Celui à qui parvient la nouvelle qu'est mort un proche pour lequel il est tenu de porter le deuil : si elle lui parvient dans les trente jours, et même le trentième jour lui-même, c'est une nouvelle proche (chemoua kerova, annonce reçue dans les trente jours), et il déchire son vêtement. Et il est tenu d'observer les sept jours de deuil à partir du jour où la nouvelle lui est parvenue.
מִי שֶׁבָּאָה לוֹ שְׁמוּעָה שֶׁמֵּת לוֹ קָרוֹב שֶׁהוּא חַיָב לִהְתְאַבֵּל עָלָיו, אִם בָּאָה לוֹ בְּתוֹךְ שְׁלֹשִׁים וַאֲפִלּוּ בַּיוֹם הַשְׁלשִׁים עַצְמוֹ, הֲרֵי זוֹ שְׁמוּעָה קְרוֹבָה, וְקוֹרֵעַ. וְחַיָב לִנְהוֹג שִׁבְעָה יְמֵי אֲבֵלוּת מִיּוֹם שֶׁהִגִּיעָה לוֹ הַשְּׁמוּעָה.
וְגַם אֲבֵלּוּת שֶׁנּוֹהֵג בַּשְּׁלשִׁים, מוֹנֶה מִיּוֹם הַשְּׁמוּעָה. וְיוֹם הַשְּׁמוּעָה, דִּינוֹ כְּיוֹם הַקְּבוּרָה לְכָל דָּבָר.
וְאוֹתָן שְׁלֹשִׁים יוֹם שֶׁנִּקְרְאָה בָהֶן שְׁמוּעָה קְרוֹבָה, מוֹנֶה מִיּוֹם הַקְּבוּרָה וְלֹא מִיּוֹם הַמִּיתָה.
Celui à qui parvient la nouvelle qu'est mort un proche pour lequel il est tenu de porter le deuil : si elle lui parvient dans les trente jours, et même le trentième jour lui-même, c'est une nouvelle proche (chemoua kerova, annonce reçue dans les trente jours), et il déchire son vêtement. Et il est tenu d'observer les sept jours de deuil à partir du jour où la nouvelle lui est parvenue.
Et le deuil que l'on observe durant les trente jours, il le compte également à partir du jour de la nouvelle. Et le jour de la nouvelle a le même statut que le jour de l'enterrement pour toute chose.
Et ces trente jours durant lesquels la nouvelle est dite proche, il les compte à partir du jour de l'enterrement et non à partir du jour du décès.
בָּאָה לוֹ הַשְּׁמוּעָה לְאַחַר שְׁלֹשִׁים יוֹם, זוֹהִי שְׁמוּעָה רְחוֹקָה, וְאֵינוֹ צָרִיךְ לִנְהוֹג אֲבֵלוּת רַק שָׁעָה אֶחָת. לָא שְׁנָא שָׁמַע בַּיּוֹם, וְלָא שְׁנָא שָׁמַע בַּלַיְלָה וְנָהַג שָׁעָה אַחַת, דַּיּוֹ, וַאֲפִלּוּ עַל אָבִיו וְאִמּוֹ (וּלְעִנְיַן קְרִיעָה, עַיֵן לְעֵיל סִימָן קצה סָעִיף ח).
אַךְ דְּבָרִים שֶׁנּוֹהֲגִין עַל אָבִיו וְעַל אִמּוֹ כָּל שְׁנֵים עָשָר חֹדֶש, נוֹהֵג גַּם בִּשְׁמוּעָה רְחוֹקָה, וּמוֹנֶה שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ מִיּוֹם הַמִּיתָה. וְאִם בָּאָה לוֹ הַשְּׁמוּעָה עַל אָבִיו וְאִמּוֹ לְאַחַר שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ, אֵינוֹ נוֹהֵג אֲבֵלוּת אֶלָּא שָׁעָה אַחַת גַּם בַּדְּבָרִים שֶׁנּוֹהֲגִין כָּל שְׁנֵים עָשָֹר חֹדֶשׁ.
Si la nouvelle lui est parvenue après trente jours, c'est une nouvelle lointaine (chemoua rehoka), et il n'a besoin d'observer le deuil qu'une seule heure. Il n'y a pas de différence entre celui qui l'a entendue de jour et celui qui l'a entendue de nuit : s'il a observé une heure, cela lui suffit, et même pour son père et sa mère (et pour ce qui est de la déchirure, voir plus haut siman 195, seif 8).
