Il est interdit par la Torah de faire souffrir tout être vivant. Au contraire, on a l'obligation de sauver tout être vivant de la souffrance, même un animal sans propriétaire, et même un animal appartenant à un non-Juif.
אָסוּר מִן הַתּוֹרָה לְצַעֵר כָּל בַּעַל חָי. וְאַדְּרַבָּא, חַיָב לְהַצִּיל כָּל בַּעַל חַי מִצַּעַר, אֲפִלּוּ שֶׁל הֶפְקֵר, וַאֲפִלּוּ שֶׁל נָכְרִי.
אַךְ אִם הֵם מְצַעֲרִין לְאָדָם, אוֹ שֶׁצָּרִיךְ הָאָדָם לָהֶם לִרְפוּאָה אוֹ לִשְׁאָר דָּבָר, מֻתָּר אֲפִלּוּ לְהָרְגָן, וְאֵין חוֹשְׂשִׁין לְצְַעֲרָן, שֶׁהֲרֵי הַתּוֹרָה הִתִּירָה שְׁחִיטָה. וְלָכֵן מֻתָּר לִמְרֹט נוֹצוֹת מֵאַוָּזוֹת חַיּוֹת אִם אֵין לוֹ נוֹצָה אַחֶרֶת, רַק שֶׁהָעוֹלָם נִמְנָעִים מִשּׁוּם אַכְזְרִיוּת.
Il est interdit par la Torah de faire souffrir tout être vivant. Au contraire, on a l'obligation de sauver tout être vivant de la souffrance, même un animal sans propriétaire, et même un animal appartenant à un non-Juif.
Mais s'ils font souffrir l'homme, ou si l'homme a besoin d'eux pour un remède ou pour une autre chose, il est permis même de les tuer, et on ne se soucie pas de leur souffrance, car la Torah a permis la chehita (abattage rituel). C'est pourquoi il est permis d'arracher des plumes à des oies vivantes s'il n'a pas d'autre plume, seulement les gens s'en abstiennent en raison de la cruauté.
סוּסִים הַמּוֹשְׁכִים בַּעֲגָלָה וְהִגִּיעוּ לְמָקוֹם מְקֻלְקָל אוֹ לְהַר גָּבוֹהַּ, וְאֵינָן יְכוֹלִין לִמְשֹׁךְ בְּלִי עֵזֶר, מִצְוָה לַעֲזוֹר אַף לַנָּכְרִי מִשּׁוּם צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים, שֶׁלֹּא יַכֶּה אוֹתָם הַנָּכְרִי מַכָּה רַבָּה לִמְשֹׁךְ יוֹתֵר מֵאֲֹשֶר בְּכֹחָם.
Des chevaux qui tirent une charrette et qui arrivent à un endroit en mauvais état ou à une côte élevée, et qui ne peuvent pas tirer sans aide, c'est une mitsva d'aider, même un non-Juif, en raison de la souffrance des êtres vivants, afin que le non-Juif ne les frappe pas de coups nombreux pour les faire tirer au-delà de leurs forces.
אָסוּר לִקְשֹּׁר רַגְלֵי בְּהֵמָה חַיָה וָעוֹף בְעִנְיָן שֶׁיִהְיֶה לָהֶם צַעַר (עַיֵן לְעֵיל סִימָן פז סָעִיף ז).
Il est interdit d'attacher les pattes d'une bête domestique, d'un animal sauvage ou d'un oiseau d'une manière qui leur cause de la souffrance (voir plus haut siman 87, seif 7).
אָסוּר לְהוֹשִׁיב עוֹף עַל בֵּיצִים מִשֶׁאֵינוֹ מִינוֹ, מִשּׁוּם צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים.
Il est interdit de faire couver un oiseau sur des œufs qui ne sont pas de son espèce, en raison de la souffrance des êtres vivants.
אָסוּר לְסָרֵס בֵּין אָדָם וּבֵין בְּהֵמָה חַיָה וָעוֹף, אֶחָד טְמֵאִים וְאֶחָד טְהוֹרִים, בֵּין בְּאֶרֶץ יִשְֹרָאֵל בֵּין בְּחוּץ לָאָרֶץ. וְכָל הַמְסָרֵס, חַיַב מַלְקוֹת.
וַאֲפִילוּ לְהַשְּׁקוֹת כּוֹס שֶל עִקָּרִין לְאִישׁ אוֹ לִשְׁאָר בַּעֲלֵי חַיִּים הַזְכָרִים, אָסוּר.
Il est interdit de castrer, qu'il s'agisse d'un homme, d'une bête domestique, d'un animal sauvage ou d'un oiseau, aussi bien les espèces impures que les espèces pures, aussi bien en terre d'Israël qu'en dehors de la terre d'Israël. Et quiconque castre est passible de la flagellation.
Et même faire boire une coupe de racines (breuvage qui rend stérile) à un homme ou aux autres êtres vivants mâles, c'est interdit.
אָסוּר לוֹמַר לַגּוֹי לְסָרֵס בְּהֵמָה שֶׁלָּנוּ. וְיֵשׁ אוֹמְרִים, דַּאֲפִלּוּ לְמָכְרָהּ לַגּוֹי אוֹ לִתְּנָהּ לוֹ לְמַחֲצִית שָׂכָר, אִם יָדוּעַ שֶׁיְסָרְסֶנָּה, אָסוּר.
מִשּׁוּם דְּגוֹי גַּם כֵּן מְצֻוָה עַל אִסּוּר סֵרוּס, וְאִם כֵּן הַיִשְֹרָאֵל עוֹבֵר עַל לִפְנֵי עִוֵּר. וּמִיהוּ אִם אֵין הַגּוֹי הַקּוֹנֶה מְסָּרֵס בְּעַצְמוֹ, רַק נוֹתֵן לְגוֹי אַחֵר לְסָרֵס, לְכֻלֵּי עָלְמָא שָׁרֵי, דְאָז הֲוֵי לִפְנֵי דְלִפְנֵי וּמֻתָּר.
Il est interdit de dire à un non-Juif de castrer notre bête. Et certains disent que même la vendre à un non-Juif, ou la lui remettre en partage des profits, s'il est connu qu'il la castrera, c'est interdit.
Parce que le non-Juif est lui aussi tenu par l'interdiction de castration, et s'il en est ainsi, le Juif transgresse l'interdit de 'devant un aveugle tu ne placeras pas d'obstacle' (Lévitique 19,14). Toutefois, si le non-Juif acheteur ne castre pas lui-même et remet seulement la bête à un autre non-Juif pour qu'il la castre, de l'avis de tous c'est permis, car il s'agit alors d'un obstacle indirect (avant l'avant) et c'est permis.