Obligation et rang de la bénédiction de la Torah ; sur quoi l'on bénit ; formulaire ; Ahavah Rabba qui acquitte ; interruptions, sommeil et veille ; bénédictions du matin avant l'aube ; les femmes bénissent.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim. [SUJET] Lois de la bénédiction de la Torah [FAIRE] Veiller beaucoup et bénir avec joie | Ne pas étudier avant d’avoir béni ; rendre grâce de l’élection et du don de la Torah [FAIRE] Formulaire | Usage : « léessok bedivrei Torah » ; puis « Vehaarev » avec un vav ; « Asher baḥar banou ». Un converti dit « Asher baḥar banou » [FAIRE] Mikra, Michna et Guemara après la bénédiction | Birkat kohanim, puis « Elou devarim she-ein lahem shiour » et « Elou devarim she-adam », afin d’accomplir les trois [FAIRE] Viser pour les enfants | Dans la bénédiction de la Torah et dans Ahavah Rabba : « nous et nos descendants » ; de même dans Ouva leTsion [FAIRE] Femmes | Elles bénissent [EVITER] Étudier avant d’avoir béni | La terre fut perdue, disent nos Sages, parce qu’on étudiait la Torah comme une science, sans la bénir [EVITER] « Haarev » sans vav | Devient une bénédiction à part : interruption selon l’avis d’une seule bénédiction [EVITER] Amen après « léessok bedivrei Torah » | La plupart des Aharonim : ne pas répondre ; que celui qui bénit la dise à voix basse [EVITER] Section du Tamid et michnayot des sacrifices avant le jour | Leur offrande n’est que de jour [EVITER] S’appuyer sur la seule écriture | Les Aharonim : prononcer quelques paroles de bouche, pour se garantir d’une bénédiction vaine [CAS:OUI] Midrash, Michna, Guemara, Mikra | On bénit ; le Mé’haber tient le Midrash pour compris dans le Mikra [CAS:OUI] Ahavah Rabba / Ahavat Olam | Acquitte si l’on étudie aussitôt après ; viser a priori dans Ahavah Rabba et étudier juste après la tefila [CAS:OUI] Acte de mitsva avant la bénédiction | Permis même si l’on pense alors au din : tant qu’on n’a pas l’intention d’étudier, pas besoin de bénir [CAS:OUI] Sommeil occasionnel, bain, latrines | Pas une interruption : l’esprit n’est pas encore détourné [CAS:OUI] Avant la lumière du jour | On peut dire les bénédictions du matin et celle de la Torah dès minuit ; « qui donne au sekhvi » : a priori après le cri du coq ou le jour, bediavad même sans [CAS:OUI] Versets de Birkat kohanim avant l’aube | Permis au titre de l’étude, non de nesi’at kappayim [CAS:OUI] Chema lu après son heure | Équivaut à lire dans la Torah : possible que tous s’accordent à ne pas revenir bénir, même sans étude immédiate [CAS:NON] Seule pensée | Pas assimilée à la parole : pas besoin de bénir ; que ceux qui étudient en profondeur prononcent quelques mots [CAS:NON] Sofer qui copie sans comprendre | Ce n’est pas une étude : pas besoin de bénir. Verset dans une lettre profane, pour le style : non plus [CAS:NON] Trancher un din entre plaideurs | Pas une manière d’étudier. Étudier un din dans un livre sans en donner la raison : on bénit [CAS:NON] Interruption juste après la bénédiction, avant d’avoir commencé | La plupart des Aharonim : revenir bénir ; le mieux est de viser ensuite dans Ahavah Rabba et d’étudier un peu après la tefila [CAS:NON] Sommeil fixe dans le lit | Interruption, même de nuit, même selon les yesh omrim du seif 11 [CAS:NON] Veille toute la nuit | Doute de bénédictions : indulgence ; s’arranger d’entendre d’un autre, ou viser Ahavah Rabba et étudier juste après la tefila [REMA] Sheagat Aryé : la bénédiction de la Torah est de la Torah ; en cas de doute on revient, mais seulement « Asher baḥar banou ». D’autres Aharonim : on ne revient pas. En public, tous s’accordent qu’elle est de rabbanan. « Vehaarev » avec vav pour n’en faire qu’une seule bénédiction. Le Gra est rigoureux même pour la seule pensée avant d’avoir béni. Si l’on a dormi d’un sommeil fixe le jour puis veillé toute la nuit : R. Akiva Eiger — tous s’accordent à bénir le matin. Élohai neshama sans conclusion et « Hamaavir shena » sans le Nom si l’on se recouche ; le matin, on les dit comme il convient. S’essuyer les mains avec tout ce qui nettoie avant d’étudier et de bénir. [SYNTHESE] Obligation et rang de la bénédiction de la Torah ; on bénit sur Mikra, Midrash, Michna et Guemara, non sur la seule pensée. Ahavah Rabba acquitte si l’on étudie aussitôt. Sommeil fixe interrompt ; veille et sommeil occasionnel : nuances. Les femmes bénissent.
