de sang sur sa chair, ou sur sa chemise, ou sur son drap, ou en un autre endroit, et qu'elle n'a pas de quoi l'attribuer à une autre provenance, mais qu'elle vient de sa matrice, la voici impure. Et toute femme qui a trouvé une tache quelconque, même si elle n'est pas vraiment rouge, mais qu'elle n'est pas vraiment blanche, doit poser la question à un sage (cheelat hakham, consultation d'une autorité halakhique), car il y a en cela de nombreuses distinctions de lois quant à la grandeur et à la petitesse de la tache, et aussi quant à l'attribution, à quoi l'on peut l'attribuer et à quoi l'on ne peut pas l'attribuer, et il y a aussi une distinction selon le moment où elle l'a trouvée, si c'est dans les jours où elle est pure ou dans les premiers jours des sept jours propres.
אִֹשָׁה שֶׁהִרְגִישָׁה שֶׁנִּפְתַּח מְקוֹרָהּ, אֲפִלּוּ בָּדְקָה אֶת עַצְמָהּ מִיָד וְלֹא מָצְאָה כְלוּם, הֲרֵי הִיא טְמֵאָה. (וּצְרִיכִין לְהוֹדִיעַ זֹאת לַנָּשִׁים, כִּי הַרְבֵּה נָשִׁים אֵינָן יוֹדְעוֹת זֹאת).
אֲבָל אִם מָצְאָה שֶׁיָצְאָה מִמֶּנָּה אֵיזוֹ לֵחָה לְבָנָה בְּלִי שׁוּם תַּעֲרֹבֶת אַדְמוּמִית, הֲרֵי הִיא טְהוֹרָה.
Une femme qui a senti que sa matrice s'est ouverte, même si elle s'est examinée immédiatement et n'a rien trouvé, la voici impure. (Et il faut faire savoir cela aux femmes, car beaucoup de femmes ne le savent pas.) Mais si elle a trouvé qu'il est sorti d'elle quelque humeur blanche sans aucun mélange de rougeur, la voici pure.
כְּתִיב, וְאֶלֹ אִשָּׁה בְּנִדַּת טֻמְאָתָהּ לֹא תִקְרָב, מִדִּכְתִיב לֹא תִקְרָב, דָּרְשֵׁינָן, שֶׁכָּל מִינֵי קְרִיבָה אֲסוּרִים, שֶלֹּא יִשְׂחוֹק וְלֹא יָקֵל רֹאשׁוֹ עִמָּהּ אֲפִלּוּ בִדְבָרִים, הַמַרְגִילִין לַעֲבֵרָה. אֲבָל מֻתָּר לְהִתְיַחֵד עִמָּהּ, דְּכֵיוָן שֶׁכְּבָר בָּא עָלֶיהָ, וְגַם יֵשׁ לָהּ הֶתֵּר לְאַחַר שֶׁתִּטְבֹּל, לָא תַקִיף יִצְרֵהּ, וְלָא חָיְשֵׁינָן שֶׁמָּא יָבוֹא עָלֶיהָ בְּאִיסּוּר.
Il est écrit: et de la femme, dans l'impureté de sa nidda, tu ne t'approcheras pas (Lévitique 18,19). Du fait qu'il est écrit tu ne t'approcheras pas, nous expliquons que toutes les sortes d'approche sont interdites: qu'il ne plaisante pas et ne se conduise pas avec légèreté avec elle, même par des paroles qui mènent à la transgression.
Mais il lui est permis de rester en tête à tête avec elle (yihoud), car puisqu'il a déjà eu des relations avec elle, et qu'elle a aussi une permission après qu'elle se sera immergée, son penchant n'est pas puissant, et nous ne craignons pas qu'il vienne à avoir des relations avec elle dans l'interdit.
לֹא יִגַּע בָּהּ אֲפִלּוּ בְּאֶצְבַּע קְטַנָּה, וְלֹא יוֹשִׁיט מִיָדוֹ לְיָדָהּ אֲפִלּוּ דָבָר אָרֹךְ, וְכֵן לֹא יְקַבֵּל מִיָדָּהּ. וְכֵן זְרִיקָה מִיָדוֹ לְיָדָהּ אוֹ מִיָדָהּ לְיָדוֹ, אֲסוּרָה.
