Birkot hachahar selon l'ordre du réveil, habitude de les dire au beit haknesset, cent bénédictions par jour, « qui ne m'a pas fait », ordre des bénédictions, veilleur de toute la nuit, bénédiction de la Torah avant les versets, et lecture du Chema de crainte de manquer l'heure.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim. [SUJET] Lois des bénédictions du matin et des autres bénédictions [FAIRE] S’émouvoir avant d’entrer | Dans la cour : « Au palais de ה' nous marcherons avec émotion » ; s’arrêter un peu et dire « Et moi, par Ta grande bonté… » puis entrer [FAIRE] Birkot hachaḥar à la fin du sommeil | Non à chaque réveil ; Elohaï neshama : léger arrêt entre « Elohaï » et « neshama » [FAIRE] Les dire dans l’ordre au beit haknesset | Usage répandu ; aujourd’hui chacun bénit pour soi, l’officiant n’acquitte personne [FAIRE] Cent bénédictions par jour | Instituées par David ; en semaine on y parvient par la routine ; Chabbat il manque treize, à compléter par fruits et friandises ; Yom Kippour encore trois, par l’odeur ou Acher yatsar [FAIRE] Birkat haTorah avant tout verset | Y compris aux seliḥot : on la dit avant et on la saute ensuite [FAIRE] Chema de crainte de manquer l’heure | Intention de s’acquitter seulement si le tsibbour risque de passer l’heure ; mieux : les trois parashiot ; en semaine, viser seulement si les tefilin sont déjà posés [EVITER] Jouir du monde sans berakha | Comme une profanation ; avant la berakha tout est à ה' [EVITER] Mains sur les yeux avant netilat yadayim | On les ouvre au moyen de la chemise [EVITER] « Qui m’a fait Israël » | Faute d’impression de certains sidourim : on ne pourrait plus dire « qui ne m’a pas fait esclave/femme » [EVITER] « Qui soutient ceux qui tombent » | Erreur ; on réprimande. « Qui relève les humbles » : aujourd’hui on réprimande aussi [EVITER] Versets avant Birkat haTorah | Même en forme de supplications [CAS:OUI] Converti | « Qui m’a fait prosélyte » selon certains ; de l’avis de tous : « qui ne m’a pas fait esclave » et « qui ne m’a pas fait femme ». Mamzer et aveugle : toutes. Toumtoum et androgyne : pas « qui ne m’a pas fait femme » [CAS:OUI] Veilleur de toute la nuit | « Qui donne au sekhvi » même sans coq (désert, sourd) ; Elohaï neshama et « qui écarte le sommeil » : entendre d’un autre ; s’il a dormi soixante respirations, il les dit [CAS:OUI] Aveugle | « Qui ouvre les yeux des aveugles » ; sourd : « qui donne au sekhvi », le Ḥayé Adam attend le lever du jour [CAS:OUI] Chema avant l’aube | On conclut « Béni soit le Nom » ; pas pour le verset d’avant Yichtabaḥ [CAS:NON] Ordre inversé shelo asani | Certains : si « femme » d’abord, plus « idolâtre » ni « esclave » ; beaucoup contestent et permettent de bénir [CAS:NON] « Qui redresse » après s’être assis | Certains : déjà compris dans « qui délie » ; derniers décisionnaires : souplesse ; le mieux est d’entendre d’un autre [CAS:NON] Heure du Chema déjà passée (après 3 h) | On ne s’acquitte plus du Chema ; si le tsibbour risque aussi de perdre les bénédictions et la tefila, lire et prier en yahid [REMA] Sekhvi : le cœur et le coq. « Qui revêt les nus » dès le vêtement de dessus. Avnet d’ici = caleçons. « Qui couronne / qui ceint Israël » : propres à Israël pour la pudeur. Bédiavad, sans amen on s’acquitte si l’on a visé. Ne pas s’exposer au soupçon d’une berakha inutile pour les cent bénédictions. Glissement de langue : conclure comme on avait pensé au Nom, sauf le couple « délie / redresse ». Chaque fleuve suit son cours pour Elohaï neshama vs Asher yatsar. Chema sans tefilin n’est un faux témoignage que de propos délibéré, non en contrainte. [SYNTHESE] Birkot hachaḥar selon le réveil, d’ordinaire au beit haknesset ; cent bénédictions par jour ; « qui ne m’a pas fait » dans l’ordre ; veilleur : nuances sur Elohaï neshama et le sommeil ; Birkat haTorah avant tout verset ; Chema anticipé seulement si l’heure risque de passer.