(א) ברכת התורה - עיין בשאגת ארי' סי' כ"ד דמסיק שברכת התורה הוא מן התורה ולכן אם נסתפק לו אם בירך ברכת התורה חוזר ומברך ומ"מ כיון שהוא לו ספק לא יברך אלא ברכת אשר בחר בנו שהיא המעולה שבברכות כדאיתא בגמ' ועיין בשע"ת שהביא בשם קצת אחרונים דסוברין דמספק לא יחזור ויברך ובאמת קשה מאד לסמוך עליהם אחר דהרבה ראשונים [הלא המה הרמב"ן והחינוך והרשב"א בפ' ג' שאכלו] סוברים דבה"ת הוא מן התורה וידוע שעונש מי שאינו מברך על התורה גדול מאד. אך אם נזכר זה לאחר התפלה שכבר בירך ברכת אהבה רבה אפשר דיש להקל בזה אפילו אם לא למד תיכף לאחר התפלה [פמ"ג בפתיחה] ואם יכול לבקש מאחר שיוציאנו בבה"ת או שיכוין לכתחלה בברכת אהבה רבה לפטור וללמוד תיכף לאחר התפלה מה טוב. ובפרט לפי מה שמצאתי אח"כ בספר מאמר מרדכי שמביא בשם הלבוש וע"ת ג"כ דהוא מדרבנן בודאי צריך ליזהר לכתחלה לעשות כן. וברכת התורה בצבור לכו"ע דרבנן משום כבוד הצבור שהרי כבר בירך בשחרית [אחרונים]:
Bénédiction de la Torah - Voir dans le Sheagat Aryé, siman 24, qui conclut que la bénédiction de la Torah est de la Torah ; c'est pourquoi, si l'on doute d'avoir récité la bénédiction de la Torah, on revient et l'on bénit. Toutefois, puisque c'est pour lui un doute, on ne récitera que la bénédiction « Asher ba'har banou », qui est la plus éminente des bénédictions, comme il est dit dans la Guemara. Voir le Shaarei Techouva qui rapporte au nom de certains Aharonim qu'en cas de doute on ne revient pas bénir ; en vérité, il est très difficile de s'appuyer sur eux, car de nombreux Rishonim [ce sont le Ramban, le 'Hinoukh et le Rashba au chapitre « Trois qui ont mangé »] tiennent que la bénédiction de la Torah est de la Torah, et l'on sait que le châtiment de celui qui ne bénit pas sur la Torah est très grand. Toutefois, si l'on s'en souvient après la tefila, alors qu'on a déjà récité la bénédiction Ahavah Rabba, il est possible d'être indulgent à ce sujet, même si l'on n'a pas étudié tout de suite après la tefila [Pri Megadim dans l'introduction]. Et s'il peut demander à un autre de l'acquitter par la bénédiction de la Torah, ou viser a priori (lekhathila) dans Ahavah Rabba à s'en acquitter et étudier tout de suite après la tefila, c'est encore mieux. Et surtout d'après ce que j'ai trouvé ensuite dans le Maamar Mordekhai, qui rapporte au nom du Levush et de l'Olat Tamid également qu'elle est de rabbanan, il faut certainement veiller a priori à procéder ainsi. Quant à la bénédiction de la Torah en public, tous s'accordent qu'elle est de rabbanan, par respect pour le public, puisqu'on a déjà béni le matin [Aharonim].
(ב) מאד - שלא ללמוד עד שיברך ויברך אותה בשמחה גדולה דמצינו שאחז"ל על מה אבדה הארץ ויאמר ה' על עזבם תורתי ואחז"ל שדבר זה נשאל לנביאים על מה אבדה הארץ שישראל היו עוסקים בתורה ומצינו שכל זמן שהיו עוסקים בתורה ויתר הקב"ה על עונותיהם ולכן לא ידעו על מה אבדה והקב"ה הבוחן לבבות ידע כי אע"פ שהיו עוסקין בתורה לא היו עוסקין לשם לימוד התורה אלא כמו שלומדין שאר חכמות ולכן לא ברכו בה"ת שלא היתה התורה חשובה בעיניהם ולכן לא הגינה. ולכן צריך ליזהר מאד וליתן הודאה על שבחר בנו ונתן לנו כלי חמדתו. גם אחז"ל שאינו זוכה ח"ו להיות לו בן ת"ח עבור זה שאינו נזהר בבה"ת:
Beaucoup - De ne pas étudier avant d'avoir béni, et de la réciter dans une grande joie. Car nos Sages ont dit : « Pourquoi le pays a-t-il été perdu ? Et ה' dit : parce qu'ils ont abandonné Ma Torah. » Et nos Sages ont dit que cela fut demandé aux prophètes : pourquoi le pays a-t-il été perdu, alors qu'Israël s'occupait de Torah ? Nous trouvons que tant qu'ils s'occupaient de Torah, le Saint béni soit-Il passait sur leurs fautes ; c'est pourquoi ils ne savaient pas pourquoi il avait été perdu. Mais le Saint béni soit-Il, qui sonde les cœurs, savait que bien qu'ils s'occupaient de Torah, ce n'était pas pour l'étude de la Torah elle-même, mais comme on étudie les autres sciences ; c'est pourquoi ils ne récitaient pas la bénédiction de la Torah, la Torah n'étant pas précieuse à leurs yeux, et elle ne les protégea donc pas. Il faut donc veiller beaucoup et rendre grâce de ce qu'Il nous a élus et nous a donné Son instrument précieux. Nos Sages ont aussi dit que, à Dieu ne plaise, on ne mérite pas d'avoir un fils talmid 'hakham pour n'avoir pas veillé à la bénédiction de la Torah.
