Un talit n’oblige que s’il couvre tête et majeure partie du corps d’un enfant de neuf ans ; usage ashkénaze des bandelettes ; largeur des épaules du talit katan.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) של קטן וכו' - והיינו בן ט' שנים. בתשובות רמ"א סימן ק"י מפלפל היאך יוצאין בד' כנפות הקטנים מזה השיעור ותורף דבריו דמותר לילך בהם מלילך כל היום בלי ציצית ובד"מ סימן ט' כתב ללמד העם שיברכו בבוקר על טלית גדול ויפטרו את הקטן וילכו בו כל היום ומ"מ אם אפשר לאדם שיעשה גדול שהוא כשיעור מה טוב ומה נעים עכ"ל. ויעשה הכתפים של הטלית קטן רחבים כדי שיהיו ניכרים ויהיה עליהם תורת בגד ולא שם רצועות:
D’un petit enfant etc. — c’est-à-dire un enfant de neuf ans. Dans les responsa du Rema siman 110, il discute comment l’on s’acquitte avec des quatre coins plus petits que cette mesure. La substance de ses propos : il est permis d’y aller plutôt que d’aller tout le jour sans tsitsit. Dans le Darke Moshe siman 9 il a écrit d’enseigner au public de bénir le matin sur un talit gadol et d’en exempter le petit, et d’y aller tout le jour. Néanmoins, s’il est possible à l’homme d’en faire un grand qui soit de la mesure, que c’est bon et agréable, fin de citation. On fera les épaules du talit katan larges, afin qu’elles soient reconnaissables et qu’elles aient statut de vêtement, et non nom de lanières.
(ב) ואז חייב בציצית - גדול הלובשה לאפוקי אם אין בו זה השיעור של ראשו ורובו אז לכו"ע פטור אפילו אם הגדול יוצא בה באקראי לשוק אך אם דרך אנשי המקום שהגדולים ילכו בו בקבע לשוק ואינן מתביישין משמע מדברי הב"ח דחייב בציצית ועיין בבה"ל:
Et alors il est tenu aux tsitsit — l’adulte qui le porte ; à l’exclusion du cas où il n’a pas cette mesure de sa tête et de sa majeure partie : alors selon tous les avis il est exempt, même si l’adulte en sort de façon occasionnelle au marché. Mais si c’est la manière des gens du lieu que les adultes y aillent de façon habituelle au marché et n’en ont pas honte, il ressort des propos du Bah qu’il est tenu aux tsitsit ; voir le Biour Halakha.
(ג) כשהגדול - בן י"ג שנה:
Lorsque l’adulte — âgé de treize ans.
(ד) לשוק - או לפתח ביתו ברחוב אבל אם הגדול מתבייש לצאת בו אפילו באקראי לשוק לא חשיב כסות אפילו אם לובשו בביתו ויש חולקין בזה וס"ל דלא בעינן רק אם יש בו כדי לכסות ראשו ורובו של קטן והסכימו האחרונים להחמיר שלא לברך על ט"ק אף שיש בו כדי ראשו ורובו ש"ק אם הגדול מתבייש לצאת בו באקראי לשוק דאף שהוא יוצא בטלה דעתו אצל כל אדם. ובענין שיעור ראשו ורובו כתב בספר פרי הארץ בשם ספר ד"ח ששיעורו ג' ריבעי אמה באורך וחצי אמה ברוחב וכתב ע"ז המחצית השקל והארה"ח שאין סמך לזה מן הש"ס ובפרט במה שכתב חצי אמה ברוחב. ומנהג אנשי מעשה לדקדק שיהיה בו אמה מלפניו ואמה מלאחריו ונקב בית הצואר אין עולה למנין ובט"ק כזה יצא מן הספיקות ויכול לברך עליו ועכ"פ לא יפחות מג' ריבעי אמה באורך לכל צד דאל"ה יש בו חשש ברכה לבטלה כי כתבו האחרונים שמדדו ונמצא ששיעור ראשו ורובו של קטן הוא אמה וחצי ועיין בבה"ל. ומה שנוהגין האשכנזים שלוקחין חתיכת בגד קטן אחד מלפניו ואחד מלאחריו ותופרין בהם רצועות ועושין בהם ציצית אין יוצאין בזה כלל חובת ציצית ומלבד שמבטלין מצות ציצית מברכין ברכה לבטלה בכל יום ועוברים על לא תשא גם אסור לצאת בו בשבת וכמבואר בסימן י' וי"ג ע"ש. ועכ"פ העושין כן לא יברכו עליהן אלא יברכו בבוקר על ט"ג ובזה ילכו כל היום כיון שמכונים עכ"פ בזה שלא לבטל מצות ציצית כל היום אבל כל ירא שמים לא יסמוך ע"ז כלל אלא יעשה בגד ממש כל מדינה לפני מנהגו. ובאיזה מקומות נוהגין שהבגד הנקרא קאמיזע"ל או וועס"ט הוא פתוח מלאחריו ועושין בו ציצית בד' כנפותיו ואשרי להם רק שצריך ליזהר שיהיה רובו פתוח וכן בט"ק שעושין במדינתינו יזהרו בזה ועיין לעיל סימן יו"ד סעיף ז' ח' מה שכתבנו שם. כתב האר"י טלית קטן יותר טוב שלא יהיה בו בתי זרועות. אם לבש הטלית ונתקפל קצת כדרך לובשי בגדים ואחר שנתקפל אין בו כשיעור כדי לכסות ראשו ורובו כתב בתשובת בית יעקב סימן ק"ו דכיון שעומד להתפשט כפשוט דמי אף שלא נתפשט עדיין והרי יש בו כשיעור עיין שם ועיין בבני חייא. ט"ק שיש בו כדי לכסות ראשו ורובו וע"י התפירה אין בו כשיעור פטור מציצית שם סי' ס"ו. וכ"כ בלקט הקמח:
Au marché — ou à l’entrée de sa maison dans la rue. Mais si l’adulte a honte d’en sortir même de façon occasionnelle au marché, cela n’est pas considéré comme un vêtement, même s’il le porte chez lui. Certains s’y opposent et tiennent qu’il ne faut que s’il y a de quoi couvrir la tête et la majeure partie d’un petit enfant ; les Aharonim ont convenu d’être rigoureux et de ne pas bénir sur un talit katan, même s’il a de quoi couvrir tête et majeure partie d’un petit enfant, si l’adulte a honte d’en sortir de façon occasionnelle au marché : même s’il en sort, son avis est annulé auprès de tout homme. Au sujet de la mesure de la tête et de la majeure partie, le livre Peri ha-Arets a écrit au nom du livre D.H. que sa mesure est trois quarts de coudée en longueur et une demi-coudée en largeur ; le Ma’hatsit ha-Chekel et l’Artsot ha-Haïm ont écrit là-dessus qu’il n’y a pas d’appui à cela dans le Talmud, surtout pour ce qu’il a écrit une demi-coudée en largeur. L’usage des hommes d’action est de veiller à ce qu’il y ait une coudée devant soi et une coudée derrière soi, et le trou de l’encolure n’entre pas dans le compte ; avec un tel talit katan on sort des doutes et l’on peut bénir dessus. Du moins on ne descendra pas au-dessous de trois quarts de coudée en longueur de chaque côté : sinon il y a crainte de berakha vaine, car les Aharonim ont écrit qu’ils ont mesuré et trouvé que la mesure de la tête et de la majeure partie d’un petit enfant est une coudée et demie ; voir le Biour Halakha. Ce qu’ont l’habitude les Ashkénazes, de prendre un petit morceau de vêtement devant soi et un derrière soi, d’y coudre des lanières et d’y faire des tsitsit : on ne s’acquitte pas du tout par là de l’obligation des tsitsit ; outre qu’on annule la mitsva des tsitsit, on bénit chaque jour une berakha vaine et l’on transgresse « tu ne prononceras pas » ; il est aussi interdit d’en sortir le Chabbat, comme exposé aux simanim 10 et 13, voir là. Du moins ceux qui font ainsi ne béniront pas dessus, mais béniront le matin sur un talit gadol et iront ainsi tout le jour, puisqu’ils ont du moins l’intention par là de ne pas annuler la mitsva des tsitsit tout le jour. Mais tout craignant le Ciel ne s’y appuiera pas du tout : il fera un vrai vêtement, chaque contrée selon son usage. En certains lieux on a l’habitude que le vêtement appelé kamizel ou veste soit ouvert par derrière et que l’on y fasse des tsitsit à ses quatre coins : heureux sont-ils, seulement il faut prendre garde à ce qu’il soit ouvert en majeure partie ; de même pour le talit katan que l’on fait dans notre contrée, on y prendra garde ; voir plus haut siman 10 seif 7-8 ce que nous y avons écrit. L’Ari a écrit : un talit katan, il est mieux qu’il n’ait pas de manches. Si l’on a revêtu le talit et qu’il s’est un peu replié, comme font ceux qui portent des vêtements, et qu’après s’être replié il n’a plus la mesure pour couvrir tête et majeure partie, il a écrit dans les responsa Bet Yaakov siman 106 que, puisqu’il est destiné à se déplier, c’est comme déplié, même s’il ne s’est pas encore déplié, et il a la mesure ; voir là et voir Bné Haya. Un talit katan qui a de quoi couvrir tête et majeure partie, et que par la couture il n’a plus la mesure, est exempt de tsitsit, là siman 66. Ainsi a aussi écrit le Lekket ha-Kema’h.