משנה ברורה

Michna Beroura — siman 22

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Berakha de Chéhé'héyanou à la confection des tsitsit
En bref - de quoi parle ce chiour ?

Qui achète un talit et y met des tsitsit dit Chéhé'héyanou à la confection ; à défaut, au premier enveloppement. On ne dit pas Chéhé'héyanou sur la seule mitsva si le vêtement n'est pas neuf.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETBerakha de Chéhé'héyanou à la confection des tsitsit
À FAIREChéhé'héyanou à la confection
Qui achète un talit et y met des tsitsit dit Chéhé'héyanou au moment de faire les tsitsit, sans attendre le port.
À FAIREÀ défaut, au premier enveloppement
S’il n’a pas béni à la confection, il dit Chéhé'héyanou au premier enveloppement : d’abord « lehit'atef », puis Chéhé'héyanou.
NONVêtement déjà possédé
S’il a mis des tsitsit à un vêtement qu’il avait déjà, même s’il n’y en avait jamais eu, pas de Chéhé'héyanou.
NONTefilin qu’on s’est faits
S’il s’est fait des tefilin, il ne dit pas Chéhé'héyanou.
NONMitsva seule sans vêtement neuf
On ne dit pas Chéhé'héyanou sur la seule mitsva si le vêtement n’est pas neuf : la mitsva ne revient pas de temps en temps.
REMAUn vêtement non encore portable (il faut y mettre des tsitsit) ne permet pas de bénir dès l’achat, contrairement à un vêtement déjà propre à être porté. On bénit à la confection aussi pour satisfaire ceux qui tiennent qu’il faut Chéhé'héyanou sur l’accomplissement d’une mitsva la première fois. Voir le Biour Halakha pour les tefilin.
Chéhé'héyanou se dit à la confection des tsitsit d’un talit neuf, sinon au premier enveloppement après lehit'atef. Pas de Chéhé'héyanou sur un vêtement déjà possédé, ni sur les tefilin, ni sur la mitsva isolée.

Glossaire

Chéhé'héyanou
berakha « qui nous a fait vivre »
lehit'atef
« à s'envelopper » (formule de la berakha des tsitsit)

(א) קנה טלית וכו' - אין להקשות דהא על כלים חדשים צריך לברך בשעת קנין ולמה כתב ועשה בו ציצית די"ל דוקא כשקונה בגד שהוא ראוי ללבוש כמות שהוא אז מברך מיד אבל אם קנה בגד לעשות ממנו מלבושים אז לא יברך אפילו לאחר שנגמר רק בשעת לבישה דוקא דבעינן שעה מיוחדת או קנין או לבישה והכא הלא אינו ראוי ללבשו תיכף דהלא צריך להטיל בו ציצית ע"כ אינו יכול לברך עליו בשעת קנין וכדי לצאת ג"כ דעת הסוברים דצריך לברך שהחיינו על עשיית המצוה בפעם ראשונה ע"כ יברך בשעת עשיית הציצית ולא ימתין עד הלבישה:

il a acheté un talit, etc. - Qu'on n'objecte pas : sur des ustensiles neufs on bénit dès l'achat, pourquoi a-t-il écrit « et y a fait des tsitsit » ? C'est que seulement quand on achète un vêtement déjà propre à être porté tel quel, on bénit aussitôt ; mais si l'on achète un tissu pour en faire des vêtements, on ne bénit même pas une fois achevé, seulement au moment de le porter : il faut un moment distinct, soit l'achat, soit le port. Ici il n'est pas propre à être porté tout de suite, puisqu'il faut y mettre des tsitsit ; on ne peut donc bénir à l'achat. Et pour satisfaire aussi ceux qui tiennent qu'il faut Chéhé'héyanou sur l'accomplissement d'une mitsva la première fois, on bénira donc au moment de faire les tsitsit, sans attendre le port.

(ב) דלא גרע וכו' - אבל אין מברך שהחיינו על המצוה כיון דאינו בא מזמן לזמן לפ"ז אם עשה ציצית בבגד שהיה לו מכבר אף שלא היה בו ציצית מעולם אין צריך לברך שהחיינו וה"ה אם עשה תפילין לעצמו אינו מברך שהחיינו ועיין בבה"ל:

car il ne vaut pas moins, etc. - Mais on ne bénit pas Chéhé'héyanou sur la mitsva elle-même, puisqu'elle ne revient pas de temps en temps. Dès lors, s'il a mis des tsitsit à un vêtement qu'il avait déjà, même s'il n'y en avait jamais eu, il n'a pas à dire Chéhé'héyanou. De même s'il s'est fait des tefilin, il ne dit pas Chéhé'héyanou. Voir le Biour Halakha.

(ג) בשעת עיטוף - בתחלה ברכת להתעטף ואח"כ שהחיינו [פמ"ג ודה"ח]:

au moment de s'envelopper - D'abord la berakha « lehit'atef », puis Chéhé'héyanou [Peri Meguadim et Dérekh Ha'haïm].