משנה ברורה

Michna Beroura — siman 50

Rabbi Yisrael Meir Kagan (Hafets Haim) · Raison pour laquelle on dit la Michna « Eizéhou meqoman »
En bref - de quoi parle ce chiour ?

On a fixé d'étudier après le Tamid le chapitre Eizéhou meqoman et la baraita de R. Yishmaël, pour accomplir chaque jour Mikra, Michna et Guemara ; cela n'est étude que si l'on comprend.

Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.

SUJETRaison pour laquelle on dit la Michna « Eizéhou meqoman » — Après le Tamid : chapitre Eizéhou meqoman et baraita de R. Yishmaël, pour accomplir chaque jour Mikra, Michna et Guemara ; cela n’est étude que si l’on comprend
À FAIREDire Eizéhou meqoman et la baraita de R. Yishmaël après le Tamid
Pour accomplir chaque jour Mikra, Michna et Guemara
À FAIREComprendre ce que l’on dit
La lecture de ce chapitre et de cette baraita ne compte pour étude de Michna et de Talmud que pour qui comprend
À FAIRELes gens du commun : en comprendre l’explication
Afin de s’acquitter de l’étude quotidienne de Mikra, Michna et Guemara
À FAIRELes dire d’une voix chantée
Le Shela : Eizéhou meqoman, Bame madliqin, Pitoum haqetoret, à la manière des Michnayot
À FAIRELes dire aussi dans la maison du deuil
Tout ce qui est l’ordre du jour n’entraîne pas, pour l’endeuillé, l’interdiction d’étudier (siman 554 seif 4)
À ÉVITERDire sans comprendre et croire que c’est de l’étude
Contrairement à la tefila, où même sans comprendre le Saint béni soit-Il connaît l’intention : sans compréhension, ce n’est pas appelé étude
À ÉVITEROmettre Eizéhou meqoman chez l’endeuillé
Usage de certains lieux, incorrect
OUIMaison du deuil
On dit Eizéhou meqoman : l’ordre du jour n’interdit pas l’étude à l’endeuillé
REMAOn a choisi cette baraita parce qu’elle est le début de Torat kohanim, tête des sections des sacrifices. On a choisi Eizéhou meqoman parce que les talmidei 'hakhamim qui s’occupent chaque jour des lois du service sont considérés comme encensant et présentant en tout lieu ; et parce que ce chapitre n’a pas de discussion, Michna claire de Moïse au Sinaï. Le Midrach est comme la Guemara.
Après le Tamid on dit Eizéhou meqoman et la baraita de R. Yishmaël pour couvrir Mikra, Michna et Guemara chaque jour. Cela n’est étude que si l’on comprend. On le dit aussi chez l’endeuillé. Le Shela recommande une voix chantée.

Glossaire

Eizéhou meqoman
chapitre de Michna Zéva'him sur le lieu des sacrifices
baraita de R. Yishmaël
les treize principes d'interprétation, début de Torat kohanim
Torat kohanim
Sifra, midrash halakhique du Lévitique
Mikra
Texte biblique
Midrach
enseignement dérivé des versets, assimilé ici à la Guemara
Pitoum haqetoret
baraita sur la composition de l'encens
Bame madliqin
chapitre de Michna Chabbat sur les mèches et huiles

(א) קבעו לשנות וכו' - יש מקומות שאין אומרין איזהו מקומן בבית האבל מפני שאסור בת"ת ואין זה נכון שכל שהוא סדר היום אין בו משום ת"ת לאבל כמו שנפסק בסימן תקנ"ד ס"ד:

On a fixé d'étudier etc. - Il y a des endroits où l'on ne dit pas « Eizéhou meqoman » dans la maison du deuil, parce que l'endeuillé a interdiction d'étudier la Torah ; cela n'est pas correct, car tout ce qui est l'ordre du jour n'entraîne pas, pour l'endeuillé, l'interdiction d'étudier, comme tranché au siman 554 seif 4.

(ב) שהמדרש כגמרא - ובחרו בברייתא זו מפני שהיא תחלת תורת כהנים שהוא ראש לכל פרשת הקרבנות קבעוה אצל הקרבנות וכן בחרו במשנת איזהו מקומן וקבעוה אחר התמיד משום שנא' ובכל מקום מוקטר ומוגש לשמי וכי בכל מקום מקטירין ומגישין אלא אלו ת"ח שעוסקין בהלכות עבודה בכל יום בכל מקום שהם מעלה אני עליהם כאלו מקטירין ומגישין לשמי ועוד מפני שבפרק זה אין בו מחלוקת והוא משנה ברורה למשה מסיני. ואין קריאת פרק זה וברייתא זו עולה ללימוד משנה ותלמוד אלא למי שמבין אבל למי שאינו מבין צריך ללמוד ולהבין שאל"כ אינו נחשב ללימוד דדוקא בתפלה אף שאינו מבין הקב"ה יודע כוונתו אבל אם אומר המשנה והברייתא ואינו מבין אינו נקרא לימוד ובפרט עמי הארצות צריך שיבינו הפירוש כדי שיצאו בזה ידי לימוד מקרא ומשנה וגמרא שצריך האדם ללמוד בכל יום. כתב של"ה כשאומר איזהו מקומן או במה מדליקין או פטום הקטורת יעשה קול ניגון דמשניות עי"ש:

Que le Midrach est comme la Guemara - On a choisi cette baraita parce qu'elle est le début de Torat kohanim, tête de toutes les sections des sacrifices, et on l'a fixée auprès des sacrifices. De même on a choisi la Michna « Eizéhou meqoman » et on l'a fixée après le Tamid, parce qu'il est dit : « Et en tout lieu on encense et on présente à Mon Nom » — encense-t-on et présente-t-on en tout lieu ? Ce sont les talmidei 'hakhamim qui s'occupent chaque jour des lois du service, en tout lieu où ils sont : Je les considère comme s'ils encensaient et présentaient à Mon Nom. Et encore, parce que ce chapitre n'a pas de discussion et qu'il est une Michna claire, de Moïse au Sinaï. La lecture de ce chapitre et de cette baraita ne compte pour étude de Michna et de Talmud que pour qui comprend ; mais pour qui ne comprend pas, il faut étudier et comprendre, sinon ce n'est pas appelé étude. C'est uniquement dans la tefila que, même sans comprendre, le Saint béni soit-Il connaît son intention ; mais si l'on dit la Michna et la baraita sans comprendre, ce n'est pas appelé étude. Et surtout les gens du commun doivent en comprendre l'explication, afin de s'acquitter par là de l'étude de Mikra, Michna et Guemara que l'homme doit étudier chaque jour. Le Shela a écrit : lorsqu'on dit « Eizéhou meqoman », ou « Bame madliqin », ou « Pitoum haqetoret », qu'on le fasse d'une voix chantée, à la manière des Michnayot, voir là-bas.