Il ne la touchera pas, même du petit doigt, et il ne lui tendra pas de sa main à la main de celle-ci même un objet long, et de même il ne recevra pas de sa main à elle. Et de même lancer de sa main à lui vers sa main à elle, ou de sa main à elle vers sa main à lui, est interdit.
לֹא יֹאכַל עִמָּהּ עַל הַשֻּׁלְחָן, אֶלָּא אִם כֵּן יֵשׁ אֵיזֶה שִׁנוּי, דְּהַיְנוּ שֶׁיִהְיֶה אֵיזֶה דָבָר מַפְסִיק בֵּין קְעָרָה שֶׁלּוֹ לִקְעָרָה שֶׁלָּהּ, דָּבָר שֶׁאֵין דַּרְכּוֹ לְהַנִּיחוֹ שָׁם בְּפַעַם אַחֶרֶת, אוֹ שֶׁתְּשַׁנֶה אֶת מְקוֹמָהּ. וְאִם דַּרְכָּן שֶׁכְּשֶׁהִיא טְהוֹרָה אוֹכְלִין מִתּוֹךְ קְעָרָה אַחַת, וְעַתָּה אוֹכְלִין כָּל אֶחָד מִתּוֹךְ קְעָרָה אַחֶרֶת, סַגֵּי בְּהָכִי.
Il ne mangera pas avec elle a la table, sauf s'il y a quelque changement, c'est-à-dire qu'il y ait quelque objet qui fasse séparation entre son plat à lui et son plat à elle, un objet qu'on n'a pas l'habitude de poser là en une autre occasion, ou bien qu'elle change sa place. Et si leur habitude, lorsqu'elle est pure, est de manger d'un seul et même plat, et que maintenant chacun mange d'un autre plat, cela suffit.
לֹא יִשְׁתֶּה מִשִׁיוּרֵי הַכּוֹס שֶׁשָׁתְתָה הִיא. וְאִם הִפְסִיק אָדָם אַחֵר בֵּינֵיהֶם, אוֹ שֶׁהוּרַק אֶל כּוֹס אַחֵר, שָׁרֵי.
וְאִם שָׁתְתָה וְהוּא אֵינוֹ יוֹדֵעַ, וְרוֹצֶה לִשְׁתּוֹת מִכּוֹס זֶה, אֵינָהּ צְרִיכָה לְהַגִּיד לוֹ שֶׁשָׁתְתָה הִיא מִמֶּנוּ. (אֲבָל אִם יָדַע שֶׁשָׁתְתָה הִיא, אֶלָּא שֶׁלֹּא יָדַע שֶׁהִיא נִדָּה, כָּתַבְתִּי בְּסִפְרִי לֶחֶם וְשִׂמְלָה, כִּי נִרְאֶה דִּצְרִיכָה לְהַגִּיד לוֹ).
הִיא מֻתֶּרֶת לִשְׁתּוֹת מִשִּׁיוּרֵי כּוֹס שֶלּוֹ. יֵשׁ אוֹמְרִים, דִּכְשֵׁם שֶׁאָסוּר לִשְׁתּוֹת מִשִׁיּוּרֵי כּוֹס שֶׁלָּהּ, כָּךְ אָסוּר לֶאֱכוֹל מִשִׁיּוּרֵי מַאֲכָל שֶׁלָּהּ.
Il ne boira pas du reste du verre dont elle a bu. Et si une autre personne a fait séparation entre eux, ou que l'on a versé dans un autre verre, c'est permis.
Et si elle a bu et que lui ne le sait pas, et qu'il veut boire de ce verre, elle n'est pas obligée de lui dire qu'elle en a bu. (Mais s'il savait qu'elle a bu, seulement qu'il ne savait pas qu'elle est nidda, j'ai écrit dans mon livre Lehem veSimla qu'il semble qu'elle doive le lui dire.) Elle, il lui est permis de boire du reste de son verre à lui.
Certains disent que, de même qu'il est interdit de boire du reste de son verre à elle, ainsi il est interdit de manger du reste de son aliment à elle.
לֹא יִישַׁן עִמָּהּ בְמִטָּה אַחַת, אֲפִלּוּ אֵין הַמִּטָּה מְיֻחֶדֶת לָּהּ. וַאֲפִלּוּ כָּל אֶחָד בְּבִגְדוֹ וְאֵין נוֹגְעִין זֶה בָזֶה.
