Texte et variantes d'Acher Yatsar ; quand bénir al netilat yadayim et Acher Yatsar ; rapport avec Elohai nechama ; amen du matin et qui fait s'acquitter.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim. [SUJET] Acher Yatsar et Elohai nechama — texte, moment des berakhot, amen du matin et faire s’acquitter [FAIRE] Texte d’Acher Yatsar | Dire « creux » (membres creux), non « cadavres » (halalim). Notre leçon (Rachi, Rif, Roch) place « s’il s’ouvrait » avant « s’il se fermait », contrairement au Rambam. Ne pas dire « même une heure ». « Impossible » se lit avec tséré sous l’alef (de « ein »). [FAIRE] Bénir dès le lavage | Accord des Aharonim, comme l’usage séfarade : dès les mains lavées, bénir al netilat yadayim, sans interruption entre la netila et la berakha. [FAIRE] Besoins au moment du lavage | D’abord faire ses besoins — interdit même pour des paroles de Torah — puis bénir al netilat yadayim et Acher Yatsar (Chaaré Techouva). [FAIRE] Accoler Elohai nechama | Lekhathila l’accoler à Acher Yatsar (Gra au siman 46). Texte : « Tu as formé, Tu as insufflé en moi », non « Tu as formé en moi ». [FAIRE] Officiant aux jours redoutables | S’il dit en public al netilat yadayim, Acher Yatsar et la berakha de la Torah, qu’il ne les bénisse pas d’abord chez lui. S’il l’a déjà fait, qu’il vise un auditeur qui n’a pas béni et fasse entendre tout le texte, pas seulement le début et la fin. [EVITER] Interruption après la netila | Étudier, parler pour rien ou dire des Tehilim entre le lavage et al netilat yadayim : tous s’accordent que ce n’est pas bien. Le Levouch : mieux vaut les Tehilim avant la tefila. [EVITER] Selihot avant l’aube | Les versets des Selihot font une interruption difficile à justifier avant al netilat yadayim. Soit bénir chez soi au lever et ne plus bénir au beit haknesset, soit ne pas bénir au lever, puis après les Selihot uriner et se frotter, et alors bénir al netilat yadayim et Acher Yatsar (Hayé Adam). [EVITER] Elohai nechama après les dix-huit | Si on ne l’a pas dite avant la tefila, le Pri Hadach dit de ne plus la bénir après : « qui fait revivre les morts » ressemble à « qui rend les âmes ». [CAS:OUI] S’acquitter selon tous | Hayé Adam et Maassé Rav (Gra) : lekhathila attendre al netilat yadayim jusqu’après s’être nettoyé et vouloir prier ; on s’acquitte alors selon tous, et l’on peut enchaîner les autres berakhot du matin. Celui qui suit le Chaaré Techouva a aussi sur quoi s’appuyer. [CAS:OUI] Intention à « qui fait revivre les morts » | Chaaré Techouva et Pri Megadim : si, en disant cette phrase, on avait en tête de bénir Elohai nechama après la tefila, on peut ensuite bénir. [CAS:OUI] Amen du matin | Usage de dire les berakhot à voix haute pour compléter quatre-vingt-dix amen : permis pour nous qui ne nous acquittons pas par l’officiant (Techouva Méahava). Le Pri Megadim : aujourd’hui seul l’officiant à voix haute. Chaque lieu selon son usage. [CAS:OUI] Faire s’acquitter sans dix | Le Pri Megadim incline : pour qui n’est pas expert, pas besoin de dix, même selon le Levouch. Pour un expert, le Levouch exige dix. [CAS:NON] Rebénir au beit haknesset | Qui a déjà béni chez lui, même officiant, ne rebénit pas au beit haknesset : de nos jours chacun bénit pour soi. [CAS:NON] Aller au beit haknesset après une interruption | Si après la netila on a étudié ou parlé pour rien, puis qu’on bénit al netilat yadayim au beit haknesset : tous s’accordent qu’on n’agit pas bien. [REMA] Variantes de texte | Bach, Cheláh et Maté Moché : seulement « médecin de toute chair », non « des malades ». Taz : les deux leçons sont justes, n’en effacer aucune. Le Chaaré Techouva justifie aussi le hirik sous l’alef d’« impossible ». [REMA] Elohai nechama n’est pas accolée de par la loi | Tour : on peut dire le matin jusqu’à Elohai nechama et la commencer au beit haknesset. Néanmoins le mieux est de l’accoler à Acher Yatsar. [REMA] Chema en quittant la maison | Tradition de R. Yehouda Hassid : qui sort vers le beit haknesset avant de prier dit le verset Chema Israël, sans viser à s’acquitter, sauf s’il craint de laisser passer le temps du Chema. [SYNTHESE] On fixe le texte d’Acher Yatsar et l’on bénit al netilat yadayim dès le lavage, sans interruption. Lekhathila on accole Elohai nechama à Acher Yatsar. Qui a déjà béni chez soi ne rebénit pas au beit haknesset. Selihot et Tehilim ne doivent pas s’interposer avant al netilat yadayim.
