קיצור שלחן ערוך

Kitsour Choulhan Aroukh — Siman 205

Rabbi Chlomo Ganzfried
En bref - de quoi parle ce chiour ?

L'endeuillé, le premier jour, il lui est interdit de manger le premier repas de ce qui est à lui. Et c'est une mitsva pour ses voisins de lui envoyer de quoi faire le premier repas, et ce repas est appelé seoudat havraa (repas de réconfort offert à l'endeuillé).

הָאָבֵל, בַּיּוֹם הָרִאשׁוֹן, אָסוּר לוֹ לֶאֱכוֹל סְעוּדָה הָרִאשׁוֹנָה מִשֶּׁלּוֹ. וּמִצְוָה עַל שְׁכֵנָיו שֶׁיִשְׁלְחוּ לוֹ לִסְעוּדָה הָרִאשׁוֹנָה, וְנִקְרֵאת סְעוּדַת הַבְרָאָה.

וּתְחִלַּת הַסְּעוּדָה, תְּהֵא בְבֵצִים אוֹ עֲדָשִׁים שֶׁהֵן עֲגֻלּוֹת וְאֵין לָהֶן פֶּה, כְּמוֹ שֶׁהָאָבֵל אֵין לוֹ פֶּה. וְאַחַר זֹאת, מֻתָּר לוֹ לֶאֱכוֹל כָּל מַאֲכָל וַאֲפִלּוּ בָשָׂר.

וּמֻתָּר לִשְׁתּוֹת קְצָת יַיִן בְּתוֹךְ הַסְּעוּדָה כְּדֵי לִשְׁרוֹת הַמַּאֲכָל בְּמֵעָיו, אֲבָל לֹא לִרְוֹת. (יֵשׁ אוֹמְרִים, דְּכָל הַיּוֹם הַרִאשׁוֹן, אָסוּר לוֹ לֶאֱכוֹל מִשֶּׁלּוֹ, אֲפִלּוּ אוֹכֵל כַּמָה פְעָמִים בַּיּוֹם).

L'endeuillé, le premier jour, il lui est interdit de manger le premier repas de ce qui est à lui. Et c'est une mitsva pour ses voisins de lui envoyer de quoi faire le premier repas, et ce repas est appelé seoudat havraa (repas de réconfort offert à l'endeuillé).

Et le début du repas se fera avec des œufs ou des lentilles, qui sont ronds et n'ont pas de bouche, de même que l'endeuillé n'a pas de bouche. Et après cela, il lui est permis de manger toute nourriture, et même de la viande.

Et il lui est permis de boire un peu de vin au cours du repas afin d'imbiber la nourriture dans ses entrailles, mais non pas jusqu'à s'enivrer. (Certains disent que durant tout le premier jour il lui est interdit de manger de ce qui est à lui, même s'il mange plusieurs fois dans la journée.)

אִם אֵינוֹ רוֹצֶה לֶאֱכוֹל בַּיּוֹם עַד הַלַּיְלָה, כֵּיוָן שֶׁעָבַר הַיּוֹם, הֻתַּר לוֹ לֶאֱכוֹל מִשֶּׁלּוֹ. וְלָכֵן מִי שֶׁהוּא דָר יְחִידִי בִּכְפָר וְאֵין מִי שֶׁיִשְלַח לוֹ סְעוּדַת הַבְרָאָה, נָכוֹן שֶׁיִתְעַנֶה עַד הַלָּיְלָה.

וּמִכָּל מָקוֹם אִם אֵינוֹ יָכוֹל לְהִתְעַנּוֹת, אֵינוֹ מְחֻיָב לְצַעֵר אֶת עַצְמוֹ וּמֻתָּר לוֹ לֶאֱכוֹל מִשֶּׁלּוֹ.

S'il ne veut pas manger pendant la journée jusqu'à la nuit, puisque le jour est passé, il lui est permis de manger de ce qui est à lui. C'est pourquoi celui qui habite seul dans un village et qui n'a personne pour lui envoyer là seoudat havraa, il convient qu'il jeûne jusqu'à la nuit.

Et en tout cas, s'il ne peut pas jeûner, il n'est pas obligé de se faire souffrir, et il lui est permis de manger de ce qui est à lui.

אִשָּׁה נְשׂוּאָה שֶׁאֵרְעָהּ אֵבֶל, אָסוּר לָהּ לֶאֱכוֹל סְעוּדָה הָרִאשׁוֹנָה מִשֶּׁל בַּעְלָהּ, דְּכֵיוָן שֶׁהוּא מְחֻיָב לְזוּנָהּ, שֶׁלָּהּ הִיא. וְכֵן מִי שֶׁיֶשׁ לוֹ שָׂכִיר, אִם אוֹכֵל בִּשְׂכָרוֹ וְאֵרְעוֹ אֵבֶל, לֹא יֹאכַל סְעוּדָה הָרִאשׁוֹנָה מִשֶּׁל בַּעַל הַבִַּיִת שֶׁלּוֹ.

אֲבָל מִי שֶׁהוּא זָן יָתוֹם אוֹ בְנוֹ אוֹ בִתּוֹ בְּלֹא תְנַאי וְאֵרְעָם אֵבֶל, יְכָוֹלִים לֶאֱכוֹל מִשֶּׁלּוֹ, שֶאֵין זֹאת שֶּׁלָּהֶם.