קודם בואו לבהכ"נ בעוד שהוא עדיין בהחצר בהכ"נ יאמר בבית אלהים נהלך ברגש. וירגיש וירתע עצמו בהכנסתו לבהכ"נ מרוב פחדו וימתין וישהא מעט ויאמר ואני ברוב חסדך אבא ביתך אשתחוה אל היכל קדשך ביראתך ואח"כ יכנס [שע"ת בשם פע"ח]: (א) כשיעור וכו' - כל הברכות האלו הוא משום דאסור לו לאדם ליהנות מן העוה"ז בלי ברכה וכל הנהנה מן העוה"ז בלי ברכה כאילו מעל. דרמו קראי אהדדי כתיב לה' הארץ ומלואה וכתיב והארץ נתן לבני אדם ותירצו ל"ק כאן קודם ברכה כאן לאחר ברכה ר"ל קודם ברכה היא לד' ואסורים לך כהקדש שהוא לה' ואחר הברכה הותר הכל לבני אדם וא"כ כיון שקודם הברכה היא לד' הרי הכל קודש לד' ויש בה מעילה אם נהנה ממנו כמו בתרומה שהיא קודש לפיכך תקנו חכמינו ז"ל ברכה על כל דבר ודבר מהנהגת העולם שהאדם נהנה ממנו:
Avant d'entrer au beit haknesset, tandis qu'il est encore dans la cour du beit haknesset, il dira : « Au palais de ה' nous marcherons avec émotion. » Qu'il s'émeuve et se recueille en y entrant, par la crainte, qu'il s'arrête un peu et dise : « Et moi, par Ta grande bonté, j'entrerai en Ta maison, je me prosternerai vers Ton sanctuaire saint dans Ta crainte », puis qu'il entre (Shaarei Techouva au nom du Pri Ets Hayim). Selon la mesure, etc. - toutes ces bénédictions, c'est qu'il est interdit à l'homme de jouir de ce monde sans berakha ; quiconque jouit de ce monde sans berakha, c'est comme s'il commettait une profanation. Les versets semblent se contredire : il est écrit « À ה' la terre et ce qui la remplit », et il est écrit « La terre, Il l'a donnée aux fils de l'homme ». On a résolu : pas de difficulté — ici avant la berakha, ici après. Avant la berakha, elle est à ה' et t'est interdite comme un bien consacré qui est à ה' ; après la berakha, tout est permis aux hommes. Puisque avant la berakha elle est à ה', tout est saint pour ה', et il y a profanation si l'on en jouit, comme pour la terouma qui est sainte. C'est pourquoi nos Sages ont institué une berakha sur chaque détail de la conduite du monde dont l'homme jouit.
(ב) משנתו - ר"ל דוקא סוף שנתו ולא כל זמן שיקיץ באיזה שעה שתהיה:
De son sommeil - c'est-à-dire seulement à la fin de son sommeil, non chaque fois qu'il s'éveille, à quelque heure que ce soit.
(ג) יאמר אלהי נשמה - צריך להפסיק מעט בין אלהי לנשמה כדי שלא יהיה נשמע שהנשמה היא אלהיו ח"ו. ודיני ברכת אלהי נשמה עיין לעיל בסימן וא"ו במ"ב ס"ק י"ב:
Il dira Elohaï neshama - il faut marquer un léger arrêt entre « Elohaï » et « neshama », pour qu'on n'entende pas que l'âme est son dieu, à Dieu ne plaise. Les lois de la berakha Elohaï neshama : voir plus haut au siman 6 dans le Michna Beroura seif katan 12.
(ד) לשכוי - הלב נקרא שכוי בלשון המקרא דכתיב או מי נתן לשכוי בינה והלב הוא המבין וע"י הבינה אדם מבחין בין יום ובין לילה ומפני שהתרנגול מבין ג"כ זה וגם יש בשמיעתו לאדם הנאה שיודע שהוא קרוב ליום ובערבי קורין לתרנגול שכוי להכי תקנו ברכה זו בשמיעת קול התרנגול ועיין לקמן בס"ח:
Au sekhvi - le cœur est appelé sekhvi dans la langue de l'Écriture, comme il est écrit : « Ou qui a donné au sekhvi l'intelligence ? » Le cœur est ce qui comprend ; par l'intelligence, l'homme distingue le jour de la nuit. Le coq aussi le distingue, et l'entendre est un plaisir pour l'homme, qui sait qu'il est proche du jour. En araméen on appelle le coq sekhvi : on a donc institué cette berakha à l'audition du chant du coq. Voir plus bas au seif 8.
(ה) מלביש ערומים - ל"ד שישן ערום אלא כיון שאדם לובש מלבוש העליון שעליו מברך ברכה זו:
Qui revêt les nus - non pas qu'il ait nécessairement dormi nu : dès qu'il met le vêtement de dessus, il dit cette berakha.
(ו) על עיניו - פי' ע"י החלוק דאסור להניח ידיו על עיניו קודם הנטילה כמ"ש סימן ד':
Sur ses yeux - c'est-à-dire au moyen de la chemise : il est interdit de poser les mains sur les yeux avant la netilat yadayim, comme au siman 4.
