Celui qui voit un objet perdu appartenant à un Juif est tenu de s'en occuper afin de le rendre à son propriétaire, ainsi qu'il est dit : "Tu les rendras" (Deutéronome 22,1). De même, tout bien de son prochain qu'un homme peut sauver de la perte, il est tenu de le sauver, et cela entre dans la catégorie de la restitution d'un objet perdu (hachavat aveda).
הָרוֹאֶה אֲבֵדַת יִשְֹרָאֵל, חַיָב לִטַּפֵּל בָּהּ לַהֲשִׁיבָהּ לִבְעָלֶיהָ, שֶׁנֶּאֱמַר, הָשֵב תְּשִׁיבֵם. וְכֵן כָּל מָמוֹן שֶׁל חֲבֵרוֹ שֶׁאָדָם יָכוֹל לְהַצִּיל שֶׁלֹּא יֹּאבַד, חַיָב לְהַצִּיל, וְהוּא בִּכְלַל הֲשָׁבַת אֲבֵדָה.
Celui qui voit un objet perdu appartenant à un Juif est tenu de s'en occuper afin de le rendre à son propriétaire, ainsi qu'il est dit : "Tu les rendras" (Deutéronome 22,1). De même, tout bien de son prochain qu'un homme peut sauver de la perte, il est tenu de le sauver, et cela entre dans la catégorie de la restitution d'un objet perdu (hachavat aveda).
אַף עַל פִּי שֶׁמִּן הַדִין בְּמָקוֹם שֶׁרֹב גּוֹיִם מְצוּיִים, אֲפִלוּ נָתַן בָּהּ יִשְֹרָאֵל סִימָן, אֵינוֹ חַיָב לְהַחֲזִיר, מִשּׁוּם דְמִסְּתָמָא כְּבָר נִתְיָאֵשׁ הֵימֶנָּה, מִכָּל מָקוֹם טוֹב וְיָשָׁר לַעֲשׂוֹת לִפְנִים מִשּׁוּרַת הַדִּין לְהַחֲזִיר לְיִשְֹרָאֵל שֶׁנָּתַן בָּהּ סִימָן. וְכוֹפִין עַל זֶה.
וְאִם הַמּוֹצֵא הוּא עָנִי, וּבַעַל הָאֲבֵדָה הוּא עָשִׁיר, אֵינוֹ צָרִיךְ לַעֲשׂוֹת לִפְנִים מִשּׁוּרַת הַדִין. וּבְמָקוֹם שֶׁיֵשׁ דִּינָא דְמַלְכוּתָא לְהַחֲזִיר אֲבֵדָה, חַיָב בְּכָל עִנְיָן לְהַחֲזִיר.
Bien que, selon la stricte halakha, dans un lieu où la majorité des habitants sont des non-Juifs, même si un Juif en a donné un signe distinctif, on ne soit pas tenu de le rendre, parce qu'il est présumé y avoir déjà renoncé, il est néanmoins bon et droit d'agir au-delà de la lettre de la loi (lifnim michourat hadin) et de le rendre au Juif qui en a donné un signe distinctif. Et l'on contraint à cela.
Et si celui qui l'a trouvé est pauvre et que le propriétaire de l'objet perdu est riche, il n'a pas besoin d'agir au-delà de la lettre de la loi. Et dans un lieu où la loi du royaume (dina demalkhouta, le droit civil) impose de rendre un objet perdu, il est tenu de le rendre en tout état de cause.
כָּל הַמּוֹצֵא אֲבֵדָה, בֵּין שֶׁיֵשׁ בָּהּ סִימָן בֵּין שֶׁאֵין בָּהּ סִימָן, אִם מְצָאָהּ דֶּרֶךְ הַנָּחָה, כְּגוֹן טַלִּית וְקַרְדֹּם בְּצַד הַגָּדֵר, וַאֲפִלּוּ יֵשׁ לְהִסְתַּפֵּק אִם הִנִּיחָם שָׁם בְּכַוָּנָה אוֹ אִבְּדָם שָׁם, אָסוּר לִגַּע בָּהֶם.
Quiconque trouve un objet perdu, qu'il y ait sur lui un signe distinctif ou qu'il n'y en ait pas, s'il l'a trouvé d'une manière qui indique un dépôt, par exemple un talit et une hache à côté d'une clôture, et même s'il y a lieu de douter s'ils ont été placés là intentionnellement ou s'ils y ont été perdus, il est interdit d'y toucher.
מִי שֶׁהוּא זָקֵן מְכֻבָּד, וּמָצָא אֲבֵדָה וְהוּא דָבָר מְבֻזֶּה, שֶׁאֲפִלּוּ הָיָה שֶׁלּוֹ, לֹא הָיָה נוֹטְלוֹ לַהֲבִיאוֹ לְבֵיתוֹ, מִשּׁוּם דַהֲוֵי לֵהּ בִּזָּיוֹן, אֵינוֹ חַיָב לְטַּפֵּל בָּהּ. וּמִכָּל מָקוֹם יֶשׁ לוֹ לַעֲשׂוֹת לִפְנִים מִשּׁוּרַת הַדִין וּלְטַפֵּל בָּהּ, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינָהּ לְפִי כְבוֹדוֹ.
Celui qui est un vieillard respectable et qui trouve un objet perdu qui est une chose méprisable, telle que, même si elle avait été à lui, il ne l'aurait pas prisé pour la rapporter chez lui, parce que ce serait pour lui un déshonneur, n'est pas tenu de s'en occuper. Et néanmoins, il lui convient d'agir au-delà de la lettre de la loi et de s'en occuper, bien que cela ne soit pas conforme à sa dignité.
מָצָא מְצִיאָה וְאֵינוֹ יוֹדֵע מִי אִבְּדָהּ, בֵּין שֶׁיֵשׁ בָּה סִימָן בֵּין שֶׁאֵין בָּהּ סִימָן, יֵשׁ בְּעִנְיָנִים אֵלּוּ הַרְבֵּה חִלּוּקֵי דִינִים, וְיַעֲשֶׂה שְׁאֵלַת חָכָם אֵיךְ יַעֲשֶׂה.
S'il a trouvé un objet et qu'il ne sait pas qui l'a perdu, qu'il y ait sur lui un signe distinctif ou qu'il n'y en ait pas, il y a dans ces matières de nombreuses distinctions de lois, et il posera une question à un sage (chelat hakham) sur la manière dont il doit agir.