קיצור שלחן ערוך

Kitsour Choulhan Aroukh — Siman 196 (2/2)

Rabbi Chlomo Ganzfried
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Celui qui est mort en prison, et le gouverneur ne veut pas le remettre pour la sépulture avant qu'on ne lui donne beaucoup d'argent : l'aninout (état du proche endeuillé avant l'enterrement) ne s'applique pas aux proches, et l'avelout (deuil) non plus ne s'applique pas à eux, puisqu'ils n'ont pas renoncé à l'enterrer et qu'ils espèrent parvenir à un arrangement avec le gouverneur. Et de même, si les proches du mort sont en...

מִי שֶׁמֵּת בִּתְפִיסָה וְהַמּוֹשֵׁל אֵינוֹ רוֹצֶה לִתְּנוֹ לִקְבוּרָה עַד שֶׁיִתְּנוּ לוֹ מָמוֹן הַרְבֵּה, לֹא חָלָה עַל הַקְּרוֹבִים אֲנִינוּת, וְגַם אֲבֵלוּת לֹא חָלָה עֲלֵיהֶם, כֵּיוָן שֶׁלֹּא נִתְיָאֲשו מִלְּקָבְרוֹ, וּמְצַפִּים לְהִתְפַּשֵּׁר עִם הַמּוֹשֵׁל. וְכֵן אִם קְרוֹבֵי הַמֵּת הֵם בְּתְפִיסָה וְאֵינָם יְכוֹלִים לַעֲסֹק בְּצָרְכֵי הַמֵּת, אֵין אֲנִינוּת חָלָה עֲלֵיהֶם.

Celui qui est mort en prison, et le gouverneur ne veut pas le remettre pour la sépulture avant qu'on ne lui donne beaucoup d'argent : l'aninout (état du proche endeuillé avant l'enterrement) ne s'applique pas aux proches, et l'avelout (deuil) non plus ne s'applique pas à eux, puisqu'ils n'ont pas renoncé à l'enterrer et qu'ils espèrent parvenir à un arrangement avec le gouverneur. Et de même, si les proches du mort sont en prison et ne peuvent pas s'occuper des besoins du mort, l'aninout ne s'applique pas à eux.

בִּמְקוֹמוֹת אֲשֶׁר נִתְּנָה הַדָּת שֶׁלֹּא לִקְבּוֹר אֶת הַמֵּת עַד לְאַחַר אַרְבָּעִים וּשְׁמוֹנֶה שָׁעוֹת, אַף עַל פִּי כֵן לֹא נִפְטָר הָאוֹנֵן מִדִּין אֲנִינוּת, כֵּיוָן שֶׁלְּאַחַר עֲבוֹר הַזְמָן וַדַּאי יִקְבְּרוּהוּ, מֻטָל עֲלֵיהֶם בֵּינְתַיִם לְהִתְעַסֵּק בִּכְבוֹדוֹ, לְהָכִין תַּכְרִיכִין וְאָרוֹן, וּלְהָכִין אֲנָשִׁים. אַךְ בְּיוֹם טוֹב שֵׁנִי, יֵשׁ לְהָקֵל וּלְפָטְרוֹ מִדִּין אֲנִינוּת בָּזֶה שֶׁאִי אֶפְשָׁר לְקָבְרוֹ מֵחֲמַת פְּקֻדַּת הַמַּלְכוּת.

Dans les endroits où la loi a été établie de ne pas enterrer le mort avant quarante-huit heures, malgré cela l'onen (le proche avant l'enterrement) n'est pas dispensé de la loi d'aninout, puisque, après que le temps sera passé, ils l'enterreront certainement ; il leur incombe entre-temps de s'occuper de son honneur, de préparer les takhrikhin (linceuls) et le cercueil, et de préparer des hommes. Mais le second jour de yom tov, il y a lieu d'être indulgent et de le dispenser de la loi d'aninout, en cela qu'il est impossible de l'enterrer à cause de l'ordonnance du gouvernement.

בִּמְקוֹמוֹת הַנִּזְכָּרִים, לְפִי שֶׁחוֹשְׁשִׁין שֶׁלֹּא יִמְצְאוּ אֲנָשִׁים לְטַהֵר אֶת הַמֵּת בְּקֵרוּב שְׁנֵי מֵעֵת לְעֵת לְאַחַר מוֹתוֹ, וְעַל כֵּן הִמְצִיאוּ לְטַהֲרוֹ תֵּכֶף לְאַחַר מוֹתוֹ וּלְשׂוּמוֹ בְּאָרוֹן שָׁלֵם וְנָקוּב מִלְּמַטָּה, אֲזַי לְאַחַר שֶׁהוּשַׂם בָּאָרוֹן, פְּטוּרִין מִדִּין אֲנִינוּת, וְנוֹהֵג דִּין אֲבֵלוּת. וּמִכָּל מָקוֹם צְרִיכִין לִמְנוֹת שִׁבְעָה יָמִים מִשָּׁעָה שֶׁיִסָּתֵם הַגּוֹלֵל בַּקָּבֶר.

Dans les endroits mentionnés, parce qu'on craint de ne pas trouver d'hommes pour faire la taharat du mort (purification du corps) à l'approche de la fin des deux fois vingt-quatre heures après sa mort, on a donc institué de le purifier immédiatement après sa mort et de le placer dans un cercueil entier et percé par le bas ; alors, après qu'il a été placé dans le cercueil, ils sont dispensés de la loi d'aninout, et la loi d'avelout s'applique. Et malgré tout, ils doivent compter les sept jours à partir de l'heure où le golel (la fermeture de la tombe) est scellé sur la tombe.

מִי שֶׁמֵּת לוֹ מֵת וְהוּא אֵינוֹ יוֹדֵעַ, אִם אֵין מִי שֶׁיִתְעַסֵּק בּוֹ, צְרִיכִין לְהַגִּיד לוֹ. אֲבָל אִם יֵשׁ מִתְעַסְּקִין אֲחֵרִים, אֵין לְהַגִּיד לוֹ עַד לְאַחַר שֶׁיִתְפַּלֵּל.

וּמִי שֶׁלְּאִשְׁתּוֹ מֵת לָהּ מֵת, וְהִיא אֵינָהּ יוֹדַעַת, יֶשׁ לוֹ לְהַבַּעַל לְהַחְמִיר שֶׁלֹּא לְשַׁמֵּשׁ עִמָּהּ (עַיֵּן לְקַמָּן סִימָן רו סָעִיף ט, וַאֲנִינוּת חָמִיר טְפֵי).

Celui dont un proche est mort et qui ne le sait pas : s'il n'y a personne qui s'occupe de lui, on doit le lui dire. Mais s'il y a d'autres personnes qui s'en occupent, on ne doit pas le lui dire avant qu'il ait fait sa tefila.

Et celui dont la femme a perdu un proche, et qu'elle ne le sait pas, le mari a lieu d'être rigoureux et de ne pas avoir de relations conjugales avec elle (voir plus loin siman 206, seif 9, et l'aninout est plus rigoureuse encore).