קיצור שלחן ערוך

Kitsour Choulhan Aroukh — Siman 157

Rabbi Chlomo Ganzfried
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Une femme qui se prépare aux noces doit d'abord compter sept jours purs (chiva nekiim), qu'elle soit une mineure qui n'a encore jamais vu de sang, ou qu'elle soit une femme âgée qui a déjà cessé de voir. Dans tous les cas nous craignons que, sous l'effet du désir, quelque goutte de sang soit sortie d'elle et se soit perdue ; c'est pourquoi on la tient pour une nidda véritable.

אִשָּׁה שֶׁהִיא מְכִינָה אֶת עַצְמָהּ לַנִּשּׂוּאִין, צְרִיכָה לִסְפֹּר תְּחִלָּה שִׁבְעָה נְקִיִים, בֵּין שֶׁהִיא קְטַנָּה שֶׁעֲדַיִן לֹא רָאֲתָה דָם מֵעוֹלָם, בֵּין שֶׁהִיא זְקֵנָה שֶׁכְּבָר פָּסְקָה מִלִּרְאוֹת, מִכָּל מָקוֹם חָיִשֵׁינָן, שֶׁמָּא מֵחֲמַת חִמּוּד יָצְאָה מִמֶּנָּה אֵיזוֹ טִפַּת דָּם וְנֶאֶבְדָה, לָכֵן מַחֲזִיקִים אוֹתָהּ כְּמוֹ נִדָּה מַמָּשׁ. וְגַם לְאַחַר סְפִירַת שִׁבְעָה נְקִיִים, יֶשׁ לָה לִבְדֹּק אֶת עַצְמָהּ בְּכָל יוֹם עַד הַטְּבִילָה, וְכֵן לְאַחַר הַטְּבִילָה עַד בְּעִילַת מִצְוָה.

Une femme qui se prépare aux noces doit d'abord compter sept jours purs (chiva nekiim), qu'elle soit une mineure qui n'a encore jamais vu de sang, ou qu'elle soit une femme âgée qui a déjà cessé de voir. Dans tous les cas nous craignons que, sous l'effet du désir, quelque goutte de sang soit sortie d'elle et se soit perdue ; c'est pourquoi on la tient pour une nidda véritable.

Et même après le compte des sept jours purs, elle doit s'examiner chaque jour jusqu'à la tevila (immersion rituelle), et de même après la tevila jusqu'à l'union de la mitsva.

אִם נִדְחוּ הַנִּשׂוּאִין מֵחֲמַת אֵיזוֹ סִבָּה, וְאַחַר כָּךְ שׁוּב נִתְפַּשְּׁרוּ לַעֲשׂוֹת הַנִּשׂוּאִין, אַף עַל פִּי שֶסָּפְרָה שִׁבְעָה נְקִיִים בָּרִאשׁוֹנָה, מִכָּל מָקוֹם צְרִיכָה לִסְפֹּר מֵחָדָשׁ, כֵּיוָן שֶנּוֹלַד לָהּ חִמּוּד חָדָשׁ. וַאֲפִלּוּ בָּדְקָה אֶת עַצְמָהּ בְּכָל הַיָמִים שֶׁבֵּינְתַיִם, לָא מַהֲנֵי לָהּ.

וְאִם לֹא הָיָה דִחוּי גָמּוּר, אֶלָּא שֶׁלֹּא יָכְלוּ לְהִשְׁתַּוּוֹת בְּעֵסֶק הַנְּדֻנְיָא וְכַדּוֹמֶה, וּמֵחֲמַת זֶה נִתְעַכְּבוּ עַד שֶׁנִּתְפַּשְׁרוּ, אוֹ שֶׁמֵּרְצוֹנָם דָּחוּ הַנִּשׂוּאִין מִיּוֹם שֶׁקְּבָעוּם וְהִגְבִּלוּ יוֹם אַחֵר, יַעֲשׂוּ שְׁאֵלַת חָכָם, אִם שִׁבְעָה נְקִיִים הָרִאשׁוֹנִים מַהֲנֵי לָהּ. אִם נִתְקוֹטְטוּ בִּשְׁעַת הַנִּשׂוּאִין, וְנִכְנַס חָתָן אַחֵר תַּחַת הָרִאשׁוֹן, פְּשִׁיטָא דְּלָא מַהֲנֵי לָהּ שִׁבְעָה נְקִיִים שֶׁסָּפְרָה עַל דַּעַת חָתָן אַחֵר, אֶלָּא אֲפִלּוּ אִם לְאַחַר שֶׁנִּתְרַצּוּ לְחָתָן אַחֵר, שׁוּב נִתְפַּיֵּס הָרִאשׁוֹן, לָא מַהֲנֵי לָה שִׁבְעָה נְקִיִים הָרִאשׁוֹנִים, כֵּיוָן שֶהִסִּחָה דַעְתָּהּ מִמֶּנוּ, אֶלָּא צְרִיכָה לִסְפֹּר מֵחָדָשׁ.