(א) חלולים - פי' איברים חלולים ולא יאמר חללים דבחלל לא שייך בריאה:
Creux - c'est-à-dire des membres creux ; et l'on ne dira pas « des cadavres » (halalim), car à un vide il n'appartient pas d'être créé.
(ב) שאם יסתם וכו' - כן היא גי' הרמב"ם אבל גירסא שלנו ורש"י ורי"ף והרא"ש אם יפתח קודם [הגר"א]:
« Que s'il se fermait, etc. » - telle est la leçon du Rambam ; mais notre leçon, ainsi que Rachî, le Rif et le Roch, mettent d'abord « s'il s'ouvrait » [le Gra].
(ג) כלומר שבנקבים וכו' - משום דגירסתו היה א"א להתקיים אפילו שעה אחת וקשה לו דאדם סותם פיו הרבה שעות ולזה קאמר כלומר וכו' אבל מנהגינו שלא לומר אפילו שעה אחת כמש"כ הר"מ וכן מוכח באגודה כ"כ המ"א וכן משמע בביאור הגר"א ועיין ט"ז:
C'est-à-dire que dans les orifices, etc. - parce que sa leçon était « il serait impossible de subsister même une heure », et cela lui faisait difficulté, car l'homme ferme sa bouche de nombreuses heures ; c'est pourquoi il dit « c'est-à-dire, etc. ». Mais notre usage est de ne pas dire « même une heure », comme l'a écrit le Rambam, et ainsi cela ressort de l'Agouda ; ainsi a écrit le Maguen Avraham, et ainsi cela se dégage du commentaire du Gra ; voir le Taz.
(ד) אי אפשר - אי בצירי תחת האלף כי המלה נגזרת מן אין כ"כ הבה"ט והפמ"ג ובשע"ת מיישב הגירסא בחירק שג"כ כונתו כמו אין כמו דכתיב אי כבוד שפירש"י שם שכונתו כמו אין כבוד:
Impossible - avec un tséré sous l'alef, car le mot dérive de « ein » (il n'y a pas) ; ainsi le Beèr Heitev et le Pri Megadim. Et dans le Chaarei Techouva on justifie aussi la leçon avec un hirik, dont le sens est également comme « ein », ainsi qu'il est écrit « i kavod », que Rachî explique là-bas comme « ein kavod ».
(ה) רופא (חולי) - ב"ח ושל"ה ומט"מ כתבו שאין לומר חולי רק רופא כל בשר וט"ז כתב דשני הגירסאות הן נכונות וחלילה למחוק אחת מהן עיי"ש:
Médecin (des malades) - le Bach, le Chelâh et le Maté Moché ont écrit de ne pas dire « des malades », seulement « médecin de toute chair ». Le Taz a écrit que les deux leçons sont justes, et qu'à Dieu ne plaise d'en effacer une ; voir là-bas.
(ו) דבר רוחני - ובכוונת כתוב דהנשמה נהנית מרוחניות המאכל והגוף נהנה מגשמיות המאכל ומכח זה קשורים זה בזה ע"י המאכל [מ"א]:
Chose spirituelle - et dans les Kavanol il est écrit que l'âme jouit de la spiritualité de l'aliment et le corps de sa matérialité, et par cette force ils sont liés l'un à l'autre par l'aliment [Maguen Avraham].
(ז) להמתין - קבלה מר"י חסיד היוצא מביתו לבהכ"נ קודם שיתפלל יאמר פסוק שמע ישראל אבל יכוין שלא לצאת בזה המ"ע דק"ש אא"כ ירא שיעבור זמן ק"ש ועיין לקמן בסוף סימן מ"ו מה שכתבנו במ"ב שם:
Attendre - tradition de R. Yehouda Hassid : celui qui sort de sa maison vers le beit haknesset avant de prier dira le verset Chema Israël, mais il visera à ne pas s'acquitter par là de la mitsva du Chema, à moins qu'il ne craigne de laisser passer le temps du Chema. Voir plus loin à la fin du siman 46 ce que nous avons écrit dans le Michna Beroura là-bas.