(ג) בין למדרש - והמחבר ג"כ מודה בזה אלא דס"ל דהוא בכלל מקרא:
Que ce soit pour le Midrach - Le Mé'haber en convient aussi, seulement il estime que cela est compris dans le Mikra.
(ד) הכותב - ס"ל דכתיבה עדיף מהרהור והטעם י"א משום דעביד מעשה וי"א דדרך הכותב להוציא תיבות מפיו בשעת הכתיבה. וכל זה בכותב ספרים לעצמו דרך לימודו ומבין מה שהוא כותב אבל סופר המעתיק ואינו מבקש להבין א"צ לברך דאין זה לימוד וכ"ש אם כותב איזה פסוק באיגרת הרשות לדבר צחות א"צ לברך כיון שאינו מתכוין ללמוד. ולענין מעשה הסכימו האחרונים שלא לסמוך על דעת המחבר לברך על הכתיבה לבדה בכל גווני שהרי מ"מ אינו רק מהרהר בדברי תורה אלא ראוי לכל כותב בד"ת שיוציא מפיו קצת תיבות להנצל מברכה לבטלה אם אינו אומר פסוקי ברכת כהנים או ברייתא דאלו דברים אחר הברכה כמו שנוהגין:
Celui qui écrit - Il estime que l'écriture l'emporte sur la pensée intérieure. La raison : les uns disent parce qu'il accomplit un acte ; les autres, parce que celui qui écrit a l'habitude de prononcer des mots de sa bouche pendant qu'il écrit. Tout cela concerne celui qui écrit des livres pour lui-même, à titre d'étude, et qui comprend ce qu'il écrit. Mais un sofer qui copie sans chercher à comprendre n'a pas besoin de bénir, car ce n'est pas une étude. À plus forte raison si l'on écrit quelque verset dans une lettre profane, pour le style, on n'a pas besoin de bénir, puisqu'on n'a pas l'intention d'étudier. Quant à la pratique, les Aharonim se sont accordés à ne pas s'appuyer sur l'avis du Mé'haber pour bénir sur la seule écriture en tous les cas, car après tout ce n'est rien de plus que de penser des paroles de Torah ; il convient donc à tout écrivain de paroles de Torah de prononcer de sa bouche quelques mots, pour se garantir d'une bénédiction vaine, s'il ne dit pas les versets de Birkat kohanim ou la baraita « Elou devarim » après la bénédiction, comme on en a l'habitude.
(ה) אינו צריך - דהרהור לאו כדיבור דמי ולפ"ז יש ליזהר לאותן הלומדים בעיון מתוך הספר שיזהרו להוציא קצת ד"ת בפה אחר הברכה אם אינו אומר פסוקי ברכת כהנים או שאר ד"ת אחר הברכה כמו שנוהגין:
Il n'a pas besoin - Car la pensée n'est pas assimilée à la parole. Dès lors, il faut que ceux qui étudient en profondeur dans le livre veillent à prononcer quelques paroles de Torah de bouche après la bénédiction, s'ils ne disent pas les versets de Birkat kohanim ou d'autres paroles de Torah après la bénédiction, comme on en a l'habitude.
(ו) דיכול וכו' - נראה דוקא לפסוק דין בין בעלי דינין דאינו דרך לימוד אבל ללמוד דין בספר בלי טעם מברך דלא גרע מכותב [מטה יהודא בסי' זה]:
Qu'il peut etc. - Il semble que ce soit uniquement pour trancher un din entre plaideurs, ce qui n'est pas une manière d'étudier ; mais pour étudier un din dans un livre sans en donner la raison, on bénit, car cela n'est pas inférieur à l'écriture [Maté Yehouda sur ce siman].
(ז) לפסוק - שהטעם שהוא עיקר הדין אינו אלא מהרהר בלבו. והגר"א בביאורו חולק ע"ז וס"ל דלא גרע זה מהקורא מקרא בלבד דצריך לברך. ואפי' בהרהור לבד מחמיר שלא להרהר כ"ז שלא בירך בה"ת. ולכו"ע מותר לעשות איזה פעולת מצוה קודם בה"ת אע"ג דבעת מעשה בודאי הוא מהרהר בדין הזה אפ"ה מותר דכל שאינו מתכוין ללימוד א"צ ברכה [הגר"א לקמן בס"י]:
Pour trancher - Car la raison, qui est l'essentiel du din, n'est que pensée dans le cœur. Le Gra dans son commentaire conteste cela et estime que cela n'est pas inférieur à celui qui lit le Mikra seulement, qui doit bénir. Et même pour la seule pensée, il est rigoureux de ne pas penser tant qu'on n'a pas récité la bénédiction de la Torah. Tous s'accordent qu'il est permis d'accomplir quelque acte de mitsva avant la bénédiction de la Torah, bien qu'au moment de l'acte on pense certainement à ce din ; néanmoins c'est permis, car tant qu'on n'a pas l'intention d'étudier, on n'a pas besoin de bénédiction [le Gra plus loin au seif 10].