Si les noces ont été ajournees pour une raison quelconque, et qu'ensuite on s'est de nouveau accordé pour célébrer les noces, bien qu'elle ait compté sept jours purs la première fois, elle doit malgré tout compter à nouveau, puisqu'un désir nouveau est né en elle. Et même si elle s'est examinée chaque jour dans l'intervalle, cela ne lui sert de rien.

Et s'il n'y a pas eu d'ajournement complet, mais seulement qu'ils n'ont pas pu s'accorder sur l'affaire de la dot ou chose semblable, et qu'à cause de cela on a tardé jusqu'à ce qu'ils se soient entendus, ou bien qu'ils aient de leur plein gré repoussé les noces du jour qu'ils avaient fixé pour en fixer un autre, ils poseront la question à un sage (cheelat hakham), pour savoir si les premiers sept jours purs lui sont valables. S'ils se sont querellés au moment des noces et qu'un autre marié est entré à la place du premier, il va de soi que ne lui valent pas les sept jours purs qu'elle a comptés en vue d'un autre marié ; et même si, après qu'ils ont agréé un autre marié, le premier s'est ensuite réconcilié, les premiers sept jours purs ne lui valent pas, puisqu'elle a détourné d'elle sa pensée de lui, mais elle doit compter à nouveau.

יֵשׁ לִזָּהֵר שֶׁלֹּא תִנָּשֵׂא אִשָּׁה עַד שֶׁתִּטְהַר מִטֻּמְאָתָה (וְעַיֵּן לְקַמָּן סִימָן קנט סָעִיף י וְסִימָן קסב סָעִיף ב וְסִימָן קסו סָעִיף ג) וְאִם הָעֵת דְּחוּקָה וּצְרִיכִין לַעֲשׂוֹת הַנִּשׂוּאִין בְּעוֹדָהּ בְּטֻמְאָתָה, אוֹ אִם אֵרַע שֶפֵּרְסָה נִדָּה לְאַחַר הַחֻפָּה קֹדֶם שֶׁנִּבְעֲלָה, לֹא יִתְיַחֲדוּ בְּלִי שְׁמִירָה עַד שֶׁתִּטְבֹּל. וְנוֹהֲגִין לִקַּח קָטֹן אֵצֶל הֶחָתָן וּקְטַנָּה אֵצֶל הַכַּלָּה, וְאֵין מִתְיַחֲדִין אֲפִלּוּ בַיוֹם בְּלֹא קָטֹן אוֹ קְטַנָּה.

וּצְרִיכִין שֶׁיִהְיוּ גְדוֹלִים קְצָת שֶיּוֹדְעִין עִנְיְנֵי בִיאָה, וְלֹא גְדוֹלָה מַמָּשׁ שֶׁכְּבָר לָבְשָׁה יִצְרָהּ שֶׁיֵשׁ לָחוּשׁ שֶׁתִּתְפַּתֶּה, אֶלָּא בֵּינוֹנִים. וְאֵין חִלּוּק בָּזֶה בֵּין בָּחוּר לְאַלְמָן וּבֵין בְּתוּלָה לְאַלְמָנָה, שֶׁכֹּל שֶלֹּא בָעַל אִשָּׁה זוֹ מִיָמָיו, חָיְשֵׁינָן דְתַקִיף יִצְרֵהּ, וַאֲסוּרִין לְהִתְיַחֵד בְּלִי שְׁמִרָה.

Il faut prendre garde qu'une femme ne se marie pas avant d'être purifiée de son impureté (et vois plus loin siman 159 seif 10, siman 162 seif 2 et siman 166 seif 3). Et si le temps presse et qu'il faut célébrer les noces alors qu'elle est encore dans son impureté, ou s'il est arrivé qu'elle ait vu ses règles après la houppa (dais nuptial), avant l'union, ils ne s'isoleront pas sans surveillance jusqu'à ce qu'elle se soit immergée.

Et on a l'usage de placer un jeune garçon auprès du marié et une jeune fille auprès de la mariée, et ils ne s'isolent pas, même de jour, sans ce garçon ou cette fille. Et il faut qu'ils soient un peu grands, de sorte qu'ils connaissent les choses de l'union, et non pas tout à fait grande, car elle a déjà revêtu son penchant et il y a lieu de craindre qu'elle se laisse séduire, mais d'âge moyen.

