Durant tous les trente jours, il est interdit de prendre femme. De même, une femme qui est en deuil, il lui est interdit de se marier jusqu'après les trente jours.
כָּל שְׁלֹשִׁים, אָסוּר לִשָׂא אִשָּׁה. וְכֵן אִשָּׁה שֶׁהִיא אֲבֵלָה, אֲסוּרָה שֶׁתִּנָשֵׂא עַד לְאַחַר שְׁלֹשִׁים.
וּלְאַחַר שְׁלֹשִׁים, מֻתָּרִין אֲפִלּוּ עַל אָב וָאֵם. אֲבָל לְהִתְקַשֵּׁר בְּשִׁדּוּכִין וּבְלֹא סְעוּדָה, מֻתָּר אֲפִלּוּ תּוֹךְ שִׁבְעָה.
Durant tous les trente jours, il est interdit de prendre femme. De même, une femme qui est en deuil, il lui est interdit de se marier jusqu'après les trente jours.
Et après les trente jours, ils sont permis même s'il s'agit du deuil d'un père ou d'une mère. Mais s'engager par des chidoukhin (fiançailles) et sans repas, cela est permis même durant les sept jours.
מֵתָה אִשְׁתּוֹ, לֹא יִשָּׂא אַחֶרֶת, עַד לְאַחַר שָׁלֹשׁ רְגָלִים, כְּדֵי שֶׁעַל יְדֵי שִׂמְחַת הַרְגָלִים, תִּשְׁתַּכַּח מִמֶּנוּ אַהֲבַת הָרִאשׁוֹנָה בְּשָׁעָה שֶׁיִהְיֶה עִם הַשְּׁנִיָה, שֶׁלֹּא יִשְׁתֶּה בְכוֹס זֶה וְיִתֵּן דַּעְתּוֹ עַל הָרִאשׁוֹנָה. וְרֹאשׁ הַשָּׁנָה וְיוֹם הַכִּפּוּרִים, אֵינָם חֲשּׁוּבִים כִּרְגָלִים לְעִנְיָן זֶה.
וְגַם שְׁמִינִי עֲצֶרֶת אֵינוֹ נֶחְשָׁב לְרֶגֶל בִּפְנֵי עַצְמוֹ לְעִנְיָן זֶה (עַיֵן חֲתַם סוֹפֵר סִימָן שג). וְאִם עֲדַיִן לֹא קִיֵּם מִצְוַת פִּרְיָה וְרִבְיָה (עַיֵן לְעֵיל סִימָן קמה סָעִיף ב) אוֹ שֶׁיֵשׁ לוֹ בָּנִים קְטַנִּים, אוֹ שֶׁאֵין לוֹ מִי שֶׁיְשַׁמְּשֶׁנּוּ, אֵינוֹ צָרִיךְ לְהַמְתִּין שָׁלֹשׁ רְגָלִים.
וּמִכָּל מָקוֹם נִרְאֶה דְּיֵשׁ לְהַמְתִּין עַד לְאַחַר שְׁלֹשִׁים. וְאִשָּׁה שֶׁמֵּת בַּעְלָהּ, צְרִיכָה לְהַמְתִּין תִּשְׁעִים יוֹם (כְּדִלְעֵיל סִימָן קמב סָעִיף יג).
Si sa femme est morte, il n'en épousera pas une autre jusqu'après les trois regalim (les trois fêtes de pèlerinage : Pessah, Chavouot, Souccot), afin que, par la joie des regalim, l'amour de la première s'efface de lui au moment où il sera avec la seconde, de sorte qu'il ne boive pas dans cette coupe-ci en portant sa pensée sur la première. Et Roch Hachana et Yom Kippour ne sont pas comptés comme regalim pour cette question.
Et Chemini Atseret non plus n'est pas compté comme un regel à lui seul pour cette question (voir Hatam Sofer siman 303). Et s'il n'a pas encore accompli la mitsva de procréation (perya ve-rivya) (voir plus haut siman 145 seif 2), ou bien qu'il a de jeunes enfants, ou bien qu'il n'a personne pour le servir, il n'a pas besoin d'attendre trois regalim.
Et malgré tout, il semble qu'il y a lieu d'attendre jusqu'après les trente jours. Et une femme dont le mari est mort doit attendre quatre-vingt-dix jours (comme plus haut siman 142 seif 13).
