Un Juif qui possède une ânesse et qu'elle a mis bas un premier-né, c'est une mitsva de le racheter. Et avec quoi le rachète-t-on ?
יִשְֹרָאֵל שֶׁיֵשׁ לוֹ חֲמוֹרָה וְיָלְדָה בְכוֹר, מִצְוָה לִפְדוֹתוֹ. וּבַמֶּה פּוֹדֶה אוֹתוֹ.
בְּשֶׂה מִן הַכְּבָשִׂים אוֹ מִן הָעִזִּים, בֵּין זָכָר בֵּין נְקֵבָה, בֵּין גָּדוֹל בֵּין קָטָן, בֵּין תָּם בֵּין בַּעַל מוּם, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יְהֵא טְרֵפָה וְלֹא שָׁחוּט וְלֹא בֶּן פְּקוּעָה, וְיִתֵּן אֶת הַשֶּׂה לַכֹּהֵן. וּמֵאֵימָתַי חַיָב לִפְדוֹתוֹ.
מִשֶׁיִוָּלֵד עַד שֶׁיָמוּת, אֶלָּא שֶׁמִּצְוָה לִפְדוֹתוֹ מִיָד, שֶׁלֹּא לְהַשְׁהוֹת אֶת הַמִּצְוָה. וּלְאַחַר שֶׁפָּדָה אוֹתוֹ, הֲרֵי הוּא בְּיַד הַיִשְֹרָאֵל חֻלִּין גְמוּרִים, וְגַם הַשֶּׂה הוּא בְיַד הַכֹּהֵן חֻלִּין גְמוּרִים.
Un Juif qui possède une ânesse et qu'elle a mis bas un premier-né, c'est une mitsva de le racheter. Et avec quoi le rachète-t-on ?
Avec un se (petit du bétail menu), des moutons ou des chèvres, que ce soit un mâle ou une femelle, grand ou petit, sain ou atteint d'un défaut, à condition seulement qu'il ne soit pas terefa (bête atteinte d'une lésion qui la rend interdite), ni égorgé, ni ben pekoua (petit trouvé vivant dans la matrice de sa mère après l'abattage de celle-ci, et qui n'a plus besoin d'être égorgé) ; et il donne le se au kohen. Et à partir de quand est-il oblige de le racheter ?
Depuis qu'il est né jusqu'à ce qu'il meure, sauf que c'est une mitsva de le racheter immédiatement, afin de ne pas retarder la mitsva. Et après qu'il l'a racheté, il est entre les mains du Juif hol complet (profane, sans aucune sainteté), et le se aussi est entre les mains du kohen hol complet.
מִיָּד כְּשֶׁהִפְרִישׁ אֶת הַטָּלֶה שֶׁיְהֵא תַּחַת פֶּטֶר הַחֲמוֹר, נַעֲשָׂה פֶּטֶר הַחֲמוֹר חֻלִין, אֲפִלּוּ קֹדֶם שֶׁנָּתַן אֶת הַטָּלֶה לַכֹּהֵן. לְפִיכָךְ מִיָד כְּשֶׁמַּפְרִישׁוֹ, מְבָרֵךְ אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ עַל פִּדְיוֹן פֶּטֶר חֲמוֹר.
Dès l'instant où il a mis à part l'agneau pour qu'il soit à la place du peter hamor (premier-né de l'âne), le peter hamor devient hol, même avant qu'il ait donné l'agneau au kohen. C'est pourquoi, dès l'instant où il le met à part, il récite la berakha : acher kidechanou bemitsvotav vetsivanou al pidyon peter hamor - qui nous a sanctifiés par ses commandements et nous a ordonné au sujet du rachat du premier-né de l'âne.
קֹדֶם שֶׁנִּפְדֶּה, אָסוּר בַּהֲנָאָה, וַאֲפִלּוּ נְתָנוֹ לַכֹּהֵן. גַּם הַכֹּהֵן אָסוּר לְהִשְׁתַּמֵּשׁ בּוֹ, עַד שֶׁיִפְדֶּה אוֹתוֹ וְיִקַּח אֶת הַשֶּׂה לְעַצְמוֹ.
וְאִם מֵת קֹדֶם שֶׁנִפְדָּה, יִקָּבֵר.
Avant qu'il ne soit racheté, il est interdit d'en tirer profit, et cela même s'il l'a donné au kohen. Le kohen aussi à l'interdiction de s'en servir, jusqu'à ce qu'il le rachète et prenne le se pour lui-même.
Et s'il est mort avant d'avoir été racheté, on l'enterre.
אִם אֵינוֹ רוֹצֶה לִפְדוֹתוֹ, מַכֵּהוּ בְּקופִיץ בְּעָרְפּוֹ עַד שֶׁיָמוּת וְיִקְבְּרֶנּוּ, מִפְּנֵי שֶׁאָסוּר בַּהֲנָאָה. וּמִצְוַת פְּדִיָה, קוֹדֶמֶת לְמִצְוַת עֲרִיפָה.
S'il ne veut pas le racheter, il le frappe avec un kofits (couperet) sur la nuque jusqu'à ce qu'il meure, et il l'enterre, parce qu'il est interdit d'en tirer profit. Et la mitsva du rachat passe avant la mitsva de la arifa (mise à mort par la nuque).
כֹּהֲנִים וּלְוִיִּם, פְּטוּרִים מִפֶּטֶר חֲמוֹר. וְכֵן בַּת כֹּהֵן וּבַת לֵוִי.
אֲבָל בַּעֲלֵיהֶן, חַיָבִים בְּפֶטֶר חֲמוֹר שֶׁלָּהֶם. וְֹשֻתָּפוּת כֹּהֵן וְלֵוִי וְכֵן שֻׁתָּפוּת גּוֹי, גַּם כֵּן פוֹטֶרֶת.
אֲבָל אָסוּר לְהִשְׁתַּתֵּף עִמָהֶם אוֹ לִמְכֹּר לָהֶם כְּדֵי לְהַפְקִיעַ קְדֹֻשָתוֹ, כֵּיוָן דְאֶפְֹשָר בִּפְדִיָה אוֹ בַעֲרִיפָה.
Les kohanim et les leviim sont exemptés du peter hamor. Et de même la fille d'un kohen et la fille d'un levi.
Mais leurs maris sont obligés pour leur peter hamor à elles. Et l'association d'un kohen ou d'un levi, et de même l'association d'un goy, exempte également.
Mais il est interdit de s'associer avec eux ou de leur vendre afin de faire tomber sa sainteté, puisqu'il est possible de procéder par le rachat ou par la arifa.