(ח) לברך - ודוקא אם הולך מיד לבהכ"נ אבל אם לומד אחר הנטילה וכ"ש כשמפסיק בשיחה בטלה ואח"ז הולך לבהכ"נ ומברך שם ענט"י לכו"ע לא עביד שפיר דיש הפסק גדול בין נטילה לברכה וכדלקמיה ע"כ אותם שאומרים תהלים קודם ענט"י לא יפה הם עושים דהוי הפסק גדול. כתב הלבוש אותם שאומרים תהלים טוב יותר שיאמרו קודם התפלה ע"ש הטעם:
Bénir - et seulement s'il va aussitôt au beit haknesset ; mais s'il étudie après la netila, et à plus forte raison s'il interrompt par une conversation oiseuse, puis va au beit haknesset et y bénit al netilat yadayim, tous s'accordent qu'il n'agit pas bien, car il y a une grande interruption entre la netila et la berakha, comme plus loin. C'est pourquoi ceux qui disent des Tehilim avant al netilat yadayim ne font pas bien, car c'est une grande interruption. Le Levouch a écrit : ceux qui disent des Tehilim, mieux vaut qu'ils les disent avant la tefila ; voir là-bas la raison.
(ט) לא נהגו כן - והסכמת האחרונים לנהוג כאנשי ספרד שלא להפסיק לכתחלה בין ברכת ענט"י והנטילה אלא מיד שנוטל ידיו צריך לברך ענט"י אך אם בעת שנוטל ידיו הוא צריך לנקביו שאפילו בד"ת אסור ואפילו יכול להעמיד עצמו עד פרסה אין לו לברך ענט"י עד שיעשה צרכיו ויברך ענט"י ואשר יצר [שערי תשובה] ועיין לקמן בסי' צ"ב ס"א בהג"ה ובמ"ב שם ועיין לעיל בסימן ד' במשנה ברורה שכתבנו שם בשם הח"א שלכתחלה יותר טוב להמתין מלברך ענט"י עד לאחר שמנקה עצמו ורוצה להתפלל דאז יוצא לכו"ע ועיין שם בביאור הלכה שכתבנו דטוב שאז יסדר אחר ברכת ענט"י ואשר יצר גם שאר ברכות השחר ובאופן זה מיירי הח"א שכתב דיוצא לכו"ע. ועיין שם בביאור הלכה שבמעשה רב כתב ג"כ כהח"א ומ"מ העושה כהשע"ת יש לו ג"כ על מה לסמוך:
On n'en a pas usé ainsi - et l'accord des Aharonim est de faire comme les gens de Sefarad : ne pas interrompre lekhathila (a priori) entre la berakha al netilat yadayim et la netila ; dès qu'on a lavé les mains, il faut bénir al netilat yadayim. Mais si au moment où l'on lave les mains on a besoin d'aller à ses besoins — ce qui est interdit même pour des paroles de Torah, et même si l'on peut se retenir jusqu'à une parassa —, on ne bénira al netilat yadayim qu'après avoir fait ses besoins, puis on bénira al netilat yadayim et Acher Yatsar [Chaarei Techouva]. Voir plus loin siman 92 seif 1 dans la glose et dans le Michna Beroura là-bas ; et voir plus haut siman 4 dans le Michna Beroura, où nous avons écrit au nom du Hayei Adam que lekhathila il est mieux d'attendre pour bénir al netilat yadayim jusqu'après s'être nettoyé et vouloir prier, car alors on s'acquitte selon tous ; et voir là-bas dans le Biour Halakha que nous avons écrit qu'il est bon alors d'ordonner, après al netilat yadayim et Acher Yatsar, aussi les autres berakhot du matin ; et c'est dans ce cas que parle le Hayei Adam en écrivant qu'on s'acquitte selon tous. Voir là-bas dans le Biour Halakha que dans le Maassé Rav il a aussi écrit comme le Hayei Adam ; néanmoins, celui qui fait comme le Chaarei Techouva a aussi sur quoi s'appuyer.