מִי שֶׁהֵכִין צָרְכֵי חֻפָתוֹ, וּמֵת אֶחָד מִן הַקְּרוֹבִים שֶׁל הֶחָתָן אוֹ שֶׁל הַכַּלָּה, וַאֲפִלּוּ אֲבִי הֶחָתָן וְאֵם הַכַּלָּה, בַּזְמַן הַזֶּה שֶׁיְכוֹלִים גַּם אֲחֵרִים לְהָכִין צָרְכֵי נִשּׂוּאִין, דּוֹחִין אֶת הַנִּשּׂוּאִין עַד לְאַחַר יְמֵי הָאֵבֶל.
Celui qui a préparé les besoins de sa houppa (dais nuptial, cérémonie du mariage), et que meurt l'un des proches du marié ou de la mariée, et même le père du marié ou la mère de la mariée : en ce temps-ci, ou d'autres aussi peuvent préparer les besoins du mariage, on repousse le mariage jusqu'après les jours de deuil.
אֲפִלּוּ מֵתוּ לְאַחַר שֶׁהֶעֱמִידוּ אֶת הַחֻפָּה, אָסוּר לוֹ לִבְעוֹל עַד לְאַחַר שִׁבְעַת יְמֵי הָאֵבֶל. וְכֵיוָן שֶׁעֲדַיִן לֹא בָעַל וְאָסוּר לוֹ לִבְעוֹל, אֲסוּרִין לְהִתְיַחֵד בְּלִי שׁוֹמֵר (כְּדִלְעֵיל סִימָן קנז).
וּלְאַחַר שִׁבְעַת יְמֵי הָאֵבֶל, בּוֹעֵל בְּעִילַת מִצְוָה, וְנוֹהֵג שִׁבְעַת יְמֵי מִשְׁתֶּה.
Même s'ils sont morts après qu'on a dressé la houppa, il lui est interdit d'avoir des relations conjugales jusqu'après les sept jours de deuil. Et puisqu'il n'a pas encore eu de relations avec elle et qu'il lui est interdit d'en avoir, il leur est interdit de s'isoler ensemble (yihoud) sans gardien (comme plus haut siman 157).
Et après les sept jours de deuil, il accomplit la relation de la mitsva, et il observe les sept jours de festin.
אֲבָל אִם לְאַחַר שֶׁבָּעַל, מֵת קְרוֹבוֹ שֶׁל הֶחָתָן אוֹ שֶׁל הַכַּלָה, כְּבָר חָלוּ עֲלֵיהֶם יְמֵי הַמִּשְׁתֶּה, וְהֵמָה לָהֶם כְּמוֹ רֶגֶל שֶׁאֵין אֲבֵלוּת נוֹהֶגֶת בָּהֶם, וְעוֹד קַלִּים יוֹתֵר שֶׁמֻּתָּרִים בְּגִהוּץ וְתִסְפֹּרֶת, וְאֵין אֲסוּרִים אֶלָּא בִּדְבָרִים שֶׁבְּצִנְעָא. וּלְאַחַר שִׁבְעַת יְמֵי הַמִּשְׁתֶּה, אָז מַתְחִילִים שִׁבְעַת יְמֵי אֲבֵלוּת.
וְגַם שְׁלֹשִׁים אֵינוֹ מוֹנֶה אֶלָּא מִימֵי הָאֲבֵלוּת וְאֵילָךְ. (וְאַף עַל גַּב דְרֶגֶל עוֹלֶה לְמִנְיַן שְׁלֹשִׁים כְּדִלְקַמָּן סִימָן ריט סָעִיף ז, שִׁבְעַת יְמֵי הַמִּשְׁתֶּה אֵינָן עוֹלִין, כֵּיוָן שֶׁמֻּתָּר בְתִסְפֹּרֶת).
Mais si, après qu'il a eu la relation, est mort un proche du marié ou de la mariée, les jours du festin sont déjà tombés sur eux, et ils sont pour eux comme un regel durant lequel le deuil ne se pratique pas ; et ils sont encore plus légers, car ils sont permis dans le repassage et dans la coupe de cheveux, et ils ne sont interdits que dans les choses qui relèvent de l'intimité. Et après les sept jours de festin, alors commencent les sept jours de deuil.
Et de même, les trente jours ne se comptent qu'à partir des jours de deuil et au-delà. (Et bien que le regel compte dans le décompte des trente jours, comme plus loin siman 219 seif 7, les sept jours de festin ne comptent pas, puisqu'il est permis dans la coupe de cheveux.)