(ח) על ד"ת - ומנהג מדינותינו לומר לעסוק בד"ת. גר יכול לומר ברכת אשר בחר בנו [אחרונים]:
Sur les paroles de Torah - L'usage de nos pays est de dire « léessok bedivrei Torah ». Un converti peut dire la bénédiction « Asher ba'har banou » [Aharonim].
(ט) והערב נא - ויש מדקדקין להוסיף וצאצאי צאצאינו כי כל מי שהוא ת"ח ובנו ובן בנו ת"ח שוב אין התורה פוסקת מזרעו שנאמר לא ימושו מפיך וגו' וא"צ לכך כי בכלל וצאצאינו הוא ג"כ בני בנים [מ"א]:
Et rends agréable - Certains sont minutieux d'ajouter « et les descendants de nos descendants », car quiconque est talmid 'hakham, et son fils et le fils de son fils sont talmidei 'hakhamim, la Torah ne cesse plus de sa descendance, comme il est dit : « Ils ne s'écarteront pas de ta bouche, etc. » Mais ce n'est pas nécessaire, car « nos descendants » comprend aussi les petits-fils [Magen Avraham].
(י) ואשר בחר - ותמיד תהיה תפלת האב והאם שגורה בפיהם להתפלל על בניהם שיהיו לומדי תורה וצדיקים ובעלי מדות טובות ויכוין מאוד בברכת אהבה רבה ובברכת התורה בשעה שאומרים ונהיה אנחנו וצאצאינו וכן כשאומר בובא לציון למען לא ניגע לריק ולא נלד לבהלה:
Et Qui nous a élus - Que toujours la prière du père et de la mère soit habituelle dans leur bouche, de prier pour leurs enfants qu'ils soient étudiants de Torah, justes et de bonnes qualités. Qu'on vise beaucoup dans Ahavah Rabba et dans la bénédiction de la Torah, lorsqu'on dit « et que nous et nos descendants », et de même lorsqu'on dit dans « Ouva leTsion » : « afin que nous ne peinions pas en vain et n'enfantions pas pour l'épouvante ».
(יא) וי"ו - דברכה אחת היא דאלו היתה ברכה בפ"ע היתה פותחת בברוך ואע"ג דסמוכה לחבירתה היא מ"מ כיון דברכות קצרות הן ה"ל לפתוח בברוך מידי דהוי אברכות הבדלה שפותחות בברוך אע"פ שהן סמוכות כיון שהן קצרות והי"א ס"ל דשאני ברכות הבדלה שאינן סמוכות שאם רצה אומר על כל אחד בפני עצמו על הנר ועל הבשמים:
Un vav - Car c'est une seule bénédiction : si c'en était une à part, elle s'ouvrirait par « Baroukh ». Bien qu'elle soit accolée à sa voisine, néanmoins, puisque ce sont des bénédictions courtes, elle aurait dû s'ouvrir par « Baroukh », à l'instar des bénédictions de Havdala qui s'ouvrent par « Baroukh » bien qu'elles soient accolées, parce qu'elles sont courtes. Les « yesh omrim » estiment que les bénédictions de Havdala sont différentes, n'étant pas accolées : si l'on veut, on dit chacune à part, sur la lumière et sur les aromates.
(יב) יותר טוב וכו' - כי בזה יצאנו ידי כל הדיעות אבל אם תאמר בלא וי"ו הוי הערב נא ברכה בפ"ע והוי הפסק לאותה דיעה שס"ל ברכה אחת היא וכן נוהגים כהיום לומר והערב בוי"ו ולענין עניית אמן אחר לעסוק בד"ת יש דיעות בין האחרונים. ורוב האחרונים מצדדים שלא לענות אמן ונכון שיברך המברך ברכה זו בלחש:
Il est mieux etc. - Car ainsi nous satisfaisons toutes les opinions. Mais si l'on dit sans vav, « Haarev na » devient une bénédiction à part, et c'est une interruption selon l'avis qui tient que c'est une seule bénédiction. Aussi a-t-on aujourd'hui l'habitude de dire « Vehaarev » avec un vav. Quant à répondre amen après « léessok bedivrei Torah », il y a des avis parmi les Aharonim. La plupart des Aharonim penchent pour ne pas répondre amen, et il convient que celui qui bénit récite cette bénédiction à voix basse.