(ז) המכין - ובאגודה כתוב אשר הכין:
Qui prépare - et dans l'Agouda on trouve : « qui a préparé ».
(ח) האבנט - אבנט דהכא הוא מכנסים וכן האבנט שהזכיר השו"ע בריש סימן צ"א דאע"ג דבלשון תורה פי' אבנט הוא החגורה כדכתיב ובאבנט בד יחגור מ"מ בלשון חכמים לפעמים קוראין המכנסים אבנט ולכך נקט לשון לובש ולא חוגר [מטה יהודא]:
L'avnet - l'avnet d'ici, ce sont les caleçons. De même l'avnet dont parle le Choulhan Aroukh au début du siman 91 : bien que dans la langue de la Torah l'avnet soit la ceinture, comme il est écrit « et d'un avnet de lin il se ceindra », dans la langue des Sages on appelle parfois les caleçons avnet. C'est pourquoi il a dit « il revêt » et non « il ceint » (Mateh Yehuda).
(ט) עוטר ישראל - הזכיר ישראל בברכה זו וכן באוזר ישראל משא"כ באחרות הטעם שהשאר הוא להנאת העולם שהכל שוין בהן משא"כ באלו שנים הם בישראל לחוד משום צניעות דחגורה הוא משום שלא יהא לבו רואה את הערוה וכובע היא משום צניעות כדאיתא בשבת ד' קנ"ד כסי ראשך מפני אימתא דמרך:
Qui couronne Israël - il a mentionné Israël dans cette berakha, et de même dans « qui ceint Israël », à la différence des autres. La raison : les autres concernent le plaisir du monde, où tous sont égaux ; ces deux-là sont propres à Israël, pour la pudeur : la ceinture, afin que le cœur ne voie pas la nudité, et le chapeau pour la pudeur, comme on le voit à Chabbat 156b : « Couvre ta tête à cause de la crainte de ton Maître. »
(י) ויהי רצון וכו' - שתרגילנו בתורתך לשון רבים [אחרונים]:
Et que telle soit Ta volonté, etc. - « que Tu nous habitues à Ta Torah », au pluriel (derniers décisionnaires).
(יא) נהגו לסדרם - ואם מותר גם להמתין בברכת נט"י לסדרה בבהכ"נ עיין לעיל בסימן וא"ו ובבה"ל:
On a pris l'habitude de les ordonner - et s'il est permis d'attendre aussi pour la berakha de netilat yadayim afin de la dire au beit haknesset, voir plus haut au siman 6 et au Beiour Halakha.
(יב) ועונין אמן - ובדיעבד אפילו לא ענו אמן יוצאין ידי הברכה וכדלקמן בסימן רי"ג כיון שכיוונו לצאת:
Et l'on répond amen - et bediavad (après coup), même s'ils n'ont pas répondu amen, ils se sont acquittés de la berakha, comme plus bas au siman 213, puisqu'ils ont eu l'intention de s'acquitter.
(יג) ידי חובתן - ואפילו לבקי מוציא אם מכוין בברכתו [אחרונים] ועיין לעיל בסוף סימן ו' במ"א שהביא בשם הלבוש להחמיר בברכת השחר שאינו מוציא בפחות מעשרה ועיין לקמן בסימן נ"ט סעיף ד' בבה"ל שם מה שכתבנו אודות זה ובזמננו המנהג שכל אחד מברך בפני עצמו ואין הש"ץ מוציא שום אדם [ע"ת בסימן ו']:
De leur obligation - et même un versé, il l'acquitte s'il a l'intention dans sa berakha (derniers décisionnaires). Voir plus haut à la fin du siman 6 dans le Magen Avraham, qui rapporte au nom du Levouch d'être strict pour les bénédictions du matin : il n'acquitte pas en moins de dix. Voir plus bas au siman 59 seif 4 dans le Beiour Halakha ce que nous avons écrit à ce sujet. De nos jours, l'habitude est que chacun bénit pour soi, et l'officiant n'acquitte personne (Elya Rabba au siman 6).