(י) שמברכם בביתו - עיין במ"א ופמ"ג ושארי אחרונים שהסכימו דאפילו ש"ץ שבירך בביתו שוב לא יברך בבהכ"נ דבימינו הכל בקיאים וכל אחד מברך לעצמו ואין רוצה לצאת בברכת הש"ץ ע"כ במקום שהמנהג שהש"ץ אומר כל הברכות בצבור כמו במקומותינו שהמנהג כן בימים נוראים שמברך בצבור גם ענט"י ואשר יצר וברכת התורה יזהר מתחלה שלא יברך אותם בביתו. ואם אירע שכבר בירך אותם בביתו יראה לבקש לאחד מהשומעים שעדיין לא בירך שיכוין לצאת בברכתו אך אז יהיה זהיר הש"ץ מאוד להשמיע כל לשון הברכה ולא כמו שנוהגין באיזה מקום שהש"ץ משמיע רק לשון תחלת הברכה וסופה דכיון שכונתו אז בהברכה להוציא צריך השומע להשמיע כל לשון הברכה:
Qu'il les bénit chez lui - voir le Maguen Avraham, le Pri Megadim et les autres Aharonim, qui sont d'accord que même un officiant qui a béni chez lui ne bénira plus au beit haknesset, car de nos jours tous sont experts et chacun bénit pour soi, et ne veut pas s'acquitter par la berakha de l'officiant. C'est pourquoi, là où l'usage est que l'officiant dit toutes les berakhot en public, comme chez nous aux jours redoutables où il bénit en public aussi al netilat yadayim, Acher Yatsar et la berakha de la Torah, qu'il prenne garde d'abord de ne pas les bénir chez lui. S'il est arrivé qu'il les ait déjà bénies chez lui, qu'il cherche parmi les auditeurs quelqu'un qui n'a pas encore béni, pour qu'il vise à s'acquitter par sa berakha ; mais alors l'officiant sera très attentif à faire entendre tout le texte de la berakha, et non comme l'on use en certains lieux où l'officiant ne fait entendre que le début et la fin de la berakha : puisque son intention est alors de faire s'acquitter, l'auditeur doit entendre tout le texte de la berakha.
(יא) בכה"ג וכו' - היינו מה שנוהגין רוב המון העם להתפלל סליחות קודם אור הבוקר בימי הסליחות ושם מזכירין כמה פסוקים ואח"כ מברכין ענט"י וברכת התורה ולענין ברכת התורה יש ליישב קצת דאותן הפסוקים אין אומרים אותן אלא דרך תפלה ולא נתחייבו בהם בבה"ת לפי דעת איזו פוסקים כמו שנתבאר בסימן מ"ו ס"ט בהג"ה ועיין שם במ"ב אך לענין נט"י שמפסיקין בהפסקה כזאת צ"ע ליישב והסכימו האחרונים שלא לעשות כן אלא יש לברך בביתו מיד בקומו ושוב אין לברך ענט"י בבהכ"נ וכמו שנתבאר בסימן זה ס"א או שבעת קומו לא יברך ענט"י אלא אחר גמר הסליחות יבדוק עצמו לנקביו או יטיל מים וישפשף ואז יברך ענט"י ואשר יצר ויתפלל וכמו שכתבנו לעיל בשם הח"א:
Dans un tel cas, etc. - c'est-à-dire l'usage de la plupart du peuple de prier des Selihot avant la lumière du matin aux jours de Selihot, et l'on y mentionne plusieurs versets, puis l'on bénit al netilat yadayim et la berakha de la Torah. Quant à la berakha de la Torah, on peut un peu justifier : ces versets ne sont dits que par voie de tefila, et l'on n'en est pas tenu pour la berakha de la Torah selon certains décisionnaires, comme il a été exposé siman 46 seif 9 dans la glose, et voir là-bas dans le Michna Beroura. Mais quant à la netilat yadayim, où l'on interrompt par une telle interruption, il est difficile de justifier ; et les Aharonim sont d'accord de ne pas faire ainsi, mais de bénir chez soi dès le lever, et l'on ne bénira plus al netilat yadayim au beit haknesset, comme il a été exposé dans ce siman seif 1 ; ou bien, au lever, on ne bénira pas al netilat yadayim, mais après la fin des Selihot on s'examinera pour ses besoins ou l'on urinera et l'on frottera, et alors on bénira al netilat yadayim et Acher Yatsar et l'on priera, comme nous l'avons écrit plus haut au nom du Hayei Adam.