(יג) אהבת עולם - נקט אהבת עולם לפי מה שפסק לקמן בסימן (נ"ט) [ס'] ס"א אבל להרמ"א שם אומרים אהבה רבה בשחרית. ופשוט דה"ה בברכת אהבת עולם בערבית ג"כ שפוטרת דזיל בתר טעמא. ונ"מ לענין אם עבר וישן שינת קבע על מטתו קודם לדעת המחבר לקמן בסעי' י"א דשינת קבע הוי הפסק ואפילו לפי המנהג שנהגינן כדעת הי"א שם להקל מ"מ טוב יותר שיכוין בברכת אהבת עולם לפטור לצאת ידי דעת רוב הפוסקים המחמירין בזה כמבואר לקמן במ"ב עיי"ש. ועיין בבה"ל עוד נ"מ:
Ahavat Olam - Il a mentionné Ahavat Olam selon ce qu'il a tranché plus loin au siman 60 seif 1 ; mais selon le Rema là-bas, on dit Ahavah Rabba le matin. Et il est évident qu'il en va de même de la bénédiction Ahavat Olam du soir, qui acquitte aussi : suis la raison. Conséquence pratique : s'il est arrivé qu'on ait dormi d'un sommeil fixe dans son lit, selon le Mé'haber plus loin au seif 11 le sommeil fixe est une interruption ; et même selon l'usage de suivre l'avis des yesh omrim là-bas pour être indulgent, il est néanmoins mieux de viser dans Ahavat Olam à s'acquitter, pour satisfaire l'avis de la majorité des décisionnaires qui sont rigoureux en cela, comme exposé plus loin dans le MB. Voir encore le Biour Halakha pour d'autres conséquences.
(יד) פוטרת - שיש בה מעין ברכת התורה ותן בלבנו ללמוד וללמד לשמור ולעשות ולקיים וכו' ולכאורה מדסתם משמע דאפילו לא כיון בעת הברכה לפטור בזה בה"ת סגי ועיין בבה"ל:
Acquitte - Car elle contient quelque chose de semblable à la bénédiction de la Torah : « mets dans notre cœur d'étudier et d'enseigner, de garder, de faire et d'accomplir, etc. » Et de prime abord, du fait qu'il a parlé de façon générale, il semble que même si l'on n'a pas visé au moment de la bénédiction à s'acquitter par là de la bénédiction de la Torah, cela suffit. Voir le Biour Halakha.
(טו) אם למד - דברכת אהבה רבה כיון דניתקן העיקר לק"ש לא מיתחזי לשם בה"ת אלא בשונה מיד וכתב הלבוש שאף אם התפלל וסיים התפלה אינו נקרא בזה הפסק כיון שאח"כ למד מיד:
S'il a étudié - Car Ahavah Rabba, ayant été instituée principalement pour le Chema, n'apparaît comme bénédiction de la Torah que si l'on étudie aussitôt. Le Levush a écrit que même si l'on a prié et achevé la tefila, cela n'est pas appelé interruption, puisqu'on a étudié ensuite tout de suite.
(טז) מיד - אפי' מעט לשם מצות לימוד ואז שוב לא יצטרך לברך כל אותו היום אפילו הפסיק ועמד וחזר ללימודו על דרך שיתבאר לקמיה בברכת התורה:
Aussitôt - Même un peu, au titre de la mitsva d'étudier ; et alors on n'aura plus à bénir tout ce jour-là, même si l'on a interrompu, s'est levé et est revenu à l'étude, de la manière qui sera exposée plus loin pour la bénédiction de la Torah.
(יז) ויש להסתפק - די"ל דק"ש הוי רק כדברי תפלה כיון שאינו אומר זה לשם לימוד ועיין בביאור הגר"א שהוכיח בפשיטות דאין ק"ש מועיל לזה אח"כ מצאתי ג"כ בספר אליהו רבא שהביא כן מהרבה פוסקים ופסק כן להלכה. ונראה דאם קרא ק"ש לאחר זמן ק"ש דהוי כקורא בתורה אפשר דלכו"ע אין צריך לחזור ולברך אפילו אם לא למד אח"כ מיד:
Et l'on peut douter - Car on peut dire que le Chema n'est que des paroles de tefila, puisqu'on ne le dit pas à titre d'étude. Voir le commentaire du Gra qui a prouvé simplement que le Chema n'y suffit pas. J'ai trouvé ensuite aussi dans l'Eliyah Rabba qui rapporte cela de nombreux décisionnaires et l'a tranché ainsi. Il semble que si l'on a lu le Chema après l'heure du Chema, ce qui équivaut à lire dans la Torah, il est possible que tous s'accordent qu'on n'a pas besoin de revenir bénir, même si l'on n'a pas étudié ensuite tout de suite.
(יח) יש ליזהר - דשמא ישכח ללמוד תיכף לאחר התפלה:
Il faut veiller - De peur qu'on n'oublie d'étudier tout de suite après la tefila.
