Il est interdit [à l'endeuillé] de laver tout son corps, même à l'eau froide. Mais son visage, ses mains et ses pieds : à l'eau chaude c'est interdit, et à l'eau froide c'est permis.
אָסוּר לִרְחוֹץ כָּל גוּפוֹ אֲפִלּוּ בְצוֹנֵן. אֲבָל פָּנָיו יָדָיו וְרַגְלָיו, בְּחַמִּין אָסוּר וּבְצוֹנֵן מֻתָּר.
וּרְחִיצָה בְחַמִּין, אֲסוּרָה כָּל שְׁלֹשִׁים, וַאֲפִלּוּ לָחֹף הָרֹאשׁ. וְגַם רְחִיצַת כָּל הַגּוּף בְּצוֹנֵן אִם הִיא לְתַעֲנוּג, אֲסוּרָה כָּל שְׁלֹשִׁים.
וְאִשָּׁה לְצֹרֶךְ חֲפִיפָה שֶׁקֹּדֶם טְבִילָה, מֻתֶּרֶת לִרְחוֹץ בְחַמִּין לְאַחַר שִׁבְעָה. (וּלְעִנְיַן לְבִישַׁת לְבָנִים, עַיֵן לְעֵיל סִימָן קנט סָעִיף ה)
Il est interdit [à l'endeuillé] de laver tout son corps, même à l'eau froide. Mais son visage, ses mains et ses pieds : à l'eau chaude c'est interdit, et à l'eau froide c'est permis.
Et le lavage à l'eau chaude est interdit durant tous les trente jours, et même pour se laver la tête. De même, le lavage de tout le corps à l'eau froide, s'il est fait pour le plaisir, est interdit durant tous les trente jours.
Et une femme, pour les besoins de la hafifa (nettoyage et peignage préalables) qui précède la tevila (immersion rituelle), est autorisée à se laver à l'eau chaude après les sept jours. (Et pour ce qui concerne le port de vêtements blancs, voir plus haut siman 159, seif 5.)
יוֹלֶדֶת שֶׁאֵרַע לָהּ אֵבֶל וְהִיא צְרִיכָה לִרְחוֹץ, מֻתֶּרֶת גַּם בְּתוֹךְ שִׁבְעָה. אַךְ בְּיוֹם רִאשוֹן, יֵש לְהַחְמִיר אִם אֵין לָהּ צֹרֶךְ כָּל כָּךְ.
וְכֵן מִי שֶׁהוּא אִסְטְנִיס שֶׁאִם לֹא יִרְחַץ, יִצְטַעֵר הַרְבֵּה וְיָבוֹא לִידֵי מֵחוֹשׁ, מֻתָּר לוֹ לִרְחוֹץ. וְכֵן מָאן דְּאִית לֵהּ עִרְבּוּבְיָא בְרֵישֵהּ, מֻתָּר לוֹ לָחֹף רֹאשׁוֹ בְּחַמִּין.
Une femme qui a accouché et à qui est survenu un deuil, et qui a besoin de se laver, est autorisée même durant les sept jours. Mais le premier jour, il convient d'être rigoureux si elle n'en a pas si grand besoin.
De même, celui qui est isteniss (de constitution délicate) et qui, s'il ne se lave pas, souffrira beaucoup et en viendra à un malaise, il lui est permis de se laver. Et de même, celui qui a de la saleté emmêlée dans sa tête (irbouvya be-recheh), il lui est permis de laver sa tête à l'eau chaude.
אָסוּר לָסוּךְ אֲפִלּוּ כָּל שֶׁהוּא אִם מְכַוֵן לְתַעֲנוּג. אֲבָל אִם הוּא מְכַוֵּן לְהַעֲבִיר הַזֹּהֲמָא, מֻתָּר.
וּמִכָּל שֶׁכֵּן מִשּׁוּם רְפוּאָה, כְּגוֹן שֶׁיֶשׁ לוֹ חֲטָטִין בְּרֹאשׁוֹ.