Toutefois, les choses que l'on observe pour son père et pour sa mère durant tous les douze mois, il les observe aussi dans le cas d'une nouvelle lointaine, et il compte les douze mois à partir du jour du décès. Et si la nouvelle au sujet de son père ou de sa mère lui est parvenue après douze mois, il n'observe le deuil qu'une heure, même pour les choses que l'on observe durant tous les douze mois.
הַשּׁוֹמֵעַ שְׁמוּעָה רְחוֹקָה, אֵינוֹ צָרִיךְ לִנְהוֹג כָּל דִּין אֲבֵלוּת, אֶלָּא דַּיּוֹ בַּחֲלִיצַת מִנְעָל לְבָד, וּמֻתָּר בִּמְלָאכָה וּרְחִיצָה וְסִיכָה וְתַשְׁמִישׁ הַמִּטָה וְתַלְמוּד תּוֹרָה. וְאִם אֵין מִנְעָלִים בְּרַגְלָיו בִּשְׁעַת שְׁמוּעָה, צָרִיךְ לַעֲשׂוֹת מַעֲשֶׂה אַחֵר שֶׁיְהֵא נִכָּר שֶׁהוּא עוֹשֶׂה מִשּׁוּם אֲבֵלוּת, כְּגוֹן שֶׁיֵשֵׁב עַל הַקַרְקַע שָׁעָה אֶחָת.
Celui qui entend une nouvelle lointaine n'a pas besoin d'observer toutes les lois du deuil ; il lui suffit de retirer ses chaussures seulement, et il lui est permis de travailler, de se laver, de s'oindre, d'avoir des relations conjugales et d'étudier la Torah. Et s'il n'a pas de chaussures aux pieds au moment de la nouvelle, il doit accomplir un autre acte par lequel on reconnaisse qu'il le fait à cause du deuil, par exemple s'asseoir sur le sol une heure.
בָּאָה לוֹ שְׁמוּעָה קְרוֹבָה בַּשַׁבָּת, יוֹם הַשַׁבָּת עוֹלֶה לוֹ לְיוֹם אֶחָד, וּלְמוֹצָאֵי שַׁבָּת קוֹרֵעַ, וּמוֹנֶה לוֹ עוֹד שִׁשָּׁה יָמִים.
Si une nouvelle proche lui parvient le chabbat, le jour du chabbat lui compte pour un jour, et à l'issue du chabbat il déchire son vêtement et compte encore six jours.
בָּאָה לוֹ שְׁמוּעָה קְרוֹבָה בַּשַׁבָּת אוֹ בָרֶגֶל, וּלְמוֹצָאֵי שַׁבָּת אוֹ לְמוֹצָאֵי הָרֶגֶל נַעֲשֵֹית רְחוֹקָה, אָסוּר בְּיוֹם הַשַׁבָּת אוֹ בִימֵי הָרֶגֶל בִּדְבָרִים שֶׁבְּצִנְעָא. וּלְמוֹצָאֵי שַׁבָּת וְהָרֶגֶל, נוֹהֵג שָׁעָה אַחַת אֲבֵלוּת כְּמוֹ בִּשְׁמוּעָה רְחוֹקָה.
Si une nouvelle proche lui parvient le chabbat ou pendant la fête, et qu'à l'issue du chabbat ou à l'issue de la fête elle devient lointaine, il lui est interdit, le jour du chabbat ou durant les jours de la fête, de faire les choses qui relèvent de l'intimité. Et à l'issue du chabbat et de la fête, il observe une heure de deuil comme pour une nouvelle lointaine.
בָּאָה לוֹ שְׁמוּעָה קְרוֹבָה בַּשַׁבָּת וְהוּא עֶרֶב יוֹם טוֹב, כֵּיוָן שֶׁדְּבָרִים שֶׁבְּצִנְעָא נוֹהֵג בּוֹ, מְבַטֵּל הָרֶגֶל אֶת הַשִּׁבְעָה.
Si une nouvelle proche lui parvient le chabbat et que c'est la veille de yom tov, puisqu'il observe les choses qui relèvent de l'intimité, la fête annule les sept jours.
הַשּׁוֹמֵעַ שְׁמוּעָה רְחוֹקָה בַּשַׁבָּת אוֹ בָרֶגֶל, אֵינוֹ נוֹהֵג אֲבֵלות. וַאֲפִלּוּ בִּדְבָרִים שֶׁבְּצִנְעָא, מֻתָּר.
וּלְמוֹצָאֵי שַׁבָּת וָרֶגֶל, נוֹהֵג שָׁעָה אַחַת וְדַיּוֹ.