וַאֲפִלּוּ יֵשׁ שׁוֹכְבִים בִּשְׁתֵּי מִטּוֹת, וְהַמִּטּוֹת נוֹגְעוֹת זוֹ בָזוֹ, אָסוּר. וְאִם שׁוֹכְבִין עַל הָאָרֶץ, לֹא יִשְׁכְּבוּ פָּנִים כְּנֶגֶד פָּנִים, אֶלָּא אִם כֵּן יֵשׁ מֶרְחָק רַב בֵּינֵיהֶם.
וְהוּא הַדִּין אִם יְשֵׁנִים בִּשְׁתֵּי מִטּוֹת סְמוּכוֹת זוֹ לָזוֹ בְּאָרְכָּן בְּאֹפֶן שֶׁלִפְעָמִים הֵם פָּנִים כְּנֶגֶד פָּנִים, אַף עַל פִּי שֶׁיֵשׁ הֶפְסֵק בֵּין הַמִּטּוֹת, יֵשׁ לֶאֱסֹר, אֶלָּא אִם כֵּן יֵשׁ מֶרְחָק רַב בֵּינֵיהֶם. וְאָסוּר לְבַּעַל אֲפִלּוּ לֵישֵׁב עַל הַמִּטָּה הַמְיֻחֶדֶת לָהּ, וַאֲפִלּוּ שֶׁלֹּא בְפָנֶיהָ.
וְהִיא, אֲסוּרָה לִישֹׁן עַל הַמִּטָּה הַמְיֻחֶדֶת לוֹ. אֲבָל לֵישֵׁב עָלֶיהָ, אֵין לְהַחְמִיר.
Il ne dormira pas avec elle dans un seul et même lit, même si le lit ne lui est pas réservé à elle, et même si chacun est dans son vêtement et qu'ils ne se touchent pas l'un l'autre. Et même s'ils sont couchés dans deux lits, et que les lits se touchent l'un l'autre, c'est interdit.
Et s'ils sont couchés par terre, ils ne se coucheront pas face à face, sauf s'il y a une grande distance entre eux. Et il en est de même s'ils dorment dans deux lits proches l'un de l'autre dans leur longueur, de telle manière qu'ils soient parfois face à face: bien qu'il y ait une séparation entre les lits, il y a lieu d'interdire, sauf s'il y a une grande distance entre eux.
Et il est interdit au mari même de s'asseoir sur le lit qui lui est réservé à elle, et même hors de sa présence. Et elle, il lui est interdit de dormir sur le lit qui lui est réservé à lui.
Mais quant à s'y asseoir, il n'y a pas lieu d'être rigoureux.
אֲסוּרִין לֵישֵׁב עַל סַפְסָל אָרֹךְ שֶׁהוּא מִתְנַדְנֵד. וְאִם אָדָם אַחֵר מַפְסִיק בֵּינֵיהֶם, מֻתָּר.
וְלֹא יֵלְכוּ בַּעֲגָלָה אַחַת אוֹ בִּסְפִינָה אַחַת, אִם הוֹלְכִין רַק דֶּרֶךְ טִיּוּל, כְּגוֹן לְגִנּוֹת וּלְפַרְדֵּסִים וְכַיוֹצֵא בָזֶה. אֲבָל אִם הוֹלְכִין מֵעִיר לְעִיר לְעִסְקֵיהֶם, מֻתָּר.
אַף עַל פִּי שֶׁהֵן לְבַדָּם, וּבִלְבַד שֶיֵשְׁבוּ בְאֹפֶן שֶׁלֹּא יִגְּעוּ זֶה בָזֶה.
Il leur est interdit de s'asseoir sur un long banc qui bouge. Et si une autre personne fait séparation entre eux, c'est permis.
Et ils n'iront pas dans une seule et même voiture ou dans un seul et même bateau, s'ils y vont seulement pour la promenade, comme vers des jardins et des vergers et choses semblables. Mais s'ils vont de ville en ville pour leurs affaires, c'est permis, bien qu'ils soient seuls, pourvu qu'ils s'assoient de manière à ne pas se toucher l'un l'autre.
לֹא יִסְתַּכֵּל בְּשׁוּם מָקוֹם מִגּוּפָהּ בְּמָקוֹם שֶדַּרְכָּהּ לְכַסּוֹת. אֲבָל בַּמְּקוֹמוֹת הַגְלוּיִים, מֻתָּר לוֹ לְהִסְתַּכֵּל, אַף עַל פִּי שֶׁהוּא נֶהֱנֶה.