Il est interdit de s'oindre, même d'une quantité minime, si l'on a l'intention d'en tirer du plaisir. Mais si l'on a l'intention d'ôter la saleté, c'est permis.
Et à plus forte raison pour un motif de guérison, par exemple s'il a des croûtes sur la tête.
מִי שֶׁתְּכָפוּהוּ אֲבָלָיו, שֶׁאֵרְעוּ לוֹ שְׁתֵּי אֲבֵלֻיוֹת זוֹ אַחַר זוֹ, מֻתָּר לוֹ לִרְחֹץ בְצוֹנֵן.
Celui dont les deuils se sont succédé, c'est-à-dire à qui sont survenus deux deuils l'un après l'autre, il lui est permis de se laver à l'eau froide.
אִסּוּר נְעִילַת הַסַּנְדָּל, הוּא דַוְקָא בְּשֶׁל עוֹר. אֲבָל שֶׁל בֶּגֶד אוֹ שֶׁל גֶּמִי אוֹ שֶׁל שֵׂעָר אוֹ שֶׁל עֵץ, מֻתָּר.
דְלָא מִקְרֵי מִנְעָל אֶלָּא שֶׁל עוֹר. מִנְעָל שֶׁל עֵץ וּמְחֻפֶּה עוֹר, אָסוּר.
אַף עַל פִּי שֶׁהָאָבֵל אָסוּר בִּנְעִילַת הַסַּנְדָּל, מִכָּל מָקוֹם מְבָרֵךְ בַּבֹּקֶר שֶׁעָשָׂה לִי כָל צָרְכִּי.
L'interdit de chausser la sandale ne vise que celle qui est en cuir. Mais celle qui est en tissu, ou en jonc, ou en poil, ou en bois, est permise, car n'est appelée chaussure que celle qui est en cuir.
Une chaussure de bois recouverte de cuir est interdite. Bien que l'endeuillé soit interdit de chausser la sandale, il récite néanmoins le matin la berakha che-assa li khol tsorki (qui a pourvu à tous mes besoins).
יוֹלֶדֶת, כָּל שְׁלֹשִׁים יוֹם לְלֵדָתָהּ, מֻתֶּרֶת בִּנְעִילַת הַּסַּנְדָּל, וְכֵן חוֹלֶה [וּמִי] שֶׁיֵשׁ לוֹ מַכָּה בְרַגְלוֹ, מִפְּנֵי שֶׁהַצִּנָּה קָשָה לָהֶם.
Une femme qui a accouché, durant les trente jours qui suivent son accouchement, est autorisée à chausser la sandale ; et de même un malade [et celui] qui a une plaie au pied, parce que le froid leur est pénible.
אָבֵל שֶׁהוֹלֵךְ בַּדֶרֶךְ, מֻתָּר בְּנְעִילַת הַסַּנְדָּל, וְיָשִׂים קְצָת עָפָר בְּסַנְדַּלָיו. וְכֵן בְּכָל מָקוֹם שֶׁצָּרִיךְ לִנְעוֹל סַנְדָּל, יַעֲשֶׂה כֵּן.
Un endeuillé qui se met en chemin est autorisé à chausser la sandale, et il mettra un peu de terre dans ses sandales. Et de même, en tout lieu où il doit chausser une sandale, il fera ainsi.
אָסוּר בְּתַשְׁמִישׁ הַמִּטָּה וְגַם בְּחִבּוּק וְנִשּׁוּק. אֲבָל שְׁאָר דְּבַר קֻרְבָה, כְּגוֹן מְזִיגַת הַכּוֹס וְהַצָעַת הַמִּטָּה וְכַדּוֹמֶהּ, מֻתָּר, בֵּין בַּאֲבֵלוּת דִּידֵהּ, בֵּין בַּאֲבֵלוּת דִּידָהּ.
Il lui est interdit d'avoir des rapports conjugaux, ainsi que d'étreindre et d'embrasser. Mais les autres actes de rapprochement, comme verser la coupe, préparer le lit et choses semblables, sont permis, aussi bien dans le deuil qui le concerne lui que dans le deuil qui la concerne elle.