Celui qui entend une nouvelle lointaine le chabbat ou pendant la fête n'observe pas le deuil, et même les choses qui relèvent de l'intimité lui sont permises. Et à l'issue du chabbat et de la fête, il observe une heure, et cela lui suffit.
מִי שֶׁשָּׁמַע לְאַחַר הָרֶגֶל שֶׁמֵּת לוֹ מֵת קֹדֶם הָרֶגֶל, אַף עַל גַּב דִּלְאוֹתָן שֶׁנָּהֲגוּ אֲבֵלוּת קֹדֶם הָרֶגֶל בָּא הָרֶגֶל וְהִפְסִיק, מִכָּל מָקוֹם לְדִידֵהּ כֵּיוָן שֶׁלֹּא נָהַג כְּלָל קֹדֶם הָרֶגֶל, כֹּל שֶׁשָּׁמַע אֲפִלּוּ בַיוֹם הַשְּׁלֹשִׁים מִיּוֹם הַקְּבוּרָה, הֲוֵי אֶצְלוֹ שְׁמוּעָה קְרוֹבָה, וְצָרִיךְ לִנְהוֹג שִׁבְעָה וּשְׁלֹשִׁים.
Celui qui a appris après la fête qu'un mort lui était survenu avant la fête : bien que, pour ceux qui ont observé le deuil avant la fête, la fête soit venue et ait interrompu, néanmoins, pour lui, puisqu'il n'a rien observé du tout avant la fête, dès lors qu'il a entendu, même le trentième jour à partir du jour de l'enterrement, c'est pour lui une nouvelle proche, et il doit observer les sept jours et les trente jours.
מִי שֶׁמֵּת לוֹ מֵת וְלֹא נוֹדַע לוֹ, אֵין לְהַגִּיד לוֹ. וְעַל הַמַּגִּיד נֶאֱמַר, וּמוֹצִיא דִבָּה הוּא כְסִיל.
וּמֻתָּרִין לְהַזְמִינוֹ לִסְעוּדַת אֵרוּסִין וּלְכָל שִׂמְחָה, כִּי כָּל זְמַן שֶׁהוּא אֵינוֹ יוֹדֵעַ, הֲרֵי הוּא כִּשְׁאָר כָּל אָדָם. וְכֵן בַּעַל שֶיּוֹדֵעַ שֶׁמֵּת אֵיזֶה קָרוֹב לְאִשְׁתּוֹ, מֻתָּר לוֹ לְשַׁמֵּשׁ עִמָּהּ, כֵּיוָן שֶׁהִיא אֵינָהּ יוֹדָעַת.
Celui à qui un mort est survenu et qui ne l'a pas appris, on ne doit pas le lui dire. Et de celui qui l'annonce il est dit : celui qui répand une mauvaise nouvelle est un sot (Proverbes 10,18).
Et il est permis de l'inviter au repas de fiançailles et à toute réjouissance, car tant qu'il ne sait pas, il est comme tout autre homme. De même, un mari qui sait qu'un proche de sa femme est mort, il lui est permis d'avoir des relations avec elle, puisqu'elle ne le sait pas.
אֲבָל אִם אֶחָד שׁוֹאֵל אוֹתוֹ עַל קְרוֹבוֹ (שֶׁמֵּת) אִם הוּא חַי, אֵין לוֹ לְשַׁקֵּר וְלוֹמַר, חַי הוּא, שֶׁנֶּאֱמַר, מִדְּבַר שֶׁקֶר תִּרְחָק. אֶלָּא יֹאמַר בְּלָשׁוֹן דְּמִשְׁתְּמַע בִּתְרֵי אַנְפִּין, וִישַׁעֵר בְעַצְמוֹ שֶׁמֵּת.
Mais si quelqu'un l'interroge au sujet de son proche (qui est mort), pour savoir s'il est vivant, il ne doit pas mentir et dire : il est vivant, car il est dit : tu t'éloigneras de toute parole de mensonge (Exode 23,7). Il dira plutôt une formule qui s'entend de deux manières, et l'autre supposera de lui-même qu'il est mort.
לְבָנִים זְכָרִים, נוֹהֲגִין לְהוֹדִיעַ כְּשֶׁמֵּת הָאָב אוֹ הָאֵם, כְּדֵי שֶׁיֹאמְרוּ קַדִּישׁ.
Aux fils mâles, on a coutume d'annoncer la mort du père ou de la mère, afin qu'ils disent le kaddish.