(יט) שאם הפסיק - טעמם דדוקא באהבה רבה דלא הוי עיקר ברכה לברכת התורה אז אינו פוטר אלא א"כ למד מיד בלי הפסק אבל ברכת התורה פוטרת כל היום אפילו לא למד אחר תפלת שחרית עד חצי היום ולא דמי לכל הברכות שאסור להפסיק בין הברכה להמצוה כמ"ש סימן ר"ו דשאני הכא דמצוה להגות יום ולילה וא"כ לעולם ליכא היסח הדעת אבל רוב האחרונים חולקין על המחבר דמסכים לדעת היש אומרים הזה דלא כתב המחבר רק והנכון וכו' וסבירא להו דדין ברכת התורה כמו בכל ברכת המצות או הנהנין דצריך לחזור ולברך אם הפסיק תיכף אחר הברכה אף אם יודע בבירור שלא הסיח דעתו דכיון שלא התחיל עדיין בהמצוה אין לה אח"כ על מה לחול וכן הסכים הפר"ח והגר"א וכן העתיק הח"א להלכה. ומ"מ נ"ל דכיון שיש פוסקים שסוברין דאין צריך לחזור ולברך יותר טוב אם אירע לו שהפסיק אחר ברכת התורה שיכוין אח"כ בברכת אהבה רבה לצאת בזה ידי ברכת התורה וילמוד מעט תיכף אחר שסיים תפלתו. ועיין בבה"ל:
Que s'il a interrompu - Leur raison : c'est uniquement pour Ahavah Rabba, qui n'est pas essentiellement une bénédiction de la Torah, qu'elle n'acquitte que si l'on a étudié tout de suite sans interruption ; mais la bénédiction de la Torah acquitte toute la journée, même si l'on n'a pas étudié après la tefila du matin jusqu'à midi. Cela ne ressemble pas à toutes les bénédictions où il est interdit d'interrompre entre la bénédiction et la mitsva, comme écrit au siman 206, car ici c'est différent : c'est une mitsva de méditer jour et nuit, et donc il n'y a jamais de distraction de l'esprit. Mais la plupart des Aharonim contestent le Mé'haber, qui s'accorde à cet avis des yesh omrim — car le Mé'haber n'a écrit que « et le correct est, etc. » — et ils estiment que le din de la bénédiction de la Torah est comme toute bénédiction des mitsvot ou des jouissances : il faut revenir bénir si l'on a interrompu tout de suite après la bénédiction, même si l'on sait avec certitude qu'on n'a pas détourné son esprit, car puisqu'on n'a pas encore commencé la mitsva, elle n'a ensuite rien sur quoi porter. Ainsi se sont accordés le Pri 'Hadash et le Gra, et ainsi le 'Hayei Adam l'a copié pour la pratique. Néanmoins, il me semble que, puisqu'il y a des décisionnaires qui tiennent qu'on n'a pas besoin de revenir bénir, il est mieux, s'il arrive qu'on ait interrompu après la bénédiction de la Torah, de viser ensuite dans Ahavah Rabba à s'acquitter par là de la bénédiction de la Torah, et d'étudier un peu tout de suite après avoir achevé sa tefila. Voir le Biour Halakha.
(כ) וכן נהגו - הטעם בג' פסוקים שרצו לסדר כדרך הקורא בתורה ונקטו אלו משום שיש בהן ברכה. ומותר לומר אפי' קודם אור הבוקר דלא כיש מחמירין לאסור אז לומר אלו הפסוקים מטעם שאין נשיאת כפים בלילה דז"א דמטעם לימוד אנו אומרים אותו ולא מטעם נשיאת כפים:
Et ainsi on a l'habitude - La raison des trois versets : on a voulu les disposer à la manière de celui qui lit dans la Torah, et l'on a pris ceux-ci parce qu'ils contiennent une bénédiction. Il est permis de les dire même avant la lumière du matin, contrairement à certains rigoristes qui interdisent alors de dire ces versets au motif qu'il n'y a pas de nesi'at kappayim la nuit ; ce n'est pas exact, car nous les disons au titre de l'étude et non au titre de nesi'at kappayim.
(כא) ברכת כהנים - ונהגו לומר ג"כ אלו דברים שאין להם שיעור שהיא משנה ומימרא דאלו דברים שאדם וכו' כדי לקיים מקרא ומשנה וגמרא:
Birkat kohanim - On a aussi l'habitude de dire « Elou devarim she-ein lahem shiour », qui est une Michna, et le dictum « Elou devarim she-adam, etc. », afin d'accomplir Mikra, Michna et Guemara.
