קיצור שלחן ערוך

Kitsour Choulhan Aroukh — Siman 173

Rabbi Chlomo Ganzfried
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Tout arbre fruitier, qu'il appartienne à un Juif ou à un non-Juif, et même s'il se trouve dans un pot sans trou, pendant les trois premières années depuis sa plantation, les fruits, les noyaux et les écorces, tout cela est interdit à la jouissance. Et ces trois années, on ne les compte pas de jour à jour ; mais s'il a planté avant le seize Av, puisqu'il reste quarante-quatre jours jusqu'à Roch Hachana, cette année lui est...

כָּל עֵץ מַאֲכָל, בֵּין שֶׁל יִשְֹרָאֵל בֵּין שֶׁל גּוֹי, וַאֲפִלּוּ בְּעָצִיץ שֶׁאֵינוֹ נָקוּב, שָׁלֹשׁ שָׁנִים הָרִאשׁוֹנוֹת מִנְּטִעָתוֹ, הַפֵּרוֹת וְהַגַּרְעִינִין וְהַקְּלִפּוֹת, הַכֹּל אָסוּר בַּהֲנָאָה. וְשָׁלֹשׁ שָׁנִים אֵלּוּ, אֵין מוֹנִים מִיּוֹם לְיוֹם, אֶלָּא אִם נָטַע קֹדֶם שִׁשָּׁה עָשָׂר בְּאָב, כֵּיוָן שֶׁיֵשׁ אַרְבָּעָה וְאַרְבָּעִים יוֹם עַד רֹאשׁ הַשָּׁנָה, נֶחְשֶׁבֶת לוֹ הַשָּׁנָה, מִשּׁוּם דְּאַרְבָּעָה עָשָׂר יוֹם הֵמָּה יְמֵי קְלִיטָה, וְאַחַר כָּךְ שְׁלֹשִׁים יוֹם בַּשָׁנָה נֶחְשָׁבִים שָׁנָה, וְשׁוּב מוֹנֶה שְׁתֵּי שָׁנִים מִתִּשְׁרֵי.

אֲבָל אִם נָטַע מִיּוֹם שִׁשָּׁה עָשָׂר בְּאָב וְאֵילַךְ, לֹא נֶחְשֶׁבֶת שָׁנָה זֹאת לִכְלוּם, וּמוֹנֶה מִתִּשְׁרֵי שָׁלֹשׁ שָׁנִים.

Tout arbre fruitier, qu'il appartienne à un Juif ou à un non-Juif, et même s'il se trouve dans un pot sans trou, pendant les trois premières années depuis sa plantation, les fruits, les noyaux et les écorces, tout cela est interdit à la jouissance. Et ces trois années, on ne les compte pas de jour à jour ; mais s'il a planté avant le seize Av, puisqu'il reste quarante-quatre jours jusqu'à Roch Hachana, cette année lui est comptée, parce que quatorze jours sont les jours de prise de racine, et ensuite trente jours dans l'année sont comptés comme une année, et il compte de nouveau deux années à partir de Tichri.

Mais s'il a planté à partir du seize Av et au-delà, cette année-là ne compte pour rien, et il compte trois années à partir de Tichri.

בַּשָּׁנָה הָרְבִיעִית, נִקְרְאוּ הַפֵּרוֹת נֶטַע רְבָעִי, וּצְרִיכִין פִּדְיוֹן. כֵּיצַד פּוֹדֶה אוֹתָן.

תּוֹלְשָׁן לְאַחַר שֶׁנִגְמְרוּ כָּל צָרְכָּן, וְנוֹטֵל מַטְבֵּעַ כֶּסֶף אוֹ פֵּרוֹת שֶׁל הֶתֵּר שָׁוִּין פְּרוּטָה, וְאוֹמֵר, בָּזֶה אֲנִי פוֹדֶה פֵּרוֹת נֶטַע רְבָעִי אֵלּוּ. וְנוֹטֵל הַמַּטְבֵּעַ אוֹ הַפֵּרוֹת וְשּׁוֹחֲקָן וְזוֹרְקָן בַּנָּהָר.