(יד) ברכות - הטעם לפי שהיו מתים בכל יום מאה נפשות מישראל תיקן דוד ע"ז לברך מאה ברכות בכל יום. והנה בכל יום אנו מברכין עוד יותר ממאה ברכות כיצד בלילה כשהולך לישן מברך המפיל ובשחר מברך ענט"י ואשר יצר ועוד ט"ז ברכות בברכת השחר וג' ברכות על התורה [לדעת הרמ"א לקמן בסי' מ"ז סעיף ו' בהג"ה] הרי כ"ב וברכת ציצית ותפילין הרי עוד שלש לפי מנהגינו שמברכין שתים על התפילין הרי כ"ה וברוך שאמר וישתבח הרי עוד שתים וברכת ק"ש שחרית וערבית עם ברכת יראו עינינו שמנה הרי ל"ה ונ"ז ברכות דג' תפלות הרי צ"ב ובשתי סעודות שסועד אחת ערבית ואחת שחרית יש ט"ז ברכות כי בכל סעודה יש ח' ברכות על נט"י והמוציא וד' ברכות שבבהמ"ז וכשהוא שותה כוס בבהמ"ז מברך לפניו ולאחריו הרי בס"ה ק"ח ברכות וא"כ אף ביום התענית שחסר לו סעודה אחת ג"כ מקיים ק' ברכות. וביום השבת חסר לו י"ג ברכות מהמאה וכדאיתא במ"א עי"ש ע"כ יראה להשלימם במיני פירות ומגדים ואם אין לו יוצא ע"פ הדחק במה שיכוין לשמוע ברכת התורה והמפטיר ויענה אמן וכדלקמן בסימן רפ"ד וכתב המ"א דלא יכניס עצמו בחשש ברכה שאינה צריכה משום מצות ק' ברכות. וביוהכ"פ ג"כ יוצא בשמיעת הברכות כמו בשבת אך ביוה"כ אחר כל החשבונות חסר לו עוד שלש ברכות וכתב המ"א דישלים זה בברכת הריח על הבשמים אך כ"ז שלא הסיח דעתו מלהריח אסור לחזור ולברך משום ברכה שאינה צריכה. וכן יוכל להשלימם בברכת אשר יצר אם נזדמן לו. ואפשר דיוצא ע"פ הדחק במה שמכוין לשמוע חזרת הש"ץ:
Bénédictions - la raison : comme il mourait chaque jour cent âmes d'Israël, David institua de bénir cent bénédictions chaque jour. Or chaque jour nous bénissons encore plus de cent bénédictions. Comment ? La nuit, en allant dormir, on dit Hamapil ; le matin, netilat yadayim, Acher yatsar, et encore seize bénédictions du matin, et trois bénédictions sur la Torah (selon le Rema plus bas au siman 47 seif 6 dans la glose) : voilà vingt-deux. La berakha des tsitsit et des tefilin : encore trois, selon notre usage de dire deux bénédictions sur les tefilin : voilà vingt-cinq. Baroukh sheamar et Yichtaba'h : encore deux. Les bénédictions du Chema du matin et du soir, avec « Yirou éinénou » qui est la coutume : voilà huit, total trente-cinq. Cinquante-sept bénédictions des trois tefilot : voilà quatre-vingt-douze. Et en deux repas, un le soir et un le matin, il y a seize bénédictions : à chaque repas, huit — netilat yadayim, Hamotsi, et les quatre de Birkat hamazon ; et s'il boit une coupe à Birkat hamazon, il bénit avant et après : au total cent huit bénédictions. Ainsi, même un jour de jeûne où il manque un repas, on accomplit aussi les cent bénédictions. Le Chabbat, il manque treize bénédictions sur les cent, comme on le voit au Magen Avraham ; voir là-bas. Qu'on ait donc soin de les compléter par des fruits et des friandises ; si l'on n'en a pas, on s'acquitte à la rigueur en s'attachant à entendre la berakha de la Torah et celle du maftir et en répondant amen, comme plus bas au siman 284. Le Magen Avraham écrit qu'on ne s'exposera pas au soupçon d'une berakha inutile pour la mitsva des cent bénédictions. À Yom Kippour aussi, on s'acquitte en entendant les bénédictions comme le Chabbat ; mais à Yom Kippour, tous comptes faits, il manque encore trois bénédictions. Le Magen Avraham écrit de les compléter par la berakha de l'odeur sur les parfums ; toutefois, tant qu'on n'a pas détourné l'esprit de sentir, il est interdit de bénir de nouveau, à cause de la berakha inutile. On peut aussi les compléter par Acher yatsar, si l'occasion s'en présente. Il se peut qu'à la rigueur on s'acquitte en s'attachant à entendre la répétition de l'officiant.
(טו) בכל יום שלא עשני וכו' - ויזהר שלא יברך שעשני ישראל כמו שיש באיזה סדורים ע"י שיבוש הדפוס כי י"א שבזה לא יוכל לברך שוב שלא עשני עבד ולא עשני אשה:
Chaque jour : qui ne m'a pas fait, etc. - et qu'on prenne garde de ne pas dire « qui m'a fait Israël », comme on trouve dans certains siddourim par une faute d'impression : car certains disent qu'alors on ne pourrait plus dire « qui ne m'a pas fait esclave » ni « qui ne m'a pas fait femme ».
