קיצור שלחן ערוך

Kitsour Choulhan Aroukh — Siman 201

Rabbi Chlomo Ganzfried
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Celui qui se donne la mort volontairement est un méchant au-dessus duquel il n'y en a pas, car il est dit : Et certes, votre sang, celui de vos âmes, je le réclamerai (Genèse 9,5). Et c'est pour un seul individu que le monde a été créé, et quiconque fait périr une seule âme d'Israël fait périr un monde entier.

הַמְאַבֵּד עַצְמוֹ לָדַעַת, הוּא רָשָׁע שֶׁאֵין לְמַעְלָה מִמֶּנּוּ, שֶׁנֶּאֱמַר, וְאַךְ אֶת דִּמְכֶם לְנַפְשׁוֹתֵיכֶם אֶדְרשׁ. וּבִשְׁבִיל יָחִיד, נִבְרָא הָעוֹלָם.

וְכָל הַמְאַבֵּד נֶפֶשׁ אַחַת מִיִשְֹרָאֵל, מְאַבֵּד עוֹלָם מָלֵא. וְלָכֵן אֵין מִתְעַסְּקִין עִמּוֹ לְכָל דָּבָר.

לֹא קוֹרְעִין וְלֹא מִתְאַבְלִין עָלָיו, וְאֵין מַסְפִּידִין אוֹתוֹ. אֲבָל קוֹבְרִין אוֹתוֹ, וּמְטַהֲרִין אוֹתוֹ, וּמַלְבִּישִׁין אוֹתוֹ תַּכְרִיכִין.

כְּלָלוֹ שֶׁל דָּבָר, כֹּל שֶׁהוּא מִשּׁוּם כְּבוֹד הַחַיִּים עושִׁין לוֹ. (וּלְעִנְיַן אֲמִירַת קַדִישׁ, עַיֵן בַּחֲתַם סוֹפֵר יוֹרֶה דֵעָה סִימָן שכו, וְאִמְרֵי אֵשׁ סִימָן קכב.

וְעַיֵּן תְּשׁוּבוֹת רד"ך בַּיִת ל).

Celui qui se donne la mort volontairement est un méchant au-dessus duquel il n'y en a pas, car il est dit : Et certes, votre sang, celui de vos âmes, je le réclamerai (Genèse 9,5). Et c'est pour un seul individu que le monde a été créé, et quiconque fait périr une seule âme d'Israël fait périr un monde entier.

C'est pourquoi on ne s'occupe pas de lui pour quoi que ce soit : on ne déchire pas les vêtements et on ne porte pas le deuil pour lui, et on ne prononce pas son éloge funèbre. Mais on l'enterre, on le purifie et on le revêt des linceuls.

Règle générale : tout ce qui relève de l'honneur des vivants, on le fait pour lui. (Et pour ce qui est de la récitation du kaddich, voir Hatam Sofer, Yore Dea siman 326, et Imre Ech siman 122.

Et voir les responsa du Radakh, bayit 30.)

מִסְּתָמָא, לָא מַחְזְקֵינָן אֱנָשֵׁי בְּרַשִׁיעֵי. וְלָכֵן אִם נִמְצָא אֶחָד חָנוּק אוֹ תָלּוּי וְכַדּוֹמֶה, כֹּל שֶׁאֶפְשָׁר לִתְלוֹת שֶׁמָּא אַחֵר עָשָׂה לוֹ זֹאת, לָא תָלֵינָן בֵּהּ.

En l'absence d'indication contraire, nous ne présumons pas que les gens soient des méchants. C'est pourquoi si l'on trouve quelqu'un étranglé ou pendu ou chose semblable, chaque fois qu'il est possible d'imputer la chose à ce qu'un autre la lui a peut-être faite, nous ne la lui imputons pas.

קָטָן הַמְאַבֵּד אֶת עַצְמוֹ, חָשׁוּב כְּשֶׁלֹּא לָדָעַת. וְכֵן גָּדוֹל אִם נִרְאֶה שֶׁעָשָה הַדָּבָר מֵחֲמַת רוּחַ רָעָה אוֹ שִׁגָּעוֹן וְכַדוֹמֶה, הֲוֵי שֶׁלֹּא לָדָעַת.

וְכֵן אִם עָשָׂה אֶת הַדָבָר מֵחֲמַת אֹנֶס, שֶׁהָיָה מִתְיָרֵא מֵעִנּוּיִים קָשִׁים, כְּמוֹ שָׁאוּל שֶׁהָיָה מִתְיָרֵא שֶׁמָּא יַעֲשׂוּ בוֹ הַפְּלִשְׁתִּים כִּרְצוֹנָם, הֲרֵי הוּא כִּשְׁאָר מֵת, וְאֵין מוֹנְעִין מִמֶּנּוּ שׁוּם דָּבָר.