אָסוּר לְהָרִיחַ בִּבְשָׂמִים הַמְיֻחָדִים לָהּ, וְאָסוּר לִשְׁמֹעַ קוֹל זֶמֶר שֶלָּהּ.
Il ne regardera aucun endroit de son corps à elle, en un endroit qu'elle a l'habitude de couvrir. Mais dans les endroits découverts, il lui est permis de regarder, bien qu'il en tire du plaisir.
Il est interdit de respirer les parfums qui lui sont réservés à elle, et il est interdit d'entendre le son de son chant.
רָאוּי שֶתְּיַחֵד לָהּ בְּגָדִים לִימֵי נִדָּתָהּ, כְּדֵי שֶׁיִהְיוּ שְׁנֵיהֶם זוֹכְרִים תָּמִיד שֶׁהִיא נִדָּה. וּבְקשִׁי הִתִּירוּ לָהּ שֶׁתִּכְחֹל וְתִפְקֹס וְתִתְקַשֵּׁט בְּבִגְדֵי צִבְעוֹנִין בִּימֵי נִדָּתָהּ, אֶלָּא כְּדֵי שֶׁלֹּא תִתְגַּנֶּה עַל בַּעְלָהּ.
Il convient qu'elle se réserve des vêtements pour les jours de sa nidda, afin qu'ils se souviennent tous les deux constamment qu'elle est nidda. Et c'est avec peine qu'on lui a permis de se farder les yeux, de se maquiller et de se parer de vêtements de couleur pendant les jours de sa nidda, et cela uniquement afin qu'elle ne devienne pas repoussante aux yeux de son mari.
לֹא תִמְזֹג לוֹ כּוֹס יַיִן בְפָנָיו אוֹ לַהֲבִיאוֹ לוֹ וּלְהַנִּיחוֹ לְפָנָיו עַל הַשֻּׁלְחָן, וְלֹא תַצִּיעַ לוֹ מִטָּתוֹ בְפָנָיו. אֲבָל שֶלֹּא בְפָנָיו, הַכֹּל מֻתָּר, אַף עַל פִּי שֶׁהוּא יוֹדֵע שֶהִיא עָשָׂתָה.
וַאֲסוּרָה לִצּוֹק לוֹ מַיִם לִרְחוֹץ פָּנָיו יָדָיו וְרַגְלָיו, וַאֲפִלּוּ מַיִם צוּנְנִים.
Elle ne lui versera pas un verre de vin en sa présence, ni ne le lui apportera pour le poser devant lui sur la table, et elle ne lui préparera pas son lit en sa présence. Mais hors de sa présence, tout est permis, bien qu'il sache qu'elle l'a fait.
Et il lui est interdit de lui verser de l'eau pour laver son visage, ses mains et ses pieds, et même de l'eau froide.
כְּשֵׁם שֶׁהִיא אֲסוּרָה לִמְזֹג לוֹ אֶת הַכּוֹס, כָּךְ הוּא אָסוּר לִמְזֹג לָהּ. וְלֹא עוֹד, אֶלָּא אֲפִלּוּ לִשְׁלֹחַ לָהּ כּוֹס יַיִן הַמְיֻחָד לָהּ, אֲפִלּוּ הוּא כּוֹס שֶל בְּרָכָה, אָסוּר.
De même qu'il lui est interdit à elle de lui verser le verre, ainsi il lui est interdit à lui de lui verser à elle. Et non seulement cela, mais même de lui envoyer un verre de vin qui lui est réservé à elle, même s'il s'agit d'un verre de berakha, c'est interdit.
אִם הוּא חוֹלֶה וְאֵין לוֹ מִי שֶׁיְשַׁמֵּשׁ אוֹתוֹ זוּלָתָהּ, מֻתֶּרֶת לְשַׁמְּשׁוֹ שִׁמּוּשׁ שֶׁאֵין בּוֹ נְגִיעָה, רַק עַל יְדֵי דָבָר אַחֵר, אֲפִלּוּ לַהֲקִימוֹ וּלְהַשְׁכִיבוֹ וּלְתָמְכוֹ, רַק שֶׁתִּזָהֵר בְּיוֹתֵר מֵהַרְחָצַת פָּנָיו יָדָיו וְרַגְלָיו וְהַצַּעַת הַמִּטָּה בְּפָנָיו. וְאִם הָאִשָּׁה חוֹלָה, אָסוּר לְבַעְלָהּ לְשַׁמְּשָׁהּ, אֲפִלּוּ בְּלֹא נְגִיעָה, אֶלָּא אִם כֵּן בִּשְׁעַת דְּחָק גָּדוֹל, שֶׁאִי אֶפְשָׁר לִמְצֹא מִי שֶׁיְשַׁמְּשֶׁנָּה.