(טז) עובד כוכבים - ואם בירך מתחלה שלא עשני אשה י"א דשוב לא יוכל לברך שלא עשני עכו"ם ושלא עשני עבד כי אשה עדיפה משתיהן וממילא נכלל ההודאה כי בכלל מאתים מנה. וכן אם בירך שלא ע"ע לא יוכל לברך שלא עשני גוי כי עבד עדיף מגוי דחייב בקצת מצות. אבל הרבה אחרונים חולקין בכל זה וכן הסכים הא"ר ודה"ח דיוכל לברך:
Idolâtre - et s'il a d'abord dit « qui ne m'a pas fait femme », certains disent qu'il ne peut plus dire « qui ne m'a pas fait idolâtre » ni « qui ne m'a pas fait esclave », car la femme l'emporte sur l'un et l'autre, et l'action de grâce y est déjà comprise : dans deux cents il y a une mine. De même, s'il a dit « qui ne m'a pas fait esclave », il ne peut plus dire « qui ne m'a pas fait non-juif », car l'esclave l'emporte sur le non-juif : il est tenu de quelques mitsvot. Mais beaucoup de derniers décisionnaires contestent tout cela, et l'Elya Rabba et le Derekh Ha'hayim ont convenu qu'il peut bénir.
(יז) עבד - ועבד שנולד עבד י"א דלא יוכל לברך ג"כ ברכת שלא עשני אשה כי עבד זיל טפי מאשה ויש חולקין עיין בפמ"ג:
Esclave - et un esclave né esclave : certains disent qu'il ne peut non plus dire « qui ne m'a pas fait femme », car l'esclave est plus vil que la femme. D'autres contestent ; voir le Peri Megadim.
(יח) יכול לברך - פי' שיאמר שעשני גר דמיקרי עשייה כדכתיב ואת הנפש אשר עשו בחרן. ויש חולקין בזה וטעמם דלא שייך לומר שעשני דהגיור לא היתה כ"א מצד בחירתו הטובה שבחר בדת האמת ולכ"ע יכול לברך שלא עשני עבד ושלא עשני אשה ואע"ג דעכו"ם זיל טפי מעבד אפ"ה אם היה נולד עבד פן לא היה משחררו רבו והיה נשאר עבד משא"כ עתה שהיה הגיור תלוי ברצון עצמו. ממזר יוכל לברך כל אלו הברכות דישראל גמור הוא וכן סומא דקי"ל דהוא חייב בכל המצות וטומטום ואנדרוגינוס דחייבין מספק בכל המצות לא יאמרו שלא עשני אשה דספק הם [פמ"ג]:
Peut bénir - c'est-à-dire qu'il dira « qui m'a fait prosélyte », ce qui s'appelle une façon, comme il est écrit : « et les âmes qu'ils firent à Haran ». D'autres contestent, au motif qu'on ne peut dire « qui m'a fait », le passage au judaïsme n'ayant tenu qu'à son bon choix de la vraie religion. De l'avis de tous, il peut dire « qui ne m'a pas fait esclave » et « qui ne m'a pas fait femme ». Bien que l'idolâtre soit plus vil que l'esclave, s'il était né esclave son maître n'aurait peut-être pas affranchi, et il serait resté esclave ; or maintenant le passage au judaïsme a dépendu de sa volonté. Un mamzer peut dire toutes ces bénédictions : il est un Israël accompli. De même un aveugle, dont nous tenons qu'il est tenu de toutes les mitsvot. Un toumtoum et un androgyne, tenus de toutes les mitsvot par doute, ne diront pas « qui ne m'a pas fait femme », car ils sont douteux (Peri Megadim).
(יט) לא יאמר - עמ"א ובה"ט:
Il ne dira pas - voir le Magen Avraham et le Beer Heitev.