Un mineur qui se donne la mort est considéré comme ayant agi sans intention délibérée. De même un adulte, s'il apparaît qu'il a fait la chose à cause d'un mauvais esprit ou d'une folie ou chose semblable, c'est considéré comme sans intention délibérée.

De même s'il a fait la chose sous contrainte, parce qu'il craignait des tortures cruelles, comme Chaoul qui craignait que les Pelichtim (Philistins) ne lui fassent selon leur gré, il est comme tout autre mort, et on ne lui refuse rien.

כָּל הַפּוֹרְשְׁים מִדַּרְכֵי הַצִּבּוּר, וְהֵם הָאֲנָשִׁים שֶׁפָּרְקוּ עֹל הַמִצְוֹת מֵעַל צַוָּארָם, וְאֵין נִכְלָלִים בִּכְלַל יִשְֹרָאֵל בַּעֲשִׂיָתָם, אֶלָּא הֲרֵי הֵם כִּבְנֵי חוֹרִין לְעַצְמָן, וְכֵן הַמּוּמָרִים וְהַמּוֹסְרִים וְהָאֶפִּיקוֹרְסִים, כָּל אֵלּוּ, אֵין אוֹנְנִים וְאֵין מִתְאַבְּלִים עֲלֵיהֶם, אֶלָּא אֲחֵיהֶם ושְׁאָר קְרוֹבֵיהֶם לוֹבְשִׁים לְבָנִים וּמִתְעַטְּפִים לְבָנִים, וְאוֹכְלִים וְשוֹתִים וּשְׂמֵחִים עַל שֶׁאִבְּדוּ שׂוֹנְאוֹ שֶׁל מָקוֹם. וַעֲלֵיהֶם הַכָּתוּב אוֹמֵר, הֲלֹּא מְשַׂנְאֶיךָ ה', אֶשְׂנָא.

וְאוֹמֵר, וּבַאֲבֹד רְשָׁעִים רִנָּה. (יו"ד סימן שמ"ה).

Tous ceux qui se séparent des voies de la communauté, c'est-à-dire les hommes qui ont rejeté le joug des mitsvot de dessus leur nuque et qui ne s'incluent pas dans l'ensemble d'Israël par leur conduite, mais sont comme des gens libres pour eux-mêmes, et de même les apostats (moumarim), les délateurs (mossrim) et les hérétiques (apikorsim) : pour tous ceux-là on n'observe pas l'aninout (état de deuil entre le décès et l'enterrement) et on ne porte pas le deuil pour eux ; mais leurs frères et leurs autres proches revêtent des vêtements blancs et s'enveloppent de blanc, ils mangent, boivent et se réjouissent de ce qu'a peri celui qui hait le Lieu (le Saint béni soit-Il). Et à leur sujet le verset dit : Ne dois-je pas haïr ceux qui te haïssent, ה' ?

(Psaumes 139,21) Et il dit : Quand périssent les méchants, il y a chant de joie (Proverbes 11,10). (Yore Dea siman 345.)

אִם נֶהֱרַג, בֵּין בְּדִינָא דְמַלְכוּתָא בֵּין בְּעִנְיָן אַחֵר, אֲפִלּוּ הָיָה מוּמָר, מִתְאַבְּלִין עָלָיו, דְּכֵיוָן שֶׁנֶּהֱרַג בִּידֵי אָדָם וְלֹא מֵת כְּדֶרֶךְ כָּל הָאָרֶץ, הֲוֵּי לֵהּ כַּפָּרָה.

S'il a été tué, que ce soit en vertu de la loi du royaume (dina de-malkhouta) ou d'une autre manière, même s'il était un apostat, on porte le deuil pour lui, car puisqu'il a été tué par la main de l'homme et qu'il n'est pas mort selon la voie de toute la terre, cela lui tient lieu d'expiation.

מִי שֶׁהָיָה רָגִיל לַעֲשׂוֹת עֲבֵרָה אַחַת, אֲפִלּוּ רַק לְתֵאָבוֹן, וּמֵת, אִם לֹא הִתְוַדָּה קֹדֶם מוֹתוֹ, אֵין מִתְאַבְּלִין עָלָיו. אֲבָל אִם הִתְוַדָּה, מִתְאַבְּלִין עָלָיו, אֲפִלּוּ הָיָה גַנָּב אוֹ גַזְלָן.

Celui qui avait coutume de commettre une transgression, même seulement par appétit, et qui est mort : s'il ne s'est pas confessé avant sa mort, on ne porte pas le deuil pour lui. Mais s'il s'est confessé, on porte le deuil pour lui, même s'il était voleur ou brigand.

קָטֹן בֶּן שָׁנָה אוֹ שְׁנָתַיִם שֶׁהֵמִיר עִם אָבִיו אוֹ עִם אִמּוֹ, וּמֵת, אֵין מִתְאַבְּלִין עָלָיו.

Un jeune enfant d'un an ou de deux ans qui a changé de religion avec son père ou avec sa mère, et qui est mort, on ne porte pas le deuil pour lui.