(יב) ברכת ההודאה - ואינה ברכה הסמוכה לחברתה ולכן רשאי לומר בבוקר בקומו עד אלהי נשמה ובבהכ"נ יתחיל אלהי נשמה [טור] ומ"מ יש לעשות על צד היותר טוב להסמיך אלהי נשמה לברכת אשר יצר ועיין בביאור הגר"א בסימן מ"ו שדעתו ג"כ דברכת אלקי נשמה סמוכה לברכת אשר יצר ע"כ נכון ליזהר בזה לכתחלה. אם לא בירך ברכת אלהי נשמה עד אחר שהתפלל י"ח אינו מברך עוד לאחר התפלה שכיון שכבר אמר מחיה המתים הוא דומה למחזיר נשמות [פר"ח] ובשע"ת מפקפק מאוד בדין זה ומסיק דעכ"פ אם בעת שאמר ברכת מחיה מתים היה בדעתו לברך אלקי נשמה אחר התפלה רשאי אח"כ לברך עי"ש הטעם וכן משמע בפמ"ג סי' נ"ב ועיין מה שכ' שם בביאור הלכה. בנוסח הברכה לא יאמר אתה יצרת בי רק אתה יצרת אתה נפחת בי:
Berakha d'action de grâce - et ce n'est pas une berakha accolée à sa voisine ; c'est pourquoi l'on peut dire le matin au lever jusqu'à Elohai nechama, et au beit haknesset commencer Elohai nechama [Tour]. Néanmoins, il convient de faire au mieux et d'accoler Elohai nechama à la berakha Acher Yatsar ; et voir le commentaire du Gra au siman 46, dont l'avis est aussi qu'Elohai nechama est accolée à Acher Yatsar ; c'est pourquoi il est bon d'y prendre garde lekhathila. Si l'on n'a pas béni Elohai nechama avant d'avoir prié les dix-huit, on ne bénit plus après la tefila, car puisqu'on a déjà dit « qui fait revivre les morts », cela ressemble à « qui rend les âmes » [Pri Hadach]. Le Chaarei Techouva met fort en doute cette loi et conclut que du moins, si au moment où l'on a dit « qui fait revivre les morts » on avait en tête de bénir Elohai nechama après la tefila, l'on peut ensuite bénir ; voir là-bas la raison ; et ainsi cela se dégage du Pri Megadim siman 52 ; et voir ce que nous avons écrit là-bas dans le Biour Halakha. Dans le texte de la berakha, on ne dira pas « Tu as formé en moi », mais « Tu as formé, Tu as insufflé en moi ».
(יג) יש נוהגין וכו' - וכונתם הוא שישלים כ"א עד צ' אמנים ליום ועיין בש"ת שיש שמפקפקין בזה ובתשובה מאהבה [ח"ב סי' רי"ב] העלה דלדידן שנוהגין שלא לצאת בברכת הש"ץ לכו"ע מותר לעשות כן ובפמ"ג כתב דראוי עתה שלא לומר בקול רם כ"א הש"ץ עי"ש ע"כ כל מקום ומקום יעשה כפי מנהגו שכ"א יש לו על מי לסמוך:
Il y en a qui usent, etc. - et leur intention est que chacun complète jusqu'à quatre-vingt-dix amen par jour. Voir le Chaarei Techouva : certains le mettent en doute ; et dans Techouva Méahava [II, siman 212] il a conclu que pour nous, qui avons l'usage de ne pas s'acquitter par la berakha de l'officiant, tous s'accordent qu'il est permis de faire ainsi. Le Pri Megadim a écrit qu'il convient aujourd'hui de ne dire à voix haute que l'officiant ; voir là-bas. C'est pourquoi chaque lieu fera selon son usage, car chacun a sur qui s'appuyer.
(יד) שכבר יצאו - בלבוש משמע שאין יכול להוציא ברכת השחר בפחות מעשרה ועיין בפמ"ג דמצדד בסוף דבריו לומר דדוקא בבקי אין מוציא בפחות מעשרה אבל בשאין בקי א"צ עשרה אף להלבוש:
Qu'ils se sont déjà acquittés - dans le Levouch il appert qu'on ne peut faire s'acquitter des berakhot du matin avec moins de dix. Voir le Pri Megadim, qui incline à la fin de ses propos à dire que c'est seulement pour un expert qu'on ne fait pas s'acquitter avec moins de dix ; mais pour qui n'est pas expert, il n'est pas besoin de dix, même selon le Levouch.