(כ) לא יברכנה - שכיון שנתן הודאה שנזקף לגמרי זה בכלל דמתיר אסורים נתחיי' מיד כשיושב ויש חולקים בזה ומסקי האחרונים להקל בזה וכתב הפמ"ג דטוב שיראה שישמע אח"כ מאחר הברכה ויכוין לצאת ויוצא ממ"נ. אם בשע' שאמר בא"י היתה כוונתו לברך זוקף כפופים יסיים זוקף כפופים אע"ג דאז לא יוכל לברך מתיר אסורים ומכ"ש בשאר ברכות שלא יקפיד על הסדר אלא יסיים כמו שחשב בשעה שהזכיר השם [ח"א]. אם בשעה שהגיע לברכת פוקח עורים ורצה לסיים פוקח עורים נכשל בלשונו וסיים מלביש ערומים ובתוך כ"ד נזכר וסיים פוקח עורים י"א דיצא בזה ידי ברכת פוקח עורים כי בזה עקר סיומו הראשון ויש מסתפקין בזה [השע"ת בסימן זה והדגמ"ר] אבל אם בשעה שאמר בא"י אמ"ה חשב ג"כ לסיים מלביש ערומים ואחר שסיים מלביש ערומים נזכר בתוך כדי דיבור ואמר פוקח עורים לכו"ע יצא ידי ברכת מלביש ערומים וחוזר ומברך פוקח עורים כי אין הסדר מעכב וכן ה"ה בכל ברכת השחר לבד מברכת מתיר אסורים וזוקף כפופים אם הקדים ברכת זוקף כפופים ובתוך כדי דיבור סיים מתיר אסורים דאף דלא יצא בזה רק ברכה אחת והיא ברכה ראשונה של זוקף כפופים אפ"ה לא יברך שוב מתיר אסורים [הפמ"ג בסי' ר"ט]:
Il ne la dira pas - puisqu'il a rendu grâce d'avoir été tout à fait redressé, cela est déjà compris dans « qui délie les enchaînés », dont il s'est acquitté dès qu'il s'est assis. D'autres contestent, et les derniers décisionnaires concluent à la souplesse. Le Peri Megadim écrit qu'il est bon de faire en sorte d'entendre ensuite la berakha d'un autre, avec l'intention de s'acquitter, et il s'acquitte de toute façon. Si, au moment où il a dit « Baroukh atta ה' », son intention était de conclure « qui redresse les courbés », qu'il conclue « qui redresse les courbés », même s'il ne pourra plus alors dire « qui délie les enchaînés » ; à plus forte raison pour les autres bénédictions : qu'on ne tienne pas à l'ordre, mais qu'on conclue comme on avait pensé au moment où l'on a mentionné le Nom (Hayei Adam). S'il en était à « qui ouvre les yeux des aveugles » et voulait conclure ainsi, qu'il a trébuché de la langue et conclu « qui revêt les nus », puis s'est ravisé dans le délai d'une parole et a conclu « qui ouvre les yeux des aveugles » : certains disent qu'il s'est acquitté de « qui ouvre les yeux des aveugles », car il a par là annulé sa première conclusion ; d'autres en doutent (Shaarei Techouva dans ce siman, et Dagul Mervava). Mais s'il a pensé, en disant « Baroukh atta ה' Elohénou mélekh haolam », conclure « qui revêt les nus », qu'il a conclu ainsi, puis s'est ravisé dans le délai d'une parole et a dit « qui ouvre les yeux des aveugles » : de l'avis de tous, il s'est acquitté de « qui revêt les nus » et il dit de nouveau « qui ouvre les yeux des aveugles », car l'ordre n'empêche pas. Il en va de même de toutes les bénédictions du matin, hormis « qui délie les enchaînés » et « qui redresse les courbés » : s'il a devancé « qui redresse les courbés » et, dans le délai d'une parole, a conclu « qui délie les enchaînés », même s'il ne s'est acquitté par là que d'une seule berakha — la première, « qui redresse les courbés » — il ne dira plus « qui délie les enchaînés » (Peri Megadim au siman 209).
(כא) המנהג פשוט - וכן הסכימו האחרונים:
L'habitude est répandue - et les derniers décisionnaires en sont convenus.
(כב) לאומרה - ר"ל בהזכרת שם ומלכות ואפילו אם היה ניעור כל הלילה ג"כ יש לברך אותה לפי מה שאנו נוהגין היום כהג"ה שבסעיף ח' [פמ"ג]:
De la dire - c'est-à-dire en mentionnant le Nom et la royauté. Même s'il a veillé toute la nuit, il doit aussi la dire, selon ce que nous pratiquons aujourd'hui d'après la glose du seif 8 (Peri Megadim).
(כג) וטעות הוא - והאומר ברכת סומך נופלים גוערין בו ולענין ברכת מגביה שפלים עיין במ"א ועיין בפמ"ג שכתב דכהיום יש לגעור במי שנוהג לאומרה עי"ש:
Et c'est une erreur - et celui qui dit la berakha « qui soutient ceux qui tombent », on le réprimande. Quant à « qui relève les humbles », voir le Magen Avraham ; voir le Peri Megadim, qui écrit qu'aujourd'hui il faut réprimander qui a coutume de la dire ; voir là-bas.
(כד) דאפילו - עיין בספר אליהו רבא שכתב דברכת אלהי נשמה וברכת המעביר שינה אין לברך אם היה ניעור כל הלילה ובפמ"ג ובשערי תשובה השאירו דבריו בצ"ע ומסיק בשע"ת דיראה לשמוע אלו השתי הברכות מאחר ויכוין לצאת ואם ישן בלילה ששים נישמין לכו"ע יש לו לברך אותם:
Que même - voir l'Elya Rabba : les bénédictions Elohaï neshama et « qui écarte le sommeil » ne se disent pas si l'on a veillé toute la nuit. Le Peri Megadim et le Shaarei Techouva ont laissé ses paroles en suspens. Le Shaarei Techouva conclut qu'on aura soin d'entendre ces deux bénédictions d'un autre, avec l'intention de s'acquitter. S'il a dormi la nuit soixante respirations, de l'avis de tous il les dit.
