קיצור שלחן ערוך

Kitsour Choulhan Aroukh — Siman 203

Rabbi Chlomo Ganzfried
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Pour sept proches on est obligé de faire le deuil : son père et sa mère, son fils et sa fille, son frère et sa sœur, que ce soit du côté du père ou du côté de la mère, et même si sa sœur était mariée à un homme ; l'homme pour sa femme, et la femme pour son mari.

עַל שִׁבְעָה קְרוֹבִים חַיָבִים לְהִתְאַבֵּל, אָבִיו וְאִמּוֹ, בְּנוֹ וּבִתּוֹ, אָחִיו וַאֲחוֹתוֹ בֵּין מִן הָאָב בֵּין מִן הָאֵם, וַאֲפִלּוּ הָיְתָה אֲחוֹתוֹ נְשׂוּאָה לְאִישׁ; הָאִישׁ עַל אִשְׁתּוֹ, וְהָאִשָׁה עַל בַּעְלָהּ.

Pour sept proches on est obligé de faire le deuil : son père et sa mère, son fils et sa fille, son frère et sa sœur, que ce soit du côté du père ou du côté de la mère, et même si sa sœur était mariée à un homme ; l'homme pour sa femme, et la femme pour son mari.

נוֹהֲגִין שֶׁגַּם שְׁאָר קְרוֹבִים, מַרְאִים קְצָת אֲבֵלוּת בְּעַצְמָם שָׁבוּעַ הַרִאשוֹן עַד אַחַר הַשַׁבָּת, שֶׁאֵין רוֹחֲצִין בְּחַמִּין, וְאֵין מְשַׁנִּין קְצָת בִּגְדֵיהֶם כְּמוֹ בִּשְׁאָר שַׁבָּת. וְאֵין כָּל הַקְּרוֹבִים שָׁוִין בָּזֶה.

אִם הָיוּ שְׁנֵי בְשֵׁנִי, אוֹ בֶּן בְּנוֹ אוֹ בֶּן בִּתּוֹ, לוֹבֵשׁ כָּל בִּגְדֵי שַׁבָּת, חוּץ מִבֶּגֶד הָעֶלְיּוֹן. וְעַל חָמִיו וַחֲמוֹתוֹ, אוֹ עַל אֲבִי אָבִיו וַאֲבִי אִמּוֹ, וְכֵן הָאִשָּׁה עַל חָמִיהָ וַחֲמוֹתָהּ, וַאֲבִי אָבִיהָ אוֹ אֲבִי אִמָּהּ, אֵינָן לוֹבְשִׁין רַק כֻּתֹּנֶת לְבָנָה, וְהָאִשָּׁה גַּם צָעִיף לָבָן.

וְכֵן הַמִּנְהָג שֶׁלֹּא לֵילֵךְ לְבֵית הַמֶּרְחָץ, וְלֹא לָחֹף אֶת הָרֹאשׁ. גַּם אֵין לֶאֱכוֹל חוּץ לְבֵיתוֹ לֹא בִסְעוּדַת מִצְוָה וְלֹא בִּסְעוּדַת מְרֵעִים.

וּלְאַחַר שַׁבָּת, מֻתָּר בְּכָל דָּבָר.

On a coutume que les autres proches aussi montrent sur eux-mêmes un peu de deuil durant la première semaine, jusqu'après le chabbat : ils ne se lavent pas à l'eau chaude, et ils ne changent pas une partie de leurs vêtements comme lors des autres chabbat. Et tous les proches ne sont pas égaux en cela.

S'il s'agit de cousins germains (chêne be-cheni, enfants de deux frères ou sœurs), ou du fils de son fils ou du fils de sa fille, il met tous les vêtements de chabbat, sauf le vêtement de dessus. Et pour son beau-père et sa belle-mère, ou pour le père de son père et le père de sa mère, et de même la femme pour son beau-père et sa belle-mère, et pour le père de son père ou le père de sa mère, ils ne mettent qu'une chemise blanche, et la femme également un voile blanc.

Et de même la coutume est de ne pas aller au bain public et de ne pas se laver la tête. Il ne faut pas non plus manger hors de sa maison, ni lors d'un repas de mitsva ni lors d'un repas entre amis.

Et après le chabbat, tout est permis.

