קיצור שלחן ערוך

Kitsour Choulhan Aroukh — Siman 217

Rabbi Chlomo Ganzfried
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Un endeuillé qui n'a pas observé le deuil pendant les sept jours, que ce soit par inadvertance ou volontairement, le complète durant tous les trente jours, à l'exception de la keria (déchirure du vêtement) : car s'il n'a pas déchiré au moment de l'émotion brûlante du chagrin, il ne déchire que pendant les sept jours, qui sont considérés comme le moment de cette émotion. Et pour son père et sa mère, il déchire toujours.

אָבֵל שֶׁלֹּא נָהַג אֲבֵלוּת תּוֹךְ שִׁבְעָה, בֵּין בְּשׁוֹגֵג בֵּין בְּמֵזִיד, מַשְׁלִים אוֹתָה כָּל שְׁלֹשִׁים, חוּץ מִן הַקְּרִיעָה, שֶׁאִם לֹא קָרַע בִשְׁעַת חִמּוּם, אֵינוֹ קוֹרֵעַ אֶלָּא בְּתוֹךְ שִׁבְעָה, דְּחָשִיב שְׁעַת חִמּוּם. וְעַל אָבִיו וְאִמּוֹ, קוֹרֵעַ לְעוֹלָם.

Un endeuillé qui n'a pas observé le deuil pendant les sept jours, que ce soit par inadvertance ou volontairement, le complète durant tous les trente jours, à l'exception de la keria (déchirure du vêtement) : car s'il n'a pas déchiré au moment de l'émotion brûlante du chagrin, il ne déchire que pendant les sept jours, qui sont considérés comme le moment de cette émotion. Et pour son père et sa mère, il déchire toujours.

קָטֹן שֶׁמֵּת לוֹ מֵת, אֲפִלּוּ גָדַל תּוֹךְ שִׁבְעָה, כֵּיוָן שֶׁבִּשְעַת מִיתָה הָיָה פָטוּר, בָטֵל מִמֶּנּוּ כָּל דִּין אֲבֵלוּת, אַךְ בַּאֲבֵלוּת דִּשְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ עַל אָבִיו וְאִמּוֹ שֶׁהִיא מִשּׁוּם כְּבוֹדָם, יֶשׁ לוֹ לִנְהוֹג.

Un mineur qui a perdu un proche, même s'il est devenu majeur pendant les sept jours, puisqu'au moment du décès il était exempt, toute loi de deuil est annulée à son égard ; mais le deuil des douze mois pour son père et sa mère, qui est dû à leur honneur, il doit l'observer.

חוֹלֶה שֶׁמֵּת לוֹ מֵת שֶׁחַיָּב לְהִתְאַבֵּל עָלָיו וְנוֹדַע לוֹ, אִם הִבְרִיא תּוֹךְ שִׁבְעָה, גּוֹמֵר הַיָמִים הַנִּשְׁאָרִים. וְכֵן תּוֹךְ שְׁלֹשִׁים, גּוֹמֵר הַיָמִים הַנִּשְׁאָרִים.

אֲבָל אֵינוֹ צָרִיךְ לְהַשְׁלִים הַיָמִים שֶׁעָבְרוּ בְחָלְיוֹ, מִשּׁוּם דְּאָז נָהַג גַּם כֵּן מִקְצָת אֲבֵלוּת, וְדוֹמֶה לְשַׁבָּת דְּעוֹלָה וְאֵינָהּ מַפְסֶקֶת (וּלְעִנְיַן הַקְּרִיעָה, עַיֵן לְעֵיל סִימָן קצח סָעִיף יב). וְכֵן הַיּוֹלֶדֶת גַּם כֵּן אֵינָהּ צְרִיכָה לְהַשְׁלִים הַיָמִים שֶׁעָבְרוּ עָלֶיהָ בְּלֵדָתָהּ, רַק גּוֹמֶרֶת הַיָמִים הַנִּשְׁאָרִים.

Un malade dont est mort un proche pour lequel il est tenu de porter le deuil et qui en a été informé : s'il a guéri pendant les sept jours, il achève les jours restants. Et de même pendant les trente jours, il achève les jours restants.

Mais il n'a pas besoin de rattraper les jours qui se sont écoulés pendant sa maladie, parce qu'alors il a lui aussi observé une partie du deuil, et cela ressemble à chabbat, qui compte dans le décompte et ne l'interrompt pas (et quant à la keria, voir plus haut siman 198, seif 12). Et de même la femme qui a accouché n'a pas non plus besoin de rattraper les jours qui se sont écoulés pour elle pendant ses couches, elle achève seulement les jours restants.