(כה) לא נתחייב - ואפילו במדבר שאינו שומע קול תרנגול מברך. סומא מברך ברכת פוקח עורים וכן חרש אף שאינו יוכל לשמוע קול תרנגול יוכל לברך ברכת הנותן לשכוי בינה [דה"ח] ובחיי אדם כתב דחרש ימתין מלברך ברכה זו עד שיאור היום:
Il ne s'est pas obligé - et même au désert, où l'on n'entend pas le chant du coq, on bénit. Un aveugle dit « qui ouvre les yeux des aveugles » ; de même un sourd, même s'il ne peut entendre le chant du coq, peut dire « qui donne au sekhvi l'intelligence » (Derekh Ha'hayim). Le Hayei Adam écrit que le sourd attendra pour cette berakha que le jour se lève.
(כו) מברך אותן - עיין לקמן בסימן מ"ז במ"ב ס"ק ל"א ובביאור הלכה שם מה שכתבנו בשם הפמ"ג:
Il les dit - voir plus bas au siman 47 dans le Michna Beroura seif katan 31 et au Beiour Halakha là-bas, ce que nous avons écrit au nom du Peri Megadim.
(כז) הסליחות - ולפי מה שכתב לקמיה דהיום נהגו לברך ברכת התורה מיד אחר ברכת אשר יצר ולא לומר שום פסוקים מתחלה א"כ סבירא לן דאין לומר פסוקים אפילו דרך תחנונים קודם ברכת התורה א"כ יש לנהוג ג"כ בימי הסליחות לומר בה"ת קודם הסליחות ולדלגה אח"כ:
Les selihot - et d'après ce qu'il écrit plus loin, qu'aujourd'hui l'on a coutume de dire la berakha de la Torah aussitôt après Acher yatsar, sans dire d'abord aucun verset, nous tenons qu'on ne dira pas de versets, même en forme de supplications, avant la berakha de la Torah. Dès lors, aux jours de selihot aussi, on dira la berakha de la Torah avant les selihot, et on la sautera ensuite.
(כח) ואח"כ מברכין - שכל זה הוא מעיקר הדין וכמו שהביא זה בב"י בשם מהרי"ל שכן המנהג באשכנז ומסיים ע"ז הרמ"א ונהגו לסדר ר"ל שכהיום נהגו העולם להחמיר כדברי הטור שלא לומר שום פסוקים קודם ברכת התורה:
Et ensuite on bénit - tout cela est le fond de la loi, comme le Beit Yossef l'a rapporté au nom du Maharil : telle était l'habitude en Ashkenaz. Le Rema ajoute : « et l'on a pris l'habitude d'ordonner », c'est-à-dire qu'aujourd'hui le monde s'est montré strict comme le Tour, de ne dire aucun verset avant la berakha de la Torah.
(כט) מיד אחר וכו' - ויש אומרים דברכת אלהי נשמה סמוכה לברכת אשר יצר וע"כ יברך בה"ת אחר אלהי נשמה וכתב ע"ז הפמ"ג דנהרא נהרא ופשטיה:
Aussitôt après, etc. - et certains disent que Elohaï neshama est attenante à Acher yatsar, et qu'on dira donc la berakha de la Torah après Elohaï neshama. Le Peri Megadim écrit là-dessus : chaque fleuve suit son cours.
(ל) בשחרית - ואפי' המשכימים בבוקר השכם ואומרים ק"ש קודם עמוד השחר דשם בודאי אינו יוצא בזה ידי ק"ש אעפ"כ נוהגין לסיים אחריו ברוך שם וכו' אבל מה שאומרים קודם ישתבח ובתורתך כתוב לאמר שמע ישראל וגו' אין לומר אחריו בשכמל"ו:
Le matin - et même ceux qui se lèvent de très bonne heure et disent le Chema avant l'aube, où l'on ne s'acquitte certainement pas par là du Chema, ont néanmoins coutume de conclure ensuite « Béni soit le Nom, etc. ». Mais ce qu'on dit avant Yichtaba'h, « et dans Ta Torah il est écrit : Écoute Israël, etc. », on ne dira pas ensuite « Béni soit le Nom ».