Une femme mariée qui est frappée par un deuil, il lui est interdit de manger le premier repas de ce qui appartient à son mari, car puisqu'il est obligé de la nourrir, cela est à elle. Et de même celui qui a un salarié : si celui-ci mange au titre de son salaire et qu'un deuil le frappe, il ne mangera pas le premier repas de ce qui appartient à son employeur.

Mais celui qui nourrit un orphelin, ou son fils, ou sa fille, sans que cela soit une obligation convenue, et qu'un deuil les frappe, ils peuvent manger de ce qui est à lui, car cela n'est pas à eux.

אִשָּׁה, אֵין לַאֲנָשִׁים לְהַבְרוֹת אוֹתָהּ, אֶלָּא נָשִׁים מַבְרוֹת אוֹתָהּ.

Une femme, ce ne sont pas les hommes qui doivent lui apporter le repas de havraa, mais ce sont les femmes qui le lui apportent.

אִם נִקְבַּר הַמֵּת בַּלַּיְלָה, אִם רוֹצֶה לֶאֱכוֹל בַּלַּיְלָה, אָסוּר לוֹ לֶאֱכוֹל מִשֶּׁלּוֹ, אֶלָא מַבְרִין אוֹתוֹ. וְאִם אֵינוֹ רוֹצֶה לֶאֱכוֹל בַּלַיְלָה, אָסוּר לוֹ לֶאֱכוֹל בַּיּוֹם סְעוּדָה הָרִאשׁוֹנָה מִשֶּׁלּוֹ, מִשּׁוּם דְּהַיּוֹם הוֹלֵךְ אַחַר הַלַּיְלָה, וַהֲוֵי לֵהּ יוֹם רִאשׁוֹן.

Si le mort a été enterré pendant la nuit : s'il veut manger pendant la nuit, il lui est interdit de manger de ce qui est à lui, mais on lui apporte le repas de havraa. Et s'il ne veut pas manger pendant la nuit, il lui est interdit de manger pendant la journée le premier repas de ce qui est à lui, parce que le jour suit la nuit, et c'est pour lui le premier jour.

אִם נִקְבַּר הַמֵּת בְּעֶרֶב שַׁבָּת מִתֵּשַׁע שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה שֶׁאָז אָסוּר לִקְבּוֹעַ סְעוּדָה, אֵין מַבְרִין אוֹתוֹ, מִפְּנֵי כְּבוֹד שַׁבָּת, וְלֹא יֹאכַל כְּלוּם עַד הַלָּיְלָה.

Si le mort a été enterré la veille de chabbat à partir de la neuvième heure et au-delà, moment où il est interdit de s'installer à un repas, on ne lui apporte pas le repas de havraa, par respect pour le chabbat, et il ne mangera rien jusqu'à la nuit.

מַבְרִין עַל שְׁמוּעָה קְרוֹבָה, וְאֵין מַבְרִין עַל שְׁמוּעָה רְחוֹקָה (עַיֵן סִימָן שֶׁאַחַר זֶה). שָׁמַע שְׁמוּעָה קְרוֹבָה בַשַׁבָּת, אֵין מַבְרִין אוֹתוֹ, וְאוֹכֵל מִשֶּׁלּוֹ.

וְגַם בְּיוֹם רִאשׁוֹן שֶׁלְּאַחֲרָיו, אֵין מַבְרִין אוֹתוֹ, מִפְּנֵי שֶׁכְּבָר נִדְחָה יוֹם הַשְּׁמוּעָה.

On apporte le repas de havraa pour une nouvelle proche, et on n'apporte pas le repas de havraa pour une nouvelle éloignée (voir le siman qui suit celui-ci). S'il a entendu une nouvelle proche pendant le chabbat, on ne lui apporte pas le repas de havraa, et il mange de ce qui est à lui.

Et le dimanche qui suit non plus on ne lui apporte pas le repas de havraa, parce que le jour de la nouvelle a déjà été écarté.

וְכֵן מִי שֶׁמֵּת לוֹ מֵת וְנִקְבַּר בְּיוֹם טוֹב, אֵין מַבְרִין אוֹתוֹ. וְגַם לְאַחַר יוֹם טוֹב אֵין מַבְרִין אוֹתוֹ, כֵּיוָן שֶׁכְּבָר נִדְחָה.

אֲבָל אִם נִקְבַּר בְּחֹל הַמּוֹעֵד, מַבְרִין אוֹתוֹ, אֶלָּא שֶׁאוֹכֵל כְּשֶׁהוּא יוֹשֵב עַל הַסַּפְסָל אֵצֶל הַשֻּׁלְחָן כְּדַרְכּוֹ, כִּי אֵין אֲבֵלּוּת בְּחֹל הַמּוֹעֵד.

Et de même celui dont un proche est mort et a été enterré un jour de yom tov (jour de fête), on ne lui apporte pas le repas de havraa. Et après le yom tov non plus on ne lui apporte pas le repas de havraa, puisqu'il a déjà été écarté.

Mais s'il a été enterré pendant hol hamoed (les jours intermédiaires de la fête), on lui apporte le repas de havraa, sauf qu'il mange assis sur le banc près de la table, à sa manière habituelle, car il n'y a pas de deuil pendant hol hamoed.

הָיוּ נוֹהֲגִין לְהִתְעַנּוֹת בְּיוֹם מִיתַת תַּלְמִיד חָכָם.

On avait coutume de jeûner le jour de la mort d'un talmid hakham (érudit en Torah).