(כב) כיון שדעתו - משמע דמי שאין דרכו ללמוד ונמלך ללמוד צריך לחזור ולברך כ"כ המ"א והט"ז כתב להיפך דמדלא כתב השו"ע אם דעתו לחזור משמע דס"ל דמסתמא אמרינן דהוי דעתיה אם יזדמן שיוכל ללמוד אפי' בשעה שאין רגיל ללמוד שילמוד ויש להקל בספק ברכות [א"ר וגם הפמ"ג הניח בצ"ע וגם הגר"א בביאורו אף שהוא מפרש בשו"ע כהמ"א מ"מ לדינא הוא מסכים בסוף ס"ח כהט"ז והוא כהפירוש הראשון שברא"ש דס"ל דאפילו במי שאינו רגיל ללמוד אין צריך לחזור ולברך]:
Puisque son intention - Il en ressort que celui qui n'a pas l'habitude d'étudier et se ravise pour étudier doit revenir bénir ; ainsi le Magen Avraham. Le Taz a écrit le contraire : du fait que le Choulhan Aroukh n'a pas écrit « si son intention est de revenir », il en ressort qu'il estime que de prime abord on dit que telle est son intention — si l'occasion se présente de pouvoir étudier, même à une heure où il n'a pas l'habitude d'étudier, il étudiera ; et l'on peut être indulgent en matière de doute de bénédictions [Eliyah Rabba ; le Pri Megadim aussi a laissé la question en suspens ; et le Gra dans son commentaire, bien qu'il explique le Choulhan Aroukh comme le Magen Avraham, néanmoins pour le din il s'accorde à la fin du seif 8 comme le Taz, et c'est selon la première explication du Rosh, qui tient que même pour celui qui n'a pas l'habitude d'étudier, on n'a pas besoin de revenir bénir].
(כג) לשינה - ר"ל שינת עראי דהיינו שהתנמנם במיושב על אצילי ידיו ואפילו בלילה:
Pour le sommeil - C'est-à-dire un sommeil occasionnel, à savoir qu'on s'est assoupi assis sur les coudes, même la nuit.
(כד) ומרחץ ובה"כ - לפי שגם שם אינו מסיח דעתו עדיין מללמוד אח"כ ועוד שגם שם צריך ליזהר בדיניהם כמו בגילוי טפח וטפחיים בבה"כ וכיוצא בזה במרחץ לענין שאילת שלום ע"כ לא הסיח דעתו עדיין מהתורה. ועיין בביאור הגר"א:
Et le bain et les latrines - Parce que là non plus on n'a pas encore détourné son esprit d'étudier ensuite ; et de plus, là aussi il faut veiller à leurs lois, comme le dénudement d'un téfa'h ou de deux téfa'him aux latrines, et de même au bain pour le salut ; c'est pourquoi on n'a pas encore détourné son esprit de la Torah. Voir le commentaire du Gra.
(כה) וכן נהגו - ובל"ח כתב ולי נראה שהמברך תע"ב וכן נהג מורי מהר"י לברך וכן הסכים הפר"ח וא"ר בשם הרבה ראשונים ואחרונים וכ"כ הגר"א וכן העתיק הח"א להלכה [ואף דבפמ"ג משמע דנוכל לסמוך על המנהג הזה שלא לברך עכ"פ נראה פשוט בהסומך על כל הפוסקים שהזכרנו ומברך לא הפסיד]:
Et ainsi on a l'habitude - Le Le'hem 'Hamoudot a écrit : « Il me semble que celui qui bénit n'y perd rien », et ainsi faisait mon maître Mahari de bénir, et ainsi se sont accordés le Pri 'Hadash et l'Eliyah Rabba au nom de nombreux Rishonim et Aharonim, et ainsi a écrit le Gra, et ainsi le 'Hayei Adam l'a copié pour la pratique. [Et bien que dans le Pri Megadim il semble qu'on puisse s'appuyer sur cet usage de ne pas bénir, néanmoins il est évident que celui qui s'appuie sur tous les décisionnaires que nous avons mentionnés et bénit n'y perd rien.]
(כו) בלילה - ר"ל ואפי' לא למד ביום כלל:
La nuit - C'est-à-dire même s'il n'a pas étudié du tout le jour.
(כז) שעבר - שכל זמן שהוא ניעור מוטל עליו ללמוד כ"ז שיש לו פנאי ואין ההפסק וההיסח הדעת חשיב הפסק לענין ברכת התורה:
Qui est passé - Car tant qu'il est éveillé, il lui incombe d'étudier tant qu'il a du loisir, et l'interruption et la distraction de l'esprit ne sont pas considérées comme interruption pour la bénédiction de la Torah.
(כח) שלא ישן - ר"ל שינת קבע אבל אם ישן שינת קבע על מטתו אפילו בתחלת הלילה חשיב הפסק ואפילו הי"א שבסעיף י"א מודו בזה. ואם היה ניעור כל הלילה י"א דא"צ לברך בבוקר וי"א דצריך לברך כי קבעו חכמים ברכה זו בכל יום דומיא דשאר ברכות השחר וספק ברכות להקל אך אם אפשר לו יראה לשמוע בה"ת מאחר ויאמר לו שיכוין להוציאו בהברכות והוא יכוין לצאת ויענה אמן ויאמר אח"כ איזה פסוקים כדי שיהא נחשב לו במקום לימוד או יכוין לצאת בברכת אהבה רבה וילמוד תיכף מעט אחר שיסיים תפלתו. ואם היה ישן ביום שינת קבע על מטתו ובלילה שלאחריו היה ניעור כל הלילה פסק הגאון רע"א דבזה לכו"ע צריך לברך בבוקר בה"ת ואין ברכת אהבת עולם של ערבית פוטרת אם לא למד מיד אחר התפלה:
Qu'il n'ait pas dormi - C'est-à-dire un sommeil fixe ; mais s'il a dormi d'un sommeil fixe dans son lit, même au début de la nuit, c'est considéré comme interruption, et même les yesh omrim du seif 11 en conviennent. S'il est resté éveillé toute la nuit, les uns disent qu'il n'a pas besoin de bénir le matin, les autres qu'il doit bénir, car les Sages ont fixé cette bénédiction chaque jour, à l'instar des autres bénédictions du matin ; et le doute de bénédictions est à l'indulgence. Mais s'il le peut, qu'il s'arrange d'entendre la bénédiction de la Torah d'un autre, et lui dise de viser à l'acquitter par les bénédictions, et lui visera à s'acquitter, répondra amen, puis dira quelques versets pour que cela lui soit compté à la place de l'étude ; ou bien qu'il vise à s'acquitter par Ahavah Rabba et étudie un peu tout de suite après avoir achevé sa tefila. S'il a dormi le jour d'un sommeil fixe dans son lit, et la nuit suivante est resté éveillé toute la nuit, le Gaon R. Akiva Eiger a tranché qu'en ce cas tous s'accordent qu'il doit bénir le matin la bénédiction de la Torah, et Ahavat Olam du soir n'acquitte pas s'il n'a pas étudié tout de suite après la tefila.
