On prend le deuil sur la parole d'un seul témoin, et d'un témoin qui rapporte de la bouche d'un autre témoin, et par un non-Juif qui parle avec innocence (qui mentionne le fait sans savoir qu'on en tirera une conséquence).
מִתְאַבְּלִין עַל פִּי עֵד אֶחָד, וְעֵד מִפִּי עֵד, וּבְנָכְרִי מֵסִיחַ לְפִי תֻמוֹ.
On prend le deuil sur la parole d'un seul témoin, et d'un témoin qui rapporte de la bouche d'un autre témoin, et par un non-Juif qui parle avec innocence (qui mentionne le fait sans savoir qu'on en tirera une conséquence).
מִי שֶׁקִּבֵּל אִגֶּרֶת שֶׁמֵּת קְרוֹבוֹ וְאֵין מְבֹאָר בָּהּ אִם הוּא עֲדַיִן תּוֹךְ שְׁלֹשִׁים אוֹ לְאַחַר שְׁלֹשִׁים, אִם הַכּוֹתֵב אֵינוֹ בַעל תּוֹרָה, מוֹקְמֵינָן לָאָדָם בְחֶזְקַת חַי, וְאָמְרִינָן שֶׁלֹּא מֵת עַד סָמוּךְ לִכְתִיבַת הָאִגֶּרֶת, וְחַיָב לְהִתְאַבֵּל. אֲבָל אִם הַכּוֹתֵב הוּא בַעַל תּוֹרָה, אָמְרִינָן מִסְּתָמָא הוּא לְאַחַר שְׁלֹשִׁים.
דְּאִם אִיתָא שֶׁהָיָה אֶפְשָׁר שֶׁתַּגִּיעַ הָאִגֶּרֶת לְיָדוֹ תּוֹךְ שְׁלֹשִׁים, לֹא הָיָה כוֹתֵב בִּסְתָם. אַךְ אִם הוּא אָבִיו אוֹ אִמּוֹ, כֵּיוָן שֶהַמִּנְהָג הוּא לְהוֹדִיעַ מִיָד (לְעֵיל סוֹף סִימָן רו), חַיָּב לְהִתְאַבֵּל.
Celui qui a reçu une lettre annonçant que son parent est mort, et dans laquelle il n'est pas précisé si l'on est encore dans les trente jours ou après les trente jours : si celui qui l'a écrite n'est pas un homme de Torah, nous maintenons cet homme dans la présomption d'être vivant, et nous disons qu'il n'est mort que peu avant la rédaction de la lettre, et il est donc obligé de prendre le deuil. Mais si celui qui l'a écrite est un homme de Torah, nous disons que vraisemblablement on se trouve après les trente jours, car s'il en était ainsi qu'il fût possible que la lettre lui parvienne dans les trente jours, il ne l'aurait pas écrite sans préciser.
Toutefois, s'il s'agit de son père ou de sa mère, puisque l'usage est d'informer immédiatement (ci-dessus, fin du siman 206), il est obligé de prendre le deuil.