תִּינוֹק, שֶׁאֵינוֹ יָדוּעַ אִם כָּלוּ חֳדָשָׁיו אִם לֹא, אִם מֵת בְּתוֹךְ שְׁלֹשִׁים יוֹם וַאֲפִלּוּ בְיוֹם הַשְׁלֹשִׁים, אֲפִלּוּ גָּמְרוּ שַׂעֲרוֹ וְצִפָּרְנָיו, אֵין קוֹרְעִין עָלָיו, וְאֵין אוֹנְנִין עָלָיו, וְאֵין מִתְאַבְּלִין עָלָיו, מִשּׁוּם דַּהֲוֵי סְפֵק נֵפֶל. וְאִם מֵת לְאַחַר שְׁלֹשִׁים יוֹם וַאֲפִלּוּ בְּיוֹם שְׁלֹשִׁים וְאֶחָד קֹדֶם הַשָּׁעָה שֶׁנּוֹלַד בָּהּ (עַיֵּן חת"ס שמג), קוֹרְעִין עָלָיו, וְאוֹנְנִין עָלָיו, וּמִתְאַבְּלִין עָלָיו, אֶלָּא אִם כֵּן נוֹדַע בְּבֵרוּר שֶׁהוּא רַק בֶּן שְׁמוֹנָה חֳדָשִים (דְּלָאו בַּר קַיָמָא הוּא) וְאִם יָדוּעַ בְּבֵרוּר שֶׁהוּא בֶּן תִּשְׁעָה חֳדָשִׁים, כְּגוֹן שֶׁבָּעַל וּפֵרַשׁ וְנוֹלַד חַי לְתִשְׁעָה חֳדָשִים גְּמוּרִים, אֲפִלּוּ מֵת בְּיוֹם שֶׁנּוֹלַד בּוֹ, קוֹרְעִין עָלָיו, וְאוֹנְנִין עָלָיו, וּמִתְאַבְּלִין עָלָיו.

Un nourrisson dont on ne sait pas si ses mois se sont accomplis ou non : s'il est mort dans les trente jours, et même le trentième jour, et même si ses cheveux et ses ongles étaient achevés, on ne déchire pas les vêtements pour lui, on n'observe pas pour lui les lois de l'onen (l'endeuillé avant l'enterrement), et on ne fait pas le deuil pour lui, parce qu'il y a doute qu'il soit un avorton (nefel, enfant non viable). Et s'il est mort après trente jours, et même le trente et unième jour avant l'heure à laquelle il est né (voir Hatam Sofer, responsum 343), on déchire pour lui, on observe pour lui les lois de l'onen, et on fait le deuil pour lui, sauf s'il est connu avec certitude qu'il n'a que huit mois (car il n'est pas viable).

Et s'il est connu avec certitude qu'il a neuf mois, par exemple lorsqu'il a eu des relations avec sa femme puis s'en est séparé, et que l'enfant est né vivant au bout de neuf mois complets, même s'il est mort le jour où il est né, on déchire pour lui, on observe pour lui les lois de l'onen, et on fait le deuil pour lui.

תְּאוֹמִים שֶׁמֵּת אֶחָד מֵהֶם תּוֹךְ שְׁלֹשִׁים וַאֲפִלּוּ בַּיוֹם הַשְׁלֹשִׁים, וְהַשֵּׁנִי חַי לְאַחַר שְׁלֹשִׁים, לֹא אָמְרִינָן מִדְּזֶה חַי לְאַחַר שְׁלֹשִׁים, גַּם הָרִאשׁוֹן הָיָה בֶּן קַיָמָא, אֶלָּא אֵין מִתְאַבְּלִין עָלָיו.

Des jumeaux dont l'un est mort dans les trente jours, et même le trentième jour, et le second a vécu au-delà de trente jours : nous ne disons pas que, puisque celui-ci a vécu au-delà de trente jours, le premier aussi était viable ; on ne fait pas le deuil pour lui.

גֵּר אוֹ גִּיֹּרֶת שֶׁנִּתְגַּיְרוּ עִם בְּנֵיהֶם, אֵין מִתְאַבְּלִין זֶה עַל זֶה, דְּגֵר שֶׁנִּתְגַיֵר, כְּקָטָן שֶׁנּוֹלַד דָּמֵּי, וְקֻרְבָה שֶׁהָיְתָה בְגוֹיּוּתָם אֵינָהּ קֻרְבָה.

Un converti ou une convertie qui se sont convertis avec leurs enfants ne font pas le deuil l'un pour l'autre, car un converti qui s'est converti est semblable à un nouveau-né, et la parenté qui existait du temps où ils étaient non juifs n'est pas une parenté.