(כט) מברך בה"ת - ואף אם חזר וישן אח"כ שינת קבע קודם אור היום או ביום א"צ לחזור ולברך כי מסתמא דעתו של אדם לפטור בברכה זו עד שינת הלילה שאחריו וכ"ז לפי הי"א שבסעיף י"א אבל לפי מה שכתבנו שם דאף בשינת קבע ביום המברך לא הפסיד כ"ש בזה שהיה ישן שינת קבע קודם אור היום דהמברך לא הפסיד:
Il bénit la bénédiction de la Torah - Et même s'il s'est rendormi ensuite d'un sommeil fixe avant la lumière du jour ou le jour, il n'a pas besoin de revenir bénir, car de prime abord l'intention de l'homme est de s'acquitter par cette bénédiction jusqu'au sommeil de la nuit suivante. Tout cela selon les yesh omrim du seif 11 ; mais d'après ce que nous avons écrit là-bas, que même pour un sommeil fixe le jour celui qui bénit n'y perd rien, à plus forte raison ici, où il a dormi d'un sommeil fixe avant la lumière du jour, celui qui bénit n'y perd rien.
(ל) קודם אור היום - ואפילו במשכים אחר חצות לילה לאיזה ענין ודעתו לחזור ולישן עוד אח"כ שינת קבע אפ"ה יוכל לברך כל אלו הברכות ושוב לא יצטרך לברך אותם כשיקום בבוקר לבד ברכת אלקי נשמה יאמר בלי חתימה והמעביר שינה יאמר בלי הזכרת השם ואח"כ כשיקום בבוקר יאמר אותן בהזכרת שם ומלכות כראוי. ועיין בביאור הלכה:
Avant la lumière du jour - Et même s'il se lève après minuit pour quelque affaire, et a l'intention de se rendormir ensuite d'un sommeil fixe, néanmoins il peut réciter toutes ces bénédictions et n'aura plus à les réciter en se levant le matin, sauf Elohai neshama qu'il dira sans conclusion, et « Hamaavir shena » qu'il dira sans mention du Nom ; puis en se levant le matin, il les dira avec mention du Nom et de la Royauté comme il convient. Voir le Biour Halakha.
(לא) בינה - והאחרונים הסכימו שגם ברכה זו יכול לברך אפילו קודם שיאיר היום אך י"א שלכתחלה יש ליזהר שלא לברך אותה קודם שיאיר היום אם לא ששמע קול תרנגול ובדיעבד יצא אפילו לא שמע קול תרנגול ודוקא שיברך אותה מחצות לילה ואילך אבל קודם חצות אפילו בדיעבד יחזור ויברך ואפילו אם שמע קול תרנגול ועיין בביאור הלכה:
Intelligence - Les Aharonim se sont accordés que cette bénédiction aussi peut se réciter même avant que le jour n'éclaire ; mais les uns disent qu'a priori il faut veiller à ne pas la réciter avant que le jour n'éclaire, à moins d'avoir entendu le cri du coq ; et après coup (bediavad) on est quitte même sans avoir entendu le cri du coq. Et uniquement à partir de minuit ; mais avant minuit, même après coup, on revient bénir, même si l'on a entendu le cri du coq. Voir le Biour Halakha.
(לב) ופרשת התמיד - וכל משניות הקרבנות שאחריה כי הם במקום הקרבתן ואין הקרבתן אלא ביום:
Et la section du Tamid - Et toutes les Michnayot des sacrifices qui la suivent, car elles tiennent lieu de leur offrande, et leur offrande n'est que de jour.
(לג) ללמוד ולברך - ויקנח ידיו בכל מידי דמנקי:
D'étudier et de bénir - Et qu'il s'essuie les mains avec tout ce qui nettoie.
(לד) מברכות - הטעם עיין בביאור הלכה:
Des bénédictions - La raison : voir le Biour Halakha.