Et il n'y a en cela aucune différence entre un célibataire et un veuf, ni entre une vierge et une veuve, car dès lors qu'il n'a jamais eu de rapport avec cette femme, nous craignons que son penchant soit fort, et il leur est interdit de s'isoler sans surveillance.

מַחֲזִיר גְּרוּשָׁתוֹ, צְרִיכָה לִסְפֹּר שִׁבְעָה נְקִיִים, אֲפִלוּ גֵרְשָׁהּ כְּשֶׁהָיְתָה מְעֻבֶּרֶת וְהֶחֱזִירָה כְּשֶׁהִיא מְעֻבֶּרֶת, אוֹ גֵרְשָׁה כְּשֶׁהִיא מֵינֶקֶת וְהֶחֱזִירָהּ כְּשֶׁהִיא מֵינֶקֶת, אוֹ גֵרְשָׁה כְּשֶׁהִיא מֵינֶקֶת וְהֶחֱזִירָהּ כְּשֶׁהִיא מֵינֶקֶת. וְאִם עָבַר וּכְנָסָהּ קֹדֶם, מֻתָּרִין לְהִתְיַחֵד, דְּכֵיוָן שֶׁכְּבָר בָּא עָלֶיהָ, תּוּ לָא תַקִּיף יִצְרֵהּ כָּל כָּךְ.

Celui qui reprend sa divorcée : elle doit compter sept jours purs, même s'il l'a répudiée alors qu'elle était enceinte et qu'il la reprend alors qu'elle est enceinte, ou s'il l'a répudiée alors qu'elle allaitait et qu'il la reprend alors qu'elle allaite, ou s'il l'a répudiée alors qu'elle allaitait et qu'il la reprend alors qu'elle allaite. Et s'il a transgressé et l'a épousée avant, il leur est permis de s'isoler, car puisqu'il a déjà eu un rapport avec elle, son penchant n'est plus aussi fort.

צְרִיכִין לִזָּהֵר בִּמְאֹד מְאֹד, שֶׁלֹּא יִשְׁכַּב הֶחָתָן אֵצֶל הַכַּלָה עַד הַלַּיְלָה שֶׁהוּא רוֹצֶה לִבְעֹל.

Il faut prendre garde extrêmement que le marié ne couche pas auprès de la mariée avant la nuit où il veut accomplir l'union.

הַכּוֹנֵס אֶת הַבְּתוּלָה, בּוֹעֵל בְּעִילַת מִצְוָה. וְאַף עַל פִּי שֶׁהַדָּם שׁוֹתֵת וְיוֹרֵד, גּוֹמֵר בִּיאָתוֹ כִּרְצוֹנוֹ, וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ.

אֲבָל לְאַחַר שֶׁגָּמַר בִּיאָתוֹ, פּוֹרֵשׁ אֶת עַצְמוֹ מִמֶּנָה. וְהִיא טְמֵאָה.

וַאֲפִלּוּ לֹא נִרְאֶה שׁוּם דָּם, חָיְֹשֵׁינָן שֶׁמָּא יָצְאָה טִפַּת דָּם וְנֶחְפְּתָה בְשִׁכְבַת זֶרַע, וְעַל כֵּן מַחֲזִיקִין אוֹתָהּ כְּנִדָּה גְמוּרָה.

Celui qui épouse une vierge accomplit l'union de la mitsva. Et bien que le sang coule et descende, il achève son union à sa guise et ne s'en inquiète pas.

Mais après avoir achevé son union, il se sépare d'elle, et elle est impure. Et même si aucun sang n'a été vu, nous craignons qu'une goutte de sang soit sortie et ait été recouverte par la semence ; c'est pourquoi on la tient pour une nidda complète.

בְּתוּלָה, שֶׁלְאַחַר הַבְּעִילָה הָרִאשׁוֹנָה טָבְלָה, וְגַם בַּבְּעִילָה הַשְּׁנִיָה רָאֲתָה דָם, וְכֵן בְּפַעַם שְׁלִישִית וּרְבִיעִית, יֵשׁ בָּזֶה שְׁאֵלָה אִם מֻתֶּרֶת לְהִשָׁאֵר אֵצֶל בַּעְלָהּ.

Une vierge qui, après la première union, s'est immergée, et qui lors de la deuxième union a vu du sang, et de même la troisième et la quatrième fois : il y a en cela une question, savoir s'il lui est permis de demeurer auprès de son mari.

מֻתָּר לִבְעֹל בְּתוּלָה בְשַׁבָּת, אַף עַל פִּי שֶׁהוּא עוֹשֶֹה חַבּוּרָה (וְעַיֵּן לעיל ס' קמח ס"ד).

Il est permis d'avoir un rapport avec une vierge le chabbat, bien qu'il fasse une blessure (et vois plus haut siman 148 seif 4).