(לא) כי לפעמים - פי' משום דלפעמים שוהין הצבור לכן יאמרו בכל פעם בשכמל"ו דבלא ברוך שכמל"ו לא נראה הק"ש רק כסיפור דברים אך יכוין שלא לצאת אלא אם כן ירא שהצבור יעברו זמן ק"ש אבל כשלא יעברו מוטב לצאת ידי ק"ש עם הצבור שבצבור יקרא כל השלשה פרשיות ובברכותיה כמו שתקנו חז"ל לכתחלה. ובמקום שירא שהצבור יעברו זמן ק"ש יכוין לבו כדין ק"ש ויכוין לצאת בזה המצות עשה דק"ש דבמצוה דאורייתא קי"ל בסימן ס' ס"ד דמצות צריכות כונה וי"א שיקרא כל הפרשה ראשונה ויותר טוב שאז יקרא כל השלשה פרשיות כמו שכתב הפר"ח כדי להזכיר יציאת מצרים בזמן ק"ש ובח"א בכלל ח' דין ז' הסכים להפר"ח:
Car parfois - c'est-à-dire : parfois le tsibbour tarde ; on dira donc chaque fois « Béni soit le Nom, etc. », car sans « Béni soit le Nom » le Chema n'a l'air que d'un récit. Mais qu'on ait l'intention de ne s'acquitter que si l'on craint que le tsibbour ne passe l'heure du Chema. S'ils ne la passeront pas, mieux vaut s'acquitter du Chema avec le tsibbour, où l'on lira les trois parashiot avec leurs bénédictions, comme l'ont institué les Sages lekhathila (a priori). Et si l'on craint que le tsibbour ne passe l'heure du Chema, qu'on y applique son cœur selon la loi du Chema et qu'on ait l'intention de s'acquitter par là du commandement positif du Chema : pour une mitsva de la Torah, nous tenons au siman 60 seif 4 que les mitsvot requièrent l'intention. Certains disent de lire toute la première parasha ; mieux encore, de lire alors les trois parashiot, comme l'a écrit le Peri Hadash, afin de rappeler la sortie d'Égypte à l'heure du Chema. Le Hayei Adam, klal 8 din 7, s'est accordé au Peri Hadash.
(לב) שלא בזמנה - דהיינו אחר ג' שעות שעבר זמן ק"ש ועדיין לא עבר זמן ברכת ק"ש עד אחר שעה ד' כדלקמן בסימן נ"ח אבל אם הוא ירא שהצבור יעברו גם זמן ברכות ק"ש אין לו להמתין עליהם כלל כי יפסיד על ידם הברכות וגם הזמן תפלה שהוא ג"כ לכתחלה רק עד ארבע שעות כדלקמן בסימן פ"ט אלא יקרא בזמנה בברכותיה ויתפלל ביחידי:
Hors de son temps - c'est-à-dire après trois heures, l'heure du Chema étant passée, tandis que l'heure des bénédictions du Chema n'est passée qu'après la quatrième heure, comme plus bas au siman 58. Mais s'il craint que le tsibbour ne passe aussi l'heure des bénédictions du Chema, qu'il n'attende pas du tout sur eux : il y perdrait les bénédictions, et aussi l'heure de la tefila, qui n'est lekhathila que jusqu'à quatre heures, comme plus bas au siman 89. Qu'il lise en son temps avec ses bénédictions et qu'il prie en yahid.
(לג) ויוצא בזה - עיין בדגול מרבבה וכן בחידושי רע"א שכתבו דבחול לא יכוין לצאת אא"כ הניח תפילין מקודם דכל הקורא ק"ש בלי תפילין כאלו מעיד עדות שקר בעצמו. ופשוט דאם א"א לו להניח תפילין עתה מאיזה ענין אל ימנע מחמת זה המ"ע דק"ש כי תפילין וק"ש שתי מצות הם ואין מעכבין זה את זה ואפילו איסורא ליכא דלא אמרו כל הקורא ק"ש וכו' רק במזיד ולא כשיש לו איזה אונס כמו שכתב הלבוש בסימן נ"ח עי"ש ועיין בסימן נ"ח במ"ב ס"ק ה' שהעתקתי שם דברי הלבוש. יאמר אתה הוא עד שלא נברא העולם ולא עד שלא בראת [אחרונים]:
Et il s'acquitte par là - voir le Dagul Mervava et les hidoushim du Rabbi Akiva Eiger : en semaine, qu'on n'ait l'intention de s'acquitter que si l'on a déjà posé les tefilin, car quiconque lit le Chema sans tefilin, c'est comme s'il portait un faux témoignage contre soi-même. Il est évident que s'il ne peut poser les tefilin maintenant pour quelque raison, il ne s'abstiendra pas pour autant du commandement positif du Chema : tefilin et Chema sont deux mitsvot, qui ne se conditionnent pas. Il n'y a même pas d'interdit : on n'a dit « quiconque lit le Chema, etc. » que mezid (volontairement), non quand il a quelque oness (contrainte), comme l'a écrit le Levouch au siman 58 ; voir là-bas. Voir au siman 58 dans le Michna Beroura seif katan 5, où j'ai recopié les paroles du Levouch. Qu'on dise : « Tu es Celui qui étais avant que le monde ne fût créé », et non « avant que Tu n'aies créé » (derniers décisionnaires).