On a fixé d'étudier après le Tamid le chapitre Eizéhou meqoman et la baraita de R. Yishmaël, pour accomplir chaque jour Mikra, Michna et Guemara ; cela n'est étude que si l'on comprend.
Attention : ceci n’est pas la halakha. C’est seulement une synthèse des points de cette page. La halakha est donnée par les rabanim.
(א) קבעו לשנות וכו' - יש מקומות שאין אומרין איזהו מקומן בבית האבל מפני שאסור בת"ת ואין זה נכון שכל שהוא סדר היום אין בו משום ת"ת לאבל כמו שנפסק בסימן תקנ"ד ס"ד:
On a fixé d'étudier etc. - Il y a des endroits où l'on ne dit pas « Eizéhou meqoman » dans la maison du deuil, parce que l'endeuillé a interdiction d'étudier la Torah ; cela n'est pas correct, car tout ce qui est l'ordre du jour n'entraîne pas, pour l'endeuillé, l'interdiction d'étudier, comme tranché au siman 554 seif 4.
(ב) שהמדרש כגמרא - ובחרו בברייתא זו מפני שהיא תחלת תורת כהנים שהוא ראש לכל פרשת הקרבנות קבעוה אצל הקרבנות וכן בחרו במשנת איזהו מקומן וקבעוה אחר התמיד משום שנא' ובכל מקום מוקטר ומוגש לשמי וכי בכל מקום מקטירין ומגישין אלא אלו ת"ח שעוסקין בהלכות עבודה בכל יום בכל מקום שהם מעלה אני עליהם כאלו מקטירין ומגישין לשמי ועוד מפני שבפרק זה אין בו מחלוקת והוא משנה ברורה למשה מסיני. ואין קריאת פרק זה וברייתא זו עולה ללימוד משנה ותלמוד אלא למי שמבין אבל למי שאינו מבין צריך ללמוד ולהבין שאל"כ אינו נחשב ללימוד דדוקא בתפלה אף שאינו מבין הקב"ה יודע כוונתו אבל אם אומר המשנה והברייתא ואינו מבין אינו נקרא לימוד ובפרט עמי הארצות צריך שיבינו הפירוש כדי שיצאו בזה ידי לימוד מקרא ומשנה וגמרא שצריך האדם ללמוד בכל יום. כתב של"ה כשאומר איזהו מקומן או במה מדליקין או פטום הקטורת יעשה קול ניגון דמשניות עי"ש:
Que le Midrach est comme la Guemara - On a choisi cette baraita parce qu'elle est le début de Torat kohanim, tête de toutes les sections des sacrifices, et on l'a fixée auprès des sacrifices. De même on a choisi la Michna « Eizéhou meqoman » et on l'a fixée après le Tamid, parce qu'il est dit : « Et en tout lieu on encense et on présente à Mon Nom » — encense-t-on et présente-t-on en tout lieu ? Ce sont les talmidei 'hakhamim qui s'occupent chaque jour des lois du service, en tout lieu où ils sont : Je les considère comme s'ils encensaient et présentaient à Mon Nom. Et encore, parce que ce chapitre n'a pas de discussion et qu'il est une Michna claire, de Moïse au Sinaï. La lecture de ce chapitre et de cette baraita ne compte pour étude de Michna et de Talmud que pour qui comprend ; mais pour qui ne comprend pas, il faut étudier et comprendre, sinon ce n'est pas appelé étude. C'est uniquement dans la tefila que, même sans comprendre, le Saint béni soit-Il connaît son intention ; mais si l'on dit la Michna et la baraita sans comprendre, ce n'est pas appelé étude. Et surtout les gens du commun doivent en comprendre l'explication, afin de s'acquitter par là de l'étude de Mikra, Michna et Guemara que l'homme doit étudier chaque jour. Le Shela a écrit : lorsqu'on dit « Eizéhou meqoman », ou « Bame madliqin », ou « Pitoum haqetoret », qu'on le fasse d'une voix chantée, à la manière des Michnayot, voir là-bas.