וְאִם הַבַּעַל הוּא רוֹפֵא וְאֵין שָׁם רוֹפֵא אַחֵר מֻמְחֶה כָּמוֹהוּ, מֻתָּר לוֹ לְמַשֵּׁשׁ לָהּ אֶת הַדֹּפֶק, כֵּיוָן שֶׁאֵינוֹ עוֹשֶׂה דֶּרֶךְ תַּאֲוָה וְחִבָּה.
S'il est malade et qu'il n'a personne d'autre qu'elle pour le servir, il lui est permis de le servir d'un service qui ne comporte pas de contact, seulement par l'intermédiaire d'un autre objet, même pour le lever, le coucher et le soutenir; seulement qu'elle prenne particulièrement garde au lavage de son visage, de ses mains et de ses pieds, et à la préparation du lit en sa présence. Et si la femme est malade, il est interdit à son mari de la servir, même sans contact, sauf en cas de grande nécessité, où il est impossible de trouver quelqu'un qui la serve.
Et si le mari est médecin et qu'il n'y a pas là d'autre médecin aussi compétent que lui, il lui est permis de lui tâter le pouls, puisqu'il ne le fait pas par désir et par affection.
בְּכָל הַהַרְחָקוֹת הַנִּזְכָּרוֹת, צְרִיכִין לִזָּהֵר גַּם בִּימֵי לִבּוּנָהּ, דְּהַיְנוּ בִּימֵי סְפִירַת שִׁבְעָה נְקִיִים, וְגַם אַחַר כָךְ, אִם נִתְאַחֲרָה מִלִּטְבֹּל בִּזְמַנָּהּ, אֲסוּרִים בְּכָל הַנִּזְכָּר עַד לְאַחַר שֶׁתִּטְבֹּל.
Dans toutes les mesures d'éloignement mentionnées, il faut prendre garde aussi pendant ses jours de libboun (jours blancs), c'est-à-dire pendant les jours du compte des sept jours propres, et aussi après cela: si elle a tardé à s'immerger en son temps, tout ce qui a été mentionné leur est interdit jusqu'après qu'elle se sera immergée.
אִשָּׁה נִדָּה, בִּימֵי רְאִיָתָהּ קֹדֶם יְמֵי לִבּוּנָהּ, נוֹהֲגִין שֶׁאֵינָהּ נִכְנֶסֶת לְבֵית הַכְּנֶסֶת וְאֵינָהּ מִתְפַּלֶּלֶת. אַךְ בַּיָמִים הַנּוֹרָאִים, דְּהַיְנוּ מִיּוֹם רִאשׁוֹן דִּסְלִיחוֹת וּלְהַלָּן שֶׁרַבִּים מִתְאַסְּפִים בְּבֵית הַכְּנֶסֶת, וְיִהְיֶה לָּהּ עִצָּבוֹן גָּדוֹל אִם לֹא תֵלֵךְ, מֻתֶּרֶת לָלֶכֶת וּלְהִתְפַּלֵל.
וְכֵן כְּשֶׁהִיא מַשִׂיאָה אֶת בְּנָהּ אוֹ אֶת בִּתָּה, אוֹ כְּשֶׁהִיא יוֹלֶדֶת שֶהִגִּיעַ זְמַנָּה לָלֶכֶת לְבֵית הַכְּנֶסֶת, וְכַיוֹצֵא בָזֶה, מֻתֶּרֶת.
Une femme nidda, pendant les jours où elle voit du sang, avant ses jours de libboun, l'usage est qu'elle n'entre pas à la synagogue et qu'elle ne prie pas. Mais pendant les Jours redoutables, c'est-à-dire depuis le premier jour des selihot et au-delà, ou beaucoup se rassemblent à la synagogue, et qu'elle aurait un grand chagrin si elle n'y allait pas, il lui est permis d'y aller et de prier.
Et de même lorsqu'elle marie son fils ou sa fille, ou lorsqu'elle est accouchée et que le moment est venu pour elle d'aller à la synagogue, et choses semblables, cela lui est permis.