וְאֵין מְבָרְכִין בְּחוּץ לָאָרֶץ עַל הַפִּדְיוֹן.

La quatrième année, les fruits sont appelés neta rêvai (plant de la quatrième année), et ils requièrent un rachat. Comment les rachète-t-on ?

On les cueille après qu'ils ont achevé toute leur maturation, on prend une pièce d'argent ou des fruits permis valant une perouta (la plus petite valeur monétaire), et l'on dit : par ceci je rachète ces fruits de neta rêvai. Puis on prend la pièce où les fruits, on les broie et on les jette dans le fleuve.

Et l'on ne récite pas de berakha, hors de la Terre d'Israël, sur ce rachat.

אֶחָד הַנּוֹטֵעַ גַּרְעִין אוֹ עָנָף אוֹ שֶׁעָקַר אִילָן וּנְטָעוֹ בְּמָקוֹם אַחֵר, חַיָבִים בָּעָרְלָה. אֲבָל הַמַּרְכִּיב עָנָף בְּאִילָן אַחֵר, וְכֵן הַמַּבְרִיךְ, דְּהַיְנוּ שֶׁעוֹשֶׁה גּוּמָא בָּאָרֶץ וּמַשְׁפִּיל אֶחָד מֵעַנְפֵי הָאִילָן וּמַטְמִין אֶמְצָעוּתוֹ בָאָרֶץ וְרֹאשׁוֹ יוֹצֵא מִצַּד אַחֵר, אַף עַל פִּי שֶׁחֲתָכוֹ מִֵעִקַּר הָאִילָן, בְּחוּץ לַאָרֶץ אֵין בּוֹ מְשׁוּם עָרְלָה.

Aussi bien celui qui plante un noyau, ou une branche, ou celui qui a déraciné un arbre et l'a planté en un autre endroit : ils sont soumis à l'orla (interdiction des fruits des trois premières années). Mais celui qui greffe une branche sur un autre arbre, et de même celui qui fait un marcottage, c'est-à-dire qu'il creuse une fosse dans le sol, abaisse l'une des branches de l'arbre, en enfouit le milieu dans la terre et en fait sortir l'extrémité de l'autre côté, même s'il l'a coupée du tronc de l'arbre, hors de la Terre d'Israël il n'y a pas en cela d'orla.

אִילָן שֶׁנִּקְצַץ, אִם נִשְׁאַר גָבוֹהַּ מֵהָאָרֶץ טֶפַח, אֲזַי מַה שֶּׁגָּדַל אַחַר כָּךְ, אֵינוֹ חַיָב בָּעָרְלָה. אֲבָל אִם לֹא נִשְׁאַר טֶפַח, חַיָב בָּעָרְלָה.

וּמוֹנִין הַשָּׁנִים מִשְּׁעַת הַקְּצִיצָה. וְאִילָן שֶׁנֶּעֶקַר וְנִשְּׁאַר מִשָּׁרָשָיו מְחֻבָר, אֲפִלּוּ רַק כָּעֳבִי הַמַּחַט שֶׁמּוֹתְחִין בָּהּ הַבֶּגֶד, לְאַחַר אֲרִיגָה, בְּיָדוּעַ שֶׁיָכוֹל לִחְיוֹת בְּלִי תוֹסֶפֶת עָפָר וּפָטוּר, וַאֲפִלּוּ הוֹסִיף עָלָיו עָפָר הַרְבֵּה.

Un arbre qui a été coupé : s'il en est resté au-dessus du sol la hauteur d'un tefah (largeur de main), alors ce qui pousse ensuite n'est pas soumis à l'orla. Mais s'il n'en est pas resté un tefah, cela est soumis à l'orla, et l'on compte les années à partir du moment de la coupe.

Et un arbre qui a été déraciné et dont une partie des racines est demeurée attachée, même seulement de l'épaisseur de l'aiguille avec laquelle on tend le vêtement après le tissage, il est certain qu'il peut vivre sans ajout de terre, et il est exempt, et cela même si l'on a ajouté sur lui beaucoup de terre.